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Fiche d’information 11 février 2020

Dispositifs d’appui du Groupe de la Banque mondiale aux pays en proie au coronavirus (COVID-19)

Vue d'ensemble

(Mise à jour : juillet 2021)

Alors que les pays à travers le monde s’emploient à endiguer la propagation et les conséquences de la pandémie de COVID-19, le Groupe de la Banque mondiale s'est mobilisé avec une ampleur sans précédent pour les aider à mieux faire face à l’urgence sanitaire.

Face aux répercussions rapides de la pandémie dans les pays en développement, le Groupe de la Banque mondiale travaille d'arrache-pied pour apporter son soutien à ses clients. Depuis le début de la pandémie, il a mobilisé plus de 157 milliards de dollars pour lutter contre les conséquences de cette crise. Les financements approuvés entre avril 2020 et juin 2021 comprennent plus de 50 milliards de dollars fournis par l’IDA sous forme de dons et de crédits à des conditions très favorables. Ils sont conçus pour répondre aux chocs sanitaires, économiques et sociaux auxquels les pays sont spécifiquement confrontés.

Le soutien du Groupe de la Banque mondiale aide plus de 100 pays en développement à sauver des vies, dépister, prévenir et faire face à la COVID-19. Ses financements aident les pays à répondre à l'urgence sanitaire, à renforcer les systèmes de santé, à protéger les personnes pauvres et vulnérables, à soutenir les entreprises, à créer des emplois et à amorcer une reprise verte, résiliente et inclusive.

La Banque mondiale s’emploie à mettre 20 milliards de dollars à la disposition des pays en développement afin de les aider à financer l'achat et la distribution de vaccins contre la COVID-19 (a). Afin d'accélérer l’accès aux vaccins, la Banque s’est en outre associée avec le COVAX dans le cadre d’un nouveau mécanisme de financement qui permettra à ce dernier d’acheter à l’avance des vaccins, en plus des doses entièrement subventionnées par les donateurs.

La Banque collabore également avec l’Union africaine en vue de répondre au besoin urgent de vaccins : son soutien en faveur de l’Équipe spéciale pour l’acquisition de vaccins en Afrique (AVATT) permettra aux pays d’acheter et de déployer des vaccins au profit de 400 millions de personnes.

Parallèlement, la Société financière internationale (IFC), à travers sa nouvelle Plateforme mondiale pour la santé (a), mobilise 4 milliards de dollars afin d'accroître l’offre et la production locale d’équipements de protection individuelle dans les pays en développement. IFC soutient notamment la production de vaccins anti-COVID dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et ce tout particulièrement en Afrique. En collaboration avec les organismes de financement du développement français, allemand et américain, elle participe à un investissement de 600 millions de dollars en faveur de la société sud-africaine Aspen Pharmacare, qui occupe une place de premier plan en Afrique pour la production de traitements et de vaccins contre la COVID.

En plus du soutien apporté aux systèmes de santé, les opérations de la Banque mondiale mettent l’accent sur la protection sociale, en procurant notamment des allocations monétaires aux ménages, la lutte contre la pauvreté et les financements à l’appui de politiques de développement. La Banque s’efforce par ailleurs de restructurer, redéployer et réaffecter des ressources dans ses projets en cours.

L'action du Groupe de la Banque mondiale face à cette situation de crise est structurée en trois temps : secours, restructuration et reprise résiliente (a). Elle se concentre sur quatre aspects principaux :

  • Sauver des vies (a) – Nous aidons les pays à enrayer la propagation du virus, assurer des services de santé, garantir l’accès aux soins pour les ménages vulnérables et mieux se préparer au risque épidémique. Les pays à revenu faible et intermédiaire doivent bénéficier d’un accès juste et équitable aux vaccins anti-COVID, et le Groupe de la Banque mondiale se mobilise pour veiller à ce qu’ils ne soient pas laissés pour compte. Ses financements en faveur de la vaccination atteignent actuellement plus de 4 milliards de dollars, au profit d’une cinquantaine de pays.

