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Rwanda - Vue d'ensemble

Petit État d’Afrique de l'Est enclavé et densément peuplé, le Rwanda possède des terres vallonnées et fertiles et une population d’environ 12,5 millions d’habitants (2018). Bordé à l'ouest par la République démocratique du Congo (RDC), voisin autrement plus vaste et riche, il est entouré par la Tanzanie à l'est, l'Ouganda au nord et le Burundi au sud.

Au cours de la dernière décennie, le Rwanda est parvenu, avec l'appui de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), à mettre en place d'importantes réformes économiques et structurelles et à maintenir une croissance soutenue.

Situation politique

Le Rwanda a préservé sa stabilité politique depuis le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Aux élections législatives de septembre 2018, le Front patriotique rwandais a conservé sa majorité absolue, tandis que les femmes ont obtenu 64 % des sièges. Ce scrutin a en outre vu entrer pour la première fois au Parlement deux partis d’opposition, le Parti vert démocratique du Rwanda et le Parti social Imberakuri, qui ont remporté chacun deux sièges. Le président Paul Kagame a été réélu pour sept ans en août 2017, à la suite d’une révision de la Constitution votée en décembre 2015 lui permettant de briguer un troisième mandat.

Situation économique

Le Rwanda aspire à devenir une économie à revenu intermédiaire d’ici 2035, et à rejoindre les pays à revenu élevé à l’horizon 2050. Le gouvernement entend concrétiser cette ambition à travers une suite de stratégies nationales pour la transformation (a) d’une durée de sept ans, qui reposeront sur des plans sectoriels détaillés orientés vers la réalisation des Objectifs de développement durable.

La première de ces stratégies s’inscrit dans la continuité des deux stratégies de développement économique et de réduction de la pauvreté précédentes, qui ont couvert les périodes 2008-2012 et 2013-2018 et dans le cadre desquelles le Rwanda a enregistré des résultats économiques et sociaux robustes. La croissance s’est établie en moyenne à 7,2 % au cours de la dernière décennie, tandis que le PIB par habitant progressait de 5 % par an.

Les mesures de confinement et de distanciation sociale prises pour endiguer la pandémie de COVID-19 ont sévèrement réduit l’activité économique en 2020. Les projections de croissance du gouvernement, qui prévoyaient une progression de 8 % pour 2020, ont été revues fortement à la baisse, avec un recul du PIB estimé à 0,2 %.

COVID-19

Le Rwanda était en plein boom économique avant l’apparition du nouveau coronavirus. La croissance économique avait dépassé la barre des 10 % en 2019, à la faveur principalement des grands investissements publics réalisés pour la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la transformation. Les projections tablaient sur la poursuite de cette dynamique en 2020.

La pandémie de COVID-19 est cependant venue porter un coup de frein brutal aux échanges internationaux de biens et de services, avec des répercussions considérables sur l’économie mondiale. Les exportations ainsi que le tourisme sont frappés de plein fouet par les fortes perturbations qui touchent les échanges et les déplacements internationaux. Au Rwanda, les effets de la pandémie pèsent déjà sur la balance des paiements et l’équilibre budgétaire. Cela pourrait nuire aux capacités de préparation et d’intervention contre la pandémie, mais aussi à la fourniture d’autres services de santé essentiels du fait du redéploiement des personnels et des ressources budgétaires en faveur des mesures d’urgence. 

Afin d’aider le gouvernement à prévenir, détecter et combattre la pandémie, mais aussi à renforcer la préparation des systèmes nationaux aux urgences de santé publique, le Groupe de la Banque mondiale a lancé le projet d’intervention d’urgence COVID-19 au Rwanda (a) avec un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 14,25 millions de dollars.

Enjeux de développement

Le modèle de développement du Rwanda, qui repose en grande partie sur le secteur étatique, a montré ses limites avec l’augmentation considérable de la dette publique ces dernières années. Les grands investissements publics, qui représentaient 12,3 % du PIB en 2019, ont tiré la croissance de l’économie rwandaise, mais conduit aussi à des déficits budgétaires importants, financés principalement par des emprunts extérieurs. Le ratio dette/PIB est ainsi passé de 19,4 % en 2010 à 56,7 % en 2019. Les ressources extérieures — sous forme de dons et de prêts concessionnels et non concessionnels — ont contribué de manière importante au financement des investissements publics. À l'avenir, le secteur privé jouera un rôle moteur plus important dans la croissance économique. Le faible niveau de l’épargne et des compétences, ainsi que le coût élevé de l’énergie, font partie des principaux obstacles à l'investissement privé. Un secteur privé plus dynamique aidera à assurer un taux d’investissement élevé et à accélérer la croissance. La promotion de l’épargne intérieure apparaît en outre comme un facteur déterminant.  La question du partage de la croissance reste un défi fondamental. La dynamique de réduction de la pauvreté s'est essoufflée ces dernières années, accentuant la nécessité d'élaborer sans délai une stratégie d’investissement public de moyen terme garante d’une meilleure allocation des ressources en direction de projets essentiels à une reprise économique généralisée et inclusive, à la suite de la pandémie.

Situation sociale

La forte croissance économique du Rwanda s’est accompagnée d’une amélioration significative des conditions de vie : le taux de mortalité infantile a baissé de deux tiers et le pays a presque atteint l’objectif d’éducation primaire universelle. Le Rwanda a beaucoup progressé dans l'accès aux services et dans les indicateurs de développement humain en donnant la priorité aux politiques publiques et initiatives endogènes. Selon le seuil établi au niveau national, le taux de pauvreté a baissé de 77 % en 2001 à 55 % en 2017, tandis que l’espérance de vie à la naissance est passée de 29 à 69 ans entre le milieu des années 1990 et 2019. Le taux de mortalité maternelle a chuté sur la même période, pour passer de 1 270 à 290 décès pour 100 000 naissances vivantes. Le coefficient de Gini, qui mesure le niveau des inégalités, a baissé de 0,52 à 0,43 entre 2006 et 2017. La crise générée par la pandémie est cependant à l’origine d’une recrudescence sévère de la pauvreté : en 2021, le taux de pauvreté devrait atteindre un niveau supérieur de 5,1 points de pourcentage à celui estimé dans un scénario sans COVID (ce qui correspond à plus de 550 000 pauvres supplémentaires). La détérioration de la nutrition et l'accès plus limité aux services de santé, conjugués aux pertes d’apprentissage dues à la fermeture des écoles et au risque accru d’abandon scolaire (en particulier parmi les adolescentes et les enfants des ménages pauvres), menacent d'effacer plusieurs décennies de progrès dans le développement du capital humain.

Dernière mise à jour: 16 avr. 2021

FINANCEMENTS

Rwanda: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA
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