Cameroun - Vue d'ensemble

  • Abritant près de 24 millions d’habitants en 2017, le Cameroun est un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Bordant l’océan Atlantique, il partage ses frontières avec la République centrafricaine (RCA), le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigéria et le Tchad. Les régions limitrophes avec le Nigéria (Nord-Ouest et Sud-Ouest) sont anglophones, alors que le reste du pays est francophone. Le Cameroun est richement doté en ressources naturelles (pétrole et gaz, minerais et bois précieux) et agricoles (café, coton, cacao, maïs et manioc).

    Situation politique

    Le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), domine depuis longtemps la scène politique. Il occupe actuellement 148 des 180 sièges de l’Assemblée nationale et 81 des 100 sièges du Sénat. Le président sortant Paul Biya a remporté l’élection présidentielle de novembre 2018, à l’issue d’un scrutin aux résultats contestés. Âgé de 85 ans et arrivé à la tête du pays en 1982, Paul Biya entame ainsi son 7e mandat. 

    Pays stable depuis plusieurs décennies malgré la grande diversité de sa population, le Cameroun est récemment confronté aux attaques du groupe Boko Haram dans l’Extrême Nord et à un mouvement séparatiste dans les régions anglophones. Depuis septembre 2017, cette insurrection a fait plus de 400 victimes dans la population civile et plus de 200 morts parmi les forces de l’ordre (armée, gendarmerie et police). Selon les chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le Cameroun accueille actuellement 1 171 228 réfugiés dont 102 287 proviennent du nigéria et 274 688 de Centrafrique.

    Situation sociale

    La part de la population pauvre a augmenté de 12 % entre 2007 et 2014, pour atteindre 8,1 millions d’habitants, en raison d’une croissance démographique plus rapide que le rythme de réduction de la pauvreté. La pauvreté se concentre de plus en plus dans les régions septentrionales du pays, qui abritent 56 % de la population pauvre.

    Situation économique

    Le Cameroun est la principale économie de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), une région qui a subi de plein fouet la chute des prix pétroliers. Comme ses partenaires de la CEMAC, le pays a dû mettre en place des mesures d’ajustement budgétaire afin de parer au choc des termes de l’échange, rétablir sa stabilité macroéconomique et restaurer la confiance dans la monnaie commune.

    La croissance camerounaise s’est cependant accélérée au premier trimestre 2018 et devrait atteindre 3,8 % sur la totalité de l’année. Trois facteurs ont permis ce rebond : l’augmentation de la production de gaz naturel, avec le démarrage des activités d’une nouvelle usine flottante de liquéfaction ; la hausse de l’activité agricole, à la faveur de l’amélioration de la demande des pays voisins (Tchad, RCA et Nigéria) ; et, enfin, la réalisation des travaux publics lancés dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 (dont l’organisation a toutefois été retirée au Cameroun en novembre 2018).

    Alors que le Cameroun s’est donné pour objectif d’accéder à la catégorie des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2035, le  mémorandum économique de la Banque mondiale publié en avril 2017 soulignait la nécessité s d’accroître sa productivité et de favoriser le développement du secteur privé. 

    Le Cameroun devra en particulier enregistrer une croissance du PIB réel d’environ 8 % (soit 5,7 % par habitant) sur la période 2015–2035. Il faudra pour cela que le taux d’investissement passe d’environ 20 % du PIB en 2015 à 30 % en 2035 et que la productivité, qui n’a globalement pas progressé au cours de la dernière décennie, atteigne 2 %. Ces défis sont considérables, mais à la portée du pays. La revue des dépenses publiques publiée par la Banque mondiale en février 2018 propose cinq axes d’intervention pour y parvenir.

    Enjeux de développement

    Le Cameroun connaît des problèmes de gouvernance qui freinent son développement et le rendent moins attractif aux yeux des investisseurs. Il est classé 152e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption 2018 établi par Transparency International, et 163e sur 190 économies dans le dernier rapport Doing Business 2018 de la Banque mondiale sur la réglementation des affaires.Abritant près de 24 millions d’habitants en 2017, le Cameroun est un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Bordant l’océan Atlantique, il partage ses frontières avec la République centrafricaine (RCA), le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigéria et le Tchad. Les régions limitrophes avec le Nigéria (Nord-Ouest et Sud-Ouest) sont anglophones, alors que le reste du pays est francophone. Le Cameroun est richement doté en ressources naturelles (pétrole et gaz, minerais et bois précieux) et agricoles (café, coton, cacao, maïs et manioc).

    Situation politique

    Le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), domine depuis longtemps la scène politique. Il occupe actuellement 148 des 180 sièges de l’Assemblée nationale et 81 des 100 sièges du Sénat. Le président sortant Paul Biya a remporté l’élection présidentielle de novembre 2018, à l’issue d’un scrutin aux résultats contestés. Âgé de 85 ans et arrivé à la tête du pays en 1982, Paul Biya entame ainsi son 7e mandat. 

