COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

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Vue d'ensemble

  • Aujourd’hui, 55 % de la population mondiale, soit 4,2 milliards d’habitants, vivent en ville. Cette tendance devrait se poursuivre : d’ici 2050, avec le doublement du nombre actuel de citadins, pratiquement 7 personnes sur 10 dans le monde vivront en milieu urbain.

    Les villes générant plus de 80 % du PIB mondial, l’urbanisation peut, si elle est maîtrisée, favoriser une croissance durable en renforçant la productivité, en catalysant l’innovation et en faisant émerger de nouvelles idées.

    Cependant, une urbanisation galopante s’accompagne de nombreux défis. Il faut notamment répondre à l’accroissement de la demande de logements abordables, de réseaux de transport bien connectés et d’autres infrastructures, de services essentiels et d’emplois, en particulier pour le milliard de citadins pauvres qui vivent souvent dans des quartiers informels. En outre, la montée des conflits augmente le nombre de personnes déplacées, dont 60 % trouvent refuge dans des zones urbaines.

    La forme physique d’une ville et les modes d’occupation du territoire engagent l’avenir sur plusieurs générations, ouvrant la voie à une expansion urbaine intenable. La progression de l’utilisation des terres urbaines est supérieure de 50 % à la croissance démographique, ce qui devrait augmenter la superficie bâtie mondiale de 1,2 million de kilomètres carrés dans les trois prochaines décennies. Ce processus d’étalement urbain aggrave les pressions qui s’exercent déjà sur les ressources foncières et naturelles, avec, à la clé, des effets indésirables, sachant que les villes consomment actuellement près des deux tiers de l’énergie mondiale et qu’elles produisent plus de 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre.

    Parce qu’elles sont plus exposées aux risques de catastrophe et aux risques climatiques à mesure qu’elles se développent, les villes jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte contre les dérèglements du climat. Près de 500 millions de citadins vivent dans des zones côtières, ce qui les rend plus vulnérables aux ondes de tempête et à l’élévation du niveau de la mer. Dans les 136 plus grandes villes côtières du monde, 100 millions de personnes (soit un cinquième de leur population) et l’équivalent de 4 700 milliards d’actifs sont exposés à des risques d’inondation. Aujourd’hui, environ 90 % de l’expansion urbaine dans les pays en développement se fait à proximité de zones exposées à des risques naturels, sous la forme d’établissements informels et non planifiés.

    Les villes sont aussi en première ligne dans la lutte contre les épidémies. En raison de la pandémie de COVID-19 (coronavirus) qui sévit actuellement, les villes se retrouvent sous une tension extrême. Les conséquences du coronavirus concernent non seulement la santé publique, mais aussi le tissu économique et social. À la fois crise sanitaire, sociale et économique, la pandémie de COVID-19 révèle la manière dont les villes sont plus ou moins bien aménagées et gérées et leur capacité (ou incapacité) à fonctionner en temps de crise.

    La pandémie pose un défi à toutes les villes, qu’elles soient riches ou pauvres. Les mesures prises pour contenir la propagation du virus ont un impact massif sur les villes, lié à leur structure économique, leur degré de préparation face à une crise de cette ampleur — en particulier au niveau de leurs systèmes de santé publique et de fourniture des services — et du niveau de vulnérabilité de la santé et des moyens de subsistance de leur population, sachant que tous ces facteurs sont fonction de l’efficacité du système de gouvernance urbaine de chaque ville.

    Au-delà des atouts par lesquels elle se distingue en temps normal à l’échelle mondiale, à savoir son habitabilité, sa compétitivité ou encore sa durabilité, une ville doit avant tout fonctionner correctement à l’échelon de ses habitants, et ce d’autant plus en période de crise.

