COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

Skip to Main Navigation

Vue d'ensemble

  • Ce sont les populations pauvres et vulnérables qui sont les plus affectées par les catastrophes naturelles. De 1998 à 2018, 91 % des pertes de vies humaines causées par des tempêtes ont eu lieu dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où ne sont pourtant survenus que 32 % de ces événements climatiques.

    Depuis 1980, les catastrophes naturelles ont fait plus de deux millions de morts et causé près de 3 000 milliards de dollars de pertes. À l’échelle de la planète, les pertes ont bondi de plus de 600 % (a), passant de 23 milliards de dollars par an dans les années 80 à 150 milliards pendant la dernière décennie.

    D’après le rapport Ondes de choc de la Banque mondiale, près de 75 % des pertes sont imputables à des phénomènes météorologiques extrêmes, et l’évolution du climat pourrait faire basculer 100 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté d’ici 2030. Un autre rapport de la Banque, intitulé Indestructible, met en évidence les effets durables et de grande ampleur des catastrophes naturelles sur la pauvreté.

    La croissance démographique et l’urbanisation rapide font augmenter les risques de catastrophe. Les Nations Unies (a) estiment que plus des deux tiers de la population mondiale vivront en ville à l’horizon 2050. D’après le rapport Aftershocks, ces deux tendances pourraient fragiliser 1,3 milliard de personnes et 158 000 milliards de biens, sous l’effet exclusif des inondations fluviales et côtières.

    Selon un autre rapport de la Banque mondiale consacré à la résilience urbaine, en l’absence d’investissements significatifs destinés à rendre les villes plus résilientes, le coût annuel mondial des catastrophes naturelles pourrait se monter à 314 milliards de dollars pour les municipalités d’ici 2030.

    En revanche, l’investissement dans des infrastructures résilientes pourrait créer un bénéfice net de 4 200 milliards de dollars dans les pays à revenu faible et intermédiaire, soit un ratio de quatre dollars de bénéfice pour un dollar investi, selon un récent rapport de la Banque mondiale intitulé Lifelines. De tels investissements peuvent améliorer la qualité et la résilience des services de base (transport, adduction d'eau, fourniture d’électricité) et contribuer ainsi à des sociétés plus résilientes et plus prospères.

    Il est possible d’inverser cette tendance en intégrant la gestion des risques de catastrophe dans la planification du développement. En outre, les pays qui, après une catastrophe naturelle, reconstruisent plus solidement, plus vite et avec un souci d’inclusion, peuvent diminuer de 31 % l’impact sur les moyens de subsistance et le bien-être des populations, avec, à la clé, des pertes moyennes mondiales réduites.

    À condition de passer résolument à l’action, les pouvoirs publics peuvent sauver des vies et des biens. Cependant, nombre de pays en développement ne disposent pas des outils, des connaissances ni des instruments nécessaires pour intégrer, dans leurs décisions d’investissement, les impacts potentiels des catastrophes.

    Dernière mise à jour: avr. 14,2020

  • Au cours des dix dernières années, la Banque mondiale s’est imposée en chef de file mondial de la gestion du risque de catastrophe, en aidant les pays à évaluer leur degré d’exposition aux aléas naturels et à faire face aux risques. Le Groupe de la Banque mondiale apporte une aide financière et technique dans les domaines suivants : évaluation et réduction des risques, préparation, protection financière, relèvement et reconstruction durables.

    Les investissements annuels de la Banque mondiale dans la gestion du risque de catastrophe n’ont cessé d’augmenter au cours des sept dernières années, passant de 3,5 milliards de dollars sur l’exercice 2012 à 4,6 milliards en 2019. Cet engagement promeut une approche de la gestion du risque de catastrophe globale et plurisectorielle. Tous les projets de la Banque font désormais l’objet d’une évaluation des risques climatiques et de catastrophe, ce qui permet de s’assurer qu’ils renforcent la résilience locale.

    Le pôle mondial d'expertise en Développement urbain, gestion du risque de catastrophe, résilience et foncier (a) regroupe les spécialistes de ces questions au sein de la Banque mondiale et supervise les activités avec les pays clients dans ce domaine. La Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) (a), un partenariat administré par le Groupe de la Banque mondiale qui réunit 33 pays et 11 institutions internationales, fournit un appui financier et technique dans l’ensemble du Groupe.