    Pays stable depuis plusieurs décennies malgré la grande diversité de sa population, le Cameroun est récemment confronté aux attaques du groupe Boko Haram dans l’Extrême Nord et à un mouvement séparatiste dans les régions anglophones. Depuis septembre 2017, cette insurrection a fait plus de 400 victimes dans la population civile et plus de 200 morts parmi les forces de l’ordre (armée, gendarmerie et police). Selon les chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le Cameroun accueille actuellement 1 171 228 réfugiés dont 102 287 proviennent du nigéria et 274 688 de Centrafrique.

    Situation sociale

    La part de la population pauvre a augmenté de 12 % entre 2007 et 2014, pour atteindre 8,1 millions d’habitants, en raison d’une croissance démographique plus rapide que le rythme de réduction de la pauvreté. La pauvreté se concentre de plus en plus dans les régions septentrionales du pays, qui abritent 56 % de la population pauvre.

    Situation économique

    Le Cameroun est la principale économie de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), une région qui a subi de plein fouet la chute des prix pétroliers. Comme ses partenaires de la CEMAC, le pays a dû mettre en place des mesures d’ajustement budgétaire afin de parer au choc des termes de l’échange, rétablir sa stabilité macroéconomique et restaurer la confiance dans la monnaie commune.

    La croissance camerounaise s’est cependant accélérée au premier trimestre 2018 et devrait atteindre 3,8 % sur la totalité de l’année. Trois facteurs ont permis ce rebond : l’augmentation de la production de gaz naturel, avec le démarrage des activités d’une nouvelle usine flottante de liquéfaction ; la hausse de l’activité agricole, à la faveur de l’amélioration de la demande des pays voisins (Tchad, RCA et Nigéria) ; et, enfin, la réalisation des travaux publics lancés dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 (dont l’organisation a toutefois été retirée au Cameroun en novembre 2018).

    Alors que le Cameroun s’est donné pour objectif d’accéder à la catégorie des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2035, le  mémorandum économique de la Banque mondiale publié en avril 2017 soulignait la nécessité s d’accroître sa productivité et de favoriser le développement du secteur privé. 

    Le Cameroun devra en particulier enregistrer une croissance du PIB réel d’environ 8 % (soit 5,7 % par habitant) sur la période 2015–2035. Il faudra pour cela que le taux d’investissement passe d’environ 20 % du PIB en 2015 à 30 % en 2035 et que la productivité, qui n’a globalement pas progressé au cours de la dernière décennie, atteigne 2 %. Ces défis sont considérables, mais à la portée du pays. La revue des dépenses publiques publiée par la Banque mondiale en février 2018 propose cinq axes d’intervention pour y parvenir.

    Enjeux de développement

    Le Cameroun connaît des problèmes de gouvernance qui freinent son développement et le rendent moins attractif aux yeux des investisseurs. Il est classé 152e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption 2018 établi par Transparency International, et 163e sur 190 économies dans le dernier rapport Doing Business 2018 de la Banque mondiale sur la réglementation des affaires.

    Dernière mise à jour: 22 mars 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Cameroun

    Jugé solvable par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) en 2014, le Cameroun fait actuellement partie des pays pouvant bénéficier d’un financement mixte : l’enveloppe de l’Association internationale de développement (IDA), au titre d’IDA-18, est d’environ 787 millions de dollars, tandis que les engagements de la BIRD atteignent 392 millions de dollars.

    Sur l’exercice 2017, les premières opérations de la BIRD au Cameroun ont financé un projet de développement du secteur des transports et un projet d’amélioration du réseau de fourniture d’électricité et de réforme du secteur de l’énergie. L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) s’est en outre engagée en faveur du développement de l’hydroélectricité sur la Sanaga. Le portefeuille de projets de la Banque mondiale au Cameroun comprend 18 opérations nationales financées par l’IDA, le Fonds pour l’environnement mondial et des fonds fiduciaires, et représente un engagement net d’environ 2,4 milliards de dollars.

    La Banque mondiale a adopté un nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun pour la période 2017-2021. Celui-ci est aligné sur les objectifs du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) 2010-2013 élaboré par le gouvernement. Il s’articule autour de 12 objectifs, regroupés en trois domaines d'action :

    • la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales, en particulier dans les régions septentrionales ;
    • le développement des infrastructures et du secteur privé ;
    • l’amélioration de la gouvernance.

    La Banque mondiale appuie le renforcement de la compétitivité du Cameroun dans les domaines de l’énergie, des transports et des télécommunications, et s’attache par ailleurs à améliorer le climat des affaires. Elle concourt également à améliorer l’offre de services publics en faveur du développement humain (mise en place d’un système de protection sociale et développement local), en privilégiant la modernisation des infrastructures et le renforcement des capacités afin d’améliorer l’accès aux services publics de base dans les régions septentrionales.

    Dernière mise à jour: 22 mars 2019

  • Expansion de la production électrique

    La Banque mondiale aide les autorités camerounaises à améliorer l’accès à l’électricité. Le projet de centrale à gaz de Kribi a permis au pays d’accroître sa capacité de production électrique de 216 MW. L’IDA finance actuellement le projet d’hydroélectricité de Lom Pangar, qui contribuera à exploiter le potentiel hydroélectrique de la Sanaga (estimé à 6 000 MW). De plus, la BIRD soutient la réalisation du projet hydroélectrique de Nachtigal pour la construction d’un barrage d’une puissance installée de 420 MW.