    Bâtir des villes « fonctionnelles », c’est-à-dire inclusives, saines, résilientes et durables, nécessite d’intenses efforts de coordination des politiques et des choix d’investissement intelligents. Les autorités nationales et locales doivent impérativement prendre dès à présent des mesures afin de préparer le développement à venir des villes et de créer des opportunités pour tous.

    Dernière mise à jour: avr. 14,2020

  • Les activités de la Banque mondiale dans le domaine du développement urbain visent à bâtir des villes durables grâce à un processus d’urbanisation écologique, inclusif, compétitif et résilient. Elles contribuent ainsi à la réalisation du 11e Objectif de développement durable (ODD), du Nouveau Programme des Nations Unies pour les villes (a), ainsi qu’au double objectif que s’est fixé la Banque : mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

    La Banque mondiale investit en moyenne 5 milliards de dollars par an dans des projets de financement axés sur le développement urbain durable et destinés à aider les villes à faire face aux exigences liées aux processus d’urbanisation. Son portefeuille dans ce secteur compte 225 projets en cours, pour un montant total de 29,74 milliards de dollars alloués sous la forme de divers instruments : financements pour des projets d’investissement, prêts à l’appui des politiques de développement et programmes axés sur les résultats.

    Ces activités reposent sur des approches intégrées pour la transformation des systèmes urbains essentiels, et s'articulent autour de quatre priorités :

    1. Améliorer les systèmes de planification et les capacités locales

    Ce premier axe stratégique consiste à aider les villes à renforcer leurs systèmes de planification et leurs capacités, afin d’améliorer la conception, l’aménagement et la gestion des actifs municipaux et de l’environnement urbain. De nombreuses villes ne disposent pas des capacités de planification et techniques suffisantes pour faire face aux défis qui accompagnent une urbanisation rapide : hausse massive des déchets, dysfonctionnement des transports en commun, manque d’accès aux possibilités d’emploi, pollution de l’air, etc.

    Pour y remédier, la Banque offre aux villes divers outils de diagnostic pour mieux étayer la prise de décisions en matière de planification, ainsi que les choix d’investissement dans les infrastructures et les services urbains. S’agissant de la pandémie de COVID-19 et des mesures visant à faciliter une reprise rapide, les villes pourront par exemple mettre en place des programmes de sensibilisation sociale en matière de santé publique, des chantiers de travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre ou encore des projets de réfection de quartiers insalubres. Elles peuvent aussi exploiter la technologie pour assurer des interventions d’urgence sanitaire efficaces.

    2. Renforcer les systèmes budgétaires et financiers

    Ce deuxième axe stratégique vise à mobiliser et maximiser de multiples sources de financement pour les villes en améliorant leurs systèmes budgétaires et financiers. À l’échelle mondiale, les besoins d’investissements dans les infrastructures urbaines s'élèvent entre 4 500 et 5 400 milliards de dollars par an, dont 9 à 27 % destinés à développer des infrastructures à faibles émissions et résilientes aux changements climatiques. Alors que l’essentiel des besoins se situent dans les pays en développement, l’aide internationale ne permet d’en couvrir qu’une petite fraction et nombre de villes ne sont pas financièrement en mesure de remédier à leurs problèmes d’infrastructures.

    Le Groupe de la Banque mondiale occupe une place privilégiée pour aider les villes à accéder à des financements provenant de multiples sources, en mobilisant notamment le secteur privé, mais aussi à renforcer durablement leurs capacités et systèmes budgétaires. Dans un contexte marqué par la pandémie de COVID-19, il s’emploie en particulier à garantir la viabilité budgétaire e financière des villes en période de crise sanitaire.   

    3. Promouvoir le développement territorial

    Le troisième axe stratégique vise à promouvoir le développement des territoires dans les pays et les villes en développement. L’activité économique est en effet extrêmement concentrée : la moitié de la production mondiale est rassemblée sur 1,5 % seulement de la planète. Cette concentration est inévitable, mais aussi souhaitable. Des études montrent que l’une des clés de la prospérité et de la paix des pays réside dans la maîtrise du développement territorial : rapprocher les personnes et les entreprises dans les villes, ce qui permet d’exploiter des économies d’agglomération afin de stimuler la productivité, la création d’emplois et la croissance économique.