    Comme l’indique son plan d’action dédié, le Groupe de la Banque mondiale fait de l’adaptation au changement climatique et de la résilience un axe d’engagement prioritaire, au même titre que ses interventions visant à atténuer les émissions de carbone. Dans le cadre de ce plan d’action, la Banque s’engage à :

    1. porter le soutien financier aux mesures d’adaptation à 50 milliards de dollars sur les exercices 2021 à 2025, soit un niveau de financement qui vient doubler les montants alloués sur la période 2015-2018 ;
    2. promouvoir une approche programmatique intégrée qui mobilise l’ensemble du gouvernement de chaque pays ;
    3. développer un nouveau système de notation pour créer des incitations et affiner le suivi des progrès mondiaux en matière d'adaptation et de résilience.

    La Banque mondiale déploie sa stratégie par domaines d’action, compte tenu des priorités définies dans le Cadre de Sendai, tout en contribuant à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et de l’accord de Paris. Ces domaines d’action sont les suivants :

    Exploiter la science et l’innovation pour une meilleure gestion du risque de catastrophe

    Pour renforcer la résilience aux catastrophes naturelles, les populations et les pouvoirs publics doivent avoir accès à des informations claires et exploitables. La GFDRR et la Banque mondiale poursuivent ce travail d’ouverture (a) en appuyant les avancées scientifiques et technologiques et les innovations susceptibles d’améliorer la compréhension des risques et d’élargir l’accès à l’information.

    Promouvoir des infrastructures résilientes

    Les services publics de base sont souvent perturbés au sortir d’une catastrophe. Leur rétablissement et leur fonctionnement à terme doivent intégrer des principes de gestion des risques pour lesquels un financement et une expertise technique sont nécessaires. La réussite d’un programme dédié à la construction d'écoles plus sûres (a) a ainsi favorisé la mise en place de programmes dans d'autres secteurs essentiels, tels que le transport et l'eau. Selon le rapport Lifelines, les catastrophes naturelles causent environ chaque année 18 milliards de dollars de dommages directs aux infrastructures électriques et aux équipements de transport, entraînant des coûts socio-économiques importants au niveau des entreprises et des ménages. Tout investissement ciblé visant à accroître la résilience des infrastructures produit quatre dollars de bénéfices pour un dollar investi.

    Les changements climatiques font peser des risques sur les investissements dans les transports, alors que ceux-ci se chiffrent à plusieurs milliers de milliards de dollars. Voilà pourquoi la résilience, notamment celle des axes routiers, figure au premier rang des priorités de la Banque mondiale. Œuvrant de concert avec les pays, elle accroît la résilience des systèmes de transport au travers de différentes stratégies : dédoubler le réseau routier ; procéder à une révision systémique des normes, méthodes et matériaux ; améliorer l’efficacité de la préparation et des interventions face aux événements climatiques extrêmes.

    Les écosystèmes aquatiques figurent également au cœur des stratégies d'adaptation au changement climatique. Neuf catastrophes naturelles sur dix sont liées à l'eau, et ces risques se répercutent sur les systèmes alimentaires, énergétiques, urbains et environnementaux. La Banque mondiale promeut des investissements dans des solutions naturelles qui exploitent les vertus des infrastructures vertes, comme les mangroves et les zones humides, et favorisent leur intégration dans l’aménagement d’infrastructures traditionnelles. Cette approche a deux avantages : générer des services pour un coût global moindre et renforcer la résilience.

    Renforcer la résilience urbaine

    Dans les pays en développement, l’accélération de l’urbanisation exige des investissements dans les infrastructures massifs et bien planifiés en vue de répondre à des besoins en ressources croissants, stimuler la croissance économique et faire progresser le développement social. Il est également essentiel de faire en sorte que les équipements construits aujourd'hui puissent résister aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, ce qui passe par l'accès à des données fiables et de haute résolution portant sur les risques et par des incitations de nature à développer les spécifications techniques qui renforcent la résilience. Des actions sont actuellement menées dans 52 pays à travers le monde afin d’accroître la résilience des villes d'aujourd'hui et de demain.

