Changement climatique - Vue d'ensemble

Les arguments en faveur de l’action climatique n’ont jamais été aussi forts. Tempêtes, inondations, sécheresses : les événements météorologiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses, affectant des millions de personnes dans le monde. Le changement climatique menace les ressources en eau et la sécurité alimentaire, les chaînes d’approvisionnement agricoles, et de nombreuses villes côtières.

Les pauvres présentent des vulnérabilités spécifiques aux effets du changement climatique, et il est urgent d’agir. Selon un rapport récent de la Banque mondiale intitulé Shock Waves: Managing the Impact of Climate Change on Poverty, en l’absence d’une action rapide et résolue, le changement climatique pourrait faire basculer 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté à l’horizon 2030.

Pour relever ce défi, le Groupe de la Banque mondiale est en train d’intégrer le changement climatique à l’ensemble de ses opérations, en reconnaissance du fait que le changement climatique et le développement sont inextricablement liés, et que des actions ambitieuses sont nécessaires pour mettre le monde sur la voie d’une croissance résiliente et sobre en carbone.

De l’accord à l’action

Le 12 décembre 2015, 195 nations ont conclu un accord historique lors de la COP21 de Paris : maintenir, d’ici 2100, le réchauffement global sous les deux degrés Celsius, le seuil au-dessus duquel les scientifiques prédisent des changements planétaires irréversibles.

Dans le cadre du processus de Paris, plus de 180 pays ont soumis leurs contributions nationales pour exposer les actions qu’ils prévoient d’entreprendre pour réduire les émissions et renforcer la résilience aux effets du changement climatique. Parmi ces pays, 140 travaillent avec le Groupe de la Banque mondiale.

Les investissements figurant dans les contributions nationales nécessiteront plus de 10 000 milliards de dollars par an au cours des 15 prochaines années. Le Groupe de la Banque mondiale est en train d’accroître son action pour aider les pays à faire face à leurs difficultés immédiates et à respecter les engagements pris dans le cadre de leurs contributions. Des plans sont en cours de discussion pour aider les pays à satisfaire leurs besoins spécifiques, pour déterminer dans quels domaines ils souhaiteraient recevoir une assistance de la part du Groupe de la Banque mondiale, et pour intégrer ceux-ci dans des cadres de partenariat-pays.

Depuis 2011, le Groupe a engagé 52 milliards de dollars dans plus de 900 projets liés au climat, soit une moyenne de 10,3 milliards de dollars par an. Rien que sur l’exercice 2015, 188 investissements ont porté sur le changement climatique et concerné 59 pays. Ceux-ci ont couvert un large éventail d’opérations, allant du soutien apporté aux agriculteurs pour qu’ils s’adaptent au changement climatique à l’aide de semences résistantes à la sécheresse, en passant par de nouveaux investissements dans les énergies renouvelables.

Doper le financement de l’action climatique

En octobre 2015, son président Jim Yong Kim a annoncé (a) que la part des financements climatiques dans le portefeuille du Groupe de la Banque mondiale pourrait croître de 21 à 28 % d’ici 2020, afin de faire face à la demande de ses clients. En y ajoutant les cofinancements, cette progression porterait le montant total des projets axés sur le climat à 29 milliards de dollars par an à l’horizon 2020.

Parallèlement, le Groupe a bien conscience que les financements nécessaires pour réaliser la transition vers une économie résiliente et sobre en carbone ne se comptent pas en milliards, mais en milliers de milliards. Si les fonds publics et les financements concessionnels internationaux ont un rôle de catalyseur essentiel à jouer, cette transition sera en fin de compte financée par le secteur privé.

La Société financière internationale (IFC), la branche du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, a mobilisé le montant record de 2,2 milliards auprès d’autres investisseurs au cours de l’exercice 2015, ce qui montre qu'il existe une forte demande en faveur d’investissements dans les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie et l’adaptation au changement climatique. Depuis qu’elle a commencé en 2005 à assurer le suivi des composantes « climato-intelligentes » de ses activités d’investissement et de conseil, l’IFC a alloué environ 13 milliards de dollars au financement à long terme de programmes portant sur les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie, l’agriculture durable, les bâtiments écologiques et l’adaptation du secteur privé au changement climatique.

Donner un prix à la pollution imputable au carbone

Mener à bien la transition vers une économie mondiale sobre en carbone impliquera également d’établir des prix justes, de mettre fin aux subventions sur les combustibles fossiles et de tarifer la pollution due aux émissions de carbone.