    Les travaux de la Banque mondiale ne considèrent pas simplement les villes comme des entités fonctionnant en vase clos, mais s'intéressent au tissu territorial dans sa globalité et sa diversité. Il s’agit d’identifier les priorités dans les régions en retard, de relier les espaces urbains et ruraux et de combler les inégalités territoriales dans les villes, avec l’objectif d’accélérer la croissance économique et de rapprocher les habitants des gisements d’emplois de meilleure qualité.

    4. Renforcer la résilience urbaine face aux changements climatiques

    Le dernier axe stratégique consiste à renforcer la résilience aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques. Du fait de la concentration croissante des personnes et des biens dans les villes, la planète est soumise à un nombre de plus en plus grand de chocs et de tensions complexes. Les pertes annuelles mondiales dues aux catastrophes naturelles d’origine climatique et autres dans les villes se chiffraient à 314 milliards de dollars en 2015, et pourraient se monter à 415 millions de dollars d’ici 2030, avec pour conséquence de ponctionner considérablement les investissements publics, en particulier dans les pays pauvres.

    Les segments les plus pauvres de la population sont particulièrement vulnérables, car ils vivent généralement dans des sites plus dangereux et qu’ils ne disposent pas des filets de sécurité nécessaires pour se relever des chocs économiques ou environnementaux. Sans un développement urbain inclusif et soucieux des enjeux du changement climatique, 100 millions de citadins supplémentaires risquent de basculer dans la pauvreté d’ici 2030.

    La Banque s’attache à améliorer la capacité des villes à s’adapter à une variabilité climatique accrue et à atténuer les effets des dérèglements du climat en renforçant la résilience des infrastructures, en mobilisant des capitaux et en finançant des stratégies et analyses climatiques en amont.

    Ces quatre priorités s’articulent autour de six branches d’activité :

    • Villes et croissance économique
    • Pauvreté en milieu urbain et inclusion
    • Infrastructures et services municipaux
    • Logements et terrains financièrement abordables
    • Gestion, ressources financières et gouvernance urbaines
    • Villes et environnement urbain

    Dernière mise à jour: avr. 04,2020

  • Services de recherche et d’analyse

    Appréhender les ressorts de l’urbanisation à différentes échelles : la Banque mondiale consacre une large palette de travaux de recherche au développement urbain durable. Ses examens des modèles d’urbanisation (a), entrepris à l’échelle des régions ou des pays, offrent aux dirigeants municipaux un cadre pour identifier de possibles distorsions et analyser les priorités d’investissement. Ces examens ont donné lieu à l’expérimentation de prototypes destinée à développer un corpus de connaissances sur les défis de l’urbanisation et leurs implications en matière de politique publique dans différents contextes nationaux — ces travaux pilotes concernent la Colombie, l’Inde, l’Indonésie et le Viet Nam. À l’échelon des villes, la Banque propose un outil de diagnostic permettant de forger une vision commune pour chaque ville concernée. Une étude consacrée à la ville de Karachi et intitulée Transforming Karachi into a Livable and Competitive Megacity, a ainsi permis d’orienter 876 millions de dollars de financements pour des projets d’investissement multisectoriels dans la ville pakistanaise.