    Créé en juin 2017, le Programme pour la résilience des villes (CRP) (a) est une initiative multidonateurs qui repose sur un partenariat entre la Banque mondiale et la GFDRR et dont l’objectif est d'augmenter les financements consacrés à la résilience urbaine. Le CRP promeut la construction de villes résilientes, dotées de la capacité de planifier et d'atténuer l’incidence négative des catastrophes naturelles et des changements climatiques, dans le souci de sauver des vies, réduire les pertes et libérer le potentiel économique et social. Pour ce faire, son soutien s'articule autour de trois axes : la planification, afin d'aider les villes à trouver l'expertise technique et les outils nécessaires pour planifier efficacement leur résilience ; le financement, afin qu’elles accèdent à des fonds auprès de sources multiples et qu’elles parviennent ainsi à concrétiser les investissements planifiés ; et les partenariats, afin qu’elles puissent s’appuyer sur des collaborations mondiales pour tenir leurs objectifs de résilience. Depuis sa création, le CRP a accompagné plus de 90 villes situées dans une cinquantaine de pays en contribuant à forger une meilleure compréhension des modalités territoriales du développement, des facteurs de risque environnementaux et des trajectoires de croissance futures dans le but d'appuyer la planification de la résilience urbaine, tout en mobilisant un écosystème d'institutions financières internationales, de donateurs et de conseillers financiers pour garantir des financements couplés.

    Renforcer les services hydrométéorologiques et les systèmes de préalerte

    La hausse des coûts liés aux catastrophes accroît le besoin d'informations précises, utiles et exploitables sur l’incidence probable des aléas météorologiques, climatiques et hydrologiques. L’initiative Hydromet (a) apporte une assistance technique et renforce les capacités dans les pays qui souhaitent moderniser leurs services hydrométéorologiques. Ces activités s’inscrivent dans le cadre plus particulier du programme Hydromet en Afrique, un projet conjoint de la Banque mondiale et de l’Organisation météorologique mondiale, et de l’initiative CREWS pour le développement des systèmes d’alerte précoce (a).

    Renforcer la protection financière

    Les catastrophes naturelles représentent des pertes financières annuelles d’un montant moyen de 165 milliards de dollars, un chiffre qui dépasse largement les fonds disponibles pour le développement. Lancé en 2018, le GRiF (a) est un mécanisme mondial de financement des risques cogéré par la GFDRR et le pôle Finance, compétitivité et innovation de la Banque mondiale. Il contribue à renforcer la résilience financière des pays vulnérables en appuyant la mise en place ou l’élargissement d’instruments de financement des risques reposant sur des dispositifs d’assurance et autres solutions fondées sur le marché.

    Renforcer la résilience sociale

    Les populations marginalisées sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles, en raison d’une combinaison de facteurs liés au contexte géographique, au statut financier, socio-économique et culturel et au sexe, ainsi qu’aux inégalités d’accès aux services, à la prise de décision et à la justice. Le programme de résilience sociale (a) s’emploie à soutenir ces groupes vulnérables en promouvant des approches du risque pilotées par les communautés.

    Renforcer les projets de résilience au changement climatique

    La Banque mondiale et la GFDRR aident les pays à mieux comprendre les risques climatiques auxquels ils sont exposés, ainsi qu’à concevoir et mettre en œuvre des investissements comportant des mesures de résilience. L’Initiative pour la résilience des petits États insulaires (a), par exemple, mobilise des experts nationaux dans le domaine de la gestion des risques de catastrophe et de l’adaptation au changement climatique, afin d’apporter un soutien plus harmonisé à ce groupe de pays.

