Skip to Main Navigation

Vue d'ensemble

  • Le changement climatique ne faiblit pas et ses conséquences sur le bien-être humain et la pauvreté sont chaque jour plus évidentes. S'il n'est pas maîtrisé, il poussera 132 millions de personnes dans la pauvreté au cours des dix prochaines années et réduira à néant des progrès de développement durement acquis. 

    • Alors même que les pays doivent désormais faire face aux conséquences sanitaires et économiques de la pandémie de COVID-19, ils continuent d’être confrontés à des dérèglements climatiques qui obligent les populations à abandonner leur foyer ou les exposent à l’insécurité alimentaire, à la déforestation et aux pertes de biodiversité.

    • Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, les catastrophes naturelles coûtent environ 18 milliards de dollars par an rien qu'en raison des dégâts causés aux infrastructures de production d'électricité et de transport. Plus largement, elles provoquent des perturbations dans la vie des ménages et des entreprises, dont le coût s'élève à au moins 390 milliards de dollars par an.

    • Les pays les plus menacés risquent fort de voir leurs systèmes de santé débordés ou anéantis, leurs fonds d'urgence épuisés et difficiles à reconstituer dans un cadre budgétaire contraint, alors qu'ils doivent faire face à la vulnérabilité économique croissante des personnes et des communautés.

    Néanmoins, les pays ont désormais une occasion historique de s'engager sur la voie d'un développement écologique, résilient et inclusif. Les décisions prises aujourd'hui détermineront dans quelle mesure le monde fera de nouveaux progrès en matière de développement, de création d'emplois durables et de transformation économique résiliente et sobre en carbone.

    • Réaliser les bons investissements dès maintenant peut entraîner des résultats à court terme — emplois et croissance économique — ainsi que des bénéfices à plus long terme pour les populations, notamment la décarbonation de l’économie et une résilience accrue.

    • Les programmes de relance bas carbone favorisent la création de nouveaux emplois durables, inclusifs et équitables.

    Les tendances actuelles dans le domaine du développement durable pourraient bien aboutir demain à une transition vers la neutralité carbone et tous les pays, y compris les plus pauvres et vulnérables, pourraient en retirer les bénéfices.

    Le Groupe de la Banque mondiale a un rôle évident à jouer : soutenir ses pays clients afin qu'ils soient préparés à ces changements à venir, leur permettre de bâtir des économies climato-intelligentes et leur éviter d'être privés des avantages économiques, sociaux et sanitaires procurés par ce processus de transformation mondial.

    • La bonne nouvelle pour tous les pays, c'est que l'ambition climatique favorise aussi l'économie. 

    • Ainsi, chaque dollar investi dans des infrastructures résilientes génère un bénéfice de quatre dollars. La forte rentabilité d'une telle amélioration des infrastructures est donc un argument économique de poids.

    • À ce jour, 64 pays ou entités infranationales ont mis en œuvre ou prévu de lancer des initiatives visant à fixer un prix pour le carbone.

    Si l'augmentation rapide des financements est indispensable, les budgets publics seuls ne seront pas suffisants. Outre ses contributions directes, le Groupe de la Banque mondiale répond également à la demande des pays en mobilisant l'investissement privé et en aidant à créer des marchés bas carbone là où ils n'existent pas.

    • Avec d'autres banques multilatérales de développement et les Fonds d'investissement climatiques (CIF) (a), la Banque mondiale finance le plus grand complexe à énergie solaire concentrée du monde (a). Capable de produire 580 mégawatts (MW) d'énergie propre, le complexe Noor, au Maroc, desservira bientôt 1,1 million d’habitants et contribuera à renforcer l'intérêt pour la technologie solaire thermodynamique dans le monde.

    • L'Inde est l'un des premiers pays à déployer à grande échelle des climatiseurs à haut rendement énergétique, dans le cadre d'un programme d'achats groupés mené par la compagnie Energy Efficiency Service Limited (EESL). Un premier achat de 100 000 unités, dont le rendement est supérieur de 30 % à la moyenne du marché, a permis de faire baisser les coûts de 15 %. La Banque mondiale apporte son soutien à la compagnie publique au travers d'une assistance technique et de prêts.

    • Bien que le montant des financements en faveur de l'adaptation au changement climatique ait augmenté de 35 % au cours des dernières années, ils ne sont toujours pas à la hauteur des besoins, en particulier dans les pays en développement. Il reste beaucoup de progrès à faire pour convaincre de la rentabilité de l'adaptation et, ainsi, réussir à débloquer des capitaux privés et leur permettre de financer les priorités nationales et locales dans ce domaine. Le Groupe de la Banque mondiale a conçu un plan d'action (a) pour aider les gouvernements à créer les conditions propices à l'accroissement des investissements privés dans l'adaptation et la résilience.

     

    Dernière mise à jour: mars 23, 2021

  • Le Groupe de la Banque mondiale s’emploie à aider les pays à atteindre les objectifs de l'accord de Paris.

    La lutte contre le changement climatique est l'un des thèmes centraux et l'un des fondements stratégiques des engagements liés à sa récente augmentation de capital ainsi que des reconstitutions, en cours et passées, du fonds de l’IDA.

    Pour réaliser son double objectif de réduction de la pauvreté et de promotion d’une prospérité partagée, le Groupe de la Banque mondiale doit impérativement aider les pays à intégrer pleinement le climat et le développement. Il y parviendra en menant les actions suivantes :

    • Privilégier les résultats et l’impact sur le plan du climat : le Groupe s’emploiera à mesurer les résultats et à avoir un véritable impact, en mettant davantage l’accent sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation et de résilience, avec à l’appui de nouveaux paramètres de mesure.

