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Afrique - Vue d'ensemble

Les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne sont positives avec un taux de croissance de 5,3 % en 2012 et 5,6% en 2013, contre 5% en moyenne avant la crise. Si l'on exclut l'Afrique du sud, le taux de croissance de la région devrait atteindre 6%. Toutefois, ces prévisions pourraient être révisées à la baisse en cas de dégradation de l’économie mondiale. Lors du premier trimestre de 2012, les exportations en Afrique ont rebondi et augmenté de 32% alors qu’une baisse de 11% avait été enregistrée lors du dernier trimestre de 2011.  La croissance s'est généralisée, avec plus d'un tiers des pays d'Afrique subsaharienne affichant des taux de croissance égaux ou supérieurs à 6 % et près de 40 % des pays de la région enregistrant une croissance entre 4 et 6 %. En 2011, les pays riches en ressources naturelles comme le Ghana, le Mozambique et le Nigeria figuraient parmi les économies à la croissance la plus rapide et  le taux de croissance de pays comme le Rwanda et l’Ethiopie était supérieur à 7%.

En matière de réduction de la pauvreté, l’Afrique fait des progrès. Selon la dernière édition du rapport de la Banque mondiale sur la pauvreté dans le monde,  le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 $ par jour dans la région a diminué de 10,6%, passant de 58,1 % en 1999 à 47,5 % en 2008. Le recul de la pauvreté s'est accéléré en 2005-2008, avec 9 millions de personnes de moins vivant avec moins de 1,25 dollar par jour. Il s’agit de la première fois qu'un tel déclin a été enregistré.

Malgré ces succès, l’Afrique reste confrontée à de sérieux problèmes de développement. Par exemple, la gouvernance et la transparence budgétaire restent faibles et le taux de mortalité des femmes pendant la grossesse et l’accouchement est encore très élevé (645 pour 100.000 naissances vivantes).

Les conditions économiques et sociales s’améliorent en Afrique. La mortalité maternelle a baissé de 26 % entre 1990 et 2009, et celle des enfants de moins de cinq ans recule également. Les infections par le VIH se stabilisent. Le taux d’achèvement du cycle primaire progresse plus vite que partout ailleurs dans le monde. Et de moins en moins de personnes vivent dans l’extrême pauvreté.

Sur le plan économique, les flux d’investissements directs étrangers, après avoir nettement diminué en 2009 et 2010, ont fait un bond de 25 % en 2011, pour atteindre, selon les estimations, 35,6 milliards de dollars. Le climat des affaires s’améliore et les perspectives économiques favorables attirent les investissements dans les secteurs comme les télécommunications, l’immobilier et la distribution. Les envois de fonds par les travailleurs à l’étranger ont eux aussi rebondi, affichant un record de 23 milliards de dollars en 2011.

Les changements sociaux et démographiques que connaît l’Afrique sont de nouveaux moteurs de croissance interne. L’urbanisation, la hausse de la population active et l’avènement de la classe moyenne  sont autant de facteurs pouvant stimuler la croissance. En 1980, à peine 28 % des Africains vivaient dans des villes. Aujourd’hui, c’est le cas de 40 % du milliard de personnes que recense ce continent, soit une proportion approximativement analogue à celle observée en Chine et supérieure à celle qu’enregistre l’Inde. Selon les projections, en 2030, la moitié des Africains vivront dans les villes et les 18 premières villes d’Afrique disposeront d’un pouvoir d’achat annuel combiné de 1 300 milliards de dollars. 

Dernière mise à jour: 24 juin 2013

En portant l'accent sur ​​l'accroissement de la compétitivité régionale et nationale, la création d'emplois et d'opportunités pour les familles, tout en réduisant leur vulnérabilité et améliorer leur résilience, le Groupe de la Banque mondiale s'emploie à renforcer l'impact de sa mission de développement dans les pays clients et à compléter les efforts des partenaires, y compris les gouvernements africains et les communautés locales, le secteur privé, la société civile, des groupes de réflexion et autres. La région développe de nouveaux partenariats, renforce ses connaissances, et tire bénéfice des outils financiers existant. La qualité des opérations et les résultats sont en amélioration, et témoignent de l'engagement renforcé dans les différents secteurs stratégiques, de l'agriculture à l'éducation et la santé et les infrastructures.

Dernière mise à jour: 13 juin 2013

Durant l'exercice 2012 (FY12), les engagements financiers du Groupe de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, une priorité majeure pour l'institution, ont augmenté de 2,8 milliards de dollars à 12,2 milliards et comprenait 7,4 milliards de dollars de crédits, dons et garanties accordés par l'Association internationale de développement (IDA) ; 4 milliards de dollars de la Société financière internationale (SFI) à des projets privés de développement ; 147 millions de dollars de prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 637 millions de dollars de garanties accordées par la Multilateral Investment Guarantee Agency (MIGA). Ainsi que 7,06 milliards de dollars en financement du développement en Afrique, ce qui représente une augmentation de 400 millions de dollars sur les 6,6 milliards livré à l'exercice précédent.

