Côte d'Ivoire: présentation

  • Situation politique

    Alors que la Côte d’Ivoire est redevenue stable depuis la fin du conflit armé post-électoral de 2010-2011, l’approche de l’élection présidentielle de 2020 suscite quelques incertitudes. Le président de la République Alassane Ouattara n’a pas encore fait savoir s’il briguerait un troisième mandat.

    L’ancien président Laurent Gbagbo a pour sa part été acquitté par la Cour pénale internationale et libéré sous conditions dans l’attente d’un éventuel procès en appel. Au terme de cette procédure, il pourrait être en mesure de participer au scrutin présidentiel. Les récentes tensions au sein de la coalition au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), ont abouti à la démission du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

    Par ailleurs une nouvelle commission électorale indépendante (CEI) chargée d’organiser les prochaines élections, a été mise en place à la suite des discussions entre le gouvernement et une partie de l’opposition. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (DCI) dHenri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, ainsi que les partis proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, n’ont pas participé aux discussions. Ils réclament un nouveau dialogue autour de la réforme de la CEI.

    Les affrontements intercommunautaires du mois de mai dans le centre du pays et l’arrestation récente d’opposants politiques suivis d’affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants font craindre une montée des tension politique à l’approche de l’élection présidentielle prévue en octobre 2020.

    Situation économique

    • Depuis 2011, l’économie ivoirienne a progressé à un rythme moyen de 8 % par an, ce qui en fait l’un des pays les plus dynamiques du monde. La croissance du PIB a cependant progressivement ralenti pour passer de 10,1 % en 2012 à 7,7 % en 2017, tandis que les estimations tablent sur 7,4 % pour 2018.
    • Le pays doit relever un double défi : maintenir un rythme de croissance rapide tout en favorisant une croissance plus inclusive (le taux de pauvreté s’élève encore à 46,3 %) tout en réduisant les déséquilibres budgétaires.
    • La proximité des élections nationales, programmées en octobre 2020, risque de générer un climat d’incertitude et d’avoir une incidence négative sur les investissements privés.

    Situation sociale et enjeux de développement

    • L’excellente performance économique de la Côte d’Ivoire n’a pas donné les résultats attendus sur le plan de l’inclusion sociale et de la réduction du taux de pauvreté, qui reste élevé. Le pays se trouvait au 170e rang sur 189 pays dans le rapport 2018 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sur l’indice de développement humain et possède un faible indice de capital humain (0,35) selon le classement de la Banque mondiale.
    • Malgré des efforts récents, la Côte d’Ivoire demeure l’un des pays du monde où les inégalités entre les sexes sont les plus marquées.
    • Les faibles taux d’achèvement scolaire au collège (35,5 %), les disparités d’instruction entre les filles et les garçons (elles sont 42,7 % à achever le secondaire contre 55,5 % des garçons), la mortalité maternelle (645 décès pour 100 000 naissances vivantes), la malnutrition infantile et le chômage des jeunes (36 % des jeunes de 15 à 35 ans) figurent parmi les principaux enjeux de développement de la Côte d’Ivoire.
    • Après avoir fortement augmenté de 10 à 51 % de la population entre 1985 et 2011, le taux de pauvreté aurait reculé à 46,3 %, selon la dernière enquête sur les niveaux de vie réalisée par l’administration ivoirienne.

    La Côte d’Ivoire gagnerait à redistribuer davantage les fruits de sa bonne performance économique aux populations les plus vulnérables, à intégrer davantage les femmes dans l’économie et à développer son capital humain afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail.

    En effet, la création de produits et services modernes requière des compétences qui manquent encore à la main-d’œuvre locale.

    Dernière mise à jour: 25 nov. 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire

    L’action du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire (IDA, IFC et MIGA) est déterminée par un cadre de partenariat (CPF) pour les années 2016-2020. Ce cadre, qui vise à accélérer et amplifier les activités du Groupe dans le pays, s’articule autour de trois priorités :

    • impulser une dynamique de croissance plus rapide, durable et tirée par le secteur privé ;
    • développer le capital humain indispensable au développement économique et à la cohésion sociale ;
    • renforcer la gestion des finances publiques, la transparence et la redevabilité des institutions.

    Les activités liées à ces priorités doivent en outre intégrer deux thématiques transversales : la gouvernance et les inégalités géographiques.

    Le Groupe de la Banque mondiale finance actuellement 28 projets pour un montant total de trois milliards de dollars. Ils interviennent dans divers domaines :

    • l’amélioration des régimes fonciers en milieu rural, le développement de la compétitivité de la filière de l’anacarde (noix de cajou), de l’économie numérique, de la mobilité urbaine et des infrastructures ;
    • la lutte contre l’érosion côtière, la promotion de la transparence des informations dans l’industrie extractive, l’amélioration de la gestion des ressources forestières ;
    • la mise en place de systèmes d’identification personnelle ;
    • le renforcement des secteurs de l’éducation, de la santé ainsi que les projet de nutrition et de développement de l’enfant.

