COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

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Vue d'ensemble

  • La gestion durable de l’environnement est vitale pour la croissance économique et le bien-être des populations. Bien gérés, les ressources naturelles renouvelables, les bassins hydrographiques ainsi que les zones terrestres et marines non protégées (productives) peuvent former le socle d’une croissance inclusive soutenue, assurer la sécurité alimentaire et contribuer à réduction de la pauvreté. Les ressources naturelles procurent des moyens de subsistance à des centaines de millions de personnes et génèrent d’importantes recettes fiscales. Les écosystèmes régulent l’air, l’eau et le sol dont nous dépendons tous, et offrent une protection unique et d’un bon rapport coût-efficacité contre les événements climatiques extrêmes et les conséquences du changement climatique.

    Essentiels à la croissance à long terme de secteurs économiques tels que l’agriculture, la foresterie, la pêche et le tourisme, des écosystèmes en bonne santé sont à l’origine de plusieurs centaines de millions d’emplois. Un tiers des 100 plus grandes villes au monde puisent leur eau dans des zones protégées. Les trois quarts des 115 principales cultures alimentaires mondiales dépendent de la pollinisation animale. Dans les pays en développement, les forêts, les lacs, les cours d’eau et les océans procurent une part significative de l’alimentation, des combustibles et des revenus des ménages, et constituent un précieux filet de sécurité en temps de crise, en particulier pour les populations pauvres en milieu rural. 

    Mais l’intégrité et la fonctionnalité de ces biens naturels vitaux sont de plus en plus menacées. Quelque 60 à 70 % des écosystèmes de la planète se dégradent plus vite qu’ils ne peuvent se reconstituer. La mauvaise gestion de l’environnement et des ressources naturelles entraîne des pertes économiques significatives. Ainsi, 80 milliards de dollars seraient dilapidés chaque année (a) du fait de la mauvaise gestion de la pêche en haute mer. La pollution atmosphérique est responsable d’un dixième des décès dans le monde, ce qui en fait désormais le quatrième facteur de risque de mortalité prématurée, et elle constitue une source de pertes considérables en termes de bien-être et de revenu. La nature est en danger : sur les 8 millions d'espèces animales et végétales répertoriées actuellement, un million sont menacées d'extinction dans les prochaines décennies, alerte le dernier rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) (a).

    Dernière mise à jour: sept. 30, 2019

  • La mission fondamentale du Groupe de la Banque mondiale est de parvenir à un monde sans pauvreté. Il s’est fixé à cette fin un double objectif : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et favoriser, dans chaque pays, une prospérité partagée au profit des 40 % les plus pauvres, tout en promouvant un développement durable. 

    Qu’il s’agisse de financer l’accès à l’électricité pour les écoliers dans les zones rurales ou d’investir dans des infrastructures de transport public pour améliorer l’habitabilité des villes, la Banque aborde le développement, dans tous les secteurs, à travers le prisme de l’inclusion sociale et de la viabilité environnementale à long terme : l’enjeu est de faire en sorte que les progrès profitent aux pauvres et ne s’opèrent pas au détriment des générations futures. Ses projets d’investissement sont en outre encadrés par des politiques de sauvegarde qui visent à gérer les risques environnementaux et sociaux et qui ont fait l’objet d’une mise à jour dans le cadre du nouveau Cadre environnemental et social de la Banque mondiale entré en vigueur le 1er octobre 2018. Ce cadre garantit notamment une meilleure protection des populations les plus vulnérables et de l’environnement, ainsi qu’une mobilisation accrue des parties prenantes. 

    Le pôle Environnement, ressources naturelles et économie bleue de la Banque mondiale apporte un savoir, une assistance technique et un financement aux pays à revenu faible ou intermédiaire afin de les aider à gérer durablement leurs ressources terrestres, marines et d’eau douce. Ces pays pourront ainsi créer des emplois, améliorer leurs moyens de subsistance, renforcer les services écosystémiques (captage du carbone, pollinisation ou régulation de l'eau), faire reculer la pollution et accroître leur résilience aux effets du changement climatique. Ce pôle contribue à placer les pays en développement sur la trajectoire d’une croissance propre et verte, pour que leur économie soit résiliente et leur population en bonne santé. 