Afin de promouvoir davantage cette exigence, le Groupe de la Banque mondiale, en conjonction avec des autorités nationales et infranationales, des entreprises et des organisations de la société civile, a annoncé le lancement officiel de la Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone (a) à l’occasion de la conférence de Paris sur le climat. 

De plus en plus d’entreprises sont en train de s’apercevoir que la mise en place d’une stratégie sobre en carbone peut s’avérer bénéfique pour leurs résultats financiers. Pour cette raison, plus de 400 sociétés ont introduit en interne un prix du carbone, et plus de 1 000 (y compris dans les secteurs du pétrole et du gaz) appellent à la création d’un système universel de tarification du carbone.

Jamais encore la volonté générale de donner un prix au carbone n’a été affirmée avec une telle envergure et une telle unité. En 2015, le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, ont constitué un Comité de haut niveau pour la tarification du carbone composé de chefs d'État et de responsables d’entités infranationales qui a été lancé lors de la COP21 de Paris. 

Dernière mise à jour: mars 29, 2016

Catalyser l’action sur le climat

Changement climatique et pauvreté sont inextricablement liés. Selon le rapport Shock Waves (a) du Groupe de la Banque mondiale, à défaut d’une action rapide, les conséquences du changement climatique pourraient faire basculer 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté à l’horizon 2030.

Le changement climatique présentant d’immenses défis en matière de développement, il est essentiel que les questions de climat et de développement soient abordées conjointement. Le monde va devoir nourrir 9 milliards de personnes d’ici 2050, fournir une énergie abordable à tous, et étendre l’accès au logement et aux services à 2 milliards de nouveaux urbains, le tout en minimisant les émissions et en renforçant la résilience aux chocs climatiques.

Pour relever ce défi, le Groupe de la Banque mondiale reconnaît l’importance fondamentale d’intégrer les risques et les opportunités liés au climat à l’ensemble de son programme d’action pour le développement. À cet égard, il a élaboré un Plan d’action contre le changement climatique qui a pour objectif d’intégrer les questions climatiques à l’ensemble de ses opérations et d’aider plus efficacement les pays à respecter les engagements pris dans le cadre de leurs contributions nationales. Ce plan détaille un certain nombre d’actions concrètes et ambitieuses visant à renforcer la résilience aux effets du changement climatique et à accroître les efforts du Groupe là où il existe d’immenses bénéfices potentiels : amélioration de l’efficacité énergétique et de la résilience des villes, développement des transports verts, parmi d’autres.

Réaliser la transition vers une économie résiliente et sobre en carbone nécessitera des milliers de milliards de nouveaux investissements. Pourtant, si les fonds publics et les financements concessionnels internationaux ont un rôle de catalyseur essentiel à jouer, cette transition sera en fin de compte financée par le secteur privé.

À cet égard, le Groupe de la Banque mondiale a su trouver des moyens innovants pour mobiliser des ressources supplémentaires en travaillant avec ses partenaires. Cela inclut les efforts déployés par la Société financière internationale qui, depuis l’exercice 2010, se sont traduits par le déploiement de 300 millions de dollars émanant de bailleurs de fonds qui sont venus appuyer plus de 40 projets climato-intelligents et ont permis de lever 1,2 milliard de dollars d’investissements de l’IFC pour son propre compte et 4 milliards de dollars d’autres investisseurs, ce qui représente un multiplicateur de 17. Son Fonds catalyseur (a) a levé plus de 418 millions de dollars auprès d’investisseurs institutionnels et de fonds souverains intéressés par les opportunités liées à la croissance verte.

Un autre exemple de réussite remarquable est la création des Fonds d’investissement climatiques (CIF) (a), dotés de 8,3 milliards de dollars. Ils constituent les plus importants fonds climatiques internationaux au monde, et procurent des financements à 72 pays par l’intermédiaire des banques multilatérales de développement, de manière à permettre les transformations qui mèneront à un développement climato-résilient et à faible intensité de carbone. Environ 4,1 milliards de dollars de financements au titre des CIF investis dans des projets liés aux énergies renouvelables et aux technologies propres du Groupe de la Banque mondiale ont permis de lever 9,8 milliards auprès de la BIRD et de l’IFC, 10,8 milliards de dollars de fonds publics et 14,4 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés.

