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Isabel Hagbrink
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Finance carbone et développement - Vue d'ensemble

Le marché du carbone s’est imposé comme un moyen efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre et transférer des ressources financières et des technologies propres vers des pays en développement.

La Banque mondiale s’est initialement donné pour mission de catalyser le marché mondial pour la réduction des émissions de carbone en créant, en 1999, le Fonds prototype pour le carbone. Actuellement, la Banque administre 15 initiatives sur le carbone. Les dix premiers fonds et mécanismes carbone, capitalisés à hauteur de 2,2 milliards de dollars, ont été créés dans l’objectif de procurer aux participants du Fonds des réductions d’émissions pour satisfaire à leurs obligations au titre de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto.

Les cinq instruments carbone les plus récents de la Banque mondiale, qui poursuit ainsi son rôle de pionnier, visent accélérer les réductions d’émissions, à vérifier l’état de préparation des initiatives de marchés du carbone, à améliorer l’accès à l’énergie dans les pays les moins avancés et à limiter les émissions causées par la déforestation et la dégradation des forêts.

Le marché pour les transactions internationales sur le carbone fondées sur des projets reste atone, la demande résiduelle d’actifs carbone pour l’après-2012 étant encore morose.

Parallèlement, de nouvelles initiatives carbone locales et régionales se développent ; prises ensemble, elles ont le potentiel de surmonter les difficultés rencontrées dans les négociations internationales sur le climat. En 2011, des systèmes de plafonnement et d’échange ont été approuvés en Australie, en Californie et au Québec, tandis que des projets de loi complets sur le climat ont été votés en République de Corée et au Mexique en 2012.

En 2012, le gouvernement australien et la Commission européenne ont annoncé leur intention de relier leur système d’échange de quotas respectif d’ici juillet 2018. Cette évolution positive peut ouvrir la porte à une intégration plus vaste, qui pourrait englober la Chine, la République de Corée et l’Amérique du Nord, entre autres.

Dernière mise à jour: sept. 03, 2012

Aider les pays clients à être prêts et à mettre en place de futurs mécanismes pilotes La Banque mondiale participe activement à l’élaboration de nouveaux mécanismes de paiement reposant sur les performances et le marché, qui étaieront les efforts d’atténuation des émissions chez ses pays clients. À cette fin, elle gère un certain nombre de fonds fiduciaires qui visent à renforcer la capacité des pays en développement à recourir aux marchés ou à d’autres instruments fondés sur les performances pour des activités économiques nouvelles. Ces fonds, d’une valeur cumulée de près de 350 millions de dollars, ont été créés sous la forme de partenariats entre pays développés et pays en développement. Grâce à ces fonds, la Banque mondiale offre à la communauté internationale une plateforme précieuse pour un travail technique sur de nouveaux instruments relatifs au carbone.

Pour en savoir plus sur l’évolution de la finance carbone à la Banque mondiale, veuillez consulter le rapport: 10 Years of Experience in Carbon Finance - Insights from working with carbon markets for development & global greenhouse gas mitigation (a) (Dix ans d’expérience dans la finance carbone – Ce qu’il faut retenir sur le rôle des marchés carbone dans le développement et l’atténuation des émissions mondiales de gaz à effet de serre »).

Changer d'échelle et cibler le long terme

La Banque mondiale endosse un rôle de leadership dans la prochaine génération d’instruments relatifs au CO2 pour l’après-2012 en développant de nouvelles approches des paiements reposant sur les performances, en plus des premiers fonds et instruments portant sur le carbone. En 2008, la Banque a instauré deux nouveaux instruments: le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation (a) (FCPF), qui vise à réduire les émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+), et le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone (a) (CPF), qui vise à étendre l’utilisation des mécanismes d’échange de droits afin d’accélérer les activités d’atténuation des émissions. Le CPF et le FCPF sont des partenariats uniques qui s’efforcent d’étendre, d’approfondir et d’allonger la durée des marchés du carbone, afin qu’ils deviennent des instruments clés pour infléchir, à l’échelle mondiale, la trajectoire prise par les émissions de gaz à effet de serre.

En 2010, la Banque a lancé une nouvelle initiative, le Partenariat pour le développement des marchés du carbone (a) (PMR), qui vise à renforcer les capacités techniques et institutionnelles des pays, telles que la gestion des données et la comptabilité, dans l’objectif de soutenir les approches reposant sur le marché pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement. Ces efforts portent notamment sur le développement des systèmes d’échange de quotas nationaux et sur les mécanismes de crédit-carbone. Ils aident également les pays à identifier leurs lacunes et à renforcer les capacités pour mettre en œuvre ces instruments. Pour les pays plus avancés, le PMR soutient des instruments de marché-pilotes et facilite le partage des enseignements tirés.

En décembre 2011, deux nouvelles initiatives post-2012 ont été lancées lors de la Conférence des Parties (COP 17) à Durban: la troisième tranche du Fonds biocarbone (a) (BioCF T3) et le Fonds carbone de développement (a) (Ci-Dev). Ces nouvelles initiatives draineront des fonds vers des projets dans des secteurs vitaux pour les plus démunis de la planète. Des ressources du secteur public et du secteur privé permettront de déployer des projets et programmes dans le domaine de l’accès à l’énergie, de la maîtrise énergétique, de l’emploi de combustibles propres pour la cuisson des aliments, de la reforestation, de l’agriculture climato-intelligente et de la gestion des déchets, entre autres. 

Dernière mise à jour: sept. 03, 2012
  • Les 162 projets que soutient le service Finance carbone de la Banque mondiale, et qui ciblent une réduction d’environ 275,6 millions de tonnes d’équivalent CO2, portent sur une large palette de domaines, notamment la maîtrise énergétique, l’énergie renouvelable et la reforestation. Ainsi, au Népal, l’énergie provient de plus en plus de solutions sobres en carbone : la finance carbone aide 60 000 ménages à alimenter désormais leurs fours de cuisson au moyen de biogaz issus de déchets animaux.
  • Dans le cadre des travaux du service Finance carbone sur les paysages, environ 125 000 hectares de terres dégradées ont été régénérées au moyen d’activités forestières et agricoles durables et 430 000 hectares de forêt primaire ont pu être conservés de façon à protéger la biodiversité dans 15 pays et 5 régions du monde.
  • Cette année, le service Finance carbone a franchi une nouvelle étape avec un 100e projet enregistré auprès de la CCNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) au titre du mécanisme de développement propre (MDP). Le projet de chauffage urbain dans la zone de développement économique de Yingkou (a) en Chine, enregistré le 19 juillet, renferme le potentiel pour générer plus de 400 000 crédits carbone par an, représentant une réduction d’autant de tonnes de dioxyde de carbone.
  • À travers le Fonds de préparation du FCPF, 36 pays en développement reçoivent une assistance technique et des subventions pour développer des stratégies qui s’efforcent de préserver les forêts. Le Fonds carbone du FCPF met en place un système novateur de paiement en fonction des performances pour environ cinq pays qui ont réussi à réduire leurs émissions en préservant leurs forêts.

Veuillez cliquer ici pour obtenir de plus amples informations sur les facilités et fonds carbone gérés par la Banque mondiale.

Dernière mise à jour: sept. 03, 2012

Dans le Groupe Banque mondiale

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