    D’autres analyses et outils récents visent à aider les villes à gérer l’urbanisation et à soutenir une croissance durable et inclusive : 

     

     

    Lutter contre la pandémie de COVID-19

    • Les catastrophes provoquées par des aléas naturels sont susceptibles de frapper sans prévenir, avec des conséquences dévastatrices pour la population, les infrastructures, les biens et l’économie tout entière. Il en est de même de la pandémie de coronavirus (COVID-19) qui sévit actuellement.
    • En plus de ses lourdes conséquences sanitaires, la pandémie est à l’origine de pertes économiques considérables au niveau des ménages, des entreprises et des pouvoirs publics, ainsi que d’un impact de grande ampleur sur le quotidien et les moyens de subsistance des populations, du fait des mesures de confinement, de la désorganisation des chaînes d’approvisionnement et du coup de frein brutal porté à l’activité commerciale.
    • Depuis plusieurs décennies maintenant, la Banque mondiale et la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) (a) aident les autorités nationales et locales à se prémunir contre les aléas naturels (inondations, sécheresses, cyclones, séismes, tsunamis, etc.) et à atténuer leurs effets. Chaque année, elles consacrent en moyenne 5 milliards de dollars d’investissement dans des projets de gestion du risque de catastrophe et de résilience urbaine.
    • L’intérêt de la prévention et de l’anticipation (a) se justifie en effet d’un point de vue économique, qu’il s’agisse de réduire les risques en renforçant les infrastructures notamment ou de déployer des politiques et des programmes qui contribuent à protéger les personnes les plus pauvres et vulnérables contre les conséquences des catastrophes.  
    • Les financements à l’appui de politiques de développement assortis d’une option de tirage différé en cas de catastrophe (Cat DDO) (a) sont un instrument financier innovant qui permet à un pays d’avoir rapidement accès à des fonds (en moins de 48 heures) pour des interventions d’urgence en cas de survenue d’un épisode climatique extrême ou d’une épidémie.  
    • Cet instrument fonctionne en quelque sorte comme une obligation catastrophe paramétrique, en ce qu’il fournit des fonds dont le décaissement est subordonné à la survenue d’une catastrophe dans le pays bénéficiaire.
    • Il s’apparente à une police d’assurance ou de ré-assurance, à la différence que ce mécanisme de financement conditionnel, une fois déclenché, débouche sur un prêt (ou une ligne de crédit) auprès de la Banque mondiale.
    • À ce jour, 17 pays ont souscrit une option Cat DDO, pour un montant total de 2,4 milliards de dollars (1,2 milliard de dollars ont déjà été décaissés dans le cadre de huit projets), tandis que ce type de financement est en cours de préparation pour 13 autres pays.

     

    Financer le Nouveau programme pour les villes

     

    La Banque mondiale aide les villes et les gouvernements nationaux à déployer le cadre financier requis pour attirer des investissements et assurer ce faisant leur croissance durable. Elle aide les pays à mettre en place et à renforcer les institutions urbaines afin d'améliorer leurs infrastructures et leurs services, par exemple :

    • En Afrique subsaharienne, la Banque mondiale consacre environ 1,1 milliard de dollars à des projets urbains centrés sur l’optimisation des performances financières et institutionnelles et le soutien à la décentralisation en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda, au Sénégal et en Tanzanie.
    • Au Maroc, un prêt de la Banque mondiale de 200 millions de dollars vise à renforcer les capacités d’investissement de la ville de Casablanca en améliorant le système de gestion des recettes municipales et en attirant des investissements privés dans les infrastructures et les services par le biais de partenariats public-privé.

    Il faut également trouver des moyens innovants pour mobiliser les investissements, y compris auprès de sources privées et non traditionnelles, en promouvant des mécanismes de valorisation foncière par exemple, parfois en association avec les banques multilatérales de développement et d'autres organismes, et à travers la réforme des transferts budgétaires inter-administrations et le renforcement des financements des municipalités.