    En partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque a aidé le Yémen à mettre en place 37 unités d’isolement et à se procurer médicaments et équipements médicaux. Elle a également soutenu la formation et le déploiement d’équipes d’intervention rapide dans 84 districts prioritaires, en appui au dépistage et à la prise en charge des cas de COVID.

  • Protéger les populations pauvres et vulnérables (a) – Nous finançons des interventions qui visent à soutenir les revenus et la sécurité alimentaire des ménages les plus vulnérables, l’emploi pour les ménages pauvres, les entreprises informelles et les microentreprises. Nous aidons les populations et les autorités locales à faire face aux conséquences de la crise, améliorer et développer les services et renforcer la résilience aux chocs futurs.

    La Banque accompagne l’Équateur dans ses efforts pour relever les défis posés par la pandémie en l’aidant à dégager une marge budgétaire supplémentaire, accroître la flexibilité du marché du travail et protéger les migrants grâce à des programmes sociaux ciblés. La première phase du programme de transferts d’urgence a permis de verser deux allocations mensuelles de 60 dollars à 400 000 ménages vulnérables qui ne bénéficiaient pas jusque-là de programmes d'aide sociale. En mai-juin 2020, 422 000 ménages supplémentaires ont reçu une allocation unique de 120 dollars.

  • Favoriser une croissance durable des entreprises et la création d’emplois (a) – Nous apportons des conseils stratégiques et un appui financier aux entreprises et aux établissements bancaires, afin de contribuer à la protection des emplois et d’aider en particulier les PME à surmonter la crise et renouer avec la croissance.

    En République centrafricaine, la Banque mondiale appuie le plus vaste programme de « travail contre rémunération » du pays, qui a permis de produire 10 millions de masques, avec à la clé la création d’activités génératrices de revenus au profit de 18 000 personnes et 300 entreprises locales.

  • Renforcer les politiques publiques, les institutions et les investissements (a) – Nous aidons les pays à jeter les bases d’une reprise résiliente en mettant l’accent sur la gouvernance et les institutions. En étroite collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), nous aidons les pays à mieux gérer leur dette publique, procéder à des réformes essentielles dans la gestion des finances de l’État et identifier les possibilités de relance de l’économie porteuses de croissance verte et de développement sobre en carbone.

La Banque aide par exemple le Bangladesh à généraliser la numérisation de la commande publique (a). Ce financement viendra soutenir des améliorations essentielles pour mieux faire face à la pandémie de COVID-19 et aux prochaines situations d’urgence : appels d’offres internationaux, marchés de gré à gré, accords-cadres, systèmes électroniques pour la gestion des marchés et des paiements, analyse des données sur la passation des marchés et géolocalisation.

Pour en savoir plus sur le soutien de la Banque mondiale dans les différentes régions du monde : Asie de l'Est et Pacifique (a), Europe et Asie centrale (a), Amérique latine et Caraïbes (a), Moyen-Orient et Afrique du Nord (a), Asie du Sud (a) et Afrique subsaharienne

IFC déploie une enveloppe de financement accéléré de 8 milliards de dollars, dans le but de maintenir l’activité des entreprises, préserver les emplois et aider le secteur privé à contribuer à une reprise inclusive, durable et résiliente. Une grande partie de ces ressources est destinée à des micro, petites et moyennes entreprises, qui constituent la principale source de création d’emplois dans les pays en développement, ainsi qu’à des femmes entrepreneurs.

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a pour sa part lancé un mécanisme doté de 6,5 milliards de dollars pour permettre à des investisseurs et bailleurs de fonds privés de contribuer à la lutte contre la pandémie. Ce dispositif permettra de rediriger les moyens de la MIGA vers l’achat rapide d’équipements médicaux, l’apport de liquidités aux petites et moyennes entreprises et un soutien aux besoins de financement à court terme des gouvernements.

Dernière mise à jour: 27 juil. 2021