Le Groupe administre en outre 18 fonds de finance carbone (a) et dispositifs connexes qui ont soutenu plus de 150 projets dans 75 pays clients (a). Depuis l’année 2000, ces initiatives ont permis d’éliminer l’équivalent de 196 millions de tonnes d’émissions de CO2 par l’intermédiaire des projets qu’elles appuient et de lever 4,36 milliards de dollars en financements concessionnels.

L’IFC a commencé en 2005 à assurer le suivi des composantes « climato-intelligentes » de ses activités d’investissement et de conseil. Depuis cette date, l’IFC a alloué environ 13 milliards de dollars au financement à long terme de programmes portant sur les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie, l’agriculture durable, les bâtiments écologiques et l’adaptation du secteur privé au changement climatique. Sur l’exercice 2015, l’IFC a consacré 22 % de ses financements à long terme à des investissements climato-intelligents (contre un objectif de 20 %).

Le service de la Trésorerie de la Banque mondiale (a) et l’IFC (a) sont en outre parmi les plus grands émetteurs d’obligations vertes : la Banque mondiale (BIRD) en a émis pour 8,6 milliards de dollars et le service de la Trésorerie de l’IFC pour 3,8 milliards de dollars.

Le produit des obligations vertes émises par la BIRD va à environ 80 projets visant à accroître la résilience au changement climatique.

Voici quelques exemples de réalisations :

  • En Chine, deux projets axés sur la maîtrise de l’énergie dans l’industrie devraient aboutir à une réduction des émissions de carbone qui équivaudra au retrait de la circulation de 2,7 millions de voitures chaque année, selon une formule de calcul appliquée par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA).
  • Au Mexique, un projet visant à améliorer la gestion forestière devrait permettre de réduire la déforestation et la dégradation des forêts sur 1,6 million d’hectares, c’est-à-dire sur une superficie plus vaste que l’État du Connecticut aux États-Unis.

La Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR) (a) est un partenariat mondial géré par le Groupe de la Banque mondiale et soutenu par 34 pays et 9 institutions internationales. Il s’agit d’un organe de financement et d’assistance technique qui appuie la gestion du risque de catastrophe à l’échelle de l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale et qui reflète l’approche globale et multisectorielle promue par l’institution dans ce domaine. Au cours des dix dernières années, le Groupe s’est imposé comme un chef de file mondial dans la gestion du risque de catastrophe en aidant les pays clients à évaluer leur exposition aux aléas naturels et à y faire face. Le portefeuille de projets du Groupe dans ce secteur a augmenté de plus de 50 % au cours des quatre dernières années, passant de 3,7 milliards de dollars en 2012 à 5,7 milliards de dollars en 2015, et il représente actuellement 12,3 % de l’ensemble des financements de l’institution, contre 9,4 % en 2012. 

Dernière mise à jour: mars 29, 2016

L’action du Groupe de la Banque mondiale a par exemple permis d’obtenir les résultats suivants :

Le Groupe appuie l’accès des communautés rurales du Bangladesh (a) à l’électricité solaire hors réseau. Ce projet est devenu le premier programme d’énergies renouvelables au Bangladesh à générer 1,1 million de crédits carbone, et le premier programme (a) de systèmes solaires domestiques au monde dans le cadre du Mécanisme de développement propre (MDP) (a) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Les crédits carbone sont vendus au Fonds carbone pour l’aide au développement de proximité (CDFC) (a) de la Banque mondiale, générant ainsi un flux de recettes qui permet de financer de nouveaux panneaux solaires et de développer le programme. Avec l’accès à l’électricité, les populations bénéficient de nouveaux emplois et d’une augmentation de leurs revenus, les enfants peuvent étudier plus tard le soir, et la sécurité des familles est améliorée. Le Bangladesh possède l’un des programmes d’énergies renouvelables qui connaissent la croissance la plus rapide au monde, avec plus de 3,5 millions de systèmes solaires domestiques installés qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance de 9 millions de personnes.

Avec le soutien des CIF (a), le Maroc est entré dans l’histoire au début de l’année 2016 lorsque la première phase de la plus grande centrale solaire thermique à concentration du monde a été inaugurée officiellement. Elle fournira de l’électricité à plus d’un million de foyers marocains à l’horizon 2018, avec sans doute un excédent d’énergie qui pourra être exporté vers l’Europe et au-delà. Composé de quatre centrales, le complexe solaire de Noor devrait atteindre une capacité installée de plus de 500 mégawatts et permettre de réduire les émissions de carbone de 760 000 tonnes par an. Les CIF ont contribué à ce projet à hauteur de 435 millions sous la forme de financements concessionnels apportés par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale (BIRD).