    • Améliorer les diagnostics climatiques et en élargir le champ : le Groupe s’attachera à créer une base analytique solide au niveau mondial et à l’échelon des pays, notamment en introduisant de nouveaux rapports nationaux sur le climat et le développement, qui viendront étayer la préparation et la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national et les stratégies à long terme des pays, mais aussi contribuer à la définition de tous ses cadres de partenariat-pays.

    • Réduire les émissions et les vulnérabilités climatiques dans les systèmes clés : le Groupe soutiendra des investissements aux effets transformateurs dans les systèmes qui contribuent le plus aux émissions et créent les plus grandes vulnérabilités climatiques, à savoir notamment l’énergie, les systèmes alimentaires, les transports et l’industrie manufacturière.

    • Soutenir une sortie juste du charbon : le Groupe va augmenter considérablement son soutien à la transition énergétique dans les pays clients qui sollicitent une assistance pour s'affranchir du charbon, tout en s'attachant à mobiliser des ressources supplémentaires à grande échelle en appui à cette démarche. 

    • Aligner les flux de financements sur les principes et objectifs de l’accord de Paris : le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à aligner ses flux de financements sur les objectifs de l’accord de Paris. Toutes les opérations de la Banque mondiale (BIRD et IDA), en particulier, seront alignées d’ici le 1er juillet 2023. 

    Ces engagements font partie du nouveau Plan d’action sur le changement climatique du Groupe de la Banque mondiale, qui couvrira la période 2021-2025 et sera dévoilé dans son intégralité prochainement.

    Le Groupe de la Banque mondiale est le plus grand bailleur de fonds multilatéral pour les investissements climatiques dans les pays en développement.

    • Avec la hausse de leurs financements en appui de l’action climatique, le Groupe de la Banque mondiale et les autres banques multilatérales de développement s’emploient à adopter des approches communes pour le contrôle et le suivi des fonds destinés à soutenir des mesures d'atténuation et d’adaptation dans les pays clients. Ces institutions alignent leurs financements sur l’accord de Paris, en soutenant la concrétisation des contributions déterminées au niveau national et en accompagnant des activités qui favorisent la transition des pays vers une trajectoire de développement sobre en carbone et climato-résiliente.

     

     

    Dernière mise à jour: mars 23, 2021

  • Le Groupe de la Banque mondiale a relevé ses ambitions sur le climat : assurer qu’au cours des cinq prochaines années, 35 % de ses financements en moyenne viendront en appui de l'action climatique de ses pays clients. La Banque mondiale (BIRD et IDA) veillera également à ce que 50 % de ces financements soutiennent l’adaptation et la résilience.

    • Avec des engagements de 83 milliards de dollars dans des projets liés au climat au cours des cinq dernières années, le Groupe de la Banque mondiale est aujourd'hui le plus grand bailleur de fonds multilatéral pour les investissements climatiques dans les pays en développement. En 2020, il a engagé 21,4 milliards de dollars en faveur d’investissements liés à l’action climatique, soit le montant annuel le plus élevé de son histoire.

    Le Groupe de la Banque mondiale a mis en œuvre avec succès son premier Plan d'action sur le changement climatique (2016-2020). Voici un aperçu des faits marquants des cinq dernières années :

    • La part des ressources consacrées spécifiquement à l’adaptation par l'IDA/BIRD sur la totalité des financements climatiques est passée de 40 % en 2016 à 52 % en 2020. La Société financière internationale (IFC) est en pointe dans l'élaboration de directives pour les investissements d'adaptation dans le secteur privé. La branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé soutient la promotion d’une croissance résiliente aux aléas climatiques qui intègre des mesures de gestion des risques. Par ailleurs, IFC propose des modèles économiques durables qui protègent la biodiversité.

    • 120 millions de personnes dans plus de 50 pays ont pu bénéficier de données hydrométéorologiques et de systèmes d'alerte rapide essentiels pour sauver des vies en cas de catastrophe.

    • Plus de 30 pays ont reçu un soutien dans la mise en œuvre ou l'amélioration de leurs contributions nationales présentées dans le cadre de l'accord de Paris, et plus de 35 gouvernements nationaux ou infranationaux ont été accompagnés dans la mise en place d'une tarification du carbone.

    • Toutes les nouvelles opérations de la Banque mondiale sont passées au crible du risque climatique : les enjeux du climat sont pris en compte à chaque étape de la conception des projets et ils sont désormais intégrés à la totalité des stratégies de développement pluriannuelles élaborées en partenariat avec les pays en développement.

    • La Banque a également étendu son soutien au-delà des secteurs traditionnellement associés à l'action climatique en élargissant la palette de projets climato-intelligents (a), qu’il s’agisse de renforcer le développement numérique et la résilience climatique au Bangladesh, d’intégrer le changement climatique dans la préparation du budget et la planification macroéconomique aux Philippines ou encore d’améliorer l'efficacité des réseaux d'eau et d'électricité alimentant le système de santé en Égypte.

    Quelques résultats sectoriels :

    Énergie

    • Actuellement, environ 789 millions de personnes dans le monde vivent sans électricité, principalement dans les zones rurales d'Afrique et d'Asie du Sud. La Banque mondiale s'est engagée à combler ce fossé en aidant les pays à garantir l’accès pour tous à une énergie abordable, fiable, durable et moderne.

