Finance carbone et développement - Vue d'ensemble

Le Groupe de la Banque mondiale a fait de la lutte contre le changement climatique l’une de ses priorités
et investit des sommes importantes pour soutenir un développement résilient et à faibles émissions decarbone. Voici quelques chiffres clés :

  • Sur l’exercice 2014, le Groupe de la Banque mondiale a alloué au total 11,3 milliards de dollars de financements qui ont engendré des co-bénéfices sur le plan de l’atténuation et de l’adaptation. Plus précisément :
  • Sur l’exercice 2014, la Banque mondiale (BIRD/IDA) a alloué 8,8 milliards de dollars et la Sociétéfinancière internationale (IFC), la branche du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérationsavec le secteur privé, a investi 2,5 milliards de dollars dans des initiatives axées sur les énergiesrenouvelables et la maîtrise de l’énergie, ainsi que dans d’autres initiatives climato-intelligentes.
  • En 2014, l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pourles pays les plus pauvres, a maintenu son engagement au profit de l’action climatique, en lui allouantenviron 5 milliards de dollars.
  • En 2014, le Groupe de la Banque mondiale comptait 220 projets d’investissements climatiques dansplus de 60 pays. L’Asie du Sud était le premier bénéficiaire (3,7 milliards de dollars) des financementsprovenant de la Banque mondiale, suivie par l’Afrique et l’Asie de l’Est/Pacifique (environ 1,5 milliardchacune). Par ailleurs, 31 % des investissements de l’IFC sont allés aux pays IDA, tandis quel’Afrique, l’Amérique latine et l’Europe ont dépassé leurs objectifs climatiques régionaux.
  • La Banque mondiale et l’IFC sont les deux plus grands émetteurs obligations vertes au monde : le service de la Trésorerie de la Banque mondiale en a déjà émis pour plus de 7 milliards de dollars dans 17 monnaies et l’IFC en a émis pour 3,7 milliards de dollars.

Pour pouvoir s’adapter à un réchauffement planétaire de 2 °C, les pays en développement devront accroître leur résilience aux changements qui en découleront et, pour ce faire, ils auront besoin de 75 à 100 milliards de dollars par an sur les 40 prochaines années (a). On estime que le coût des mesures d’atténuation sera compris entre 140 et 175 milliards de dollars par an d’ici 2030 (a).

Face à ces exigences, les financements mondiaux pour le climat ne progressent que lentement. L’analyse effectuée par l’équipe de la Climate Policy Initiative (a) montre que ces flux ont atteint un palier, à 359 milliards de dollars, en 2012 (a). Les pays en développement ont reçu environ 182 milliards, ce qui est loin de couvrir leurs besoins. Selon l’Agence internationale de l’énergie (a), il faudra 1 000 milliards de dollars par an entre 2012 et 2050 pour financer la transition vers un monde à faibles émissions.

Dernière mise à jour: sept. 24, 2014

Le Groupe de la Banque mondiale a intensifié ses efforts pour soutenir des investissements adaptés à l’évolution du climat. Il lève, mobilise et déploie ces financements via un ensemble d’instruments grâce auxquels ses clients peuvent s’affranchir des risques et des obstacles qui compromettent un développement climato-résilient et la mise en œuvre de mesures d’atténuation.

Mobiliser des financements concessionnels et novateurs supplémentaires

L’une des réussites les plus remarquables est la création des Fonds d’investissement climatiques (FIC) (a). Dotés de 8 milliards de dollars, les FIC sont destinés à procurer un financement additionnel par l’intermédiaire des banques multilatérales de développement, de manière à permettre les transformations qui mèneront à un développement climato-résilient, à faible intensité de carbone. Les FIC sont en train de lever quelque 55 milliards de dollars pour l’instauration de ce modèle de développement dans 48 pays. Plus de 80 autres pays ont eux aussi fait part de leur intérêt pour ces fonds, qui apporteront l’essentiel des financements après 2013, en attendant la mise en place du Fonds vert pour le climat (a). La Banque mondiale continue d’apporter activement des financements à ses clients dans le cadre du Fonds pour l’environnement mondial (a) et de son domaine d’intervention « changements climatiques ». À ce jour, près de 2 milliards de dollars ont été investis et les programmes récents reposent sur une approche intégrée de la lutte contre le changement climatique.

Le cycle actuel de l’IDA (le 17e) prévoit des investissements plus ciblés concernant le changement climatique, ce qui indique que les préoccupations climatiques sont désormais systématiquement prises en compte par le fonds le plus important pour les pays les plus pauvres. En sa qualité d’administrateur du Fonds pour l’adaptation (a), la Banque mondiale vend des unités de réduction certifiée des émissions afin d’élargir l’éventail des financements disponibles pour des mesures d’adaptation.

Développer les marchés du carbone

Cela fait plus d’une décennie que la Banque mondiale a lancé le tout premier fonds carbone afin de soutenir la réalisation des objectifs énoncés dans le Protocole de Kyoto et de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Jusqu’ici, 3,8 milliards de dollars ont été levés via 15 fonds carbone et mécanismes connexes qui financent actuellement 145 projets dans 70 pays clients (a). Ces projets ont déjà permis de réduire l’équivalent de 187 millions de tonnes d’émissions.

La Banque mondiale et ses partenaires sont en train d’élaborer un nouvel ensemble de fonds, de mécanismes et d’initiatives (a) pour aider à préparer la prochaine génération de dispositifs de financement carbone.

