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Afrique - Vue d'ensemble

L’Afrique subsaharienne compte plus d’un milliard d’habitants, dont la moitié auront moins de 25 ans en 2050. Forte de sa diversité et de ses ressources humaines et naturelles, la région dispose d’atouts considérables pour parvenir à générer une croissance inclusive et mettre fin à la pauvreté. Avec un marché de 1,2 milliard d’individus et la création de la plus grande zone de libre-échange au monde, le continent s’engage dans une voie de développement radicalement nouvelle qui saura exploiter le potentiel que représentent sa population et ses ressources.

L’Afrique compte à la fois des pays à faible revenu, à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et de la tranche supérieure, ainsi que des pays à revenu élevé. Elle abrite 22 pays fragiles ou en situation de conflit et 13 petits États faiblement peuplés, au capital humain limité et au territoire restreint.

Si le choc causé par la pandémie de COVID-19 a eu un grave impact économique sur l’Afrique subsaharienne, le continent devrait sortir de la récession dans laquelle il a plongé en 2020, avec un niveau de croissance attendu à 3,3 % pour 2021. Ce rebond devrait s'opérer à la faveur du prix élevé des matières premières, de l’assouplissement des mesures de lutte contre la COVID et de la reprise du commerce international. Il reste néanmoins fragile, en raison des faibles taux de vaccination sur le continent, de la persistance des dommages économiques causés par la pandémie et du manque de dynamisme de la reprise. La croissance de l’Afrique subsaharienne ne dépassera pas les 4 % en 2022 et 2023, et restera à la traîne par rapport aux économies avancées et marchés émergents.

La région de l’Afrique de l’Est et australe, dont le PIB avait reculé de 3 % en 2020 et qui a été la plus durement touchée par la troisième vague de COVID, devrait renouer avec une croissance de 3,3 % en 2021 et de 3,4 % en 2022. Après une chute de 6,4 % en 2020, la croissance sud-africaine devrait se redresser à 4,6 % en 2021, tandis que l'activité économique en Angola, après deux années consécutives de récession, devrait redémarrer avec un taux de croissance de 0,4 % cette année, contre une contraction de 5,4 % en 2020. Compte non tenu de ces deux pays, la croissance de la sous-région devrait ressortir à 3,1 % en 2021 et 4,3 % en 2022. 

La croissance en Afrique de l’Ouest et centrale, qui avait connu une contraction de 0,8 % en 2020, devrait atteindre 3,2 % en 2021 et s'accélérer à 3,6 % en 2022. Si l’on exclut le Nigéria, elle devrait grimper à 4,5 % en 2021 et 5,3 % en 2022 après les faibles performances de l'année dernière. L'économie nigériane, qui avait reculé de 1,8 % en 2020, devrait rebondir à 2,4 % en 2021, grâce aux meilleures performances des secteurs pétrolier et non pétrolier. Le taux de croissance de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), hors Nigéria, devrait s'établir à 5,6 % en 2021 et 6,1 % en 2022, à la faveur de termes de l’échange favorables.

Un déploiement plus rapide des vaccins permettrait d’accélérer la croissance régionale pour l’amener à 5,1 % en 2022 et 5,4 % en 2023, l’allègement plus précoce des mesures de confinement conduisant à une hausse des dépenses. Dans le cas contraire en revanche, la croissance pourrait ralentir à 2,4 % en 2023.

Les pays africains ont su mettre cette crise à profit pour promouvoir des réformes structurelles et macroéconomiques susceptibles d’ouvrir la voie à une croissance inclusive plus soutenue à long terme. Plusieurs pays se sont ainsi lancés dans des réformes structurelles difficiles mais nécessaires, comme l’unification des taux de change au Soudan, la réforme des subventions des produits pétroliers au Nigéria, et l’ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications en Éthiopie. Les réformes visant à assurer un approvisionnement fiable en électricité, à travers notamment un meilleur fonctionnement des régies d’utilité publique, peuvent contribuer au développement du secteur manufacturier et de l’économie numérique. Enfin, les réformes visant à combler les lacunes en matière d’infrastructures digitales et à rendre l’économie numérique plus inclusive — en veillant à son accessibilité financière et en renforçant les compétences de tous les segments de la société — seront d’une importance critique pour améliorer la connectivité, encourager l’adoption des technologies numériques et créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour les hommes et les femmes du continent.

Dernière mise à jour: 01 oct. 2021

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