Du 16 au 19 octobre : suivezles webconférences internationales des Assemblées annuelles.Voir le programme

Vue d'ensemble

  • Au siège du Groupe de la Banque mondiale, à Washington, on peut lire une inscription qui grave dans la pierre sa mission : « Œuvrer pour un monde sans pauvreté ». Cette mission sous-tend l’ensemble des activités d’analyse, opérationnelles et de mobilisation que la Banque mondiale entreprend dans plus de 145 pays clients. Elle est elle-même confortée par le double objectif que s’est fixé le Groupe : mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération et promouvoir une prospérité partagée, d’une manière durable, sur toute la planète. 

    De grands progrès ont été accomplis dans la lutte contre la pauvreté au cours des dernières décennies. En 2010, le premier des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui visait à réduire de moitié le taux de pauvreté de 1990 à l'horizon 2015, a été atteint avec cinq ans d’avance sur le calendrier prévu. Néanmoins, malgré ces progrès, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté reste inacceptable. En outre, compte tenu des projections mondiales de croissance, le rythme de réduction de la pauvreté risque de ne pas être suffisant pour atteindre l’objectif d’élimination de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030. 

    • D’après les estimations les plus récentes, 10 % de la population mondiale vivait avec 1,90 dollar par jour en 2015, contre 11 % en 2013 et presque 36 % en 1990.  

    • Par rapport à 1990, le nombre d’habitants vivant dans l’extrême pauvreté a baissé de 1,1 milliard environ. En 2015, 736 millions de personnes disposaient de moins de 1,90 dollar par jour pour vivre, contre 1,85 milliard en 1990.  

    Si toutes les régions du monde affichent une baisse des taux de pauvreté, celle-ci ne recule pas partout au même rythme : 

    • Deux régions sont parvenues à ramener le taux d’extrême pauvreté à moins de 3 % (ce qui correspond à l’objectif fixé à l’horizon 2030) : l’Asie de l’Est-Pacifique (qui compte 47 millions d’habitants sous le seuil d’extrême pauvreté) et l’Europe-Asie centrale (7 millions). 

    • L’Afrique subsaharienne abrite plus de la moitié de la population qui vit dans l’extrême pauvreté dans le monde. Dans cette région, le nombre d’habitants vivant avec moins de 1,90 dollar par jour a augmenté de 9 millions, pour atteindre 413 millions en 2015, soit un chiffre supérieur à l’ensemble des autres régions réunies. Si cette tendance se poursuit, l’Afrique subsaharienne concentrera en 2030 près de 90 % des personnes vivant dans l’extrême pauvreté. 

    • La population pauvre mondiale est majoritairement concentrée dans les zones rurales, peu instruite, employée dans l’agriculture et âgée de moins de 18 ans.  

    La tâche est loin d’être terminée, et il faut encore surmonter de nombreux obstacles pour mettre fin à l’extrême pauvreté. Dans une grande partie du monde, les taux de croissance sont insuffisants et les investissements trop modestes pour accroître les revenus médians. Dans nombre de pays, la tendance à la baisse de la pauvreté s’est essoufflée, voire inversée. Selon les dernières projections, le monde ne sera pas en mesure de mettre fin à l'extrême pauvreté si rien n’est fait pour infléchir la tendance actuelle. En effet, il devient de plus en plus difficile d’atteindre les personnes en situation d’extrême pauvreté, qui vivent souvent dans des pays fragiles et dans des zones isolées. 

    Beaucoup d’individus n’ont toujours pas accès à de bonnes écoles, à des soins de santé, à l’électricité, à l’eau potable et à d’autres services essentiels, souvent en raison de facteurs socio-économiques, de leur sexe, de leur origine ethnique ou de la géographie. La prise en compte des multiples dimensions de la pauvreté au-delà du critère monétaire, et notamment d’aspects essentiels comme l’éducation, l’accès aux services de base, les soins de santé et la sécurité, montre qu’il s’agit d’un problème beaucoup plus vaste et tenace. La proportion de pauvres selon une définition multidimensionnelle incluant la consommation, l’éducation et l’accès aux infrastructures de base est environ 50 % plus élevée que si l’on considère uniquement les aspects monétaires.  

    De plus, pour les populations qui ont pu sortir de la pauvreté, les avancées sont souvent provisoires : des chocs économiques, l’insécurité alimentaire et le changement climatique menacent d’anéantir des progrès chèrement acquis et de faire retomber dans la pauvreté ceux qui s’en sont extraits. Il sera crucial de trouver des solutions pour remédier à ces problèmes d’ici à 2030.

