Vue d'ensemble

  • Plusieurs pays et populations à travers le monde ressentent déjà les effets de plus en plus marqués du changement climatique — sécheresses, inondations, fréquence et intensité des catastrophes naturelles en hausse, élévation du niveau des mers — et les plus pauvres sont aussi les plus durement touchés.

    Le besoin de financement pour assurer une transition ordonnée vers une économie mondiale décarbonée et résiliente se chiffre désormais en milliers de milliards de dollars.

    • Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030 (a), mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent.

    Leurs effets sont déjà tangibles, en termes d’emplois créés, d’économies réalisées, de gains de compétitivité et de nouveaux débouchés commerciaux mais aussi d’amélioration du bien-être dans le monde avec, en perspective, une hausse des investissements, toujours plus d’innovation et de nouveaux leviers de croissance.

    En validant l’accord de Paris, le monde s’est engagé à contenir d’ici la fin du 21e siècle le réchauffement climatique nettement sous la barre de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels. L’atteinte des objectifs visés requiert des mesures décisives et audacieuses.

    L’incitation à un changement porteur de transformations passe par des politiques telles que la tarification du carbone.

    • La tarification du carbone est une option à la fois simple, équitable et efficace pour lutter contre le changement climatique. Elle peut également avoir des effets bénéfiques supplémentaires (réduction de la pollution atmosphérique et des embouteillages, par exemple), tout en évitant l’adoption de mesures, de plus en plus coûteuses, destinées à remédier aux impacts délétères des trajectoires de croissance carbonées. Pour les entreprises, la tarification du carbone est un moyen de gérer leurs risques, planifier leurs investissements dans des processus sobres en carbone et encourager l’innovation.
    • La dernière édition du rapport State and Trends of Carbon Pricing (a) indique que les initiatives de tarification du carbone mises en place ont triplé en dix ans. À ce jour, 45 pays et 25 collectivités territoriales ont lancé ou prévoient de lancer ce type d’initiatives. Ces dispositifs ont permis aux gouvernements de lever environ 33 milliards de dollars en 2017, soit une hausse de 50 % par rapport à 2016.
    • Mais . Alors que la hausse du prix du carbone entre 2017 et 2018 est manifeste dans la plupart des initiatives, le niveau est encore loin de la fourchette, fixée entre 40 à 80 dollars la tonne d’équivalent CO2 en 2020, nécessaire pour atteindre l’objectif de température de l’accord de Paris, conformément aux recommandations de la Commission de haut niveau sur le prix du carbone (a) dirigée par Joseph Stiglitz et Nicholas Stern.

    Dernière mise à jour: oct. 02, 2018

  • Le Groupe de la Banque mondiale est plus déterminé que jamais à aider les pays à relever le défi climatique. Il s’emploie activement à soutenir la réalisation, voire le dépassement, des ambitions annoncées à Paris, y compris au travers de financements, d’assistance technique et de partage du savoir.

    • Le Plan d’action sur le changement climatique, adopté par le Groupe de la Banque mondiale (a), définit des objectifs ambitieux pour 2020, en prévoyant notamment d’aider les pays clients à augmenter leurs capacités de production de 30 gigawatts (GW) dans le domaine des énergies renouvelables, instaurer des systèmes de préalerte qui protègeront 100 millions de personnes et élaborer des programmes d’investissements dans une agriculture climato-intelligente pour au moins 40 pays.
    • En réponse à la demande de ses clients, le Groupe de la Banque mondiale s’est par ailleurs engagé à relever à 28 % d’ici 2020 la part des financements climatiques dans son portefeuille.
    • Plus de 135 pays en développement et à revenu intermédiaire ont présenté des plans d’action climatique dans le cadre de l’accord de Paris (les « contributions prévues déterminées au niveau national »). Au travers notamment de financements, d’une assistance technique et d’un partage du savoir (a), le Groupe de la Banque mondiale collabore activement avec ces pays afin de les aider à respecter, voire à dépasser, les engagements qu’ils ont pris à Paris.
    • En partenariat avec les Nations Unies, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé la création d’une nouvelle plateforme pour l’action climatique, Invest4Climate (a), qui rassemble des États, des institutions financières, des investisseurs, des sociétés philanthropiques et des banques multilatérales dans le but de promouvoir des investissements qui permettront aux pays en développement de lutter contre le changement climatique.
    • Tous les projets de la Banque mondiale sont désormais soumis à une analyse des risques climatiques et de catastrophes, afin de vérifier qu’ils renforcent effectivement la résilience des populations.
    • Depuis l’exercice 2018, l’analyse économique de tous les projets de prêts en appui à des investissements qui le nécessitent intègrent un prix fictif du carbone. Les prix fictifs recommandés par la Banque mondiale ont été actualisés en décembre 2017 et sont cohérents avec l’objectif principal de l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique à moins de 2° C.
    • Avec la hausse de leurs financements en appui à des mesures d’atténuation et d’adaptation, le Groupe de la Banque mondiale et d’autres banques multilatérales de développement réfléchissent à des stratégies communes de contrôle et de suivi de leurs apports financiers climatiques à leurs clients. Les banques multilatérales de développement continuent d’aligner leurs financements sur l’accord de Paris pour soutenir la concrétisation des contributions prévues déterminées au niveau national et favoriser les initiatives de développement qui privilégient les trajectoires sobres en carbone et le renforcement de la résilience au changement climatique.