    • Au titre de son premier Plan d'action sur le changement climatique, la Banque a aidé ses clients à intégrer dans leurs réseaux 18 GW d'énergie renouvelable variable et à accroître de 16 GW leur capacité de production, avec à la clé 34 GW d'énergie renouvelable supplémentaires au profit des populations, des entreprises et des économies. Dans la continuité d’un soutien de longue date en faveur d'un accès plus large à l’énergie, les financements déployés au cours des trois derniers exercices (2017-2019) ont permis de raccorder plus de 30 millions de personnes au réseau électrique. 

    • En Éthiopie, le Plan national d’électrification porte sur le développement des services « du dernier kilomètre » au profit des ménages, des établissements scolaires et des centres sanitaires de proximité, et met l’accent sur la fiabilité et l’accessibilité financière pour tous. Le Groupe de la Banque mondiale soutient ce plan avec un crédit de 375 millions de dollars de l’IDA (a) qui permettra de raccorder un million de foyers au réseau électrique et d’expérimenter de nouvelles approches hors réseau. En mars 2019, l'Éthiopie a lancé une version actualisée de son plan (NEP 2.0 [a]), qui prévoit un cadre détaillé pour l'intégration de ces technologies au réseau en vue de parvenir à un accès universel à l'horizon 2025.

    • Les Fonds d'investissement climatiques (CIF) (a), dotés de 8,5 milliards de dollars, participent avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement au soutien d'un vaste programme de stockage sur batteries distribuées mis en œuvre par Eskom, en Afrique du Sud. Outre l'installation d'une capacité de stockage de 80 MW, ce programme devrait permettre de créer plus de 58 000 emplois équivalents plein temps et de compenser des émissions cumulées correspondant à 9,56 MT de CO2 sur la durée de vie des batteries (20 ans).

    • Dans le cadre d'un partenariat de 775 millions de dollars, les CIF aident l'Inde à développer le secteur photovoltaïque. En moins d'un an, le projet a permis d'étoffer de près de 500 MW les capacités de production d'énergie solaire en toiture. À lui seul, ce secteur pourrait permettre de réduire de près de deux milliards de tonnes les émissions de CO2 et de créer près de 50 000 emplois.

    • En 2021, IFC a accompagné l'un des principaux promoteurs des énergies renouvelables en Inde, Continuum Green Energy Ltd, qui a lancé sa première obligation verte (a) pour contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et soutenir une reprise résiliente après la pandémie de COVID-19. L'opération a permis de lever 561 millions de dollars grâce à cette obligation largement sursouscrite. Continuum est l'un des plus grands fournisseurs d'énergie renouvelable pour les entreprises commerciales et industrielles en Inde, avec des projets éoliens et solaires d'une capacité d'environ 2 GW au total dans l’ensemble du pays. L'investissement d'IFC s'inscrit dans la continuité d'une relation qui a débuté en 2014, à l'occasion du financement de la création par Continuum d'un parc éolien dans le Madhya Pradesh.

    • En Cisjordanie, IFC et ses partenaires ont investi 18 millions de dollars dans un projet sans précédent qui consiste à installer des panneaux solaires sur le toit de 500 écoles de Cisjordanie (a). Le projet fournira 28 MW d'électricité propre, soit suffisamment pour alimenter l'équivalent de 16 000 foyers. Par ailleurs, IFC va accorder un prêt en monnaie locale au fournisseur d'électricité Massader pour développer des projets d'énergie et d'infrastructure dans les Territoires palestiniens. 

    • À Belgrade (Serbie), IFC et ses partenaires ont apporté 260 millions de dollars en faveur de la transformation de la décharge à ciel ouvert de Vinča en un site d’enfouissement propre, doublé d’un centre de valorisation énergétique et d’une unité de recyclage des déchets de construction. Le projet contribue à relever le défi de la gestion des déchets municipaux, à réduire la pollution de l'air et de l'eau, et à alimenter les réseaux électriques de la ville pour les 30 prochaines années.

    • L’Initiative carbone pour le développement (Ci-Dev) (a) de la Banque mondiale a conclu des contrats d'achat de réduction d'émissions de carbone pour 12 programmes menés en Afrique subsaharienne et un autre en Asie. Des certificats de réduction des émissions ont été accordés à six de ces 13 programmes, soit près de la moitié du portefeuille. Globalement, ils ont abouti à plus de 360 000 tonnes de réductions de CO2 grâce à de multiples programmes d'accès à l'énergie propre : promotion de l'utilisation de combustibles de cuisson à faibles émissions en RDP lao, en Éthiopie et à Madagascar, installation de biodigesteurs au Burkina Faso et au Kenya, développement de l’énergie solaire et de l'électrification rurale en Éthiopie, au Kenya et en Ouganda, etc.

    Adaptation et résilience

    • En décembre 2020, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé qu'au cours des cinq prochaines années la BIRD et l'IDA consacreront 50 % de leurs financements à l'adaptation et la résilience, signe de sa volonté d’aider les pays à faire face à l’évolution du climat tout en réduisant leurs futures émissions.