    Il favorise la prise de décisions avisées grâce à des travaux d’analyse et le recours à des méthodologies d’économie environnementale et de comptabilité du capital naturel (a). En effet, lorsqu’ils disposent de données chiffrées et d’éléments factuels, les pays sont mieux à même de saisir les opportunités de croissance, d’évaluer le coût de la pollution et les risques climatiques, d’identifier des synergies et de comprendre les répercussions des choix de politique publique et d’investissement avec le souci d’un développement durable. 

    Le pôle Environnement, ressources naturelles et économie bleue supervise un portefeuille de 151 projets totalisant 8,06 milliards de dollars. Au cours de la dernière décennie, la Banque a géré la plus grande source de fonds multilatéraux de développement dédiés à la biodiversité, à la gestion durable des forêts et à la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages. Tous les projets approuvés au cours de l’exercice 2019 (ce qui représente près de 1,5 milliard de dollars d’engagements) soutiennent les objectifs de lutte contre le changement climatique, avec des effets positifs sur le plan de l’adaptation, de l’atténuation des émissions et de la réduction de la pauvreté. Cependant, il faut redoubler d’efforts si l’on veut convaincre les gouvernements et les citoyens qu’investir dans l’environnement est synonyme d’investir dans le développement, et mobiliser des financements adéquats. Aussi la Banque mondiale est-elle un membre actif et un allié important des partenariats axés sur le savoir, le financement et la sensibilisation.

    Dernière mise à jour: sept. 30, 2019

    • Au Maroc, la Banque mondiale a apporté son soutien aux politiques de croissance verte déployées par les autorités dans divers domaines tels que l’énergie, l’agriculture, la pêche et la gestion des déchets. Une meilleure gestion des ressources naturelles contribue à créer davantage d’emplois, de valeur et de bien-être à partir des atouts disponibles, et à renforcer la résilience au changement climatique. Le démantèlement progressif des subventions aux combustibles fossiles, par exemple, a favorisé les gains d’efficacité énergétique et rendu les énergies renouvelables plus compétitives. L’amélioration de la gouvernance dans le secteur de la pêche contribue par ailleurs à la préservation des moyens de subsistance d’environ 500 000 Marocains.

    • Au Brésil, grâce à un programme qui allie conservation et développement socio-économique, la Banque et ses partenaires ont contribué à créer, étendre et renforcer environ 60 millions d’hectares de zones protégées dans la forêt pluviale amazonienne (a). La prochaine phase de ce projet vise à assurer la conservation de 73 millions d’hectares de forêt, à promouvoir une gestion durable des terres sur 52 700 hectares et à appuyer des actions qui permettront de réduire les émissions de CO2 de 300 millions de tonnes d’ici 2030.

    • Le projet Propreté de l’air et environnement durable contribue à lutter contre la pollution des briqueteries et des transports au Bangladesh. Jusqu’ici, il a favorisé l’adoption de technologies de fabrication des briques qui réduisent les émissions de particules et de gaz à effet de serre et amélioré la sécurité des piétons en rénovant les trottoirs et en construisant des passerelles.

    • Le projet Qualité de l’air et transports écologiquement viables du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a permis aux pays d’Amérique latine de combattre la pollution en renforçant leurs solutions de transport public et en encourageant la population à se déplacer en train, en bus ou en vélo plutôt qu’en voiture. À Buenos Aires, la bicyclette est désormais devenue le mode de transport principal ou complémentaire de quelque 180 000 personnes.

