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Vue d'ensemble

Les systèmes de transport sont un levier essentiel de l'action de la Banque mondiale pour réaliser son double objectif de lutte contre la pauvreté et de promotion d’une prospérité partagée. Moyennant des politiques et des ressources appropriées, le transport offre de nombreux atouts pour doper les économies, contribuer à la lutte contre le changement climatique et permettre aux populations d'accéder à des services essentiels comme la santé ou l'éducation. 

La crise de la COVID-19 n'a fait que souligner l'importance des transports : au cours de l'année écoulée, ils ont en effet joué un rôle déterminant pour acheminer des acteurs essentiels jusqu'à leur lieu de travail, maintenir l'économie à flot et organiser rapidement la distribution mondiale de vaccins. Cependant, la situation actuelle a aussi mis en relief les vulnérabilités du secteur, les opérateurs du monde entier ayant subi de graves perturbations et des pertes massives. 

Alors que le monde commence à se relever de la pandémie, repenser la mobilité est désormais une priorité pour renforcer la résilience des pays et créer les conditions d'une reprise plus verte et plus inclusive.  

La réduction de l'impact des transports sur le climat est au nombre des priorités les plus urgentes. Le secteur contribue à 23 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l'énergie, une proportion qui pourrait dépasser 30 % au cours de la prochaine décennie si rien n'est fait. Il est donc indispensable de mettre en œuvre des solutions ambitieuses pour réduire l'empreinte carbone des systèmes de transport actuels et futurs. Les options les plus prometteuses en la matière résident dans la modification des politiques et des investissements qui guident la conception des réseaux de transport public, l'efficacité énergétique des véhicules, la gestion de la demande, le développement régional et l'utilisation des terres. 

La sécurité routière est un autre défi majeur pour le secteur des transports. Les accidents de la circulation font plus de 1,35 million de victimes par an, dont 93 % dans les pays en développement, et 50 millions d'usagers de la route sont gravement blessés chaque année. On estime que les décès et les blessures dus à ces accidents amputent de 1 à 5 % le PIB des pays à revenu faible ou intermédiaire. En revanche, en baissant de moitié le nombre de tués sur les routes, le PIB par habitant de certains pays pourrait progresser de 22 % sur vingt ans. 

Le transport durable doit par ailleurs synonyme de transport inclusif, mais le secteur a encore beaucoup de chemin à parcourir pour assurer l'équité d'accès aux services. En effet, un milliard d'habitants de la planète sont encore éloignés de plus de deux kilomètres d'une route praticable par tous les temps, et une femme sur six dans le monde renonce à chercher un emploi par crainte du harcèlement dans les transports. 

L'élargissement de l'offre de transports durables, en particulier pour les communautés à faible revenu ou vulnérables, sera pour les pays un outil puissant au service du développement humain et de l'inclusion sociale. Ainsi, dans les régions rurales du Maroc, un accès plus facile aux voies routières s'est accompagné d'une augmentation de 17 à 54 % du taux de scolarisation des filles en primaire. Et à Lima (Pérou), 100 000 emplois supplémentaires seront accessibles aux habitants des quartiers les plus pauvres grâce à la mise en service d'une nouvelle ligne de métro. 

Outre leurs retombées sur le développement humain, les investissements dans les transports produisent des bénéfices économiques considérables. La transition vers une mobilité durable pourrait permettre d'économiser 70 000 milliards de dollars d'ici à 2050 en tenant compte de l'ensemble des coûts du transport : véhicules, carburant, coûts d'exploitation, mais aussi pertes résultant de la congestion du trafic. Par ailleurs, un accès plus facile aux routes pourrait aider l'Afrique à assurer son autosuffisance alimentaire et permettrait de créer un marché régional des denrées d'une valeur de 1 000 milliards de dollars d'ici 2030.

 

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Xavier Muller