    • La Banque mondiale a intensifié ses travaux d'analyse et de suivi portant sur l'adaptation et la résilience. 
      • Le système de mesure de la résilience (a), qui fait l'objet d'une expérimentation sur 20 projets dans toutes les régions et différents secteurs, aide à évaluer la résilience selon deux dimensions : celle de la conception d'un projet (sa résilience face aux risques liés au changement climatique et aux aléas naturels) et celle acquise grâce aux résultats du projet (sa capacité à renforcer la résilience des populations et du système dans son ensemble).
      • Le rapport sur les principes de l'adaptation (a) énonce six principes universels pour aider les responsables publics à planifier leurs stratégies d’adaptation (ces principes s’accompagnent de 26 actions, 12 boîtes à outils et 111 indicateurs). 
      • Selon le rapport phare Lifelines, des infrastructures plus résilientes permettent non seulement d'éviter des dommages coûteux, mais aussi de limiter les conséquences des catastrophes naturelles sur les moyens de subsistance et le bien-être des populations. Les outils et les approches développés dans le cadre de cette étude sont déjà appliqués dans un certain nombre de pays qui ont demandé une assistance technique spécialisée dans ce domaine. 
    • Voici quelques exemples de travaux en cours avec le soutien de la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) (a) :
      • Lancée dans 16 villes du littoral, l’Initiative pour la résilience des villes côtières en Afrique (CityCORE) (a) utilise des technologies de pointe (télédétection et apprentissage automatique) pour collecter des informations sur les capacités institutionnelles et réaliser une analyse cartographique des aléas, du degré d'exposition et des vulnérabilités existantes afin de permettre un diagnostic rapide des risques et d'éclairer les choix d'investissement.
      • Construite sur un estuaire et à faible altitude au-dessus de la mer, Colombo, la capitale du Sri Lanka, est très vulnérable aux risques de crues exacerbés par le changement climatique et une utilisation erratique des terres. Avec le soutien de la GFDRR, le pays a mis au point une base de données géolocalisées pour mieux intégrer les risques de catastrophe dans la planification des infrastructures.
      • En Haïti, une campagne nationale fondée sur une étude comportementale a mis en vedette des artistes locaux très populaires pour faire comprendre l'importance de la préparation aux catastrophes au travers de chansons et de danses qui ont été vues par plus d'un million de personnes. Parallèlement, un projet de la Banque mondiale financé par l'IDA aide le pays à simplifier les messages du système d'alerte précoce. Il s'agit notamment d'utiliser des supports visuels et de financer la construction d'abris d'urgence multifonctionnels, dont la conception et les modes d'utilisation se fondent également sur des études comportementales. 
    • Les CIF ont officiellement rejoint l'Alliance pour le développement de l'hydrométrie en octobre 2020 (a), apportant à ce partenariat une expertise significative grâce à leurs travaux menés dans le cadre du Programme pilote pour la résilience climatique. Dans le cadre d'un portefeuille de projets de plus de 300 millions de dollars, les CIF ont aidé quelques-uns des pays les plus vulnérables du monde à renforcer leur capacité à fournir des services hydrométriques fiables (Dominique, Grenade, Haïti, Jamaïque, Mozambique, Népal, Niger, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Tadjikistan). En rejoignant l'Alliance, les CIF renforcent leur engagement à aider les pays en développement à prendre des décisions fondées sur les données météorologiques et climatiques et à améliorer ainsi la résilience de leur population, de leur économie et de leur environnement naturel.

    Transport

    • Le secteur des transports est actuellement responsable d'environ un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) liées à l'énergie et de 16 % des émissions totales. La décarbonation des transports est donc un préalable essentiel pour permettre aux pays de respecter leurs engagements pour le climat. Parallèlement, les infrastructures de transport sont particulièrement exposées au risque climatique. Des phénomènes météorologiques comme les crues ou les glissements de terrain peuvent rapidement paralyser les réseaux de transport, avec de graves répercussions sur la vie économique et les efforts de redressement. Les changements à long terme de la température et du régime pluviométrique ont également tendance à réduire la durée de vie et la fiabilité des moyens de transport.

      Pour remédier à ces problèmes, la Banque mondiale soutient un large éventail de projets de transport climato-intelligents dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Sur les exercices 2017-2020, elle a engagé un montant total de 3,7 milliards de dollars pour le développement d’infrastructures, de politiques et de mesures de planification sobres en carbone et résilientes dans le secteur des transports. Au cours de l'exercice 2020, 58 % des financements alloués à des projets de transport par la BIRD et l'IDA, soit environ 1,9 milliard de dollars, ont eu des effets connexes positifs sur le plan de l'atténuation des émissions ou de l'adaptation au changement climatique.

    • Au Sénégal, la Banque mondiale travaille avec ses partenaires à la conception d’un nouveau système de transport intelligent pour la ville de Dakar, qui permettra d’acheminer 300 000 voyageurs par jour. Le projet pilote de système de bus rapides sur voie réservée (BTR) améliorera les conditions de déplacement et raccourcira de moitié le temps de trajet moyen aux heures de pointe. D’après la contribution nationale déterminée par le Sénégal dans le cadre de l’accord de Paris, il jouera un rôle central dans la réduction des émissions de carbone liées au transport dans le pays.

    • En Inde, le volume du trafic sur un réseau routier long de 5,5 millions de kilomètres augmente rapidement, tout comme les émissions, la pollution et les accidents. Le projet de routes nationales vertes (a), doté d'une enveloppe de 500 millions de dollars et approuvé en mars 2020, contribuera à l’intégration de technologies de sécurité et écologiques au réseau routier. La conception et l'aménagement de tronçons d’une longueur totale de 783 km permettront de démontrer la possibilité d’optimiser les ressources, de renforcer la résilience aux aléas climatiques et d’incorporer les enjeux écologiques et sécuritaires. Globalement, le projet permettra d'éviter l'émission de près de 12 500 tonnes d'équivalent CO2 par an entre 2024 et 2043.

