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Côte d'Ivoire: présentation

  • Premier producteur et exportateur mondial de fèves de cacao et de noix de cajou, mais aussi acteur important pour la production de café et d’huile de palme, la Côte d’Ivoire enregistre un succès économique remarquable depuis 2012 et exerce une influence économique considérable en Afrique de l’Ouest.

    CONTEXTE

    Situation politique

    Alors que la Côte d’Ivoire connaît une stabilité relative depuis la fin du conflit armé post-électoral de 2010-2011, la conjoncture politique récente attise des tensions dans le pays. À l’approche de l’élection présidentielle de 2020, le président de la République Alassane Ouattara n’a pas encore fait savoir s’il briguerait un troisième mandat. Par ailleurs, la coalition qu’il avait formée avec Henri Konan Bédié laisse ouverte l’éventualité d’une candidature de son ancien allié contre Laurent Gbagbo.

    L’ancien président Laurent Gbagbo a pour sa part été acquitté par la Cour pénale internationale et libéré sous conditions dans l’attente d’un éventuel procès en appel. Au terme de cette procédure, il pourrait être en mesure de participer au scrutin présidentiel. Les tensions qui divisent la coalition au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), ont récemment abouti à la démission du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

    Des discussions sont cependant en cours entre le gouvernement et les représentants des partis d’opposition en vue de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI). L’ONU a souligné à plusieurs reprises la nécessité d’une refonte d’un organe qui ne reflète pas le paysage politique ivoirien. Les Ivoiriens sont nombreux à craindre que l’absence d’un consensus sur cette réforme et de garantie d’une supervision impartiale des élections ne mette à mal le scrutin présidentiel de 2020 et ne fasse ressurgir le spectre de la violence et de la guerre.

    Situation économique

    Depuis la fin de la crise politique en 2011, l’économie ivoirienne a progressé à un rythme moyen de 8 % par an, ce qui en fait l’un des pays les plus dynamiques du monde sur cette période. La croissance du PIB a cependant progressivement ralenti pour passer de 10,1 % en 2012 à 7,7 % en 2017, tandis que pour 2018 les estimations tablent sur un taux de 7,4 %. Le pays doit relever un double défi : maintenir un rythme de croissance rapide mais aussi instaurer une croissance plus inclusive (le taux de pauvreté s’élève encore à 46,3 %) tout en réduisant les déséquilibres budgétaires. La proximité des élections nationales, programmées en octobre 2020, risque de générer un climat d’incertitude et d’avoir une incidence négative sur les investissements privés. 

    Situation sociale

    Le président Alassane Ouattara a placé l’année 2019 « sous le signe du social », avec pour objectif de rendre les services sociaux accessibles et abordables pour les plus vulnérables, de créer des milliers d’emplois pour les jeunes et de recruter plus de 10 000 enseignants aux cycles primaire et secondaire. Peu de temps après cette annonce, à la suite de l’échec des négociations entre le gouvernement et les syndicats, les enseignants de l’école publique ont entamé une grève fin janvier, qui s’est poursuivie jusqu’au début du mois de mars. D’autres fonctionnaires ont également menacé d’arrêter le travail et de mettre fin à une trêve sociale dont la conclusion avait dissipé une série de mouvements de grèves ayant paralysé l’administration et les services publics en 2017.

    La dynamique de croissance rapide affichée par la Côte d’Ivoire n’a pas donné les résultats attendus sur le plan de l’inclusion et de la réduction du taux de pauvreté, qui reste élevé. Le pays se trouvait au 170e rang sur 189 pays dans le rapport 2018 du PNUD sur l’indice de développement humain. Entre 1985 et 2011, l’ampleur et l’intensité de la pauvreté ont augmenté fortement, avec un taux passant d’environ 10 % à 51 % de la population. Toutefois, selon la dernière enquête sur les niveaux de vie réalisée par les autorités, le redressement économique récent a permis de faire reculer la pauvreté à 46,3 %.

