Europe et Asie centrale - Vue d'ensemble

  • PIB ($ US courants)


    Évolution récente

    La croissance économique dans la région Europe et Asie centrale (a) devrait se tasser à 1,9 % en 2019, contre 3,2 % en 2018. Ce ralentissement résulte en partie de la faiblesse de l'économie turque, qui fait suite aux fortes tensions sur les marchés financiers enregistrées l'an dernier, ainsi que de l'atonie de l'activité en Russie sur fond de réduction de la production de pétrole.

    La croissance régionale devrait s'améliorer en 2020-21, avec cependant d'importantes variations au sein de la région marquées par un net tassement en Europe centrale et une croissance robuste en Asie centrale.

    Prévisions

    Les conséquences d'une activité plus faible que prévu dans la zone euro et la montée des incertitudes politiques au niveau mondial font partie des risques externes qui pèsent sur la région.

    Le retour des tensions financières en Turquie pourrait également perturber la croissance régionale, tandis que l'éventualité d'une chute brutale des prix de l'énergie expose les exportateurs de la région à des risques de dégradation.

    Le ralentissement de l'activité en Russie pourrait impacter les envois de fonds vers l’Asie centrale et l’Europe de l'Est, qui représentent une part importante du revenu de la région.

  • La stratégie régionale de la Banque mondiale pour l'Europe et l'Asie centrale s'articule autour de trois axes prioritaires :

    • Renforcer le capital humain pour accroître la productivité, en investissant dans les systèmes de santé, en améliorant les compétences, en soutenant la transition vers les nouvelles technologies et en investissant dans les filets sociaux pour protéger les ménages pauvres.

    • Bâtir des bases solides et renforcer la résilience en faveur de la croissance, en consolidant la stabilité macroéconomique et financière, en mettant en place une gouvernance et des institutions efficaces et en développant les capacités d'adaptation face à des menaces mouvantes telles que le changement climatique.

    • Favoriser les marchés afin d'atteindre des niveaux élevés de productivité dans le secteur privé, en encourageant l’entrepreneuriat, la concurrence et l’innovation, en facilitant l’accès à de nouveaux marchés et à la technologie, en promouvant l’intégration économique régionale et en participant aux chaînes de valeur mondiales.

    Aide et soutien de la Banque mondiale

    Au cours de l’exercice 2019, la Banque mondiale a approuvé une enveloppe de 4,3 milliards de dollars de financements pour la région au titre de 40 projets, dont 3,7 milliards de dollars de prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 583 millions de dollars d’engagements de l’Association internationale de développement (IDA). Elle a également conclu 22 accords de services de conseil remboursables avec huit pays, pour un total de 39 millions de dollars. Ces accords ont permis de fournir des conseils techniques en matière de finances publiques et de réformes budgétaires, dans le domaine de l’aménagement et du développement urbains, ainsi que pour le renforcement des systèmes éducatifs et des compétences pour l’emploi.

  • Le Groupe de la Banque mondiale œuvre en collaboration avec les pays de la région pour lutter contre la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée en aidant à bâtir des institutions plus responsables, à augmenter l’investissement privé, à améliorer les services publics, à rénover l’infrastructure, à protéger l’environnement, à soutenir le développement humain et à favoriser l’insertion des populations marginalisées.

    Afin de proposer à ces pays des solutions de développement intégrées qui leur permettent de faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, la Banque s’attache à déterminer précisément quelles sont les interventions qui aboutissent à des résultats et produisent un impact. Elle peut ainsi, en mesurant ces réalisations et en assurant leur suivi, mieux répondre aux besoins et favoriser l’obtention de meilleurs résultats de développement.

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    Services de conseil remboursables

    Les pays à revenu intermédiaire intéressés par des produits du savoir très spécifiques qui dépassent les capacités de financement de la Banque mondiale sur ses propres ressources sollicitent de plus en plus l’expertise technique de la Banque via ses services de conseil remboursables.

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    Travaux d’analyse

    Outre ses produits financiers et ses services de conseil remboursables, la Banque mène d’importants travaux de recherche sur des thématiques essentielles pour la région. Par ces analyses, elle entend faire profiter les pays de la région d’un savoir mondial, en l’adaptant à leurs besoins.

    En savoir plus (a)

  • Union européenne, Commission européenne et autres institutions

    La Région Europe et Asie centrale de la Banque mondiale a établi un partenariat stratégique avec l'Union européenne (UE). Avec la Commission européenne et les institutions financières internationales (IFI) européennes, elle s’attache à renforcer la capacité des pays clients à absorber les financements alloués par l'UE.

    La Banque mondiale travaille aussi en étroite collaboration avec les institutions de l’UE, les IFI européennes (Banque européenne d'investissement [BEI] et Banque européenne pour la reconstruction et le développement [BERD]) et le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la seconde Initiative de Vienne (a). Celle-ci a pour objectif d’améliorer les systèmes bancaires et la coordination entre les organismes de réglementation bancaire des pays membres et non membres de l'UE.

    En novembre 2012, le Groupe de la Banque mondiale, la BERD et le Groupe de la BEI ont uni leurs forces dans un nouveau Plan d'action conjoint des institutions financières internationales (a). L’une des grandes priorités de ce plan d’action est d’assurer le financement constant des petites et moyennes entreprises, qui sont les principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois en Europe et Asie centrale.

    La Banque s'emploie par ailleurs à promouvoir l'intégration des Roms, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont la Commission européenne, le Fonds pour l'éducation des Roms et divers organismes nationaux qui mènent des actions dans ce domaine.

    Enfin, elle travaille également avec le Fonds anticrise de la Communauté économique eurasienne (EURASEC), ainsi qu’avec la Banque eurasienne de développement, pour apporter des financements complémentaires aux pays à faible revenu de la région.

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