    Garantir la résilience et l’efficacité des interventions d’urgence face aux risques connus et émergents

    En cas de menace imminente ou au lendemain d'une catastrophe, les premiers intervenants (pompiers, ambulanciers, policiers) et les agences de protection civile jouent un rôle critique : leur action rapide, adaptée et efficace permet de lutter contre la survenue de dangers supplémentaires (incendies après un séisme, par exemple), sauver des vies, limiter les préjudices et rassurer les sinistrés. Cependant, les bâtiments qui abritent ces forces d’intervention et de protection sont eux-mêmes souvent vulnérables aux pannes des réseaux de communication, d'électricité et d'eau qui accompagnent la survenue d’une catastrophe. En outre, la nature des risques en milieu urbain évolue : sous l’effet des changements climatiques, les précipitations sont plus intenses, les sauvetages doivent être plus rapides, la hauteur des bâtiments exige du matériel de sauvetage adapté. Par ailleurs, la compression des services d’urgence fait qu’ils ne peuvent tout simplement plus absorber une population qui croît toujours plus. La Banque mondiale et la GFDRR aident les pays à identifier ces enjeux et à élaborer des stratégies pratiques et des plans d'investissement, afin que les premiers secours et les agences de protection civile puissent parer à tous les risques.

    Permettre un relèvement durable

    Après la survenue d’une catastrophe naturelle, la Banque mondiale et la GFDRR accompagnent les pays dans la réalisation d’évaluations des préjudices et des besoins et dans l’élaboration de programmes de redressement et de reconstruction fondés sur la nécessité de « reconstruire en mieux ». Cet appui met l'accent sur la production et la diffusion des connaissances dont les principales parties prenantes ont besoin pour pouvoir planifier un redressement rapide et se préparer aux catastrophes futures.

    La promotion de la résilience au changement climatique et de l’égalité des sexes est au centre de ces interventions, et ces deux thématiques sont intégrées dans toutes les activités de la Banque mondiale liées à la gestion des risques de catastrophe.

    Dernière mise à jour: avr. 14,2020

  • Voici un tour d’horizon des résultats obtenus.