    La Côte d’Ivoire devra réussir à redistribuer davantage les fruits de cette croissance aux populations les plus vulnérables et développer son capital humain afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. En effet, la création de produits et les services modernes requièrent des compétences qui manquent encore à la main-d’œuvre locale. Le développement du capital humain ivoirien devra prendre en compte les femmes. Malgré des efforts récents, la Côte d’Ivoire demeure l’un des pays du monde où les inégalités entre les sexes sont les plus marquées.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire

    Le portefeuille du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire comprend actuellement dix projets, pour un montant total de 1,14 milliard de dollars. Les projets approuvés depuis le début de l’année 2018 concernent les régimes fonciers en milieu rural, la compétitivité de la filière de l’anacarde, l’économie numérique, les infrastructures, l’érosion côtière, les systèmes d’identification personnelle, l’éducation, la transparence des informations dans l’industrie extractive, la gestion des ressources forestières, ainsi que la nutrition et le développement de l’enfant.

    En septembre 2015, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau cadre de partenariat (CPF) avec la Côte d’Ivoire couvrant les exercices 2016 à 2019. Ce cadre, qui vise à accélérer et amplifier les activités du Groupe dans le pays, s’articule autour de trois axes principaux :

    ·       impulser une dynamique de croissance plus rapide, durable et tirée par le secteur privé ;

    ·       constituer un capital humain indispensable au développement économique et à la cohésion sociale ;

    ·       renforcer la gestion des finances publiques et l’obligation de rendre compte.

    Les activités menées au titre de ces axes stratégiques doivent en outre intégrer deux thématiques transversales : la gouvernance et les inégalités géographiques.

    Le CPF a fait l’objet d’un examen à mi-parcours afin d’évaluer les progrès accomplis et de tirer les enseignements de sa mise en œuvre. Ce document, approuvé par le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale le 16 mai 2018, régit désormais les activités du Groupe en Côte d’Ivoire. Il a réorienté les priorités pour se centrer moins sur les infrastructures et davantage sur les enjeux de la prospérité partagée et de la résilience. L’examen des progrès et des enseignements (PLR) a en outre introduit la nouvelle approche promue par le Groupe pour maximiser les financements en faveur du développement en mobilisant les investissements du secteur privé. Il a également prolongé la période couverte par le CPF pour l’étendre jusqu’à l’exercice 2021, afin de l’aligner sur le cycle électoral et sur le Plan national de développement (2016-20).

    Société financière internationale (IFC)

    Si les activités de l’IFC en Côte d’Ivoire n’ont pas progressé aussi rapidement qu’attendu, son portefeuille dans le pays reste l’un des plus importants de la région. Ces engagements s’élèvent à 310 millions de dollars (dont 244,5 millions de ressources propres et 65,5 millions mobilisés auprès de tiers) et concernent majoritairement le secteur de l’électricité. Ce sont principalement des sociétés d’intermédiation financière qui en bénéficient, dont la BACI (17,8 millions de dollars) et SIB RSF (17,4 millions). Depuis 2015 et le démarrage de la mise en œuvre de l’actuel cadre de partenariat-pays, l’IFC a entrepris dix opérations d’investissement et huit activités de services-conseil.

    Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    La MIGA compte trois projets en cours en Côte d’Ivoire dans les secteurs clés des hydrocarbures (pétrole et gaz) et des infrastructures. Ces opérations représentent un montant total de 659,4 millions de dollars, soit l’un des engagements les plus élevés de la MIGA dans le monde. Elles consistent en des garanties contre les risques de restrictions sur les transferts et d’inconvertibilité des devises, d’expropriation, de rupture de contrat et de conflits armés et troubles civils. La MIGA soutient plus précisément le projet d’extension du champ gazier CI-27, le pont Henri-Konan-Bédié à Marcory et la modernisation de la centrale thermique d’Azito.

