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COMMUNIQUÉS DE PRESSE 26 mai 2020

Région du lac Tchad : la Banque mondiale débloque 346 millions de dollars pour renforcer la résilience et les moyens de subsistance

WASHINGTON, 26 mai 2020 – Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui deux opérations de l’Association internationale de développement (IDA)*, d’un montant total de 346 millions de dollars, destinées à financer le renforcement de la résilience et des moyens de subsistance dans la région du lac Tchad, à la frontière de quatre pays — le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad.  

Pénalisée par un manque d’infrastructures, la faiblesse de l’accès aux services de base et l’impact sévère du changement climatique sur les ressources naturelles et les moyens de subsistance, cette région affiche des indicateurs économiques et de développement inférieurs aux niveaux moyens des quatre pays riverains. Par ailleurs, l’insécurité ambiante depuis 2009, entretenue par des groupes rebelles qui empêchent plus de 49 millions de personnes de gagner leur vie à travers la pêche, l’élevage ou l’agriculture, aggrave encore la situation.

Ces deux nouvelles opérations s’attachent à renforcer la collaboration régionale entre les quatre pays afin de soutenir les communautés vivant à proximité du lac Tchad et améliorer les conditions de vie de la population, notamment des femmes et des jeunes vulnérables qui sont plus fortement confrontés aux conséquences négatives du changement climatique et à l’insécurité.

Le projet pour la relance et le développement de la région du lac Tchad (PROLAC, 170 millions de dollars) a pour objectifs d’appuyer les plateformes de coordination nationale et régionale et le renforcement des capacités locales, contribuer à la restauration d’une mobilité rurale durable et de la connectivité et consolider la reprise des activités agricoles rémunératrices dans certaines provinces du Cameroun, du Niger et du Tchad. Il appuiera également le partage de connaissances et le dialogue régional à travers une plateforme de données hébergée par la Commission du bassin du lac Tchad et accroîtra l’autonomie des communautés en misant sur l’engagement citoyen, les activités de cohésion sociale et les travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre. Enfin, le projet soutiendra la remise en état des routes rurales et des petites infrastructures de transport ainsi que des investissements productifs pour augmenter la productivité dans les polders du Tchad et développer l’agriculture dans les oasis du Niger comme dans les zones proches du lac Tchad dans la région de l’Extrême-Nord, au Cameroun.

Le projet multisectoriel de sortie de crise pour le Nord-Est du Nigéria (MCRP, 176 millions de dollars) correspond à un financement additionnel pour aider les autorités à améliorer l’accès aux services de base et les débouchés économiques des communautés touchées par la crise dans les États du Nord-Est du pays (Adamawa, Borno et Yobe) tout en renforçant la coordination entre ces États et les autres pays riverains du lac Tchad. Complétant une opération en cours dotée de 200 millions de dollars, il met l’accent sur les moyens de subsistance et les investissements dans la filière agricole. Ce projet permettra par ailleurs de soutenir des méthodes et des programmes de chantiers demandeurs de main-d’œuvre, promouvoir la connectivité rurale et régionale, réhabiliter les infrastructures de marché et privilégier les mesures d’adaptation et d’atténuation face au changement climatique. Enfin, il étendra ses activités dans le domaine de l’éducation et de la santé pour s’attacher à la fourniture des services, à travers des subventions aux communautés scolaires et des incitations aux enseignants de retour mais également en promouvant des services de santé primaire de qualité dans certains dispensaires et hôpitaux de district publics.

« La région du lac Tchad reste une zone prioritaire d’engagement étant donné les défis communs auxquels elle est confrontée et l’incroyable potentiel de la coopération régionale », indique Deborah Wetzel, directrice de l’intégration régionale en Afrique à la Banque mondiale. « Le cadre mis en place par ces deux projets jettera les bases d’une coopération régionale et d’investissements concertés pour améliorer l’accès aux marchés régionaux, promouvoir le développement de chaînes de valeur et relancer le commerce transfrontalier et régional. »

Les deux projets sont dans la droite ligne des stratégies régionales et nationales, en cours, de la Banque mondiale, à l’image de la stratégie d’assistance à l’intégration et la coopération régionales, qui prône des actions collectives face aux risques de contagion économique, à la fragilité et aux points chauds épidémiologiques et climatiques ; la stratégie pour les pays en situation de fragilité, conflit et violence ; ou encore les cadres de partenariat avec le Cameroun, le Niger et le Tchad ainsi que la stratégie de partenariat avec le Nigéria.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

 

Contacts :

À Washington : Aby Toure, akonate@worldbank.org

Au Cameroun :  Odilia Renata Hebga, ohebga@worldbank.org

Au Tchad : Edmond Badge Dingamhoudou, edingamhoudou@worldbank.org

Au Niger : Mouslim Sidi Mohamed, msidimohamed@worldbank.org

Au Nigéria : Mansir Nasir, mnasir2@worldbank.org


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2020/123/AFR

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