Maroc
EN CHIFFRES : MAROC
VUE D’ENSEMBLE : MAROC
L’économie est diversifiée : les services représentent environ la moitié du PIB, l’industrie un quart, et l’agriculture demeure essentielle à l’emploi et au bien-être rural. La croissance est portée par un secteur manufacturier dynamique, les exportations de services et la reprise du tourisme, tandis qu’une sécheresse prolongée a accentué les vulnérabilités climatiques et la rareté de l’eau. Parmi les secteurs phares figurent les phosphates et les engrais, les industries automobile et aérospatiale, le tourisme, l’agroalimentaire et la pêche, ainsi qu’un créneau numérique et de délocalisation en pleine expansion. Le complexe portuaire de Tanger-Med consolide le rôle du Maroc comme plateforme logistique, tandis que les investissements dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les chaînes de valeur liées aux véhicules électriques soutiennent sa transition industrielle.
L’urbanisation atteint environ 65 %, concentrant la croissance dans les villes mais laissant subsister des disparités rurales et spatiales. La pauvreté a reculé (3,9 % en 2022), bien que les inégalités (Gini ~40,5) et les écarts entre zones urbaines et rurales restent importants. Le chômage demeure élevé, notamment chez les jeunes et les femmes, avec un taux d’activité féminine de seulement 19 %. L’économie informelle est très présente, les MPME se heurtent à des obstacles en matière de financement et de compétences, et des défis de capital humain persistent malgré les progrès réalisés dans les domaines de la santé et de l’éducation. L’élargissement de la protection sociale, les réformes de la gouvernance et l’assainissement des finances publiques visent à renforcer la résilience.
La croissance à court terme est freinée par le ralentissement du secteur agricole, même si l’activité non agricole et les transferts de fonds demeurent solides. L’inflation s’est atténuée, offrant une certaine marge de manœuvre politique. Les perspectives à moyen terme dépendront du maintien du dynamisme du secteur privé, de l’amélioration de la sécurité hydrique, du renforcement de l’inclusion — en particulier pour les femmes et les jeunes — ainsi que de l’accroissement de la compétitivité et de la productivité afin de bâtir une économie plus verte et plus résiliente.
Additionally, the government recently pledged to prioritize job creation in the years to come as the labor market remains weak. Real GDP growth remained stable around 3.8 percent in 2024 (vs 3.7 percent in 2023), pulled down by a 4.8 percent contraction of the agricultural sector. At 4.8 percent, non-agricultural GDP growth was more resilient, owing to an upswing of phosphates and construction. Domestic demand has been mainly driven by investment. Supported by appropriate monetary policy response by BAM, inflation receded from a high of more than 10 percent in February 2023, resulting from the supply shock, to 0.9 percent in 2024.
Morocco’s external position remains strong. Despite fast-growing imports resulting from the recovery of domestic demand, solid manufacturing exports, tourism inflows, and remittances kept the current account deficit at close to 1.2 percent of GDP in 2024, largely financed with Foreign Direct Investment (FDI).
Le Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural a permis à plus de 1,1 million de personnes vivant dans des villages reculés du Maroc d’accéder à une source d’eau potable fiable et sûre. Cette initiative a sensiblement amélioré la qualité de vie en réduisant les maladies hydriques et en créant des emplois pour plus de 2 000 gardiens de bornes-fontaines. Elle a joué un rôle essentiel en garantissant l’accès à l’eau potable, permettant ainsi à un plus grand nombre d’enfants de fréquenter régulièrement l’école et aux adultes de s’engager dans des activités productives.
Le programme ENNAJAA (Performance du secteur public), qui vise à améliorer la performance et la transparence des opérations gouvernementales et de la prestation de services, a produit des résultats significatifs, notamment une augmentation de près de 7 % des recettes fiscales supplémentaires grâce à un meilleur respect des obligations fiscales au niveau national, et une hausse de 22 % des recettes perçues par les 10 plus grandes municipalités au niveau infranational. Un financement additionnel permettra d’accélérer la modernisation de l’administration publique à travers la numérisation et des réformes de la gestion des finances publiques.
Le prêt de la Banque mondiale destiné à améliorer les résultats en matière de développement de la petite enfance dans le Maroc rural a soutenu la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain, avec un accent particulier sur le développement de la petite enfance. Depuis le lancement, en 2018, du programme d’expansion préscolaire par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et des Sports, le taux de scolarisation des enfants de quatre et cinq ans est passé de 45 % à 78,7 % à l’échelle nationale en 2024. Les efforts en cours portent également sur la conception et la mise en œuvre d’une stratégie innovante de changement de comportement visant à améliorer les indicateurs de nutrition ainsi que de santé maternelle et infantile.
Le changement climatique représente une menace sérieuse pour la croissance économique et le potentiel humain du Maroc, mais des investissements et des politiques adaptés peuvent ouvrir la voie à un avenir plus durable.
Un nouvel outil de diagnostic de la Banque mondiale, le Rapport sur le climat et le développement du pays consacré au Maroc, analyse les liens entre climat et développement et identifie les actions prioritaires pour renforcer la résilience et réduire les émissions de carbone, tout en soutenant la croissance économique et en réduisant la pauvreté.
Le rapport identifie trois domaines prioritaires : la lutte contre la pénurie d’eau et les sécheresses ; le renforcement de la résilience face aux inondations ; et la décarbonation de l’économie. Il examine également des enjeux transversaux liés au financement, à la gouvernance et à l’équité.
Son message central est que si le Maroc investit dès maintenant dans l’action climatique et met en œuvre les mesures politiques appropriées, les bénéfices seront considérables. Des actions climatiques ambitieuses contribueront à revitaliser les zones rurales, à créer des emplois et à positionner le Royaume comme un pôle industriel vert, tout en soutenant la réalisation de ses objectifs de développement. Le rapport met en évidence des pistes clés pour décarboner l’économie, notamment en réduisant la dépendance aux énergies fossiles et en déployant à grande échelle l’énergie solaire et éolienne.
Selon le rapport, l’investissement total nécessaire pour placer le Maroc sur la voie d’une économie résiliente et sobre en carbone d’ici les années 2050 s’élèverait à environ 78 milliards de dollars (en valeur actuelle). Ces investissements pourraient être progressifs et, avec des politiques appropriées, une part importante pourrait être assumée par le secteur privé.
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