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WASHINGTON, 15 juillet 2020 — Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un crédit de 125 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* en faveur de l’extension de l’accès de tous à un enseignement secondaire de qualité et du renforcement des programmes de développement des qualifications au Cameroun, en visant particulièrement les filles.
« Il s’agit du premier projet dédié à l’accès aux études secondaires et à l’enseignement professionnel au Cameroun, avec le souci tout particulier d’agir en faveur des filles. Si les progrès sont là sur le plan de l’élargissement de l’enseignement primaire, le pays a encore du mal à assurer un enseignement de qualité et des formations adaptées aux attentes du marché, en particulier après le primaire, explique Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun. L’objectif est d’élargir l’accès équitable à des établissements qui offrent un meilleur environnement d’apprentissage, de faciliter l’accès aux filières d’enseignement général pour les filles des régions défavorisées, et d’accroître l’accès à des cursus de formation adaptés aux attentes du marché pour favoriser l’insertion professionnelle des diplômés et améliorer leur employabilité. »
Le Projet de développement de l’enseignement secondaire et des qualifications s’inscrit dans la ligne de la stratégie gouvernementale pour le secteur de l’éducation 2021-2030, actuellement en cours d’élaboration, laquelle définit quatre domaines prioritaires pour le système éducatif en général, dont l’enseignement secondaire et l’enseignement professionnel. Il va offrir un accès plus équitable à un enseignement secondaire général de qualité. Plus précisément, il permettra de scolariser 300 000 élèves dans des écoles secondaires qui respectent les normes indispensables à un environnement d’apprentissage propice, en accordant la priorité aux filles des régions défavorisées. Le projet va également aider environ 10 000 bénéficiaires — stagiaires, apprentis, travailleurs du secteur informel — à se doter de qualifications correspondant aux attentes du marché et à améliorer leur employabilité et leur insertion sur le marché du travail. Il facilitera également la participation de l’industrie et du secteur privé à la conception et à la délivrance des programmes de formation.
« La plupart des problèmes rencontrés par les secteurs de l’enseignement secondaire et de la formation sont aggravés par la crise du coronavirus, précise Yevgeniya Savchenko, économiste senior et chef d’équipe du projet. Ce projet est l’occasion de bâtir un système éducatif plus efficace, inclusif et résilient. »
* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.
Odilia Renata Hebga
À propos du Groupe de la Banque mondiale
Créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable, c'est la vision qui guide le Groupe de la Banque mondiale. Dans plus de 100 pays, le Groupe de la Banque mondiale apporte des financements, des conseils et des solutions innovantes qui améliorent les conditions de vie en créant des emplois, en renforçant la croissance économique et en s'attaquant aux défis du développement les plus urgents. Le Groupe de la Banque mondiale est l'une des principales sources de financements et de partage de connaissances et compétences pour les pays en développement. Il est constitué de la Banque mondiale, qui se compose de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l'Association internationale de développement (IDA) ; de la Société financière internationale (IFC) ; de l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org/fr, www.miga.org et www.ifc.org.
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