Côte d'Ivoire: présentation

  • Premier producteur mondial de cacao et de noix de cajou, exportateur de pétrole doté d’une industrie manufacturière importante, la Côte d’Ivoire connaît un succès économique remarquable depuis 2012 et exerce une influence considérable dans la sous-région.

    Contexte politique

    Malgré de récentes tensions au sein de la coalition au pouvoir la Cote d’Ivoire a retrouvé sa stabilité politique. En août 2018, le président Alassane Ouattara a amnistié 800 détenus politiques poursuivis pour des crimes liés à la crise post-électorale de 2010-2011. Depuis lors, des centaines de prisonniers politiques ont été libérés, y compris l’ancienne première dame Simone Gbagbo. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé la conduite de consultations avec l’ensemble de la classe politique pour réformer la Commission électorale indépendante, en vue de la présidentielle de 2020. Un scrutin aux enjeux importants aussi bien pour la consolidation de la paix et la stabilité politique que pour le maintien du rythme de la croissance économique. Comme l’ensemble des pays de la sous-région, la Côte d’Ivoire est aussi confrontée à la menace terroriste. Le pays a été frappé par une attaque djihadiste, notamment à Grand Bassam (sud) en mars 2016.

    Situation économique

    En 2017, la Côte d’Ivoire a continué d’être une des économies les plus dynamiques d’Afrique, avec un taux de croissance qui devrait se maintenir autour de 7,6 %. Cette bonne performance s’explique par le rebond de l’agriculture et démontre la capacité de résistance de la Côte d’Ivoire aux chocs internes et externes.

    Les perspectives économiques pour les deux à trois prochaines années restent bonnes et, le taux de croissance du PIB devrait se maintenir autour de 7 % en 2018 et 2019.  Cela permet d’envisager le maintien d’une inflation modérée et la maîtrise des finances publiques grâce à des politiques budgétaires et monétaires prudentes, ainsi qu’à la poursuite de réformes destinées à améliorer le climat des affaires et à promouvoir un usage efficace des partenariats public-privé.

    L’économie ivoirienne reste toutefois, vulnérable à des risques externes tels que les fluctuations des cours des produits agricoles et extractifs, les conditions climatiques, les risques sécuritaires mondiaux et régionaux ainsi qu’un resserrement des marchés financiers régionaux et internationaux.

    Situation sociale

    Des négociations entreprises par le gouvernement avec les syndicats des travailleurs ont abouti à une trêve sociale, mettant fin à une série de revendications à l’origine de plusieurs mouvements de grèves qui ont paralysé l’administration et les services publics en 2017.

     Le principal enjeu social sera de maintenir l’économie ivoirienne sur une trajectoire de croissance forte afin de réduire significativement les inégalités. Classé 171e sur 189 pays en 2018, le pays se place en bas du classement de l’indice de développement humain dans le monde, publié par le programme des Nations Unies pour le développement. Après avoir fortement augmenté de 10 % à 51 % de la population entre 1985 et 2011, le taux de pauvreté a légèrement reculé en 2015, à 46 % de la population, selon la dernière enquête sur les niveaux de vie réalisée par la Banque mondiale. La Côte d’Ivoire devra néanmoins s’attacher à redistribuer davantage les fruits de sa croissance économique aux populations les plus vulnérables et développer son capital humain afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. Le pays devra également favoriser l’insertion économiques des femmes. En effet, malgré des efforts récents, la Côte d’Ivoire demeure l’un des pays du monde où les inégalités entre les hommes et les femmes sont les plus marquées.

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

  • Le gouvernement a adopté un nouveau programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020 qui entend transformer la Côte d’Ivoire en une économie à revenu intermédiaire d’ici 2020 et réduire davantage le taux de pauvreté. En avril 2016, les bailleurs de fonds ont promis une aide de 15,4 milliards de dollars sous la forme de dons et de prêts en faveur du PND. Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à doubler son soutien pour le porter à environ cinq milliards de dollars en 2020.

    L’action du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire

    En septembre 2015, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau cadre de partenariat avec la Côte d’Ivoire. Ce cadre, qui couvre les années 2016 à 2020, a pour objectif d’aider le pays à se doter d’une économie compétitive, équitable et solidaire. Au total, la Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au développement du secteur privé, prévoient chacune un programme de prêts et d’investissements de 1 milliard de dollars, et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) étudie de nouvelles garanties.

    Le cadre de partenariat poursuit deux objectifs principaux. Le premier entend créer des emplois de meilleure qualité en s’appuyant sur une croissance tirée par le secteur privé, notamment dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Le second vise à renforcer le capital humain pour générer une croissance inclusive et améliorer la qualité des dépenses sociales afin d’élargir l’accès aux services essentiels. Cinq conditions préalables devront été réunies pour atteindre ces objectifs :

    • la stabilité sociale et politique ;
    • la stabilité macroéconomique et la soutenabilité de la dette publique ;
    • la réforme agraire ;
    • le développement d’un secteur financier inclusif ;
    •  le renforcement de la gouvernance.

    Le Groupe de la Banque mondiale finance actuellement 20 projets en cours de mise en œuvre en Côte d’Ivoire. Cumulés aux projets en préparation, les engagements financiers du Groupe de la Banque mondiale atteignent plus de 1,4 milliard de dollars. Cela comprend, l’approbation en 2017 du plus grand prêt octroyé jusqu’ici par l’institution à la Côte d’Ivoire (325 millions de dollars) pour accroître l’accès à l’électricité, en particulier dans les zones rurales. Les projets approuvés depuis le début de l’année 2018 visent à améliorer la transparence des informations dans l’industrie extractive, la gestion des ressources forestière, ainsi que la nutrition et le développement de la petite enfance.