    • Dans le cadre de son Programme pour la résilience des villes (CRP) (a), la Banque mondiale promeut une stratégie de mobilisation des capitaux qui encourage une collaboration avec les responsables municipaux qui s’étend au-delà de ses prêts pour jouer un rôle de catalyseur de solutions de financement pour le développement. Le programme s’emploie pour cela à mettre les villes en relation avec des possibilités de cofinancement auprès de donateurs et d’autres institutions financières internationales. Il aide également les villes, dans la mesure du possible, à associer investissements publics et financements privés en mobilisant la participation du secteur privé.
    • Le Programme de développement pour des villes résilientes (RECIDE), un partenariat entre l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) et la Banque mondiale, donne aux villes d'Afrique subsaharienne les moyens de renforcer leur résilience et d'accéder à un plus large éventail d'options de financement. Le RECIDE a reçu l'autorisation d'accéder à des ressources du plan d'investissement extérieur de l'Union européenne (UE) à hauteur de 100 millions d'euros en garanties et de 14 millions d'euros en assistance technique pour rechercher, conclure et effectuer des transactions.
    • L’Initiative de la Banque mondiale pour améliorer la solvabilité des villes (CCI) (a) cherche à renforcer les résultats financiers des autorités locales et à les préparer à recourir aux places financières nationales et régionales sans disposer de garantie souveraine. Elle a permis de former plus de 630 responsables municipaux de 250 villes dans 26 pays.

    Promouvoir le développement territorial

    • Le rapport de la Banque mondiale East Asia and Pacific Cities: Expanding Opportunities for the Urban Poor (a) encourage les villes de la région Asie de l’Est et Pacifique à assurer une croissance urbaine équitable à travers une approche multidimensionnelle de l’urbanisme tenant compte de l’inclusion économique, spatiale et sociale afin de stimuler la croissance et réduire la pauvreté.
    • Un autre rapport, intitulé Raising the Bar for Productive Cities in Latin America and the Caribbean (a), propose une analyse rigoureuse des principaux facteurs qui limitent la productivité des villes de la région et montre, exemples à l’appui, comment la planification, les investissements et les réformes de la politique publique visant à promouvoir un système urbain plus connecté, et partant plus intégré, peuvent favoriser la croissance économique et l’inclusion.
    • Un nouveau rapport consacré à l’Afrique subsaharienne (Which Way to Livable and Productive Cities? A Road Map For Sub-Saharan Africa) rassemble un vaste corpus de travaux analytiques qui montrent qu'il est impossible de parvenir à l’habitabilité et à la prospérité urbaines si l'on ne distingue pas les priorités des grandes villes et celles des petites villes. Le manque de capacités institutionnelles dans les petites villes d'Afrique peut nécessiter une transition plus lente des responsabilités en matière de planification et de gestion des investissements, ainsi qu'une assistance technique renforcée pour que les institutions puissent s'acquitter de leurs tâches.
    • Au Kenya, alors que le nord du pays n’a pratiquement pas profité de la hausse générale du niveau de vie, la Banque mondiale est en train de lancer un programme de développement multisectoriel (a) destiné à mettre en place des projets dans les transports, l’eau, l’énergie, l’agriculture, les moyens de subsistance et la protection sociale afin de relier cette région aux marchés nationaux et internationaux.

    Renforcer la résilience des villes aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles

    Ces dernières années, la Banque mondiale a mené des projets urbains dans plus de 140 pays, et elle a investi 4,5 milliards de dollars au cours de l’exercice 2019 dans la gestion des risques de catastrophe.

    • Au Mozambique, le projet sur les villes et le changement climatique, financé par un crédit de 120 millions de dollars de l'IDA, prévoit un système de drainage des eaux pluviales doté de 11 kilomètres de canaux et de systèmes de protection pour lutter contre les inondations et renforcer la résilience face aux risques météorologiques. Peu après le passage des cyclones Idai et Kenneth qui ont touché des millions de personnes, le port de Beira a été remis rapidement en service et la ville nettoyée, en partie grâce à ce projet. Cette opération comprend en outre l’installation de lampadaires solaires qui, pendant un certain temps, ont été la seule source d’éclairage urbain. Pour aider au relèvement après les dégâts causés par le cyclone Idai, la Banque mondiale a annoncé une aide de près de 700 millions de dollars pour le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe. Le Mozambique a reçu un financement de 350 millions de dollars au titre du Mécanisme de réponse aux crises de l’IDA pour rétablir l’approvisionnement en eau, rebâtir les infrastructures endommagées et restaurer les cultures dévastées. Cette aide doit aussi contribuer à lutter contre les épidémies, à assurer la sécurité alimentaire et la protection sociale et à mettre en place des systèmes d’alerte précoce dans les communautés sinistrées.