    Dernière mise à jour: oct. 02, 2018

  • Le Groupe de la Banque mondiale promeut des solutions innovantes pour aider les pays à respecter leurs engagements climatiques.

    • En 2018, l’institution a accordé 20,5 milliards de dollars de financements climatiques, un montant record qui double les engagements pris un an avant l’accord de Paris et lui permettent d’atteindre avec deux ans d’avance l’objectif qu’elle s’était fixé pour 2020.
    • Ces performances sont le fruit d’efforts délibérés engagés à tous les échelons de l’institution pour intégrer les enjeux climatiques dans toutes ses opérations.
    • En 2017, le Groupe de la Banque mondiale a levé 8,6 milliards de dollars de fonds privés, prouvant par là même l’importance de l’implication du secteur privé dans les initiatives de lutte contre le changement climatique.
    • En 2018, 70 % des projets de la Banque mondiale tiennent compte des co-avantages climatiques, contre 37 % il y a seulement deux ans. Toujours en 2018, le financement de projets d’adaptation est quasiment au niveau du financement des projets d’atténuation.
    • Selon l’édition 2017 du Rapport conjoint sur le financement climatique des banques multilatérales de développement (a), les six principales institutions financières ont alloué cette année-là un niveau record de financement en sept ans, atteignant 35 milliards de dollars, contre 28 % l’année précédente.
    • Sur l’exercice 2018, les engagements de l’IFC ont représenté 36 % de ses ressources propres ou mobilisées auprès d’autres sources de financement — soit plus de 3,9 milliards de dollars d’investissements climato-intelligents engagés pour son propre compte et 4,4 milliards mobilisés auprès d’autres sources, pour un montant total de près de 8,3 milliards de dollars.
    • La Banque mondiale et l’IFC font partie des plus importants émetteurs d’obligations vertes dans le monde. Fin mars 2018, la Banque mondiale avait émis un total de 217 obligations vertes, pour un montant supérieur à 10 milliards de dollars. Sur l’exercice 2018, le total des émissions de l’IFC est ressorti à 1,8 milliard de dollars, à travers 32 obligations libellées en neuf monnaies différentes. À la fin de l’exercice, le Trésor de l’IFC avait émis pour 7,6 milliards de dollars d’obligations vertes.

    Énergie

    • Le Groupe de la Banque mondiale est l’un des principaux bailleurs de fonds pour des projets axés sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique dans les pays en développement et à revenu intermédiaire. Sur les exercices 2016-18, il a alloué plus de 10 milliards de dollars de financement commercial en appui à des projets d’énergie verte, qui ont permis de produire ou d’intégrer 18 GW d’énergies renouvelables supplémentaires dans les réseaux d’électricité.
    • À l’occasion du One Planet Summit, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé le lancement d’un programme mondial doté d’un milliard de dollars pour accélérer les investissements dans le stockage de l’électricité sur batterie dans les pays en développement et à revenu intermédiaire. Le nouveau programme aidera ces pays à mieux exploiter les énergies renouvelables (d’origine éolienne et solaire, en particulier), améliorer leur sécurité énergétique, accroître la stabilité des réseaux et élargir l’accès à l’électricité.
    • Au Bangladesh (a), la Banque mondiale soutient le plus vaste programme d’électricité hors réseau du monde, qui alimente 4,2 millions de ménages grâce à 1,4 million de systèmes solaires individuels, 1 000 pompes solaires pour l’irrigation et 17 miniréseaux solaires. Avec ce programme, qui a créé 70 000 emplois, plus de 18,5 millions de ruraux bénéficient désormais d’un accès fiable à l’électricité d’origine solaire.
    • En décembre 2017, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé qu’il cesserait de financer les activités en amont du secteur pétrolier et gazier après 2019. Il continuera cependant de fournir une assistance technique pour aider ses pays clients à améliorer la transparence, la gouvernance, les capacités institutionnelles et le cadre réglementaire du secteur de l’énergie, y compris les activités pétrolières et gazières.
    • Une garantie de 480 millions de dollars émanant de la BIRD aide à mobiliser 3,2 milliards de dollars d’investissements dans les énergies renouvelables en Argentine. Ce projet devrait permettre de réduire l’utilisation de combustibles fossiles et, partant, les émissions de GES et la pollution atmosphérique tout en sécurisant l’approvisionnement électrique du pays. Avec cette garantie, le programme d’adjudication RenovAr attire des investisseurs privés dans les énergies renouvelables, pour un prix compétitif car inférieur au coût moyen de la production d’électricité et qui baisse à chaque adjudication. L’Argentine pourra ainsi exploiter ses abondantes ressources énergétiques renouvelables et atteindre in fine son objectif de produire, d’ici 2025, 20 % de son électricité à partir de sources renouvelables.
    • Avec l’appui de la Banque mondiale, l’Indonésie se dote d’un nouveau mécanisme d’atténuation des risques, afin d’accroître ses capacités géothermiques de plus de 1 GW. En atténuant les risques liés à la phase de prospection et de forages initiaux, ce mécanisme devrait permettre de lever plusieurs milliards de dollars auprès d’investisseurs privés. Il pourrait au final aider le pays à atteindre son objectif visant à porter à 23 % d’ici 2025 la part des énergies nouvelles et renouvelables dans son mix énergétique primaire, dont 5,8 GW de capacités géothermiques supplémentaires. Il s’agit d’une alternative non polluante à la production d’électricité à partir de charbon, dans un pays où 30 millions de personnes restent privées d’accès à une énergie moderne et fiable.
    • Le programme Scaling Solar (a) du Groupe de la Banque mondiale aide des pays d’Afrique subsaharienne, dont l’Éthiopie, Madagascar, le Sénégal et la Zambie, à développer rapidement et pour un coût abordable des centrales solaires à l’échelle industrielle. Il réunit un ensemble de services du Groupe de la Banque mondiale afin de créer, dans chaque pays, un marché viable pour le solaire. Ce « guichet unique » vise à rendre opérationnels et compétitifs, dans un délai de deux ans, des projets de raccordement au réseau financés par des capitaux privés. Le 21 février 2017, Industrial Development Corporation (IDC), le fonds d’investissement public de la Zambie, a signé avec l’IFC un accord portant sur la mise en place de capacités de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables non polluantes (jusqu’à 500 MW), dans le cadre de deux à quatre projets.
    • Sur l’exercice 2018, l’IFC a investi 2,5 milliards de dollars dans la production d’énergies renouvelables et la fabrication de composants, dont 926 millions en compte propre et 1,6 milliard de financements mobilisés.
    • Désireuse d’intervenir toujours plus en amont, l’IFC a élaboré une feuille de route pour la Côte d’Ivoire dans le but de l’aider à réaliser l’engagement pris à Paris de produire 42 % de son énergie à partir de sources renouvelables (a).

    Adaptation et résilience

    • La Banque mondiale a considérablement augmenté ses financements qui doivent permettre aux pays en développement de s’adapter au changement climatique et renforcer leur résilience : sur l’exercice 2018, elle a investi 7,7 milliards de dollars dans des mesures d’adaptation, contre 3,9 milliards sur l’exercice précédent. Aujourd’hui, ses financements climatiques sont destinés, pour près de moitié (49 %), à l’adaptation — signe de sa volonté d’aider les pays à faire face à l’évolution du climat tout en réduisant leurs futures émissions.
    • À São Tomé-et-Principe, la Facilité mondiale pour la réduction des risques de catastrophe et le relèvement (GFDRR) (a) appuie les efforts déployés par le pays pour mieux gérer le risque d’érosion côtière et d’élévation du niveau de la mer. Il s’agit, entre autres, d’évaluer les risques sur la base d’une modélisation à haute résolution des surfaces et d’améliorer la capacité de résilience en installant des équipements de protection et en créant des zones de végétation. Ces activités font partie d’une vaste initiative régionale soutenue par la Banque mondiale et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) (a) dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA).
    • Alors qu’elle est responsable de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effets de serre, l’Afrique est particulièrement exposée aux effets négatifs du changement climatique et aux catastrophes naturelles. Depuis 2015, le Groupe de la Banque mondiale, la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) et d’autres partenaires s’emploient à améliorer les services hydrométéorologiques dans 15 pays d’Afrique et quatre centres régionaux pour le climat, par le biais du programme Africa Hydromet (a). Ce programme, qui prévoit d’investir environ 600 millions de dollars dans la modernisation des services hydrométéorologiques, l’optimisation des systèmes d’alerte précoce et d’intervention d’urgence et la facilitation des échanges de connaissances, devrait bénéficier à plus de 100 millions de personnes en huit ans.