Appuyée par un apport de 125 millions de dollars du Fonds pour les technologies propres (a), qui dépend des CIF, l’extension d’une centrale géothermique sur les sites indonésiens d’Ulubelu et de Lehendong (a) se traduira par une augmentation de 150 MW de la capacité de production totale. Près d’un million de foyers bénéficieront ainsi d’une électricité plus fiable et plus propre, et plus d’un million de tonnes d’émissions de CO2 seront évitées chaque année.

Au Viet Nam, l’adoption d’approches climato-intelligentes (a) de la culture du riz a aidé plus de 33 000 agriculteurs à produire davantage tout en faisant baisser leurs coûts et en réduisant leurs émissions de méthane. Passer de l’irrigation par immersion à une alternance d’humidification et de séchage des parcelles a permis de réduire les coûts des intrants de 20 %, d’augmenter la productivité de 5 à 10 %, et de faire baisser significativement les émissions de méthane et la quantité d’eau utilisée.

Dans les Caraïbes, le Groupe de la Banque mondiale collabore avec le Département d'État des États-Unis (a) pour développer un mécanisme d’assurance pour les petites pêcheries touchées par les événements météorologiques extrêmes (a) liés au changement climatique. Dans le secteur de la pêche, à l’échelle mondiale, près de 90 % des emplois et 50 % des prises destinées à la consommation humaine sont liés à des petites pêcheries. Ainsi, accroître l’accès des pêcheurs à des produits financiers tels que les assurances contre les risques climatiques renforcera la résilience d’un secteur économique vital.

À l’occasion de la COP21, le Groupe de la Banque mondiale s’est allié aux sept autres banques multilatérales de développement pour plaider en faveur d’un accroissement de l’assistance financière et technique aux pays qui mettent en œuvre des solutions de transport durables. Ces organisations vont mettre davantage l’accent sur les solutions de transport sobres en carbone, continuer à harmoniser les outils et indicateurs utilisés pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports, et développer conjointement une approche plus systématique pour généraliser la résilience climatique dans les transports.

Les conséquences du changement climatique vont se faire sentir principalement par ses retombées sur l’eau : à l’horizon 2025, 1,8 milliard de personnes vivront dans des zones de pénurie absolue en eau.

Le Groupe de la Banque mondiale promeut la coopération et l’amélioration de la gestion des bassins versants au Brésil, dans le bassin du fleuve Niger, en Inde et au Bangladesh, dans la partie occidentale des Balkans, en Égypte, au Soudan et en Éthiopie. Il met également l’accent sur la nécessité d’avoir à l’avenir une utilisation plus efficace de l’eau dans les villes.

Au Maroc, le Groupe de la Banque mondiale appuie le Programme national d'économie d'eau en irrigation, avec un nouvel engagement portant sur 150 millions de dollars, qui vient s’ajouter aux 500 millions déjà engagés. Il a pour objectif d’aider les agriculteurs pauvres et vulnérables en leur fournissant des technologies d’irrigation plus efficaces qui leur permettront de faire face à des ressources en eau de moins en moins importantes et de plus en plus variables.

À Mombasa, dans la région côtière du Kenya, les besoins en eau dépassent largement les ressources disponibles, et les populations les plus pauvres souffrent fortement de la variabilité du climat, des sécheresses et des inondations. Le Groupe de la Banque mondiale finance une part significative du coût du programme de 500 millions de dollars mis en place par le gouvernement pour accroître la sécurité hydrique et renforcer la résilience climatique.

Les villes représentent environ les deux tiers de la consommation totale d’énergie à l’échelle mondiale et environ 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Selon les estimations, si les 100 plus grandes villes du monde s’engageaient sur une trajectoire de développement sobre en carbone, cela ferait baisser les émissions de gaz à effet de serre mondiales de 10 % par an. En 2015, le Groupe de la Banque mondiale a fourni plus de 3 milliards d’aides financières et de services d’assistance technique (a) à ses clients pour les aider à adapter les villes au changement climatique.

Le Groupe travaille actuellement à une nouvelle génération de projets de renforcement de la résilience urbaine (a) dans différentes régions du monde. Par exemple, au Viet Nam, il contribue à l’amélioration de la gestion des processus d’urbanisation et la réduction des risques d’inondation (a) dans la ville de Can Tho. Le Groupe de la Banque mondiale a également fait partie des premiers à utiliser TRACE (a), un modèle combinant utilisation des sols, transports et énergie qui permet aux utilisateurs de réaliser des projections de la consommation d’énergie et des émissions qui résultent de différents scénarios de développement spatial, d’infrastructures de transport, de patrimoine bâti et d’approvisionnement énergétique. Ce modèle a été déployé en Roumanie, où l’équipe de projet a mis en évidence qu’un développement urbain plus compact dans la région de Bucarest pourrait permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre locales de 39 %.