Mettre à profit les marchés de capitaux

Étant donné l’accroissement attendu de l’intensité des catastrophes naturelles et des dommages qu’elles provoqueront, la Banque mondiale propose aux pays, dans le cadre de leur stratégie nationale de gestion du risque de catastrophe, tout un éventail de produits de financement et de services (a) de conseil. Par exemple, les produits de financement du risque souverain (a) qui permettent un appui budgétaire direct, tels que la couverture du risque climatique (a), le financement des aléas (a) et les « obligations catastrophe » (a), procurent différents niveaux de protection contre le changement climatique. Quant aux services de conseil (a), ils visent à faciliter le déploiement des marchés de l’assurance et l’accès aux marchés de la réassurance, ainsi que l’assistance technique pour l’assurance agricole.

Le Groupe de la Banque mondiale s’appuie sur sa connaissance des marchés financiers pour émettre des obligations vertes (a). Ces émissions obligataires financent des projets liés au climat, notamment des programmes d’accroissement de l’efficacité énergétique ou de développement des énergies renouvelables. En 2013, le service de la Trésorerie de la Banque mondiale a ainsi émis plus de 6,3 milliards de dollars d’obligations vertes libellées dans 17 monnaies. De son côté, le service de la Trésorerie de l’IFC a émis 3,4 milliards de dollars de titres obligataires, dont deux émissions de référence de 1 milliard de dollars. 

S’appuyer sur le secteur privé

Sur l’exercice 2014, l’IFC a alloué 2,5 milliards de dollars (a) à des initiatives en faveur des énergies renouvelables, de la maîtrise de l’énergie et d’autres solutions climato-intelligentes. L’IFC a également décidé qu’à l’horizon 2015, 20 % de ses financements à long terme et 10 % de ses financements destinés à soutenir les échanges commerciaux et les chaînes d’approvisionnement seront des investissements climato-intelligents.

On constate par ailleurs un développement rapide des garanties que le Groupe de la Banque propose pour soutenir des investissements respectueux du climat et pour mobiliser des capitaux privés en direction des pays et des secteurs où le risque perçu est élevé. L’IFC et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) (a), une autre branche du Groupe de la Banque mondiale, travaillent avec les institutions financières pour que les marchés de capitaux et les marchés financiers soient renforcés et les besoins des petits clients pris en compte. Sur l’exercice 2013, la MIGA a émis des garanties totalisant 1 milliard de dollars pour soutenir huit projets qui contribuent à réduire les émissions de GES.

Faciliter l’accessibilité et accroître l’impact du financement climatique

Pour maximiser l’impact des financements climatiques, la Banque mondiale s’attache également à inciter les pays à y recourir davantage. Elle cherche en particulier à constituer une vaste plateforme institutionnelle et d’action, notamment via ses opérations d’appui aux politiques de développement, par exemple au Viet Nam (a), et ses analyses des dépenses publiques destinées à lutter contre le changement climatique, comme aux Philippines (a).

Dernière mise à jour: sept. 24, 2014

  • Depuis 2000, les 15 fonds et mécanismes créés par la Banque mondiale pour promouvoir la finance carbone (a) ont levé 3,8 milliards de dollars. Voici quelques-uns de ces dispositifs :
  • Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation (FCPF) : des investissements totalisant 750 millions de dollars ont permis de financer des actions REDD+ (protection et restauration des stocks de carbone forestier) dans 44 pays et de piloter des programmes de rémunération de la réduction des émissions.
  • Fonds biocarbone, tranches 1 et 2 (a) : au total, 90 millions de dollars d’investissements (rémunération de la réduction des émissions) ont été engagés par le Fonds biocarbone depuis 2004.
  • Partenariat pour le développement des marchés du carbone (PMR) (a) :127 millions de dollars ont été engagés par 13 pays donateurs au titre du PMR, une initiative qui appuie le renforcement des capacités pour la mise en œuvre d’une politique de tarification du carbone dans 18 pays.
  • Fonds d’investissement climatiques (FIC) (a) : au total, 8 milliards de dollars ont été engagés au profit de 48 pays, générant environ 55 milliards de dollars d’investissements. Le portefeuille des FIC compte plus de 200 projets potentiels, dont 75 ont déjà obtenu un financement.
  • Par ailleurs, le service de la Trésorerie de la Banque mondiale (a) monétise des certificats REC pour le Fonds d’adaptation constitué par les Nations Unies. Au 31 mai 2013, près de 15 millions de certificats REC avaient été vendus et avaient rapporté 188 millions de dollars. Ce montant a servi à financer des projets d’adaptation dans des pays en développement.
  • Garanties de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) (a) : sur l’exercice 2013, la MIGA a émis pour 1 milliard de dollars de garanties destinées à soutenir huit projets qui contribuent à la réduction des émissions de GES ; ces projets portent notamment sur un parc éolien (a) et une plantation de bambous (a) au Nicaragua, sur l’alimentation en électricité au Bangladesh (a), en Angola (a), en Côte d'Ivoire et en Ouganda (a), sur le transport par ferries en Turquie et sur l’épuration des eaux usées en Jordanie.
  • Asset Management Company (AMC), une filiale de l’IFC (a), a levé plus de 347 millions de dollars auprès d’investisseurs institutionnels, via le Fonds catalyseur pour le climat (CCF).

Dernière mise à jour: sept. 24, 2014


Publication

Tendances de la tarification du carbone

Le rapport sur l’état et les tendances de la tarification du carbone en 2014 montre que si les négociations internationales progressent lentement, les pays et les villes vont de l’avant sur la tarification du carbone.






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