    Transport

    • La Banque mondiale travaille avec ses partenaires à la conception d’un nouveau système de transport pour la ville de Dakar (Sénégal), qui acheminera 300 000 personnes par jour. Le projet pilote de système de bus rapides sur voie réservée (BRT) améliorera les conditions de déplacements et raccourcira de moitié la durée moyenne de trajet aux heures de pointe. Il est financé par des contributions de la Banque mondiale et d’autres partenaires de développement et, grâce à un partenariat public-privé, il devrait obtenir plus de 50 millions de dollars supplémentaires en provenance du secteur privé. En outre, le projet BRT jette les bases d’une montée en gamme technologique. D’après la contribution nationale présentée par le Sénégal dans le cadre de l’accord de Paris, il jouera un rôle central dans la réduction des émissions de carbone liées au transport dans ce pays. La Banque mondiale soutient ce projet avec un financement de l’Association internationale de développement (IDA) de 300 millions de dollars.

    Agriculture

    • En Chine (a), le projet intégré de modernisation de l’agriculture, d’un montant de 313 millions de dollars, finance dans six provinces l’adoption de systèmes d’irrigation améliorée, entre autres techniques agricoles climato-intelligentes, en aidant ainsi environ 380 000 ménages ruraux à renforcer leur résilience au changement climatique.
    • En Uruguay (a), la Banque contribue à la diffusion de pratiques de culture et d’élevage durables et climato-intelligentes basées sur des données satellite, afin de lutter contre l’érosion et favoriser le piégeage du carbone.

    Forêts et paysages

    • Depuis l’adoption du Plan d’action forestier en 2016, les engagements de la Banque mondiale dans ce secteur sont passés de 1,8 milliard de dollars (exercice 2016) à 2,3 milliards (exercice 2018), couvrant notamment des investissements et des programmes visant à préserver les forêts et à réduire les émissions de gaz à effets de serre du secteur de la foresterie.
    • En mars 2018, le président de la Colombie et la Banque mondiale ont signé un accord portant sur un don de 20 millions de dollars, afin d’aider les agriculteurs dans la région de l’Orénoque à accroître durablement leur production (a). Le programme portera sur la plantation d’arbres, la rotation des pâturages et l’adoption de pratiques climato-intelligentes pour l’utilisation des terres. Financé par le Fonds biocarbone pour la gestion durable des paysages forestiers (ISFL), il vise à améliorer les moyens de subsistance, l’économie et l’environnement, y compris en protégeant les précieuses ressources naturelles de la région (forêts, eau et biodiversité).
    • Au Mozambique, le Programme pour des paysages intégrés a permis de lever auprès de nombreux bailleurs de fonds, privés et publics, environ 200 millions de dollars pour la gestion durable des forêts et l’utilisation durable des terres. Ces financements proviennent de l’IDA, du FEM, du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation (FCPF), du Programme d’investissement forestier (FIP) et d’investisseurs privés, ainsi que de sources nationales.

    Villes

    • Lors des dernières conférences sur le climat (COP21, 22 et 23) et du One Planet Summit (a),  les travaux de la Banque mondiale sur le développement urbain ont fortement contribué à sensibiliser à la nécessité de s’atteler aux enjeux climatiques. Depuis quelques années, la Banque mondiale intervient dans des villes de plus de 140 pays. Sur l’exercice 2018, elle a investi 5,3 milliards de dollars dans la gestion du risque de catastrophe.
    • Depuis décembre 2017, le Groupe s’est engagé auprès de plus de 50 villes à travers le programme pour la résilience des villes (a), en les aidant à intégrer en amont de leur planification du développement la question de la résilience au climat. Le Groupe de la Banque mondiale transforme également la pratique des affaires en aidant ces villes à mobiliser les capitaux supplémentaires nécessaires au financement d’investissements stratégiques. En septembre, le programme avait déjà identifié des opérations possibles dans 25 villes, le but étant d’associer 45 nouvelles villes en 2019.
    • La résilience urbaine est impossible sans la durabilité de l’environnement – et réciproquement. La Plateforme mondiale pour des villes durables (GPSC) de la Banque mondiale travaille avec des maires de pays en développement pour faire des villes des pôles de croissance inclusive et résiliente, dans le cadre du programme pour des villes durables du Fonds pour l’environnement mondial déjà déployé dans 27 villes et onze pays et qui devrait lever 1,5 milliard de dollars en cinq ans.
    • Le programme EDGE pour la transformation du marché de l’écoconstruction (a) est une initiative de l’IFC qui vise à accroître la demande de constructions respectueuses de l’environnement, tout en renforçant la capacité des promoteurs et des banques à répondre aux besoins dans ce domaine. Le montant cumulé des engagements de l’IFC pour des bâtiments écologiques (investissements pour compte propre et financements mobilisés) est aujourd’hui supérieur à 3 milliards de dollars. Sur l’exercice 2018, l’IFC a engagé 1,1 milliard d’investissements en compte propre dans des bâtiments écologiques, un habitat bon marché, des hôpitaux et des bâtiments commerciaux, mobilisant 260 millions de dollars supplémentaires sur un total de 1,4 milliard.