    La MIGA travaille aussi avec ses clients sur d’autres projets potentiels, y compris un partenariat public-privé dans le secteur hospitalier, une usine de traitement des eaux usées et un projet de production indépendante d’électricité à base de biomasse. De plus, les autorités ont demandé à la MIGA d’examiner la possibilité d’un appui aux secteurs de la santé et des routes. En réponse, l’Agence a engagé un dialogue actif avec les ministères compétents.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2019

  • La stratégie du Groupe de la Banque mondiale vise à accroître l’investissement et à stimuler la croissance, tout en améliorant les conditions de vie de la population, notamment au travers des projets présentés ci-dessous.

    Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest.

    Depuis son démarrage en 2011, ce projet a permis à plusieurs milliers de femmes vivant en zone rurale d’améliorer leurs conditions de vie. En plus des équipements de transformation agricole, le projet a vulgarisé des technologies permettant d'accroître significativement les rendements des champs de banane plantain, du manioc et du maïs. Des variétés de manioc comme Bocou 1 et Yavo font la fierté de nombreuses coopératives dont la production moyenne est passée de 25 à 35 tonnes à l’hectare, contre 8 à 10 tonnes pour le manioc traditionnel.  

    La première phase du projet, qui s’est achevée en 2016, a permis aux populations rurales, notamment en zones forestières, de passer de cultures vivrières, comme la banane plantain et le manioc, à des cultures de rente qui offrent de plus grandes opportunités économiques.

    Projet de développement des compétences et d’emploi des jeunes (PEJEDEC)

    Au lendemain des violences post-électorales d’octobre 2010, la Banque mondiale et le gouvernement ivoirien avaient cherché à mettre en place un programme de création d’emplois afin d’offrir une première opportunité professionnelle à des milliers de jeunes sans qualifications. Ces derniers ont en effet été les premières victimes des troubles politiques qui ont secoué le pays pendant plus de 10 ans. L’objectif est de permettre à une jeunesse en quête d’emplois et de reconnaissance d’aspirer à un meilleur avenir. Le PEJEDEC est né de cette réflexion en 2012, avec un premier don de 50 millions de dollars qui a permis à près de 27 500 jeunes de bénéficier du projet. Un financement additionnel de 50 millions de dollars (environ 25 milliards de FCFA) a permis d’élargir son champ d’action en ciblant notamment les femmes et les zones rurales.

    Projet d’assistance post-conflit (PAPC)

    Clôturé le 30 juin 2016, le PAPC a permis à la Côte d’Ivoire de disposer d’une solide expérience en matière de gestion des demandes des communautés et de gouvernance locale (développement participatif), comblant ainsi son retard par rapport à ses voisins immédiats comme le Burkina Faso. Grâce à un don exceptionnel de la Banque mondiale de 150 millions de dollars, le PAPC a soutenu les efforts du gouvernement ivoirien pour mettre fin à la longue crise que le pays a traversée.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2019

  • Les bailleurs de fonds et donateurs ont mis en place 14 groupes de travail dont le fonctionnement est régi par des dispositifs dédiés et des équipes techniques. Ces structures entretiennent une bonne collaboration, surtout pendant les phases de préparation des projets. Le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE) travaillent en étroite concertation depuis 2011 pour concevoir et mettre en œuvre leurs appuis à la Côte d’Ivoire. Le Groupe de la Banque mondiale œuvre également avec l’UE, l’Agence française de développement (AFD) et d’autres bailleurs de fonds importants, notamment le gouvernement français, pour mettre sur pied des programmes d’investissement dans l’agriculture et dans des programmes de promotion de l’emploi pour les jeunes.

    Dernière mise à jour: 15 avr. 2019

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FINANCEMENTS

Côte d'Ivoire: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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29 mars 2012

Doing Business en Côte d'Ivoire

Doing Business en Côte d’Ivoire étudie les réglementations qui favorisent l’activité économique et celles qui la limitent.

Autres ressources:

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Chargé de communication
endri@worldbank.org
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