Europe et Asie centrale - Vue d'ensemble

  • PIB ($ US courants)


    Évolutions et perspectives économiques

    La croissance dans la région Europe et Asie centrale a ralenti à 3,1 % en 2018, tandis que les projections indiquent un tassement à 2,1 % en 2019, sur fond de fléchissement de la croissance mondiale et de conjoncture incertaine.

    Les pays de la région affichent cependant des performances contrastées. La Russie, principale économie de la région, a fortement contribué à la croissance régionale, à l’instar de l’Albanie, de la Hongrie, de la Pologne et de la Serbie, qui ont enregistré une accélération de l'activité.

    Avec des marchés financiers et une monnaie sous pression, la Turquie a en revanche vu sa croissance chuter : le PIB turc ne devrait progresser que de 1 % en 2019, contre 7,4 % en 2017.

    La croissance régionale devrait reprendre des couleurs en 2020-21, les projections tablant sur une reprise progressive en Turquie qui viendra compenser un rythme de croissance plus modéré en Europe centrale.

    La région est cependant confrontée à des problèmes de long terme qui la fragilisent : outre le vieillissement de leur population, les pays d’Europe et Asie centrale doivent également faire face au déclin de leur productivité, à l’affaiblissement des investissements et au changement climatique.

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  • La stratégie de la Banque mondiale pour la région Europe et Asie centrale s’attache à renforcer la productivité et la résilience en promouvant les trois axes suivants :

    • des fondations solides, afin d’accroître la productivité et la résilience — stabilité macroéconomique et financière, gouvernance et institutions efficaces, environnement propice à une croissance tirée par le secteur privé, et capacité à s’adapter à l’évolution des risques posés notamment par le changement climatique ;
    • les marchés, afin de parvenir à une croissance forte et solidaire — soutenir l’expansion du secteur privé, encourager l’entrepreneuriat, la concurrence et l’innovation, faciliter l’accès à de nouveaux marchés et à la technologie, favoriser l’intégration économique régionale et participer aux chaînes de valeur mondiales ;
    • la productivité de la main-d’œuvre, afin de remédier aux vulnérabilités et d’encourager l’émergence d’une classe moyenne — investir dans la santé maternelle et infantile et dans les filets sociaux pour protéger les ménages en période de difficultés, soutenir la transition numérique, améliorer la productivité du travail et le taux d’activité pour faire progresser les revenus, promouvoir l’inclusion et la participation citoyenne au profit d’une prospérité partagée.

    Aide et soutien de la Banque mondiale

    Au cours de l’exercice 2018, la Banque mondiale a approuvé une enveloppe de 4,5 milliards de dollars de financements pour la région au titre de 37 projets, dont 3,6 milliards de dollars de prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 1 milliard de dollars d’engagements de l’Association internationale de développement (IDA).

    Elle a également conclu 35 accords de services de conseil remboursables avec 11 pays, pour un total de 74,9 millions de dollars. Ces accords ont permis de fournir des conseils techniques en matière de finances publiques et de réformes budgétaires, d’aménagement et de développement urbains, et de renforcement du système éducatif et des compétences pour l’emploi.

  • Le Groupe de la Banque mondiale œuvre en collaboration avec les pays de la région pour lutter contre la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée en aidant à bâtir des institutions plus responsables, à augmenter l’investissement privé, à améliorer les services publics, à rénover l’infrastructure, à protéger l’environnement, à soutenir le développement humain et à favoriser l’insertion des populations marginalisées.

    Afin de proposer à ces pays des solutions de développement intégrées qui leur permettent de faire face aux défis auxquels ils sont confrontés, la Banque s’attache à déterminer précisément quelles sont les interventions qui aboutissent à des résultats et produisent un impact. Elle peut ainsi, en mesurant ces réalisations et en assurant leur suivi, mieux répondre aux besoins et favoriser l’obtention de meilleurs résultats de développement.

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    Services de conseil remboursables

    Les pays à revenu intermédiaire intéressés par des produits du savoir très spécifiques qui dépassent les capacités de financement de la Banque mondiale sur ses propres ressources sollicitent de plus en plus l’expertise technique de la Banque via ses services de conseil remboursables.

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    Travaux d’analyse

    Outre ses produits financiers et ses services de conseil remboursables, la Banque mène d’importants travaux de recherche sur des thématiques essentielles pour la région. Par ces analyses, elle entend faire profiter les pays de la région d’un savoir mondial, en l’adaptant à leurs besoins.

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  • Union européenne, Commission européenne et autres institutions

    La Région Europe et Asie centrale de la Banque mondiale a établi un partenariat stratégique avec l'Union européenne (UE). Avec la Commission européenne et les institutions financières internationales (IFI) européennes, elle s’attache à renforcer la capacité des pays clients à absorber les financements alloués par l'UE.

    La Banque mondiale travaille aussi en étroite collaboration avec les institutions de l’UE, les IFI européennes (Banque européenne d'investissement [BEI] et Banque européenne pour la reconstruction et le développement [BERD]) et le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la seconde Initiative de Vienne (a). Celle-ci a pour objectif d’améliorer les systèmes bancaires et la coordination entre les organismes de réglementation bancaire des pays membres et non membres de l'UE.

    En novembre 2012, le Groupe de la Banque mondiale, la BERD et le Groupe de la BEI ont uni leurs forces dans un nouveau Plan d'action conjoint des institutions financières internationales (a). L’une des grandes priorités de ce plan d’action est d’assurer le financement constant des petites et moyennes entreprises, qui sont les principaux moteurs de l’innovation et de la création d’emplois en Europe et Asie centrale.

    La Banque s'emploie par ailleurs à promouvoir l'intégration des Roms, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont la Commission européenne, le Fonds pour l'éducation des Roms et divers organismes nationaux qui mènent des actions dans ce domaine.

    Enfin, elle travaille également avec le Fonds anticrise de la Communauté économique eurasienne (EURASEC), ainsi qu’avec la Banque eurasienne de développement, pour apporter des financements complémentaires aux pays à faible revenu de la région.

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