    Dernière mise à jour: oct. 02, 2019

  • Il n’existe pas de remède miracle à la pauvreté, et les stratégies destinées à atteindre les plus défavorisés doivent impérativement être adaptées au contexte national, reposer sur des données et des analyses actualisées, et correspondre aux besoins des populations. Les avancées accomplies jusqu’ici montrent cependant qu’il existe un certain nombre de mesures qui ont fait leurs preuves. Pour parvenir à réduire durablement la pauvreté, les pays doivent : 

    • croître en favorisant une économie inclusive et à forte intensité de main-d’œuvre ; 

    • investir dans le capital humain de la population, et surtout en faveur de ceux qui, du fait de circonstances sur lesquelles ils n’ont pas prise, ne peuvent pas bénéficier des services de base ; 

    • protéger les individus pauvres et vulnérables contre les chocs qui peuvent les appauvrir encore plus (conditions météorologiques, crise sanitaire, variabilité des prix des denrées alimentaires, crise économique, etc.). 

    L’objectif du Groupe de la Banque mondiale qui consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté en une génération comporte une cible spécifique : le taux mondial d’extrême pauvreté ne devra pas dépasser 3 % à l’horizon 2030, ce taux tenant compte d’un certain niveau de pauvreté « naturelle » et peu compressible. À l’échelle du globe comme au niveau des pays, il existe des entraves au progrès considérables et des obstacles qui retiennent un grand nombre d’individus dans l’engrenage de la pauvreté. Le ralentissement de la croissance, les déséquilibres macroéconomiques, la montée des tensions commerciales, les fortes inégalités de revenu et des chances, le changement climatique et l’aggravation des situations de conflit et de fragilité sont autant de difficultés qui compromettent la poursuite de la réduction de la pauvreté et les bases d’une croissance inclusive.  

    Il sera essentiel de promouvoir une croissance soutenue et inclusive, de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, d’investir dans la santé, l’éducation, la nutrition et l’assainissement, et d’instaurer des filets de protection sociale qui protègent les populations les plus vulnérables en cas de chocs. La croissance économique est vitale, mais sa qualité importe également. 

    Alors que plus de 60 % de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté réside dans des pays à revenu intermédiaire, on ne parviendra pas à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030 en se focalisant uniquement sur les pays à faible revenu. Il est indispensable de se concentrer sur les plus pauvres, où qu’ils vivent, et d’œuvrer aux côtés des pays, toutes catégories de revenu confondues, pour soutenir les investissements dans le bien-être et l’avenir des populations. 

    L’objectif du Groupe de la Banque mondiale est en réalité double, car il vise non seulement à mettre fin à l’extrême pauvreté, mais aussi à favoriser une prospérité partagée (a). Il s’agit plus précisément d’accélérer la croissance des revenus des 40 % les plus pauvres dans chaque pays. Cet objectif, qui consiste globalement à améliorer la situation des plus démunis, est largement axé sur la lutte contre les inégalités persistantes qui perpétuent la pauvreté d’une génération à l’autre.  

    Les activités du Groupe de la Banque mondiale reposent avant tout sur des programmes pilotés par les pays qui visent à améliorer les conditions de vie, stimuler la croissance, accroître les revenus médians, créer des emplois, intégrer pleinement les femmes et les jeunes dans l'économie, relever les défis environnementaux et climatiques, et soutenir une économie plus forte et stable au profit de tous.  

    La tâche est ardue, et la voie à suivre complexe, mais ces objectifs sont au cœur des activités quotidiennes du Groupe de la Banque mondiale, qui poursuivra sa collaboration avec les pays pour les aider à améliorer le plus efficacement possible les conditions de vie de leurs habitants les plus défavorisés.

    Dernière mise à jour: oct. 02, 2019

  • Le Groupe de la Banque mondiale agit sur de nombreux fronts pour mettre un terme à la pauvreté, depuis le financement de projets susceptibles de transformer la vie des habitants jusqu’à la collecte et l’analyse des données et faits essentiels nécessaires pour que ces programmes ciblent les pauvres et les plus vulnérables. Le Groupe de la Banque mondiale procure ainsi un appui aux pouvoirs publics dans l’élaboration d’interventions plus inclusives et plus efficaces, dont peuvent bénéficier des populations entières, et dans la mise en place des conditions de la prospérité pour les générations futures. En voici quelques exemples :

    Croître

    • Un projet agricole entrepris dans l’État d’Enugu, au Nigéria, aide les agriculteurs et, parmi eux, en particulier les femmes, à accroître la productivité du riz, du manioc et du sorgho. Grâce à ce projet, les petits exploitants sont en mesure de financer la scolarité de leurs enfants et d’assurer la sécurité alimentaire de leur famille.

    • Le Mexique est confronté à de fortes inégalités de revenu, ainsi qu’à une concentration de la pauvreté dans quelques États. Le Groupe de la Banque mondiale a apporté son soutien (a) aux efforts déployés par les autorités en vue de mettre en place un système de protection sociale plus inclusif, efficace et intégré. Cet appui a notamment porté sur la reprise d’un programme d’allocations monétaires conditionnelles destiné à améliorer l’accès à l’enseignement supérieur et l’emploi dans l’économie formelle.

