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Vue d’ensemble

  •  L’éducation a des retombées positives considérables sur l’amélioration des revenus et c’est le premier facteur d’égalité des chances. Au niveau individuel, elle contribue à l’emploi, aux revenus, à la santé et à la réduction de la pauvreté, sachant que chaque année de scolarité supplémentaire augmente globalement de 9 % la rémunération horaire (a). Au niveau de la société, l’éducation favorise la croissance économique à long terme, stimule l’innovation, renforce les institutions et consolide la cohésion sociale. Il est crucial d’investir de façon judicieuse et efficace dans l’éducation des populations afin de développer un capital humain indispensable pour mettre fin à l’extrême pauvreté.

    Les pays en développement ont accompli des avancées extraordinaires sur le plan de la scolarisation et de plus en plus d’enfants vont à l’école dans le monde entier. Cependant, comme l’a souligné le Rapport sur le développement dans le monde 2018, la scolarisation n’est pas synonyme d’apprentissage.

    Selon des données récemment agrégées,

    Ce taux élevé de « pauvreté des apprentissages », à savoir le pourcentage d’enfants qui, à 10 ans, sont incapables de lire et comprendre un texte adapté à leur âge, est un signe avant-coureur du risque d’échec qui pèse sur toutes les cibles ambitieuses du 4e Objectif de développement durable (ODD).

    Quand bien même ils progressaient au meilleur rythme de ces dernières décennies, les pays ne pourraient pas atteindre la cible visant à faire en sorte que tous les enfants sachent lire d’ici 2030.

    La lutte contre la pauvreté des apprentissages est un objectif de développement aussi impératif que l’éradication de la faim, du retard de croissance et de l’extrême pauvreté. La réalisation de cet objectif exige de tous les acteurs qu’ils prennent des initiatives beaucoup plus énergiques. La Banque mondiale accroît son soutien à l’éducation de base afin de dynamiser les initiatives visant à éliminer la pauvreté des apprentissages et à faire en sorte que tous les enfants maîtrisent la lecture au sortir du primaire.

    Notre engagement

    Le Groupe de la Banque mondiale est le premier bailleur de fonds en faveur de l’éducation dans le monde en développement (a). Sur l’exercice 2019, il a investi environ 4,3 milliards de dollars dans des programmes pour l’éducation, l’assistance technique et d’autres projets destinés à améliorer l’apprentissage et à donner à chaque élève la possibilité de bénéficier de l’instruction dont il a besoin pour réussir. Le montant total du portefeuille actuel de projets dans l’éducation s’élève à 16 milliards de dollars, ce qui témoigne de l’importance de ce domaine pour la réalisation du double objectif que s’est fixé la Banque, à savoir mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

    À travers des projets menés dans plus de 80 pays, nous aidons les pays à atteindre le 4e Objectif de développement durable d’ici 2030.

    Éducation et COVID-19

    Afin de remédier à la fermeture des établissements scolaires à la suite de la pandémie, les pays misent sur l’enseignement à distance et d’autres ressources éducatives pour assurer une continuité pédagogique et limiter les pertes d’apprentissage. Il s'agit pour cela de s’appuyer sur le travail déjà accompli dans ce domaine, mais aussi de résoudre les difficultés d’accessibilité de ces supports pour garantir l’équité d’accès.

    Les services de la Banque mondiale spécialisés dans l’éducation s’emploient à aider les pays dans leur gestion de la crise actuelle. Ils conseillent les gouvernements sur les processus de généralisation du téléenseignement (a), pour l’immédiat et à court terme, et soutiennent des opérations visant à faciliter l’apprentissage une fois la pandémie passée. La Banque apporte par ailleurs son soutien aux réformes des systèmes éducatifs, afin de garantir un cadre scolaire propice aux apprentissages lorsque les établissements rouvriront.

    Dernière mise à jour: avr. 13, 2020

  • La stratégie du Groupe de la Banque mondiale en matière d’éducation est axée sur « l’apprentissage pour tous », ce qui consiste avant tout à faire en sorte que tous les enfants puissent aller à l’école et apprendre. Nous sommes déterminés à aider les pays à atteindre l’Objectif de développement durable no 4 (a), qui vise à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité et à des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie d’ici 2030. La Banque mondiale a contribué à l’élaboration et fait partie des signataires du Cadre d’action Éducation 2030 qui guide les pays dans la mise en œuvre de cet objectif.

    Pour concrétiser cette ambition, le Groupe de la Banque mondiale accompagne les pays dans l’amélioration de leurs systèmes éducatifs et la définition des meilleures méthodes pour garantir l’apprentissage des enfants, des jeunes adultes et de tous ceux qui doivent continuer à se former et pour qui les mutations du travail posent de nouveaux défis.

