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Dernier point sur la sécurité alimentaire – juin 2026
(données au 22 juin 2026)



La situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde reste fragile. Si l’offre alimentaire mondiale demeure globalement suffisante, comme l’indique le bulletin de veille du Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS), la hausse des coûts et les perturbations des chaînes d’approvisionnement continuent de peser sur les prix, tandis que la production céréalière mondiale devrait marquer le pas après les niveaux records atteints en 2025.

Télécharger notre dernier point sur la montée de l’insécurité alimentaire et l’action de la Banque mondiale (a)

Les marchés mondiaux des engrais sont sous tension depuis le début de l’année 2026 : sur les cinq premiers mois, les prix ont bondi de 35 % par rapport à la même période en 2025. Malgré la légère détente observée ces dernières semaines, les marchés des engrais restent instables ; par ailleurs, les effets des réductions d’apports en début de saison ne se feront sentir qu’au moment des récoltes.

À cela s’ajoute le risque climatique : la probabilité qu’El Niño s’installe d’ici mi-2026 et se prolonge jusqu'en 2027 est estimée entre 61 et 87 %. Un tel scénario pourrait faire chuter la production rizicole de 20 à 50 % dans les zones concernées — l’Asie du Sud, l’Afrique australe et certaines parties de l’Asie de l'Est étant les régions les plus exposées —, ce qui accentuerait encore l’insécurité alimentaire dans des pays déjà vulnérables.

Depuis la précédente mise à jour, les indices des prix des produits agricoles, des céréales et des exportations ont diminué de 6, 8 et 7 % respectivement. La baisse de l’indice des prix des céréales est principalement due à celle des cours du maïs et du blé (-15 % et -13 % respectivement), ceux du riz clôturant en hausse de 9 %. En glissement annuel, les prix du maïs ont connu un recul de 1 %, et ceux du riz et du blé un renchérissement respectif de 1 et 8 %. Par rapport aux prix enregistrés en janvier 2020, les cours du maïs, du blé et du riz affichent une augmentation 6, 4 et 3 % respectivement.

L’inflation des prix alimentaires intérieurs est restée modérément élevée entre avril et mai 2026. Les données pour cette période indiquent une légère détérioration dans les pays à faible revenu, se traduisant par une hausse de la part des pays affichant une inflation alimentaire supérieure à 5 % (de 40 à 45 %). En revanche, la situation s’est améliorée dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (de 40,8 à 36,7 %), dans les pays à revenu intermédiaire supérieur (de 34 à 29,8 %) et dans les pays à revenu élevé (de 6,8 à 5,1 %). Sur le plan régional, les pressions inflationnistes sur les prix alimentaires se sont accentuées en Amérique latine-Caraïbes ainsi qu’en Asie du Sud, se sont atténuées en Europe-Asie centrale, et sont restées inégales en Afrique, avec des niveaux durablement élevés dans certaines parties de l’Afrique de l’Est et australe. D'après les dernières données trimestrielles, les prix alimentaires réels ont dépassé l’inflation globale dans environ 14 % des 169 pays analysés. Cette tendance a été particulièrement marquée parmi les économies à revenu intermédiaire inférieure, où environ un pays sur six a enregistré une inflation alimentaire réelle positive.

 

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Dernière mise à jour: juin 29, 2026

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