    • L’initiative de « Grande muraille verte » pour le Sahara et le Sahel (a) est un programme transcontinental visant à renforcer la résilience de la population et des écosystèmes du Sénégal à l’Éthiopie. La Banque mondiale et le FEM soutiennent ce projet par le biais du Programme pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest (SAWAP), un programme d’investissement de 1,1 milliard de dollars déployé dans 12 pays. Au mois de juin 2018, le SAWAP avait recensé 22 millions de bénéficiaires directs, étendu les pratiques de gestion durable des terres à plus de 1,5 million d’hectares et renforcé les capacités d’adaptation de 6 130 institutions.

    • En Éthiopie, le SAWAP a eu un impact positif sur les agriculteurs et les communautés locales en leur permettant de transformer des sols dégradés en terres productives. Environ 406 000 hectares de terres font l’objet d’une gestion durable, et cette superficie devrait être portée à 1,4 million d’hectares au titre d’un nouveau projet de 100 millions de dollars axé sur la résilience des paysages et des moyens de subsistance (a). Quelque 3,2 millions de personnes bénéficieront d’un meilleur accès à l’eau, d’une plus grande sécurité alimentaire, de rendements agricoles plus élevés et de sources de revenu plus diversifiées. Des titres fonciers seront délivrés à près de 500 000 ménages, dont notamment 11 000 jeunes sans terres en échange de la restauration de terres communautaires dégradées. 

    • En Indonésie, où l’on considère que les deux tiers des récifs coralliens sont menacés par la surpêche, le projet de restauration et de gestion des récifs coralliens (a) a aidé 358 communautés du littoral en créant des zones marines protégées, en réduisant les pratiques de pêche destructrices et illicites et en faisant augmenter les revenus tirés de ces ressources marines vitales. 

    • Au cours des deux dernières décennies, la Banque a aidé la Chine à éliminer plus de 219 000 tonnes de substances responsables de l'appauvrissement de la couche d'ozone (a), qui contribuent au changement climatique. C’est l’équivalent des émissions annuelles de carbone de plus de 186 millions de voitures particulières.

    • Le Botswana utilise les méthodes de comptabilisation du capital naturel (a) proposées par le Partenariat mondial pour la comptabilisation du patrimoine et la valorisation des services d’écosystèmes (WAVES) (a) pour élaborer des politiques économiques plus durables face aux pénuries d’eau : des « comptes des ressources en eau » aident les pouvoirs publics à identifier les secteurs (agriculture, mines et tourisme, notamment) susceptibles de prospérer tout en réduisant au minimum leur consommation d’eau.

    • Au Mozambique, le projet MozBio (a) a pour objectif de renforcer la préservation des principales aires protégées du pays et d’améliorer les conditions de vie des communautés riveraines. Il apporte son soutien à un réseau de réserves et de parcs nationaux, contribue au renforcement des capacités de gestion et promeut l’écotourisme ainsi que le développement d’opportunités économiques et d’activités de subsistance axées sur la conservation de la nature et la biodiversité. Le projet MozBio recense à ce jour 31 719 bénéficiaires directs (dont 37 % de femmes) dans les aires protégées et 20 833 bénéficiaires dans le cadre des sous-projets de développement communautaire ; il a également permis de créer 1 549 emplois dans le secteur du tourisme. 

    Dernière mise à jour: sept. 30, 2019

  • Les partenariats, qui permettent de mettre en commun compétences, moyens d’accès et ressources, sont une composante de plus en plus importante de l’engagement de la Banque mondiale en faveur de l’environnement. Y participent le secteur public, le secteur privé, ainsi que des organisations multilatérales et des acteurs de la société civile, qui veulent ainsi faire progresser des actions collectives contre certains des problèmes environnementaux les plus urgents.

    Le programme PROBLUE (a), administré par la Banque mondiale, soutient le développement durable et intégré des ressources marines et côtières avec le souci de préserver la santé des océans. Il s’inscrit dans le cadre d’un portefeuille d’activités dans le secteur de l’économie bleue qui s’élève à environ 5 milliards de dollars, auxquels s’ajoute 1,65 milliard de dollars supplémentaires pour des projets encore en préparation. PROBLUE s’articule autour de quatre grands thèmes : pêche et aquaculture durables ; lutte contre la pollution marine, due notamment aux déchets et aux plastiques ; développement de secteurs comme le tourisme, le transport maritime et les énergies marines renouvelables ; et renforcement des capacités des pouvoirs publics à gérer leurs ressources marines et à mobiliser des financements auprès du secteur privé. 