    Société financière internationale (IFC)

    Au cours des quatre dernières années, IFC a investi 1 milliard de dollars en Côte d’Ivoire, dont la moitié sur fonds propres. IFC a notamment apporté des garanties pour les centrales électriques Azito III et CIPREL IV, qui ont augmenté la capacité de production électrique du pays de 370 Mégawatts. Aujourd’hui, IFC et ses partenaires financent presque 50 % de l’énergie produite en Côte d’Ivoire. Dans le secteur financier, elle assiste les banques à travers le Programme global de financement du commerce (GTFP) pour accroître son soutien aux petites et moyennes entreprises, aux coopératives, ainsi qu’aux petits exploitants et agriculteurs.

    Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    Alors que la Côte d’Ivoire était encore considérée comme un pays à risque, la MIGA a contribué à attirer des investissements privés dans l’énergie. Deux milliards de dollars ont ainsi été investis depuis la fin de la crise postélectorale en 2011, notamment pour la conversion du cycle simple de la centrale d’Azito en cycles combinés, qui permettra de doubler ses capacités de production sans consommer plus de gaz.

    Elle couvre aussi un emprunt destiné à financer l’extension de la plateforme internationale de production de gaz et de pétrole Foxtrot. À Abidjan, le pont à péage Henri-Konan-Bédié et l’hôtel Azalaï bénéficient également des garanties de l’Agence. La MIGA envisage d’augmenter son portefeuille d’activité pour les quatre prochaines années.

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

  • La stratégie du Groupe de la Banque mondiale vise à accroître l’investissement et à stimuler la croissance, tout en améliorant les conditions de vie de la population, notamment au travers des projets présentés ci-dessous.

    Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest.

    Depuis son démarrage en 2011, ce projet a permis à plusieurs milliers de femmes vivant en zone rurale d’améliorer leurs conditions de vie. En plus des équipements de transformation agricole, le projet a vulgarisé des technologies permettant d'accroître significativement les rendements des productions de banane plantain, de manioc et de maïs. Des variétés de manioc comme Bocou 1 et Yavo font la fierté de nombreuses coopératives dont la production moyenne est passée de 25 à 35 tonnes à l’hectare, contre 8 à 10 tonnes pour le manioc traditionnel.  

    La première phase du projet, qui s’est achevée en 2016, a permis aux populations rurales, notamment en zones forestières, de passer de cultures vivrières, comme la banane plantain et le manioc, à des cultures de rente qui offrent de plus grandes opportunités économiques.

    Le Projet de développement des compétences et d’emploi des jeunes (PEJEDEC)

    Au lendemain des violences post-électorales d’octobre 2010, la Banque mondiale et le gouvernement ivoirien avaient cherché à mettre en place un programme de création d’emplois afin d’offrir une première opportunité professionnelle à des milliers de jeunes sans qualifications et premières victimes des troubles politiques qui ont secoué le pays pendant plus de 10 ans. L’objectif est de permettre à une jeunesse en quête d’emplois et de reconnaissance d’aspirer à un meilleur avenir. Mis en œuvre depuis 2012 avec un premier don de 50 millions de dollars, le PEJEDEC a bénéficié à plus de 27 500 jeunes en juin 2015. Un financement additionnel de 50 millions de dollars (environ 25 milliards de FCFA) a permis d’élargir son champ d’action pour cibler davantage les femmes et les zones rurales.

    Projet d’Assistance Post-Conflit (PAPC)

    Mis en œuvre de 2008 à 2016, avec un financement total de 120 millions de dollars (dont un don exceptionnel de 60 millions de dollars), ce projet a avant tout appuyé les efforts de reconstruction de la Côte d’Ivoire après une décennie de troubles. Le PAPC a aussi permis d’améliorer la gouvernance locale et favoriser le développement participatif.

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

  • Les bailleurs de fonds et donateurs ont mis en place 14 groupes de travail dont le fonctionnement est régi par des dispositifs dédiés et des équipes techniques. Ces structures entretiennent une bonne collaboration, surtout pendant les phases de préparation des projets. Le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE) travaillent en étroite concertation depuis 2011 pour concevoir et mettre en œuvre leurs appuis à la Côte d’Ivoire. Le Groupe de la Banque mondiale œuvre également avec l’UE, l’Agence française de développement (AFD) et d’autres bailleurs de fonds importants, notamment le gouvernement français, pour mettre sur pied des programmes d’investissement dans l’agriculture et dans des programmes de promotion de l’emploi pour les jeunes.

    Dernière mise à jour: 03 janv. 2019

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FINANCEMENTS

Côte d'Ivoire: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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ACTIONS

19 avr. 2018

Africa's Pulse, No. 17, Avril 2018

Nos dernières perspectives économiques tablent sur une croissance à 3,1 % en 2018, qui s’établira à 3,6 % en moyenne sur 2019–20.

07 juin 2017

Réfugiés : comment l’Afrique fait face

De nombreux pays africains, parfois très pauvres, s’attachent à intégrer durablement les réfugiés.

30 oct. 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

30 oct. 2017

Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, audiodiffusions et galleries de photos qui reflètent le travail de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne.

29 mars 2012

Doing Business en Côte d'Ivoire

Doing Business en Côte d’Ivoire étudie les réglementations qui favorisent l’activité économique et celles qui la limitent.

Autres ressources:

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