    • Dans le Bihar, l’un des États indiens les pauvres, un programme financé par la Banque mondiale (a) a considérablement amélioré les moyens de subsistance de la population en intégrant près de 10 millions de femmes des zones rurales au sein de groupes d’entraide et en leur permettant de lancer ou développer leur activité grâce à un meilleur accès aux financements et aux marchés.

    Investir

    • Un programme pilote mené dans une région défavorisée de l’Équateur (a) a recouru à une campagne de sensibilisation, d’information et d’incitation par SMS auprès de personnes prenant soin d'enfants, avec, à la clé, une amélioration considérable de l'état de santé et nutritionnel des enfants concernés.

    • Théâtre de conflits récurrents, le Baloutchistan affichait dans le secteur de l'éducation des indicateurs plus faibles que ceux des trois autres provinces du Pakistan. Un projet d'éducation (a) a été conçu pour remédier à une situation complexe où se conjuguaient conflits ethniques, désengagement des habitants, interférences politiques et problèmes de gouvernance et de gestion du secteur éducatif. Entre 2015 et 2018, le projet a contribué à la scolarisation de 53 000 enfants jusque-là privés d'école et à la construction ou la rénovation de bâtiments dans plus de 700 établissements. 

    • En Afghanistan, si l’accroissement du PIB réel a enregistré une légère amélioration entre 2015 et 2016, la croissance économique reste lente. Le soutien du Groupe de la Banque mondiale s’est attaché à aider les autorités à bâtir des institutions solides et responsables, favoriser une croissance inclusive et renforcer l’inclusion sociale. L’un de ces programmes a notamment permis de construire plus de 1 100 écoles et six établissements de formation des enseignants, avec, à la clé, la scolarisation au total de près de 9 millions d’enfants.

    • Selon les conclusions d’un rapport de la Banque mondiale consacré à la mobilité intergénérationnelle, les destinées d’un grand nombre d’individus dans le monde reste encore déterminé par la position sociale de leurs parents plus que par leur propre potentiel. Cette étude, qui montre notamment que l’ascension d’une génération à l’autre est particulièrement faible en Afrique subsaharienne, trace trois grandes pistes d’action pour améliorer la mobilité économique intergénérationnelle : favoriser l’égalité des chances pour tous, cultiver les aspirations individuelles et entreprendre des actions de développement adaptées au contexte local.

    • En Afghanistan (a), au Bangladesh (a), en Croatie (a), en Serbie (a) et au Viet Nam (a), des représentations cartographiques détaillées rendent compte de la diversité économique et des disparités dans les services publics au sein d’un pays donné. Cet outil, qui fait partie du processus d’évaluation de la pauvreté, permet aux décideurs politiques de concevoir des politiques et des programmes mieux ciblés sur les pauvres.

    Protéger

    • Les transferts monétaires sont une solution modeste mais efficace pour aider les femmes à se saisir de leur destin et leur permettre de prendre des décisions financières. En Égypte, le programme Takaful et Karama (solidarité et dignité) a bénéficié à ce jour à 2,26 millions de ménages, soit environ 10 % de la population du pays. Pour les femmes, c’est un moyen d'acquérir un pouvoir de décision en matière financière et de contribuer à la consommation, la qualité du régime alimentaire et la satisfaction des besoins de la famille. 

    • Les zones touchées par des conflits dans la région de Mindanao figurent parmi les plus pauvres des Philippines. Face au manque criant d’infrastructures et de services essentiels, la Banque mondiale et d’autres partenaires se sont employés à améliorer l’accès aux services et aux débouchés économiques, mais aussi à renforcer la cohésion sociale. Depuis dix ans, ces projets (a) ont contribué à la construction de systèmes d’adduction d’eau, de centres communautaires, d’équipements d’assainissement, de routes de desserte, d’installations de stockage des récoltes, et de matériel agricole et de pêche, au profit de 650 000 habitants dans 284 villages.

    • Le 25 avril 2015, un séisme de magnitude 7,8 frappait le Népal, suivi de plus de 460 répliques, faisant près de 9 000 victimes. Une évaluation des besoins réalisée après la catastrophe soulignait l’importance d’une reconstruction plus solide pour les 715 000 habitations détruites ou gravement endommagées. Le projet de reconstruction post-séisme au Népal s’est appuyé sur des solutions technologiques pour évaluer les dommages et déterminer les foyers pouvant bénéficier d’une aide à la reconstruction. Au mois d’août 2019, 680 000 ménages avaient été intégrés au programme de subventions, et environ 397 000 habitations entièrement reconstruites.

    • Des initiatives visant à recueillir des données à haute fréquence, notamment au Afrique (a) et au Tadjikistan (a), complètent les enquêtes classiques auprès des ménages et servent à déterminer les besoins les plus urgents de la population.

    Dernière mise à jour: oct. 02, 2019

Api


MULTIMÉDIA



DONNÉES


 
Accéder au site de Données ouvertes Arrow

Autres ressources: