COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

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Côte d'Ivoire: présentation

  • Principal poumon économique d’Afrique de l’ouest francophone, la Côte d’Ivoire enregistre l'une des croissances économiques les plus dynamiques du monde et maintient sa position de premier producteur et exportateur mondial de fèves de cacao ainsi que de noix de cajou.

    Malgré des efforts récents, la Côte d’Ivoire affiche un faible indice de capital humain (0,35) selon le classement de la Banque mondiale, et demeure l’un des pays du monde où les inégalités entre les sexes sont les plus marquées. Le pays gagnerait à redistribuer davantage les fruits de sa bonne performance économique aux populations les plus vulnérables, à intégrer davantage les femmes dans l’économie et à développer son capital humain afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. En effet, la création de produits et services modernes requière des compétences qui manquent encore à la main-d’œuvre locale.

     

    Situation politique

    La Côte d’Ivoire se dirige vers une élection présidentielle prévue le 31 octobre 2020 pour élire le successeur du président Alassane Ouattara, qui a décidé de ne pas se représenter après deux mandats consécutifs de cinq ans. Les deux principaux leaders de l’opposition, Henri Konan Bédié et l’ancien président Laurent Gbagbo, n’ont pas encore indiqué leur intention de se présenter.

    Laurent Gbagbo a été acquitté par la Cour pénale internationale et libéré sous conditions, dans l’attente d’un procès en appel. Au terme de cette procédure, il pourrait être en mesure de participer au scrutin présidentiel.

    Par ailleurs, fin mars 2020, la constitution et le code électoral ont été révisés et adoptés par les deux chambres du Parlement et promulgués par le président Ouattara. L’opposition, qui réclamait une modification constitutionnelle par voie référendaire, conteste toujours la légitimité de la Commission électorale indépendante (CEI) chargée d’organiser les prochaines élections. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, ainsi que les partis proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, n’ont pas participé aux discussions ayant abouti à la mise en place de la CEI.

    Ce désaccord, ainsi que les querelles autour de la délivrance de nouvelles cartes d’identité qui serviront également de cartes d’électeur pour la première fois dans le pays, font craindre un regain de tensions politiques à l’approche de l’élection présidentielle.

     

    Situation économique

    •  Avant le choc mondial provoqué par la pandémie du coronavirus, la Côte d’Ivoire continuait d’afficher l’une des croissances économique les plus fortes du continent africain et du monde, projetée à 7 % en 2020, avec une progression moyenne de 8 % par an depuis 2012. Anticipant l’impact économique du COVID-19, le gouvernement ivoirien table désormais sur un taux prévisionnel de 3,5 %, du fait de la chute de la demande internationale de produits agricoles, notamment de cacao et d’anacarde, et du ralentissement d’activité domestique.
    •  Si en 2019 le secteur du bâtiment et des travaux publics a été l’un des principaux moteurs de croissance, en 2020, la diversification progressive de l’économie et le dynamisme du secteur privé devraient tirer la croissance. 
    •  La proximité des élections présidentielles, programmées en octobre 2020, et la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus risquent de créer un climat d’incertitude et d’avoir une incidence négative sur les investissements privés.  

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2020

  • Depuis janvier 2019, le gouvernement a lancé un programme social (Psgouv 2019-2020), doté d’une enveloppe de plus de 1000 milliards de francs CFA (1,72 milliard de dollars) pour favoriser une redistribution plus inclusive de la croissance économique. Ce programme vise, entre autres, à fournir de l’eau et de l’électricité, à moindre coût, aux couches les plus défavorisées et à favoriser l’accès et le maintien des enfants à l’école.  Il devrait permettre, à termes, d’améliorer les conditions de vie des plus pauvres et réduire ainsi l’incidence de la pauvreté.

    L’action du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire (IDA, IFC et MIGA) est déterminée par un cadre de partenariat (CPF) pour les années 2016-2020. Ce cadre, qui vise à accélérer et amplifier les activités du groupe dans le pays, s’articule autour de trois priorités :

    •  impulser une dynamique de croissance plus rapide, durable et tirée par le secteur privé ;
    • développer le capital humain indispensable au développement économique et à la cohésion sociale ;
    • renforcer la gestion des finances publiques, la transparence et la redevabilité des institutions.

    Les activités liées à ces priorités doivent en outre intégrer deux thématiques transversales : la gouvernance et les inégalités géographiques.

    Le Groupe de la Banque mondiale finance actuellement 32 projets nationaux et 4 projets régionaux pour un montant total de 3,13 milliards de dollars. Ils interviennent dans divers domaines :

    • l’amélioration des régimes fonciers en milieu rural, le développement de la compétitivité de la filière de l’anacarde (noix de cajou), de l’économie numérique, de la mobilité urbaine et des infrastructures ;
    • la lutte contre l’érosion côtière, la promotion de la transparence des informations dans l’industrie extractive, l’amélioration de la gestion des ressources forestières ;
    • la mise en place de systèmes d’identification personnelle ;
    • le renforcement des secteurs de l’éducation, de la santé ainsi que le soutien à la nutrition et au développement de l’enfant.

    Le CPF a fait l’objet d’un examen à mi-parcours afin d’évaluer les progrès accomplis et de tirer les enseignements de sa mise en œuvre. À la suite de cette évaluation, la Banque mondiale a recentré ses priorités sur le développement du capital humain et de l’inclusion sociale. Elle a également introduit une nouvelle approche pour maximiser les financements en faveur du développement en mobilisant les investissements du secteur privé. Le CPF a été étendu jusqu’à l’exercice 2021, afin de l’aligner sur le cycle électoral et sur le Plan national de développement (2016-20).

    Par ailleurs, Le 5 mai 2020, la Banque mondiale a débloqué un financement d’urgence de 35 millions de dollars pour aider la Côte d’Ivoire à faire face à la pandémie de COVID-19.

    Société financière internationale (IFC)

    La Société financière Internationale, filiale de la Banque mondiale dédiée au développement du secteur privé, a joué un rôle important en Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise post-électorale en 2011. De 2010 à 2019, IFC a investi plus d’1 milliard de dollars de ressources propres et en mobilisation auprès de tiers, pour augmenter de 350 MW la capacité de production de deux centrales énergétiques (AZITO et CIPREL) qu’elle a contribué à créer il y a quelques années.

    IFC a également investi dans les banques et établissements financiers, leur permettant d’étendre leur portefeuille aux petites et moyennes entreprises et aux prêts immobiliers. Par ailleurs, IFC a fait la promotion de plusieurs réformes du climat des affaires, qui ont permis à la Côte d’Ivoire de se hisser au rang des 10 pays les plus performants au monde dans le classement Doing Business sur le climat des affaires. Depuis 2015 et le démarrage de la mise en œuvre de l’actuel cadre de partenariat-pays, l’IFC a entrepris plus d’une dizaine d’opérations d’investissement et autant d’activités de services-conseil.

    Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    La MIGA compte trois projets en cours en Côte d’Ivoire dans les secteurs clés des hydrocarbures (pétrole et gaz) et des infrastructures. Ces opérations représentent un montant total de 659,4 millions de dollars, soit l’un des engagements les plus élevés de la MIGA dans le monde. Elles consistent en des garanties contre les risques de restrictions sur les transferts et d’inconvertibilité des devises, d’expropriation, de rupture de contrat et de conflits armés et troubles civils. La MIGA soutient plus précisément le projet d’extension du champ gazier CI-27, le pont Henri-Konan-Bédié à Marcory et la modernisation de la centrale thermique d’Azito.

    La MIGA travaille aussi sur d’autres projets potentiels, y compris un partenariat public-privé dans le secteur hospitalier, une usine de traitement des eaux usées et un projet de production indépendante d’électricité à base de biomasse. De plus, les autorités lui ont demandé d’examiner la possibilité d’un appui aux secteurs de la santé et des routes.

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2020

  • Voici quelques progrès réalisés par les projets financés par le Groupe de la Banque mondiale :

    AGRICULTURE

    Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest a :

    • bénéficié directement à 800 000 agriculteurs ivoiriens (dont 49 % de femmes) vivant en zone rurale qui ont pu améliorer leur rendement et leurs conditions de vie avec les équipements de transformation agricole reçus du projet ;
    • permis de développer 247 692 hectares de cultures de variétés améliorées de riz, banane plantain, maïs, igname, et sorgho ;
    • entraîné une augmentation de 22 % du revenu des ménages agricoles cibles par le projet.

     

    EMPLOI ET COHÉSION SOCIALE

    Le Projet de développement des compétences et d’emploi des jeunes (PEJEDEC) a permis :

    • d’offrir une première opportunité professionnelle à 27 500 jeunes sans qualifications ;

    Le Projet d’assistance post-conflit (PAPC) s’est attaché à favoriser la réinsertion sociale et économique des communautés et individus affectés par les conflits liés à la crise post-électorale de 2011. Le projet a :

    • bénéficié à plus de 760 000 personnes ;
    • permis d’établir ou de réinstaurer 119 bureaux d’état civil  et de former 320 agents de l’état civil ;
    • permis de réinsérer socialement près de 39 000 jeunes en difficulté (dont 35 % de filles) ;
    • soutenu 210 coopératives ; 
    • mis en place 210 projets destinés à renforcer la cohésion sociale.

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2020

  • Le Groupe de la Banque mondiale collabore étroitement avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE) depuis 2011 pour concevoir et mettre en œuvre leurs appuis à la Côte d’Ivoire.

    Le Groupe de la Banque mondiale travaille également avec l’Agence française de développement (AFD) et d’autres bailleurs de fonds importants, pour mettre sur pied des programmes d’investissement dans l’agriculture et dans des programmes de promotion de l’emploi pour les jeunes.

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2020

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FINANCEMENTS

Côte d'Ivoire: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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Chargé des relations extérieures
endri@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
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