En réaction au renchérissement mondial des produits alimentaires, la Banque mondiale a revu à la hausse ses financements au service du développement consacrés à des programmes ciblant l’agriculture sur l’ensemble du continent africain, poste auquel elle a consacré 1,3 milliard de dollars sur l’exercice 2011. Les travaux de la Banque sont étroitement coordonnés avec le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine, une initiative sous la responsabilité et la direction africaines pour stimuler la productivité agricole en Afrique.

Les pays d’Afrique ont nettement amélioré leur taux de scolarisation dans le primaire, si bien que des millions d’enfants fréquentent désormais l’école pour la première fois. Dans le cadre de sa stratégie pour l’éducation, la Banque mondiale focalise son action sur l’objectif d’apprentissage pour tous en collaborant avec des pays d’Afrique, des donateurs, des leaders communautaires, des employeurs et des familles, de façon à mettre davantage l’accent sur une éducation qui dote les jeunes des compétences modernes adéquates pour trouver un emploi suffisamment rémunérateur.

Des progrès significatifs ont également été réalisés dans le domaine de la santé. En Éthiopie, en Gambie, au Malawi et au Rwanda, la mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé d’au moins 25 % au cours de la dernière décennie, ce taux au Rwanda ayant même chuté de 47 %. Dans beaucoup de pays d’Afrique, la mortalité maternelle a affiché un repli compris entre 20 et 50 %. Les financements de la Banque destinés à la lutte contre le VIH/sida en Afrique (plus de 2 milliards de dollars à ce jour) ont permis de catalyser d’autres financements mondiaux pour cette même cause, lesquels sont passés de 1,6 milliard en 2001 à plus de 16 milliards en 2010.

La Banque mondiale est aussi un partenaire actif de l’Afrique dans ses efforts de lutte contre le paludisme. Le Programme renforcé de lutte contre le paludisme a financé l’achat de 73,8 millions de moustiquaires sur l’ensemble des pays concernés par ce programme. à ce jour, la Banque s’est engagée à débloquer 772,8 millions de dollars pour 22 projets dans 20 pays d’Afrique subsaharienne. Grâce au Programme renforcé, le Bénin, l’Éthiopie, le Nigéria, la République démocratique du Congo et la Zambie ont pu enregistrer des progrès significatifs.

Les travaux réalisés sur l’ensemble du continent mettent en évidence des cas où la protection sociale a fortement progressé. Ainsi, en Éthiopie, la Banque a effectué des transferts monétaires et de nourriture supplémentaires, qui ont bénéficié à 10 millions de personnes durant la crise économique mondiale. La protection sociale agit sur deux plans : elle réduit les inégalités et favorise la stabilité sociale. L’intégration régionale est essentielle à l’accélération des progrès de la région. C’est pourquoi la Banque a doublé ses investissements consacrés à cette intégration, qui sont passés de 2,1 à 4,2 milliards de dollars entre 2008 et juillet 2011, et devraient grimper à 5,7 milliards en juillet 2012.

Faire face au changement climatique et rendre les accords opérationnels

Les aléas climatiques font subir à l’Afrique, selon les estimations, une perte annuelle de 1 à 2 % de son PIB. La Banque mondiale continue d’encourager les organismes du secteur public et privé et les gouvernements des pays en développement à mettre un terme à la déforestation en échange d’un accès aux crédits carbone. Les forêts sont exclues du Protocole de Kyoto alors que la déforestation, en particulier dans les régions tropicales, est responsable de 20 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone anthropique. 

Dernière mise à jour: 13 juin 2013

La Banque soutient la mise en œuvre, en Afrique, du Plan d’action d'Accra adopté lors du Forum de haut niveau de septembre 2008 à l’issue du bilan de la Déclaration de Paris de 2005. Ces instruments affirment que ce sont les gouvernements qui doivent concevoir et exécuter leurs propres programmes de développement et appellent les partenaires de développement à renforcer et fournir des financements fiables, axés sur les résultats et aux coûts les plus bas. Ils rappellent que le niveau de l’aide doit correspondre à au moins 0, 7 % du PIB, objectif fixé au sommet de Monterrey.

La Déclaration de Paris, le Plan d’action d’Accra et le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement requièrent également une collaboration accrue entre bailleurs de fonds et un alignement de leurs programmes sur les plans de développement des pays, de façon à garantir l’efficacité de l’aide. 

Dernière mise à jour: 13 juin 2013

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