    Amélioration de l’intégration et du commerce au niveau régional

    Le projet régional de facilitation du transport et du transit en zone CEMAC financé par l’IDA à hauteur de 680 millions de dollars, (dont 409 millions sont destinés au Cameroun) se concentre sur  les corridors de transit  Douala-N’Djamena et Douala-Bangui. Il a notamment permis de réduire le délai de transit moyen des importations depuis la sortie du port de Douala jusqu’à N’Djamena, au Tchad, ainsi que le temps d’attente dans les installations portuaires de Douala.

    Amélioration de la compétitivité agricole

    L’engagement actuel de la Banque mondiale en faveur du secteur agricole comprend deux opérations financées par l’IDA. Le projet d’investissement agricole et de développement des marchés (100 millions de dollars apportés par l’IDA et 25 millions de dollars provenant de la Société financière internationale [IFC]) vise à transformer les secteurs du manioc, du maïs et du sorgho, actuellement peu productifs et tournés vers l’agriculture vivrière, pour en faire des chaînes de valeur commerciales et concurrentielles dans quatre zones agroécologiques. Le projet de développement de l’élevage (pour lequel l’IDA apporte 100 millions de dollars) vise à améliorer la productivité, l’accès aux marchés et les moyens de subsistance des petits éleveurs dans les zones agroécologiques concernées ; il ciblera notamment les éleveurs nomades de l’Extrême Nord.

    Développement des zones rurales et amélioration des services sociaux

    Financé par l’IDA et plusieurs bailleurs de fonds, le projet d’appui au programme national de développement participatif joue un rôle essentiel dans la stratégie de développement rural des pouvoirs publics. Ce projet aide le gouvernement camerounais à mettre en place et à activer un mécanisme de financement décentralisé afin d’instaurer un développement de proximité participatif dans les zones rurales et d’améliorer l’accès aux services sociaux de base. Largement soutenu par les collectivités concernées, il a contribué à moderniser les infrastructures scolaires, à alimenter 270 000 personnes en eau potable et à faciliter l’accès de 20 000 ménages au réseau routier et aux services sociaux de base.

    Amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de santé

    Le projet d’investissement à l’appui du secteur de la santé cible des activités au niveau des districts : il fournit des moyens financiers et un système d’incitations à la performance afin d’améliorer les résultats des établissements de santé dans 26 districts, couvrant au total 2,5 millions d’habitants. Les outils de gestion utilisés dans le cadre du dispositif de financement axé sur les performances ont induit un changement de comportement de la part du personnel de santé, ce qui a permis aux établissements d’améliorer leur gouvernance et de gérer plus efficacement leurs ressources financières.

    En 2016, une première évaluation de l’impact de ce dispositif a constaté une amélioration sensible de l’utilisation et de la qualité des services de santé essentiels (le pourcentage d’enfants bénéficiant d’une couverture vaccinale complète est passé de 47 à 88 % dans les zones ciblées).

    Amélioration de la qualité et de l’efficience du système éducatif

    Le projet de renforcement des capacités dans le secteur de l’éducation et le financement apporté par l’Initiative pour la mise en œuvre accélérée de l’éducation pour tous (ETP) ont appuyé des activités visant à améliorer l’équité et la qualité de l’éducation.

    Le projet d’amélioration de l’équité et de la qualité de l’éducation vise à faciliter le passage d’un système dans lequel les enseignants des écoles publiques sont financés par les familles à un système de contrat entre l’État et les enseignants. Il finance la formation des enseignants titulaires et des enseignants contractuels ainsi que la fourniture de matériel pédagogique. 

    Dernière mise à jour: 22 mars 2019

  • Le Cameroun est l’un des pays d’Afrique subsaharienne les moins dépendants de l’aide extérieure. Ses partenaires internationaux — Banque mondiale, Banque africaine de développement (BAD), Union européenne (UE), Agence française de développement (AFD), Banque européenne d’investissement (BEI), Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), Fonds monétaire international (FMI), Nations Unies et Allemagne, notamment — ont renforcé leur coordination afin d’accélérer la mise en œuvre des principes de la Déclaration de Paris et du Programme d’action de Busan.

    Dernière mise à jour: 22 mars 2019

Api


FINANCEMENTS

Cameroun: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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ACTIONS

03 oct. 2018

Africa's Pulse, No. 18, Octobre 2018

Selon les estimations, la croissance économique en Afrique subsaharienne est passée de 2,3 % en 2017 à 2,7 % en 2018, soit un taux à peine supérieur à celui de la croissance démographique.

07 juin 2017

Réfugiés : comment l’Afrique fait face

De nombreux pays africains, parfois très pauvres, s’attachent à intégrer durablement les réfugiés.

30 oct. 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

30 oct. 2017

Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, audiodiffusions et galleries de photos qui reflètent le travail de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne.

31 oct. 2017

Doing Business au Cameroun (a)

Le rapport « Doing Business » évalue la règlementation des affaires dans le monde. Découvrez le classement de votre pays.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

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B.P. 1128
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