    La Banque mondiale facilite également des partenariats mondiaux, notamment avec l'Agence française de développement (AFD) et la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB), afin d'appuyer les efforts de résilience urbaine déployés par les pays.

    • À travers le Programme pour la résilience des villes (CRP), qui bénéficie notamment du soutien de la GFDRR et du secrétariat d’État à l’économie de la Suisse (SECO), la Banque mondiale aide des villes du monde entier à réunir les moyens financiers nécessaires pour renforcer la résilience aux changements climatiques et aux risques naturels, faire connaître aux investisseurs des projets financièrement viables et accroître la sécurité et la résilience de millions de personnes. Le CRP a pour objectif d’aider les villes à intégrer les enjeux de la résilience dans leurs projets d’investissement et à mobiliser des fonds au-delà des prêts alloués par la Banque mondiale. Pour ce faire, il apporte son soutien au processus de planification et à la mobilisation de capitaux. S’agissant de l’aide à la planification, le programme s’associe aux acteurs des nouvelles technologies pour mettre au point des solutions numériques qui permettent une meilleure compréhension des environnements naturel et bâti. Concernant l’appui aux financements, il mobilise donateurs, institutions financières internationales et conseillers financiers afin de permettre aux villes d'accéder à des capitaux.
    • La résilience urbaine est indissociable des enjeux écologiques. La Plateforme mondiale pour des villes durables (GPSC) (a) de la Banque mondiale regroupe 28 villes dans onze pays.
      • L’enveloppe de 151 millions de dollars de financements apportée par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a permis de mobiliser 2,4 milliards de dollars en cofinancement de projets. La plateforme favorise l’accès à des solutions intégrées et à des connaissances de pointe pour les villes qui cherchent à améliorer leur résilience et leur durabilité urbaine globale. Elle fournit pour cela des indicateurs et des outils, une aide à la planification et à la gestion urbaines intégrées et une assistance pour améliorer les capacités de financement des villes. 
      • Le Cadre de développement durable des villes (USF) (a) est un exemple de la façon dont la GPSC fournit des solutions et des informations aux villes. Ce document d'orientation comprend un cadre de mesure intégrant 177 indicateurs de durabilité qui permet aux villes de suivre leurs progrès en la matière. Les 14 indicateurs « de base » les plus importants correspondent à l’ODD 11.
      • La GPSC contribue ainsi à l'établissement de séries de données exhaustives liés à chaque indicateur, ce qui permet de suivre les progrès réalisés à l'échelle internationale vers la réalisation de l'ODD 11, de comparer les performances de villes similaires et de favoriser le partage de connaissances entre villes. La GPSC utilise actuellement les indicateurs de base pour réaliser une évaluation comparative dans plus de 30 villes du monde.

     

    Autres résultats

    Au Belize, la Banque mondiale a apporté son concours au gouvernement pour l’élaboration et la réalisation du Plan national d’investissement pour la résilience au changement climatique (NCRIP) par le biais du projet pour la résilience des infrastructures face au changement climatique (a). Le pays a ainsi pu se positionner auprès d’institutions financières internationales pour lever des ressources financières supplémentaires en faveur de l’action climatique. Dans les pays des Caraïbes orientales, la Banque mondiale a mobilisé plus de 200 millions de dollars pour accroître la résilience aux dérèglements du climat et réduire, de manière stratégique, la vulnérabilité des pays au changement climatique et aux catastrophes naturelles, notamment grâce à un financement de 83 millions de dollars du Fonds stratégique pour le climat (a) ; il s’agit aussi de renforcer la résilience après la survenue d’une catastrophe naturelle, à l’instar du projet de réduction de la vulnérabilité sur l’île de Sainte-Lucie (a).