    • Le projet d'amélioration de la logistique ferroviaire en Turquie (a), approuvé en juin 2020 pour un montant de 350 millions de dollars, vise à réduire le recours aux camions et véhicules lourds en transférant le transport des marchandises de la route au rail. Outre son intérêt économique – les prix du transport de fret par la route sont 2,6 fois plus élevés à la tonne que ceux du fret ferroviaire dans le pays –, cette démarche a l’avantage de réduire les émissions de carbone, ce qui devrait faciliter la réalisation des engagements pris par le pays au titre de sa contribution nationale à l’accord de Paris. 

    • Face au risque climatique grandissant, la Banque mondiale collabore avec ses pays clients pour concevoir des infrastructures de transport plus résistantes, améliorer leur entretien et établir des liaisons de substitution entre des points stratégiques. Au Mozambique, après le passage des cyclones Idai et Kenneth, le projet de développement intégré des routes rurales (a), doté de 110 millions de dollars, a permis de rétablir les liens entre les agriculteurs et les consommateurs et de restaurer l’accès aux services d'éducation et de santé pour les localités sinistrées, favorisant ainsi le redressement du pays. Toujours au Mozambique, les CIF et la Banque mondiale appuient les travaux techniques de conception de routes résistantes aux aléas climatiques pour favoriser la réhabilitation et le renforcement de plus de 300 km de voies routières et d'infrastructures vitales endommagées par les inondations. Cette démarche a permis de réviser les normes et spécifications nationales en matière de conception routière et elle a été adoptée par le gouvernement dans tout le pays.

    • En raison de leur taille et de leur situation géographique, les petits États insulaires en développement sont particulièrement vulnérables aux dérèglements du climat. La Banque a fortement accru son aide au secteur des transports dans nombre de ces pays afin de renforcer leur résilience climatique, en s’attachant en priorité aux mesures d'adaptation. Par exemple, le Programme de résilience climatique des transports dans le Pacifique est actuellement mis en œuvre dans quatre pays: Samoa, Tonga, Tuvalu et Vanuatu. D'autres pays devraient se joindre au programme dans une deuxième phase.

    • À Bogota (Colombie), IFC soutient le développement du téléphérique TransMicable (a), qui raccorde les quartiers défavorisés au réseau de bus principal, ainsi que l'extension du réseau de bus rapides TransMilenio, avec un financement de 140 millions de dollars. IFC aide également la capitale de la Colombie à améliorer ses normes environnementales et sociales, en particulier grâce à un programme de mobilisation communautaire mené dans l'un des quartiers les plus pauvres de la ville. Le téléphérique a permis de ramener de 2 heures à 13 minutes les temps de trajet pour les résidents les plus pauvres et de faciliter leur accès au marché du travail.

    • En Ukraine, les récentes réformes de décentralisation ont conféré aux municipalités une plus grande autonomie budgétaire et renforcé leur capacité à lever des fonds, ouvrant ainsi la voie à un projet pilote d'IFC dans la ville de Marioupol. IFC a accordé un prêt de 12,5 millions d'euros à la municipalité (a) pour l'achat de 64 bus modernes à plancher bas et à grande capacité et pour la modernisation des infrastructures connexes: dépôt de bus, outils et équipements pour les ateliers de maintenance, système de planification et de gestion du trafic. Par ailleurs, IFC fournit des services de conseil pour améliorer les aspects réglementaires et la structure de gouvernance du système de transport public municipal, afin de parvenir à la viabilité financière tout en offrant un filet de sécurité aux personnes vulnérables et pauvres.

    Alimentation et agriculture

    • Le changement climatique a été l'un des principaux responsables des récentes invasions de criquets pèlerins. Des conditions météorologiques inhabituelles, exacerbées par les dérèglements du climat, ont créé les conditions idéales à la prolifération de ces ravageurs. L'augmentation des températures dans l'océan Indien occidental en 2019 a donné lieu à des précipitations anormalement abondantes, créant des conditions humides idéales pour l'éclosion et la reproduction des insectes, et de violents cyclones dans des zones habituellement arides d'Afrique et du Moyen-Orient ont contribué à disperser les essaims. Le Groupe de la Banque mondiale s'efforce d'apporter une aide modulable aux pays touchés par cette invasion acridienne (a). Face à l’urgence des besoins et pour soutenir la riposte des pays, il fournira des financements, accompagnés de conseils et d'une assistance technique sur les actions à mener.

    • Au Niger, IFC et les CIF se sont associés à Netafim, leader mondial dans les technologies de micro-irrigation, dans le cadre d’un partenariat triennal en soutien à un programme d'irrigation (a). Des systèmes de goutte-à-goutte de petite taille sont installés sur des parcelles de terrain allant de 250 à 2 500 mètres carrés dans tout le pays. Cette technique, entièrement alimentée par des pompes à énergie solaire, amène lentement l'eau vers les racines des plantes, goutte à goutte. Netafim a formé plus de 800 agriculteurs à l'utilisation de cette technologie, dont plus de la moitié sont des femmes. Les participants au programme ont déclaré avoir augmenté leur revenu de plus de 200 dollars par saison et avoir réalisé entre 30 et 55 % d'économies d'eau.

    • Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) regroupe 13 pays et de multiples partenaires de la région. Il soutient la mise au point de variétés de cultures vivrières (riz, banane plantain, maïs, etc.) adaptées aux contraintes du changement climatique. La collaboration avec les coopératives et les agents de vulgarisation a permis de mettre au point et de distribuer aux agriculteurs 233 variétés de cultures, d’introduire des techniques climato-intelligentes pour les traitements d’après récolte et la transformation des produits agricoles, et de former les cultivateurs à des pratiques comme le compostage et l’agroforesterie. Ils ont également accès désormais à des systèmes plus efficaces de récupération de l’eau. En juillet 2019, ce programme avait renforcé la résilience et la productivité de plus de 9,6 millions d’habitants et 7,6 millions d’hectares de terres agricoles, tout en contribuant à une agriculture durable. La production et les revenus des bénéficiaires ont augmenté de 30 % en moyenne, ce qui contribue à améliorer la sécurité alimentaire d’environ 50 millions de personnes dans la région.

    • En mars 2017, dans le cadre du Programme mondial de crédit-stockage (GWFP), IFC a accordé un prêt de 40 millions de dollars à Sofitex, une société d'exportation de produits agricoles qui contrôle 80 % de la production de coton du Burkina Faso. L'opération s'inscrit dans le cadre de l'Initiative pour l'irrigation au Sahel de la Banque mondiale et soutient des objectifs spécifiques énoncés par le pays au titre de sa contribution à l’accord de Paris. Le prêt englobe aussi un projet de conseil pour aider Sofitex et les agriculteurs de sa chaîne d'approvisionnement à gérer les problèmes de productivité, de pénurie d'eau et de résilience climatique. Ces améliorations pourraient aboutir à une augmentation des rendements du coton et du maïs d'environ 40 % et 30 % respectivement, sans exploiter les ressources en eau du sous-sol. L'aide du GWFP permet d'utiliser des installations d'entreposage efficaces pour réduire les pertes après récolte.

    • Toujours au Burkina Faso, un portefeuille d'interventions (a) soutenues par les CIF, dont le projet de gestion décentralisée des forêts et espaces boisés (a) de la Banque mondiale et une opération relevant du Mécanisme spécial de dons (DGM) (a), aide le gouvernement, les populations autochtones et les communautés locales à mettre en œuvre une vision cohérente du développement rural communautaire intégré, afin de lutter contre l'expansion agricole, le surpâturage et l'exploitation du bois de chauffage et des produits forestiers non ligneux. Les pratiques agricoles adaptées à l'évolution du climat, la gestion durable et les activités de reboisement sur 320 527 hectares ont bénéficié à plus de 350 000 personnes et ont permis de réduire les émissions de GES de 2,9 éq. Mt de CO2. Par ailleurs, le DGM met en œuvre 85 micro et sous-projets qui améliorent les moyens de subsistance de 130 219 personnes.

    Forêts et paysages

    • La Banque mondiale a mis en place des fonds dédiés au financement de paiements basés sur les résultats pour la réduction des émissions de GES provenant des secteurs de la foresterie et de l'utilisation des terres. Ces fonds, qui financent des projets dans près de 50 pays, sont dotés d’un budget total supérieur à 1,65 milliard de dollars. Les initiatives portent non seulement sur la mise en œuvre de mesures de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts et sur le développement d'activités d'utilisation durable des terres, mais elles procurent également aux parties prenantes des avantages connexes sur le plan social et de la lutte contre la pauvreté, en mettant notamment l'accent sur le rôle et la participation des femmes et des populations autochtones. 

    • Le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) (a) a désormais signé 12 contrats d'achat de réduction d'émissions d'une valeur totale supérieure à 600 millions de dollars, s'engageant à réduire les émissions de 120 millions de tonnes de carbone d'ici 2025 grâce à des programmes de reboisement. Ces 12 pays sont les suivants : Chili, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Fidji, Ghana, Indonésie, Madagascar, Mozambique, Népal, RDC, RDP lao et Viet Nam.

    • Depuis des décennies, la chasse illégale et la surpêche dans la région d'Orinoquia, en Colombie (a), ont provoqué une importante perte de biodiversité. La mobilisation de sources de financement (a) pourrait cependant favoriser de nouvelles options économiques pour les communautés locales, tout en contribuant à préserver l'énorme valeur que représente la région en termes de biodiversité, de stockage du carbone et d’écosystèmes. L’Initiative pour la gestion durable des paysages forestiers du Fonds BioCarbone (ISFL) (a) entend soutenir ces efforts en créant un environnement propice à la croissance économique de la région d'Orinoquia, en harmonie avec la préservation de l'environnement.

    Villes

    • Alors que l'urbanisation de la planète va croissant, la manière dont les villes sont construites et gérées déterminera — en particulier au cours des deux prochaines décennies — la trajectoire des émissions de GES et la préservation des acquis du développement pour les générations futures.

     

    • Pour créer des emplois indispensables et transformer leurs économies afin qu'elles soient plus inclusives, résilientes et durables, les gouvernements et les dirigeants des villes doivent réaliser les bons investissements, sobres en carbone et résilients au changement climatique. Ils doivent aussi s'attaquer à des inégalités profondément ancrées, notamment en termes d'accès à la terre, au logement et aux services, et de protection contre les impacts des risques naturels qui touchent de manière disproportionnée les personnes pauvres et vulnérables.  