    Le CPF a fait l’objet d’un examen à mi-parcours afin d’évaluer les progrès accomplis et de tirer les enseignements de sa mise en œuvre. À la suite de cette évaluation, la Banque mondiale a recentré ses priorités sur le développement du capital humain et de l’inclusion sociale. Elle a également introduit une nouvelle approche pour maximiser les financements en faveur du développement en mobilisant les investissements du secteur privé. Le CPF a été étendu jusqu’à l’exercice 2021, afin de l’aligner sur le cycle électoral et sur le Plan national de développement (2016-20).

    Société financière internationale (IFC)

    Le portefeuille de la Société financière Internationale en Côte d’Ivoire, filiale de la Banque mondiale dédiée au développement du secteur privé, reste l’un des plus importants de la région. Ses engagements s’élèvent à 371 millions de dollars de ressources propres et environ 1 milliard mobilisé auprès de tiers ; et concernent majoritairement le secteur de l’électricité. Depuis 2015 et le démarrage de la mise en œuvre de l’actuel cadre de partenariat-pays, l’IFC a entrepris dix opérations d’investissement et huit activités de services-conseil.

    Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    La MIGA compte trois projets en cours en Côte d’Ivoire dans les secteurs clés des hydrocarbures (pétrole et gaz) et des infrastructures. Ces opérations représentent un montant total de 659,4 millions de dollars, soit l’un des engagements les plus élevés de la MIGA dans le monde. Elles consistent en des garanties contre les risques de restrictions sur les transferts et d’inconvertibilité des devises, d’expropriation, de rupture de contrat et de conflits armés et troubles civils. La MIGA soutient plus précisément le projet d’extension du champ gazier CI-27, le pont Henri-Konan-Bédié à Marcory et la modernisation de la centrale thermique d’Azito.

    La MIGA travaille aussi sur d’autres projets potentiels, y compris un partenariat public-privé dans le secteur hospitalier, une usine de traitement des eaux usées et un projet de production indépendante d’électricité à base de biomasse. De plus, les autorités lui ont demandé d’examiner la possibilité d’un appui aux secteurs de la santé et des routes.

    Dernière mise à jour: 25 nov. 2019

  • Voici quelques progrès réalisés par les projets financés par le Groupe de la Banque mondiale :

    AGRICULTURE

    Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest a :

    • bénéficié directement à 800 000 agriculteurs ivoiriens (dont 49 % de femmes) vivant en zone rurale qui ont pu améliorer leur rendement et leurs conditions de vie avec les équipements de transformation agricole reçus du projet ;
    • permis de développer 247 692 hectares de cultures de variétés améliorées de riz, banane plantain, maïs, igname, et sorgho ;
    • entraîné une augmentation de 22 % du revenu des ménages agricoles cibles par le projet.

    EMPLOI ET COHÉSION SOCIALE

    Le Projet de développement des compétences et d’emploi des jeunes (PEJEDEC) a permis :

    • d’offrir une première opportunité professionnelle à 27 500 jeunes sans qualifications ;

    Le Projet d’assistance post-conflit (PAPC) s’est attache a favoriser la resinsertion sociale et economique des communautes et individus affectes par les conflits lies a la crise post-electorale de 2011. Le projet a :

    • bénéficié a plus de 760 000 personnes ;
    • permis d’établir ou de réinstaurer 119 bureaux d’état civil  et de former 320 agents de l’état civil ;
    • permis de réinsérer socialement près de 39 000 jeunes en difficulté (dont 35 % de filles) ;
    • soutenu 210 coopératives ;
    • mis en place 210 projets destinés à renforcer la cohésion sociale.

    Dernière mise à jour: 25 nov. 2019

  • Le Groupe de la Banque mondiale collabore étroitement avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE) depuis 2011 pour concevoir et mettre en œuvre leurs appuis à la Côte d’Ivoire.

    Le Groupe de la Banque mondiale travaille également avec l’Agence française de développement (AFD) et d’autres bailleurs de fonds importants, pour mettre sur pied des programmes d’investissement dans l’agriculture et dans des programmes de promotion de l’emploi pour les jeunes.

    Dernière mise à jour: 25 nov. 2019

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FINANCEMENTS

Côte d'Ivoire: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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Autres ressources:

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(225) 22 400 400
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Chargé de communication
endri@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
cotedivoirealert@worldbank.org