COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

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publication 16 juin 2020

Le Plan de la Banque mondiale pour le capital humain en Afrique

World Bank Group



Pour un continent où toutes les filles et tous les garçons réalisent pleinement leur potentiel parce qu’ils sont bien nourris et dans de bonnes dispositions pour apprendre, qu’ils acquièrent de véritables connaissances en classe et qu’ils deviennent des adultes sains et dotés des compétences voulues pour participer de manière productive au marché du travail

En avril 2019, nous lancions le Plan pour le Capital humain en Afrique. Ce projet ambitieux énonce clairement les cibles et les engagements devant permettre de réaliser le potentiel de l’Afrique par le biais de son capital humain, c’est-à-dire la santé, les connaissances, les compétences et la résilience des populations du continent. Cette population, qui est la ressource la plus importante de l’Afrique, est aussi la clé de sa prospérité dans une économie mondialisée et numérisée. La pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement nous rappelle combien le capital humain est précieux.

Après tout juste un an, le Plan progresse de manière satisfaisante. Les activités ont été rapides et nombreuses et le présent rapport montre comment la Banque mondiale, les pays et les communautés accélèrent les investissements dans les populations africaines, investissements aux rendements à la fois immédiats et à venir.

Les points saillants concernent notamment les efforts importants engagés pour autonomiser les femmes et assurer rapidement la transition démographique de l’Afrique. De nouveaux projets de la Banque mondiale, de plus de 2,2 milliards de dollars, permettront de renforcer les moyens d’action des femmes, d’accroître leur accès aux services de santé et d’éducation, ainsi qu’aux possibilités d’emploi. Au Niger, par exemple, nous aidons l’État à combattre le mariage d’enfants. Au Burundi, nos interventions sont axées sur la planification familiale et la nutrition. Au Nigéria, nos efforts visent à garder les jeunes filles à l’école.

Nos engagements au titre de projets de développement humain dans la région ont quasiment doublé, et les équipes au sein du Groupe de la Banque mondiale sont de plus en plus nombreuses à mettre le capital humain au premier plan, comme l’atteste la priorité donnée à la sécurité routière dans les projets de transport et à l’électrification de tous les centres de santé et de toutes les écoles en Afrique à l’horizon 2030.

Nous innovons aussi. Une première série d’opérations a été approuvée pour accompagner les réformes des politiques sur le capital humain, en vue, par exemple, du renforcement des cadres juridiques de protection des femmes et des enfants. De nouvelles formations à grande échelle de notre personnel et de nos clients visent à généraliser l’utilisation des données géolocalisées collectées à l’aide des téléphones portables dans le but d’améliorer l’exécution des projets et la fourniture des services.

Au total, 31 pays africains participent au Projet sur le Capital humain, une initiative mondiale appelant à investir rapidement plus et mieux dans les populations afin de leur donner les moyens de devenir des membres productifs de la société, pour une meilleure croissance économique profitant à tous. Ces pays sont unis par leur volonté de bâtir le capital humain pour l’avenir de l’Afrique. Ils y sont poussés par l’Indice de Capital humain rendu public en 2018, qui indique que les enfants africains ne réaliseront que 40 % de leur potentiel à cause des carences dans le capital humain. Ils collaborent avec des partenaires, dont le Groupe de la Banque mondiale, pour améliorer les chances des enfants nés aujourd’hui.

La crise de la maladie à coronavirus (COVID-19) souligne la nécessité de protéger et de renforcer le capital humain dans l’effort général visant à sauver des vies, à promouvoir le bien-être et à sauvegarder la productivité future. Cela nous engage à maintenir le cap et à redoubler les efforts que nous déployons en collaboration avec les pays et les partenaires de développement. Nous ne devons pas laisser les défis de notre temps causer le malheur de la prochaine génération.