     

    • Ces dernières années, la Banque mondiale a financé des activités de développement urbain dans plus de 140 pays. Elle a investi entre 5 et 6 milliards de dollars par an dans des projets d'urbanisation et de gestion du risque de catastrophe.

    • Le Groupe de la Banque mondiale et la Banque européenne d'investissement mettent en œuvre le City Climate Finance Gap Fund (a), un nouveau partenariat qui appuie le développement d'un vivier de projets d'investissement climato-intelligents afin de rendre les villes des pays en développement plus vertes, inclusives, résilientes, créatives et compétitives. Grâce au soutien des donateurs, à des conseils techniques et des financements ciblés d'au moins 100 millions d'euros, le fonds s'attache à mobiliser environ 4 milliards d'euros pour aider les villes à transformer leurs ambitions climatiques en projets prêts à être financés. 

    • Le Programme pour la résilience des villes (CRP) (a) — un partenariat entre la Banque mondiale et la GFDRR — est une initiative multidonateurs qui vise à intégrer la prise en compte des risques dans la planification et à augmenter le financement de la résilience urbaine. Afin d’initier le dialogue avec les municipalités et de les aider à planifier efficacement leurs besoins, le CRP a produit à ce jour 55 « City Scans », des diagnostics qui fournissent un ensemble de cartes, de statistiques et d'analyses territoriales pour mieux appréhender l'environnement bâti et les risques. 

    • La résilience urbaine est indissociable des enjeux écologiques. La Plateforme mondiale pour des villes durables (GPSC) (a) de la Banque mondiale est un réseau de collaboration et de partage de savoirs qui favorise l’accès à des solutions intégrées et à des connaissances de pointe pour les villes qui cherchent à améliorer leur résilience et leur viabilité urbaine globale. Cette plateforme, qui regroupe 28 villes dans 11 pays et a bénéficié d'un apport de 151 millions de dollars du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), a permis de mobiliser 2,4 milliards de dollars en cofinancement de projets.

    • Le potentiel de la construction écologique dans les villes des économies émergentes se chiffre à 24 700 milliards de dollars (a) d'ici à 2030 selon des travaux menés par IFC, qui montrent aussi comment les bailleurs de fonds, les pouvoirs publics, les promoteurs et les propriétaires immobiliers peuvent être le fer de lance de ce marché inexploité.

    • IFC a par ailleurs mis au point un instrument de certification écologique pour les bâtiments résidentiels, publics et commerciaux, baptisé EDGE (a), pour répondre au besoin d'une solution mesurable et crédible permettant de prouver l'intérêt de la construction écologique et de débloquer les investissements. EDGE aide les promoteurs à concevoir des bâtiments qui réduisent de 20 % la consommation d'eau et d'énergie tout en diminuant les émissions de GES. Grâce à une application basée sur le cloud, les constructeurs peuvent évaluer ces économies en amont puis s'assurer de la réelle baisse de consommation d'eau et d'énergie de leurs bâtiments, ce qui permet de diminuer le montant des factures payées par les propriétaires ou locataires. EDGE est disponible dans la plupart des pays et est en passe de devenir un outil utilisé partout dans le monde. En novembre 2020, EDGE avait certifié plus de 14 millions de mètres carrés, conformément aux normes internationales en matière financière et de communication d'information, telles que celles fixées par l'ICMA, la Climate Bonds Initiative, la taxonomie de l'UE, le GRESB et le Carbone Disclosure Project.

    • Depuis 2005, IFC a engagé 4,2 milliards de dollars dans des projets de bâtiments écologiques et mobilisé 1,6 milliard de dollars auprès d'autres investisseurs. Les financements d'IFC améliorent l'efficacité des bâtiments, ce qui permet de réaliser des économies et de réduire les émissions de GES dans les logements, les hôpitaux, les immeubles commerciaux, les entrepôts et les aéroports. Sur l’exercice 2020, IFC a engagé 362 millions de dollars pour son propre compte en faveur du secteur de l’écoconstruction et permis de mobiliser 215 millions supplémentaires, soit un financement total de 577 millions de dollars. 

    Partenariats innovants

    • En avril 2019, lors des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, les ministres des Finances de plus de vingt pays se sont réunis pour intensifier l'action collective déjà engagée contre le changement climatique et ses conséquences. Créée à cette occasion, la Coalition des ministres des Finances pour l'action climatique (a) a approuvé six principes directeurs, dits « Principes d'Helsinki » (a), destinés à promouvoir les interventions climatiques nationales au moyen d'outils de politique budgétaire et à guider les travaux de la Coalition. 

      • Pendant la COP25 (a) de décembre 2019, la Coalition a lancé le Plan d'action de Santiago (a) qui détaille une feuille de route pour chacun des principes d'Helsinki.
      • Le périmètre de la Coalition a plus que doublé et elle rassemble à présent plus de 50 pays membres (a). Ils se réunissent régulièrement afin de partager leurs expériences et connaissances, d'entendre les avis d'experts d'envergure mondiale et de s'encourager mutuellement à renforcer l'action climatique.  
      • Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la Coalition s’est attachée à soutenir l’adoption de stratégies de reprise et de croissance écologiques, résilientes et inclusives parmi ses membres.