    En Colombie, les autorités nationales ont soutenu un éventail de réformes institutionnelles et politiques en appui au processus de paix. Bénéficiant du soutien de la Banque mondiale (a), ces efforts visent à renforcer les institutions chargées de la gestion foncière et de l’aménagement du territoire mais aussi à améliorer la gestion financière à l’échelon infranational et à établir des priorités pour les investissements.

    En Géorgie, le projet de développement régional (a) a pour but d’aider les régions à consolider leurs infrastructures afin de tirer pleinement parti d’une activité touristique en plein essor, ce qui contribuerait ainsi au développement de la compétitivité et de la croissance économique à l’échelle locale. En Azerbaïdjan, les prêts de la Banque mondiale (a) ont soutenu la réhabilitation du principal site de décharge et la création d'une société publique de gestion des déchets, ce qui a porté la population desservie par le système officiel de gestion des déchets solides à 74 % en 2012. Cette aide a également permis d'adopter d'autres pratiques de gestion durable des déchets, ce qui a permis d'atteindre un taux de recyclage et de réutilisation de 25 %.

    En Indonésie, le programme national de réhabilitation des quartiers insalubres (a), qui bénéficie de fonds additionnels importants grâce à un cofinancement de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB), s’emploie actuellement à améliorer l’accès aux infrastructures et aux services urbains dans les quartiers pauvres. En Argentine, le projet de transformation du Grand Buenos Aires s’attache à améliorer les conditions de vie d’environ 48 000 habitants de quartiers défavorisés.

    En Jordanie et au Liban, deux projets connexes viennent en aide aux autorités et aux communautés locales qui accueillent des réfugiés syriens, au moyen de dispositifs solides de consultation et de retour d’information. Le projet en Jordanie, destiné à la remise en état urgente d’infrastructures municipales (a), a profité à deux millions de personnes, dont 250 000 réfugiés syriens. Au Liban, les interventions destinées à résorber les tensions ont en l’espace d’un an bénéficié à 250 000 personnes (soit le triple de l’objectif initialement prévu), résidant en majorité dans les communautés d’accueil situées à proximité des camps de réfugiés. Grâce à ces initiatives, plus d’un million de Libanais disposent aujourd’hui de services publics améliorés. 

    Au Pakistan (a), la Banque mondiale prête main-forte aux cinq plus grandes villes de la province du Pendjab, par le biais d’un financement basé sur les résultats d’un montant de 150 millions de dollars, destiné à améliorer leur système de planification, de gestion des ressources et de responsabilisation. Les pouvoirs publics mettent en œuvre des plans de développement intégré et de gestion des actifs à moyen terme, en hiérarchisant les interventions sur la base d’éléments factuels pour les infrastructures et les services municipaux, ce qui a conduit à un meilleur recouvrement des recettes, à une diminution des dépenses et, de fait, à un élargissement de l’assise financière. Pour mieux rendre compte de l’action publique, des systèmes automatisés mettent à disposition du public des informations et des dispositifs de réclamation ; par ailleurs, des sites web actualisent régulièrement les données concernant les budgets et les achats.

    Alors que le Viet Nam connaît une urbanisation galopante, le projet de rénovation urbaine (a), financé à hauteur de 382 millions de dollars par la Banque mondiale, a amélioré la qualité de vie de 7,5 millions de citadins pauvres en modernisant les réseaux d’adduction d’eau et d’assainissement, ainsi que les routes, les égouts, les lacs, les canaux et les ponts.

    Dernière mise à jour: avr. 14,2020

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