Entre 2007 et 2014, plus de 400 microcentrales hydroélectriques au fil de l’eau (a) ont été bâties par le gouvernement népalais, avec l’aide du Groupe de la Banque mondiale. Ces nouvelles microcentrales hydroélectriques fournissent une énergie propre et fiable à près de 150 000 foyers ruraux. Pour la première fois au Népal et en Asie du Sud, un projet de microcentrales hydroélectriques a permis de générer des crédits carbone en remplaçant le diesel par une énergie renouvelable.

Renforcer la résilience des populations (a) pour les aider à se préparer aux catastrophes liées au climat et à y faire face constitue une part essentielle de la gestion des conséquences du changement climatique et de la lutte contre la pauvreté. Le Groupe de la Banque mondiale intensifie ses actions destinées à intégrer la gestion des risques de catastrophe dans des plans à plus long terme, dans l’objectif d’accroître la résilience des pays vulnérables aux catastrophes et aux risques liés au changement climatique.

Sur la période 2012-2015, le Groupe de la Banque mondiale a déployé des équipes dans plus de 36 pays victimes de catastrophes naturelles, en mobilisant près de 4,5 milliards de dollars en faveur de la reconstruction et du relèvement en vue d’une plus grande résilience. Depuis janvier 2016, il a fourni des services de conseil à plus de 44 pays pour les aider à développer des stratégies de financement des risques au niveau national. Il a également été impliqué dans le renforcement de la collaboration régionale autour des questions de financement et d'assurance du risque de catastrophe en Afrique subsaharienne, dans les Caraïbes, dans les îles du Pacifique, dans le sud-ouest de l’océan Indien et en Asie de l'Est.

La Banque mondiale propose des initiatives de pointe en matière de renforcement des capacités nationales et d’assistance technique pour la réduction des risques de catastrophe et l’adaptation au changement climatique. Aux Philippines, par exemple, ces efforts ont conduit le gouvernement à approuver le plan d’aménagement contre les inondations de l’agglomération de Manille (a), d’un montant de 9 milliards de dollars. Au Viet Nam, dans le cadre du programme national de gestion des risques de catastrophe (a), des activités sont en train d’être mises en œuvre au niveau communautaire. Le succès d’un projet pilote du Groupe de la Banque mondiale lancé en 2006 a conduit le gouvernement vietnamien à développer l’approche communautaire à grande échelle dans 6 000 localités supplémentaires via un programme national de 500 millions de dollars.

Le plus gros impact de l’action de l’IFC découle de sa capacité à mobiliser des capitaux externes en faveur des secteurs liés au climat, surtout au moment où les institutions financières mondiales appellent à investir des centaines de milliards de dollars dans les énergies propres et d’autres projets associés à la lutte contre le changement climatique. En Jordanie, via un investissement de 79,66 millions de dollars et la mobilisation de 107 millions supplémentaires, l’IFC a contribué au financement de la construction de sept parcs solaires photovoltaïques (a) qui permettront à ce pays de promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et de transformer son secteur énergétique. C’est le plus vaste programme solaire emmené par le secteur privé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

À la fin 2014, l’IFC a finalisé un financement de 300 millions de dollars pour le parc éolien de Penonome (Panama) (a), le plus grand d’Amérique centrale. Cette centrale d’une puissance de 337,5 mégawatts devrait générer aux alentours de 5 % des besoins en énergie du Panama et faire baisser les émissions de carbone de 400 000 tonnes par an, ce qui équivaut au retrait de la circulation de 84 000 voitures.

En Chine, le financement apporté par l’IFC a permis au China WindPower Group de construire une ferme éolienne de 201 MW à Xiehe (province du Gansu) (a). Il s’agit du premier projet éolien chinois entièrement financé par un consortium bancaire international.

Dernière mise à jour: mars 29, 2016


Publication

Changement climatique et pauvreté

Plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l'extrême pauvreté à l’horizon 2030 si l’on échoue à mettre en œuvre un développement « climato-intelligent » qui intègre pleinement les problématiques liées au climat.





GALERIE PHOTO
Plus de photos »