    Le partenariat mondial PROGREEN a été lancé à New York au mois de septembre 2019, avec une contribution de démarrage de 200 millions d’euros apportée par l’Allemagne. Il est destiné à renforcer les mesures visant à lutter contre la déforestation, restaurer les terres dégradées, améliorer les moyens d’existence des communautés rurales pauvres et réduire les émissions de gaz à effet de serre. PROGREEN aidera les pays à réaliser leurs objectifs de développement durable et à tenir leurs engagements nationaux et internationaux, au nombre desquels la réduction de la pauvreté, avec une efficacité maximale par rapport aux coûts.

    Créé en 1997 sous la houlette de la Banque mondiale, le Programme pour les forêts (PROFOR) (a) promeut l’importance d’analyses approfondies, de processus innovants, d’échanges de connaissances et de concertations pour mettre en place des politiques forestières solides qui permettront d’obtenir de meilleurs résultats sur de nombreux plans : moyens de subsistance et financements, mais aussi gouvernance forestière, restauration des forêts et changement climatique.

    Avec l’appui de plusieurs donateurs, la Banque mondiale a créé le Programme pour la gestion de la pollution et la santé de l'environnement (PMEH) (a), dans le but d’aider les pays en développement à réduire la pollution et ses conséquences mortelles. Nombre de politiques, outils et technologies de lutte contre la pollution de l’air et de l’eau existent déjà et pourraient, s’ils étaient mis en œuvre à grande échelle, sauver des millions de vies, en particulier dans les pays qui s’urbanisent rapidement, comme la Chine, l’Inde et le Nigéria.

    Créé sous l'égide de la Banque mondiale, le Programme mondial sur la durabilité (GPS) vise à placer plus largement la prise de décision sous le prisme du développement durable. Il s’inscrit dans la continuité du partenariat WAVES (a), qui, depuis sa création il y a dix ans, a collaboré avec une vingtaine de pays pour une meilleure comptabilisation et valorisation de leur patrimoine naturel dans leurs choix de développement. Le GPS contribuera à la réalisation des Objectifs de développement durable en soutenant les efforts entrepris par les pays en développement en vue d’assurer une gestion durable de leur capital naturel. 

    La Banque mondiale est le chef de file d’un partenariat mondial qui œuvre à la conservation de la faune et de la flore sauvages et à la prévention de la criminalité liée aux espèces sauvages aux fins du développement durable. Le « Programme mondial pour la vie sauvage », créé en 2015 et financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), est doté de 213 millions de dollars et actif dans 29 pays en Asie, en Afrique et en Amérique latine et Caraïbes. Il s’attache à concevoir et à mettre en œuvre des stratégies nationales pour aider les pays à lutter contre le braconnage et le trafic d’espèces sauvages, protéger les habitats naturels et favoriser un développement économique fondé sur la vie sauvage. 

    Le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, institué en 2010, réunit Interpol, le secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), l’Organisation mondiale des douanes et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), ainsi que la Banque mondiale. Il s’attache à promouvoir l’application effective des législations nationales et internationales, afin de promouvoir le développement durable ainsi qu’un partage équitable des bienfaits issus de la gestion durable des ressources naturelles. Le Consortium a mis au point un outil d'analyse de la criminalité liée aux espèces sauvages et de la criminalité forestière (a) ; déjà utilisé dans plusieurs pays, cet outil permet d’analyser le niveau d’application et de respect de la loi.

    TerrAfrica est un partenariat mondial piloté par les pays qui lutte contre la dégradation des terres en Afrique subsaharienne en favorisant des pratiques durables de gestion des terres et des eaux dans 24 pays.

    Dernière mise à jour: sept. 30, 2019

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