    • Quand la crise du coronavirus (COVID-19) a éclaté en janvier dernier, les autorités d’intervention en cas de catastrophe se sont retrouvées en première ligne pour lutter contre la pandémie. Aujourd'hui, dans le monde entier, les pouvoirs publics s’appuient sur les compétences, les connaissances et les systèmes opérationnels prévus pour les catastrophes afin d’endiguer et de maîtriser l'épidémie, à l’instar du département des situations d'urgence en Roumanie, de l'agence italienne de protection civile et de l'agence indonésienne de gestion des catastrophes.
    • Au Mozambique, le projet sur les villes et le changement climatique, financé par un crédit de 120 millions de dollars de l'IDA, prévoit un système de drainage des eaux pluviales doté de 11 kilomètres de canaux et de systèmes de protection pour lutter contre les inondations et renforcer la résilience face aux risques météorologiques. Peu après le passage des cyclones Idai et Kenneth qui ont touché des millions de personnes, le port de Beira a été remis en service et la ville nettoyée, en partie grâce à ce projet. Cette opération comprend en outre l’installation de lampadaires solaires qui, pendant un certain temps, ont été la seule source d’éclairage urbain. 
    • Pour aider au relèvement après les dégâts causés par le cyclone Idai, la Banque mondiale a annoncé une aide de près de 700 millions de dollars pour le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe. Le Mozambique a reçu un financement de 350 millions de dollars au titre du Mécanisme de réponse aux crises de l’IDA pour rétablir l’approvisionnement en eau, rebâtir les infrastructures endommagées et restaurer les cultures dévastées. Cette aide doit aussi contribuer à lutter contre les épidémies, à assurer la sécurité alimentaire et la protection sociale et à mettre en place des systèmes d’alerte précoce dans les communautés sinistrées.
    • Après le séisme et le tsunami de 2018 en Indonésie (a), la Banque mondiale s’est mobilisée pour mener une évaluation rapide des zones touchées dans le centre de Sulawesi, en recourant à la méthodologie GRADE (a), une démarche d'estimation des dommages post-catastrophe menée en urgence et à distance.
    • Les pays peuvent tirer parti de leurs écosystèmes pour renforcer leur résilience, éviter les erreurs d’adaptation et protéger leur biodiversité. Depuis 2012, la Banque mondiale a financé 76 investissements et activités qui utilisent ces solutions naturelles pour limiter les inondations, l'érosion côtière, les glissements de terrain et les sécheresses. Dans un rapport (a) publié en association avec le World Resources Institute, la Banque mondiale met en évidence l’efficacité des systèmes naturels « verts » (plaines inondables et forêts, par exemple) lorsqu’ils sont intégrés à des systèmes d’infrastructure classiques « bétonnés » : les coûts s’en trouvent réduits et la résilience accrue.
    • Dans le cadre du projet Open Cities Africa (a), la Banque mondiale et la GFDRR se sont associées aux autorités et aux communautés locales de 12 villes d’Afrique pour collecter et partager des données sur les risques. En 2018-19, des équipes locales ont cartographié plus d’un demi-million d’éléments géographiques et plus de 30 000 km de routes ; elles ont formé environ 500 personnes à la cartographie numérique (dont 41 % de femmes) ; et ont photographié par drone des centaines de kilomètres carrés, un travail qui servira à la conception de solutions de gestion des risques de catastrophe.
    • La Banque mondiale reconnaît le rôle essentiel joué par la culture dans la planification et le financement de projets destinés aux villes durement touchées par une catastrophe naturelle ou la guerre. Dans un document d’orientation élaboré conjointement avec l’UNESCO, elle propose un cadre pour l’intégration de la culture dans la reconstruction et le relèvement des villes. Ce cadre, baptisé « CURE » selon son acronyme en anglais, prône une approche culturelle de la reconstruction et du relèvement après une catastrophe ou un conflit, qui tient compte des besoins, des valeurs et des priorités de la population.
    • Alors que la Banque mondiale poursuit sa stratégie de « reconstruction en mieux » (a), afin de réduire les pertes annuelles dues aux catastrophes naturelles, son Programme mondial pour un logement résilient vise à aider les pays, les villes et les communautés à « construire mieux avant » la survenue d’une catastrophe en rendant les logements plus sûrs et plus résistants aux aléas naturels et aux changements climatiques.
    • Organisé par la Banque mondiale, la Build Academy, Airbnb, la GFDRR et ONU-Habitat, le Resilient Homes Design Challenge (a) a fait appel à des architectes, des ingénieurs, des concepteurs et des étudiants pour qu’ils imaginent des logements abordables, résistants et durables au profit des populations vivant dans des zones exposées aux catastrophes naturelles. Le concours, dont les lauréats ont été dévoilés en décembre 2018, a reçu plus de 300 propositions collectives rassemblant plus de 3 000 professionnels originaires de plus de 120 pays.
    • Au Liban, la phase II du plan directeur global de résilience urbaine pour la ville de Beyrouth (a) entend approfondir la maîtrise technique de la ville face aux principaux risques naturels (séismes, inondations et littoral). Le projet, qui compte plus de 500 000 bénéficiaires, met sur pied un système centralisé de gestion des risques à l’échelon municipal et une stratégie de résilience urbaine destinée à mobiliser des investissements au niveau de la ville pour la réduction des risques.
    • Dans le cadre du projet de renforcement de la résilience au Kirghizistan (a), la Banque mondiale et la GFDRR aident les autorités à mettre en œuvre leur programme public de sécurisation des écoles et des établissements préscolaires, destiné à renforcer d’ici 2024 la sécurité des 3 228 établissements d’enseignement du pays (qui accueillent 1,5 million d’élèves). En Turquie, un nouveau projet (a) a pour objectif d’offrir des écoles sûres et résilientes à 280 000 élèves et enseignants d’ici 2025. Ces deux opérations s’appuient sur les enseignements tirés de projets similaires que d’autres pays ont entrepris dans le cadre du Programme mondial pour des écoles plus sûres (a).
    • En Sierra Leone, après le glissement de terrain dévastateur de 2017, le Groupe de la Banque mondiale et la GFDRR ont soutenu la réalisation d’une évaluation rapide des dommages et pertes et d’un cadre de relèvement (a). L’évaluation a nourri l’élaboration du projet de redressement d’urgence à Freetown (a), conçu pour aider les autorités à 1) restaurer et reconstruire les infrastructures sinistrées ; 2) réhabiliter la zone du glissement de terrain ; et 3) renforcer la gestion des risques de catastrophe et les capacités d’alerte précoce.
    • Dans les pays caribéens, la GFDRR administre, avec le concours de l’Union européenne (UE), deux nouveaux programmes (a) destinés à aider les pouvoirs publics à planifier des stratégies de croissance climato-intelligentes et une résilience pérenne et à élaborer et mettre en œuvre des initiatives novatrices en matière d’action publique et d’investissement. Grâce au mécanisme régional de renforcement de la résilience des Caraïbes, 15 pays pourront ainsi intégrer la résilience dans leur politique générale, réduire leur vulnérabilité et élargir leur protection financière contre les catastrophes. Le programme d’assistance technique pour le financement et l’assurance contre les risques de catastrophes dans les pays et territoires d’outre-mer des Caraïbes aidera ces derniers à mieux saisir les risques financiers encourus face aux catastrophes et les options de protection financière qui s’offrent à eux, tout en favorisant le partage mutuel de connaissances.
    • Autre initiative dans les Caraïbes, le nouveau mécanisme de résilience Canada-Caraïbes (a) a pour ambition d’améliorer la préparation, les interventions de relèvement et les pratiques de gestion des finances publiques dans les pays suivants : Antigua-et-Barbuda, Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Jamaïque, Sainte-Lucie, Suriname et Saint-Vincent-et-les-Grenadines.
    • Développé par le Groupe de la Banque mondiale en partenariat avec les populations littorales d’Afrique de l’Ouest, le Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA) veut améliorer la gestion des risques naturels et des risques causés par l’activité humaine auxquels sont exposées les communautés côtières. L’objectif est de permettre à ces pays d‘obtenir les financements et l’expertise technique dont ils ont besoin pour parvenir à assurer une gestion durable de leur littoral, avec comme angle d’attaque la lutte contre l’érosion et les inondations.
    • En 2018, après les inondations dans l’État indien du Kerala, qui ont fait plus de 480 victimes et touché près de 5,4 millions de personnes, les autorités locales, la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement ont mené conjointement une évaluation rapide de la situation afin de quantifier les dégâts et d’évaluer les besoins de relèvement à long terme. Ce travail a servi à l’élaboration d’un cadre de redressement et de résilience (a), grâce auquel la Banque mondiale pourra accompagner la volonté des pouvoirs publics de reconstruire en mieux en les aidant à financer et mettre en place des institutions, des infrastructures et des systèmes résilients.