     

    • Innovate4Climate (I4C) (a) est le principal événement du Groupe de la Banque mondiale dédié à l'action climatique. Cette conférence phare promeut le dialogue entre secteur public et privé, et met en avant les possibilités et innovations pour un développement résilient et sobre en carbone. I4C rassemble des dirigeants nationaux et d'entreprises pour favoriser l'échange de connaissances et de bonnes pratiques et promouvoir les investissements dans des solutions climato-intelligentes qui ont fait leurs preuves.
      • L'édition 2021 de la conférence I4C, la cinquième à ce jour, sera entièrement virtuelle. Elle se déroulera sur trois jours et proposera des plénières de haut niveau, un séminaire dynamique offrant une tribune aux professionnels pour exposer les solutions à même de forger un avenir résilient et sobre en carbone, ainsi qu'une foire aux exposants virtuelle, un programme mettant en lumière les actions de jeunes innovateurs et un atelier pour les journalistes. 

     

     

    • La Coalition des leaders de la tarification du carbone (CPLC) (a), une initiative du Groupe de la Banque mondiale, réunit des dirigeants de pays et de collectivités territoriales ainsi que des chefs d’entreprise et des représentants de la société civile pour promouvoir l'adoption de mesures de tarification efficace du carbone afin de soutenir des plans d'action climatiques ambitieux et de contribuer à un développement durable. 
      • Un groupe de travail consacré à l'objectif « zéro émissions nettes » et à la tarification du carbone (a), composé de hauts représentants des gouvernements, du secteur privé et de la société civile, a été mis en place par la CPLC fin 2020 pour intensifier la sensibilisation et les engagements en faveur de la neutralité carbone et analyser en détail le rôle de la tarification du carbone pour y parvenir. 
      • La CPLC amplifie les efforts de plaidoyer et d’enrichissement des connaissances dans ce domaine par l'intermédiaire de son groupe de travail régional, avec notamment des événements consacrés à la réalisation de la neutralité carbone en Afrique (a) ainsi qu'aux actions infranationales (a). 
      • Aux côtés du Partenariat pour la préparation du marché du carbone (PMR), la Coalition apporte son soutien au Carbon Pricing Dashboard (a), un portail en ligne interactif qui fournit des informations actualisées sur les dispositifs de tarification du carbone en cours ou à venir à travers le monde.   

     

    • Le Partenariat pour la préparation du marché du carbone (PMR) (a), qui conclura ses travaux en juin 2021 après dix ans d'activités, a réuni plus de 30 pays dont les actions sont essentielles aux efforts mondiaux d'atténuation du dérèglement climatique. Le PMR a soutenu les pays qui se sont lancés dans l'évaluation, la conception et le déploiement de la tarification du carbone et d'autres instruments politiques novateurs afin d'intensifier l'atténuation des émissions de GES au niveau national. Il constituait également une plateforme permettant aux pays de travailler ensemble pour imaginer la mise en œuvre future de mesures d'atténuation rentables.  

    • Son successeur, le Partenariat pour la mise en place de marchés du carbone (PMI) (a), aide les pays à concevoir, expérimenter et mettre en œuvre des instruments de tarification du carbone adaptés à leurs priorités de développement. Conçu comme un programme décennal avec un objectif de capitalisation de 250 millions de dollars, ce partenariat porte une vision ambitieuse et à long terme de la viabilité de la tarification du carbone. Il apportera son soutien à au moins dix pays en développement et appuiera la préparation de vingt autres pays.

    • Dans le cadre d’un fonds fiduciaire multidonateurs dédié à des campagnes de communication sur la lutte contre le changement climatique, le partenariat mondial Connect4Climate (a) réunit plus de 500 organisations dans le but d'accélérer l'action climatique au niveau mondial et local grâce à la sensibilisation, à un soutien opérationnel, à la recherche et au renforcement des capacités. En appliquant des méthodes de communication créatives, C4C peut mobiliser et motiver différents publics, tout en privilégiant la participation des jeunes et en s'appuyant sur des industries influentes, comme le cinéma, la mode, la musique et le sport, afin de susciter un réel changement de comportement. 

    • C4C a récemment produit la série #Youth4ClimateLive (a) qui proposait chaque mois des conversations intergénérationnelles entre des jeunes à l'avant-garde de l'action climatique et des experts du domaine. Cette série a été réalisée en collaboration avec le gouvernement italien et le bureau de l'envoyé du Secrétaire général des Nations Unies pour la jeunesse, dans le cadre des initiatives organisées en vue de la tenue de la COP26 et des négociations préparatoires à ce sommet (« pré-COP »). C4C est un partenaire de communication essentiel pour Youth4Climate : Driving Ambition, l'événement jeunesse qui aura lieu en septembre, et All4Climate 2021, seront tous deux des engagements publics majeurs qui se dérouleront en Italie dans le cadre de la pré-COP.

    • Le documentaire Great Green Wall (a) suit la quête épique de la musicienne malienne Inna Modja le long de la Grande muraille verte de l'Afrique, un projet qui porte l’ambition de faire pousser un « mur » de 8 000 kilomètres de verdure tout au long du Sahel pour restaurer des terres productives et offrir un avenir à des millions de personnes. C4C s'est associé à la campagne mondiale de promotion du documentaire et de l'album original qui l'accompagne, qui contient des chansons écrites par Inna Modja et d'autres musiciens africains engagés avec lesquels elle a collaboré au cours de son voyage.  

     

    Dernière mise à jour: mars 23, 2021

Api


MULTIMÉDIA

Image
click
VIDÉO

Le plan d'action sur le changement climatique