    Nos principes

    Nous promouvons une approche intégrée des systèmes éducatifs pour assurer l’apprentissage tout au long de la vie. Les services d’éducation, depuis le préscolaire (a), le primaire, le secondaire et au-delà jusqu’à l’université (a) et aux autres établissements d’enseignement supérieur, doivent être harmonisés et cohérents.

    Nous nous efforçons d’assurer progressivement l’accès universel à une éducation de qualité, sachant qu’un véritable accès universel exige l’égalité des chances. Nous devons répondre aux besoins éducatifs des enfants et des jeunes adultes dans les zones fragiles ou touchées par les conflits (a), de ceux qui vivent dans des groupes ruraux et marginalisés, des filles et des femmes, des populations déplacées, des élèves handicapés (a) et d’autres groupes vulnérables.

    Notre démarche est inclusive et ciblée. Nous tenons compte des besoins des gouvernements et travaillons à leurs côtés pour faire en sorte que l’éducation bénéficie à tous.

    Nous renforçons les modes de financement conditionnés aux résultats. Les fonds (a) doivent être répartis et dépensés judicieusement dans les régions et les établissements scolaires, en s’appuyant sur les données et les éléments factuels recueillis sur la manière dont les procédures sont appliquées et sur l’impact des interventions pour déterminer les améliorations nécessaires. En 2018, près de 40 % des opérations de la Banque ont été mises en œuvre selon des mécanismes de financement axés sur les résultats.

    Nous utilisons des indicateurs chiffrés pour orienter les axes d’amélioration. Disposer d’indicateurs (a) est essentiel pour savoir quelles régions et quelles écoles obtiennent des résultats, pour recenser les bonnes pratiques et pour s’inspirer de ces succès. Nous investissons dans le développement de biens publics mondiaux, tels que SABER (a) et EdStats (a), et travaillons avec les pays pour améliorer leurs systèmes de traitement des données.

    Remédier à la crise mondiale des apprentissages

    Que signifie un taux élevé de pauvreté des apprentissages ? Que des millions d’enfants ne parviennent pas à maîtriser un acquis aussi fondamental que la lecture au sortir du primaire. La mise en place d’un système éducatif de qualité peut prendre plusieurs décennies, mais l’enseignement de la lecture aux enfants peut être beaucoup plus rapide et ne nécessiter qu’un travail ciblé de quelques années sous la conduite d’un enseignant modérément qualifié aidé de supports pédagogiques adaptés.

    C’est pourquoi la Banque mondiale recentre son soutien pour aider en priorité les pays à améliorer la maîtrise de la lecture dans les meilleurs délais en se dotant d’un objectif d’apprentissage à moyen terme qui guidera son travail dans les économies à revenu faible et intermédiaire. Cette nouvelle cible (a), qui vise à réduire au moins de moitié la pauvreté des apprentissages d’ici 2030, s'accompagne d’une panoplie de mesures pour la promotion de l’alphabétisation et de meilleurs indicateurs des apprentissages, l’objectif étant d’accélérer les progrès nécessaires pour faire en sorte à terme que tous les enfants sachent lire à 10 ans.

  • En Éthiopie, la deuxième phase du projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement général (GEQIP II) a favorisé l’acquisition de quelque 120 millions d’exemplaires de supports pédagogiques destinés à l’enseignement et à l’apprentissage ; environ 270 000 enseignants du primaire et du secondaire ont suivi une formation avant leur prise de poste ou dans l’exercice de leurs fonctions ; et la quasi-totalité des 35 000 établissements scolaires du pays ont fait l’objet d’une inspection externe et sont désormais classés selon quatre niveaux de performance. Le projet a contribué à la progression des résultats d’apprentissage, avec une amélioration des acquis fondamentaux dans toutes les matières pour les élèves en 4e et 8e années de scolarité entre 2011 et 2015. 

    En République démocratique populaire lao, seuls 6 % des enfants de 3 à 5 ans issus du quintile le plus pauvre avaient le niveau requis en lecture, écriture et calcul en 2011-12. Financé par l’IDA (2014-2020), le projet d’éducation de la petite enfance, qui bénéficie à 32 000 enfants âgés de 3 à 5 ans dans 22 districts, est en passe de changer la donne. Grâce à cette initiative, près de 70 % des enfants des villages cibles ont accédé à des programmes d’éducation de la petite enfance et près de 82 % des enseignants ont bénéficié d’une formation et de recommandations sur la base d’observations faites en classe. Des évaluations indiquent une nette amélioration du taux de scolarisation, de la situation nutritionnelle et des niveaux d’apprentissage, grâce aux interventions du projet.

    Au Pérou, le projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur (a) est venu appuyer le projet gouvernemental d’éducation nationale 2021, dont la stratégie vise à accroître la qualité et la pertinence de l’enseignement supérieur par la création d’un système d’assurance qualité complet. Le projet a bénéficié à 135 établissements d’enseignement supérieur (20 universités sur les 50 que compte le pays et 115 instituts publics sur 370).

    En 2013, seuls 5 % des ménages les plus défavorisés d’Ouzbékistan avaient inscrit leurs enfants dans des établissements préscolaires. Grâce au projet d’amélioration de l’enseignement pré-primaire et secondaire général (a), près de 100 000 enfants avaient bénéficié en juillet 2019 d’un programme d’intégration dans 2 420 écoles maternelles en milieu rural (ce qui correspond à environ 49 % de la totalité des établissements d’enseignement préscolaire du pays et à plus de 90 % des jardins d’enfants en zones rurales).

    Au Pakistan, le projet de développement des compétences au Pendjab (a) soutient un ambitieux programme de formation des jeunes à l’échelle de la province. Son objectif est de lutter contre les forts taux de chômage chez les jeunes, qui s’expliquent par leur sous-qualification et leur inexpérience dans des secteurs économiques clés. Les formations assurées par des prestataires des secteurs public et privé dans des métiers en adéquation avec le marché de l’emploi ont permis l’inscription de 52 000 étudiants. Quelque 80 instituts publics et privés ont proposé des cours dans des secteurs prioritaires et formé 16 000 diplômés.

  • Le Groupe de la Banque mondiale collabore étroitement avec les organismes des Nations Unies et d’autres partenaires de développement, et apportera tout le soutien possible aux pays dans la réalisation des ODD.

    L’institution a joué un rôle clé dans la création, en 2002, du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), initiative multidonateurs de premier plan dans le domaine de l’éducation de base. Des efforts sont entrepris à l’heure actuelle pour mieux coordonner les financements provenant du GPE et ceux de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

    Aux côtés de l’UNICEF, le Groupe de la Banque mondiale a lancé en 2016 le Réseau d’action pour le développement de la petite enfance (a). Ce réseau rassemble des représentants des gouvernements, des partenaires du développement, de la société civile, mais aussi des parlementaires et des acteurs du secteur privé, dans le but de renforcer les investissements dans le jeune enfant.

    L’ancien président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim figurait parmi les membres étroitement associés à la Commission sur le financement de l’éducation (a), une instance de haut niveau chargée de promouvoir une hausse des investissements nécessaires pour permettre aux jeunes du monde entier de développer leur potentiel.

    Forte du soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates et du ministère britannique du Développement international (DFID), la Banque mondiale a lancé en 2019 un tableau de bord mondial des politiques de l’éducation (a) qui mesurera les facteurs qui contribuent aux apprentissages de base dans le monde. Cet outil mettra en évidence les lacunes des pratiques en vigueur par rapport aux méthodes d’apprentissage jugées les plus efficaces, tout en permettant aux États de se fixer des priorités et de mesurer les avancées effectuées pour combler ces lacunes. Cette collaboration contribuera aux objectifs du Projet pour le capital humain, une initiative mondiale appelant à investir rapidement, plus et mieux dans les populations pour une meilleure croissance économique profitant à tous.

    La Banque mondiale et l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) ont noué un nouveau partenariat (a) dont l’objectif est d’aider les pays à renforcer leurs systèmes d’évaluation des acquis scolaires, mieux suivre les résultats grâce à des indicateurs comparables sur le plan international et améliorer la couverture et la qualité des données mondiales sur l’éducation.

    Dans de nombreux pays, les enfants en situation de handicap comptent parmi les populations les plus marginalisées et les plus vulnérables, et ils sont les plus susceptibles d’être privés d’éducation. L’Initiative pour l’éducation inclusive (a) est un fonds fiduciaire multidonateurs régi par la Banque mondiale. Lancé en 2019 avec le concours de l’Agence norvégienne de coopération au développement (Norad) et du DFID, ce fonds investit dans l’expertise technique et les connaissances nécessaires pour aider les pays à assurer une intégration progressive de tous les enfants à l’école, quel que soit leur handicap.

    Le Groupe de la Banque mondiale s’associe également à des bailleurs bilatéraux (Norvège, États-Unis et Allemagne) dans le cadre du programme REACH (a), qui soutient les efforts visant à rassembler des données probantes sur l’utilisation des financements basés sur les résultats dans l’éducation.

    Il collabore dans ce domaine avec le DFID et la CIFF dans le cadre du Fonds d’évaluation d’impact stratégique (SIEF) (a).

    Les autres partenaires de la Banque mondiale par le biais de fonds fiduciaires sont l’Australie, la Commission européenne, la Corée, le Japon et la Russie (a).

    Enfin, le Groupe de la Banque mondiale collabore également avec l’Initiative pour le monde arabe (a), le Groupe de recherche pour la création d’une base de données probantes sur l’éducation (BE²), le Groupe consultatif sur les soins et le développement de la petite enfance, la Global Book Alliance (a), le Global Reading Network (a), le Fonds Malala (a) et Teach for All (a).

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