    Dernière mise à jour: avr. 14,2020

  • Le Groupe de la Banque mondiale et la GFDRR travaillent avec plus de 400 partenaires extérieurs dans le domaine de la gestion des risques de catastrophe : universités de renom, secteur de l’assurance, spécialistes de la modélisation des risques, organisations de la société civile, fondations, organismes techniques et de développement nationaux, agences des Nations Unies et autres institutions multilatérales.

    Le Programme de développement pour des villes résilientes (RECIDE), un partenariat entre l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) et la Banque mondiale, donne aux villes d’Afrique subsaharienne les moyens de renforcer leur résilience aux risques liés au climat et aux catastrophes et d’accéder à un plus large éventail d’options de financement. Le RECIDE a reçu l’autorisation d’accéder à des ressources du plan d’investissement extérieur de l’UE à hauteur de 100 millions d’euros en garanties, qui donnent aux investisseurs un gage d’efficacité pour le financement et la fourniture de services dans le cadre de projets risqués. Ces garanties sont susceptibles de réduire les risques financiers des projets et d’être combinées ultérieurement à d’autres types d’investissement dans le développement.

    La GFDRR administre avec le Japon et l'UE des programmes spéciaux de gestion des risques de catastrophe et de réduction des risques. Un programme conjoint Japon-Banque mondiale destiné à intégrer la gestion du risque de catastrophe dans les pays en développement bénéficie d’un centre dédié à ces questions dans les bureaux de la Banque mondiale à Tokyo, le DRM Hub (a). Ce programme s’appuie sur une expertise japonaise et mondiale pour fournir une assistance technique et des activités de gestion des connaissances. Dans le cadre de sa collaboration avec l’UE, la GFDRR administre un programme de réduction des risques de catastrophe naturelle (a) au sein de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) qui appuie, entre autres, des mesures d’adaptation au changement climatique via une assistance technique, un renforcement des capacités, des services consultatifs et des analyses.

    Dernière mise à jour: avr. 14,2020

Api




Autres ressources: