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Fiche d’information 11 février 2020

Dispositifs d’appui du Groupe de la Banque mondiale aux pays en proie au coronavirus (COVID-19)

Alors que les pays à travers le monde s’emploient à endiguer la propagation et les conséquences de la pandémie de COVID-19, le Groupe de la Banque mondiale s'est mobilisé avec une ampleur et une rapidité sans précédent pour les aider à mieux faire face à l’urgence sanitaire et à renforcer leurs systèmes de santé.

Face aux répercussions rapides de la pandémie dans les pays en développement, la Banque travaille d'arrache-pied pour apporter son soutien à ses pays clients, en prévoyant de déployer une enveloppe d’un montant de 160 milliards de dollars de financements d’ici à juin 2021. Ce soutien vient répondre aux chocs sanitaires, économiques et sociaux auxquels les pays sont spécifiquement confrontés et comprend plus de 50 milliards de dollars fournis par l’IDA sous forme de dons et de crédits à des conditions très favorables.

La série d’opérations de soutien d’urgence lancée par le Groupe de la Banque mondiale aide actuellement une centaine de pays en développement à sauver des vies, dépister, prévenir et faire face à la pandémie. La Banque aide aussi les pays à accéder à des fournitures médicales indispensables en intervenant auprès des fournisseurs pour le compte des gouvernements.

La Banque mondiale s’emploie à mettre 12 milliards de dollars à la disposition des pays en développement afin de les aider à financer l'achat et la distribution de vaccins contre la COVID-19. Parallèlement, la Société financière internationale (IFC), la branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, soutient par ses investissements des fabricants de vaccins et produits connexes dans les pays en développement, dans le cadre de sa nouvelle Plateforme mondiale pour la santé, dotée de 4 milliards de dollars (a).

En plus du soutien apporté dans le domaine de la santé, les opérations de la Banque mondiale mettent l’accent sur la protection sociale, en procurant notamment des allocations monétaires aux ménages, la lutte contre la pauvreté et les financements à l’appui de politiques de développement. Nous nous employons par ailleurs à restructurer, redéployer et réaffecter des ressources dans nos projets en cours.

L'action du Groupe de la Banque mondiale face à cette situation de crise est structurée en trois temps : secours, restructuration et reprise résiliente (a). Elle se concentre sur quatre aspects principaux :

  • Sauver des vies (a) – Nous aidons les pays à enrayer la propagation du virus, assurer des services de santé, garantir l’accès aux soins pour les ménages vulnérables et mieux se préparer au risque épidémique. Conscient de la nécessité de garantir aux pays à revenu faible et intermédiaire un accès juste et équitable aux vaccins anti-COVID, le Groupe de la Banque mondiale se mobilise pour veiller à ce que ces pays ne soient pas laissés pour compte derrière les économies développées. La Banque a ainsi approuvé récemment son premier projet à l’appui des campagnes de vaccination en allouant une enveloppe de 34 millions de dollars au Liban pour l’achat et la distribution de vaccins au profit de plus de 2 millions de personnes.

    En Haïti, la Banque finance l’acquisition de tests de dépistage, le déploiement d’équipes d’intervention rapide pour contenir les foyers de contamination et d’agents de santé supplémentaires, ainsi que l'achat de matériel médical.
  • Protéger les populations pauvres et vulnérables (a) – Nous finançons des interventions qui visent à soutenir les revenus et la sécurité alimentaire des ménages les plus vulnérables, l’emploi pour les ménages pauvres, les entreprises informelles et les microentreprises. Nous aidons les populations et les autorités locales à faire face aux conséquences de la crise, améliorer et développer les services et renforcer la résilience aux chocs futurs.

    La Banque aide l’Inde (a) à étendre ses programmes de transferts monétaires et d’aide, en s’appuyant sur un éventail de plateformes et de programmes nationaux existants, afin d’offrir une protection sociale aux travailleurs essentiels participant à la lutte contre la COVID-19. Ce soutien bénéficie aux groupes vulnérables, en particulier les migrants et les travailleurs du secteur informel, très exposés au risque d’exclusion.

  • Favoriser une croissance durable des entreprises et la création d’emplois (a) – Nous apportons des conseils stratégiques et un appui financier aux entreprises et aux établissements bancaires, afin de contribuer à la protection des emplois et d’aider en particulier les PME à surmonter la crise et renouer avec la croissance.

    Au Nigéria (a), IFC a utilisé son mécanisme de financement accéléré COVID-19 pour octroyer des prêts d’un montant total de 200 millions de dollars à Access Bank, FCMB et Zenith Bank et destinés à soutenir le financement de PME opérant dans des secteurs en proie à des difficultés de trésorerie et d’accès aux crédits commerciaux. 

  • Renforcer les politiques publiques, les institutions et les investissements (a) – Nous aidons les pays à jeter les bases d’une reprise résiliente en mettant l’accent sur la gouvernance et les institutions. En étroite collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), nous aidons les pays à mieux gérer leur dette publique, procéder à des réformes essentielles dans la gestion des finances de l’État et identifier les possibilités de relance de l’économie porteuses de croissance verte et de développement sobre en carbone.

    En Mongolie (a), la Banque et l’Union européenne aident les autorités à prendre des mesures ciblées pour atténuer les effets de la pandémie. Il s'agit notamment d’évaluer l’impact économique, de planifier et assurer le suivi des ressources budgétaires, et de mieux contrôler les affectations et les dépenses associées à la lutte contre la COVID.

Pour en savoir plus sur le soutien de la Banque mondiale dans les différentes régions du monde : Asie de l'Est et Pacifique (a), Europe et Asie centrale (a), Amérique latine et Caraïbes (a), Moyen-Orient et Afrique du Nord (a), Asie du Sud (a) et Afrique subsaharienne

IFC déploie une enveloppe de financement accéléré de 8 milliards de dollars, dans le but de maintenir l’activité des entreprises et préserver les emplois. Une grande partie de ces ressources est destinée à des micro, petites et moyennes entreprises, qui constituent la principale source de création d’emplois dans les pays en développement. IFC s’attache à aider le secteur privé à contribuer à une reprise durable, résiliente et sans exclus.

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a pour sa part lancé un mécanisme doté de 6,5 milliards de dollars pour permettre à des investisseurs et bailleurs de fonds privés de contribuer à la lutte contre la pandémie. Ce dispositif permettra de rediriger les moyens de la MIGA vers l’achat d’équipements médicaux d’urgence, de procurer des liquidités aux petites et moyennes entreprises et de répondre aux besoins de financement à court terme des gouvernements.

Dernière mise à jour: 26 janv. 2021