    Partenariats innovants

    • Lancée officiellement pendant la COP21, la Coalition des leaders de la tarification du carbone (CPLC) (a) permet à la Banque mondiale de réunir et soutenir des dirigeants de pays et de collectivités territoriales ainsi que des chefs d’entreprise et des représentants de la société civile dans l’objectif de parvenir à une tarification efficace du carbone qui ne bride pas la compétitivité, crée des emplois, favorise l’innovation et réduise significativement les émissions de carbone.

    - Soucieuse de constituer un répertoire des expériences mondiales en matière d’élaboration et de mise en œuvre d’une politique de tarification du carbone, la Coalition a produit six notes de synthèse faisant le point sur les grands enjeux, comme notamment l’utilisation des ressources tirées de cette tarification, l’alignement des prix du carbone sur d’autres politiques ou encore la tarification du carbone dans la navigation maritime et le secteur bancaire. En 2017, la Coalition a également appuyé le rapport de la Commission de haut niveau sur le prix du carbone (a).

    - La Coalition soutient le portail web Carbon Pricing Dashboard, une plateforme interactive qui fournit des informations actualisées sur les initiatives de tarification du carbone en cours ou à venir à travers le monde.

    • Depuis sa création, la Coalition a organisé plus de 40 dialogues, colloques et réunions qui permettent aux différentes parties prenantes de travailler ensemble à l’élargissement, l’approfondissement et la convergence des initiatives de tarification du carbone dans le monde.
    • Depuis 2010, le Partenariat pour la préparation au marché du carbone (PMR) s’est imposé comme un forum d’innovations et d’actions collectives et comme une source de financement pour appuyer le développement des capacités en vue de renforcer les mesures d’atténuation des effets du changement climatique. Les chiffres suivants permettent de caractériser le PMR depuis son lancement :

    - 36 pays et collectivités territoriales participants plus la Commission européenne ;

    - 19 pays participants en phase de mise en œuvre et neuf partenaires techniques

    - 13 participants contributifs ;

    - une capitalisation totale de 127 millions de dollars ;

    - plus de 30 notes techniques, études pays et autres publications ;

    - plus de 50 réunions de partage d’informations.

    • Le fonds fiduciaire multidonateurs Connect4Climate (C4C) (a) entend accélérer l’action climatique en réunissant plus de 500 partenaires au sein du programme de communication mondial sur le climat. C4C s’adresse à un public très varié, mais notamment aux jeunes, et cherche à s’appuyer sur des industries influentes, comme le cinéma, la mode, la musique et le sport, pour rendre la lutte contre le changement climatique plus populaire.

      - En 2017, C4C a pris la tête de la campagne de communication Uniting4Climate (a), organisée en vue de la COP23, dans l’objectif de toucher un public international. Pour la première fois, une émission a été retransmise en direct depuis les îles Fidji afin d’alerter sur l’urgence de l’action climatique et l’impérieuse nécessité d’agir ensemble.
      - C4C a élaboré des plateformes numériques destinées aux médias pour relayer des messages sur l’action climatique de manière innovante et en faisant appel à une communication multimédias, notamment à l’occasion des célébrations du 30e anniversaire du GIEC, à Bologne (a).
      - La première diffusion du documentaire de C4C, intitulé Youth Unstoppable en 2018 avait pour objectif de susciter les initiatives de jeunes dans le monde à travers des projections et des actions de haut niveau.
      - L’installation de réalité virtuelle X-Ray Fashion (a), lauréate de l’édition 2017 du concours C4C pour la jeunesse et dévoilée à la Biennale de Venise, met en évidence l’impact de l’industrie de la mode sur la société, l’environnement et le climat.

    Dernière mise à jour: oct. 02, 2018

Api

MULTIMÉDIA