COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

Skip to Main Navigation

Comores - Vue d'ensemble

  • L'archipel des Comores se situe dans l'océan Indien, au nord du canal du Mozambique et au nord-est de Madagascar.

    Situation politique

    Absent de la scène politique depuis 2006, Azali Assoumani a remporté l’élection présidentielle de 2016 et son gouvernement a introduit une série de réformes budgétaires et structurelles. Le Congrès national réuni en février 2018 pour faire le bilan de 42 ans d’indépendance a recommandé de réviser le système de présidence tournante entre les îles. En 2019, Azali Assoumani a remporté un second mandat après la victoire du oui au référendum de juillet 2018 sur la réforme constitutionnelle qui renforce le pouvoir présidentiel.

    Situation économique

    Si la propagation du nouveau coronavirus (COVID-19) aux Comores semble pour l'instant contenue, l'activité économique a fortement ralenti. Avant la pandémie, l'archipel ne s'était pas encore relevé du passage du cyclone Kenneth (avril 2019) : la croissance du produit intérieur brut (PIB) était tombée à 1,9 % en 2019, contre 3,6 % en 2018. La pandémie risque de réduire à néant les effets positifs des efforts de reconstruction engagés après le cyclone, avec des prévisions de croissance du PIB réel pour 2020 ramenées à -1,4 % (contre des projections de 4,4 % avant la pandémie).

    La crise sanitaire se répercute de diverses manières sur l'économie des Comores, dont le ralentissement s’explique notamment par les mesures de distanciation sociale et la menace que font peser les perturbations des échanges commerciaux et du tourisme sur les secteurs liés à ces activités. Par ailleurs, la baisse attendue des envois de fonds de la diaspora devrait réduire considérablement les revenus des ménages, surtout les plus pauvres. Les recettes issues du commerce, qui représentent la majeure partie des ressources intérieures de l'État, vont subir une baisse considérable, ce qui contribuera au creusement du déficit budgétaire.

    Ce déficit, ainsi que les besoins accrus de financement extérieur engendrés par la pandémie, devraient être couverts principalement par l'aide des donateurs, étant donné que les possibilités d'emprunt sont encore limitées, la viabilité de la dette publique restant à des niveaux de risque modérés malgré le choc. Toutefois, plusieurs faiblesses menacent le redressement du pays. Déjà fragile actuellement, la situation de la Société nationale des postes et services financiers (SNPSF), qui assure notamment les transferts d'argent, pourrait se dégrader brusquement et mettre sérieusement en péril la stabilité financière. La détérioration possible de la santé financière d’entreprises publiques telles que Comores Telecom pourrait en outre exacerber les difficultés budgétaires. Néanmoins, les conséquences économiques de la pandémie restent floues et les incertitudes entourant la propagation de la maladie dans le pays et à l'étranger sont grandes.

    Situation sociale

    Avec près de 465 habitants au km², les Comores sont densément peuplées et plus de la moitié de la population (53 %) a moins de 20 ans.

    La grande densité de population exerce de fortes pressions sur les ressources naturelles et l'environnement. En raison de leur situation géographique et de leur topographie, les Comores comptent parmi les pays les plus vulnérables au monde sur le plan climatique, et 54,2 % de leurs habitants vivent dans des zones à risque.

    Près d'un quart de la population vit dans une extrême pauvreté, et ne peut acheter suffisamment de nourriture pour satisfaire les besoins nutritionnels minimums de 2 200 kilocalories par personne et par jour. Un quart des habitants pauvres vivent actuellement juste en dessous du seuil de pauvreté national et pourraient sortir de la pauvreté si leur niveau de consommation augmentait d'environ 167 francs comoriens par habitant (soit 0,37 dollar) par jour. Cependant, environ 10 % de la population risque de passer sous le seuil de pauvreté national en cas de chocs économiques imprévus.

    Si les Comores soutiennent plutôt bien la comparaison avec les autres pays d'Afrique subsaharienne à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, l'indice de capital humain du pays (0,41) est inférieur à la moyenne mondiale pour cette catégorie de pays. Les enfants comoriens peuvent espérer avoir achevé 8,4 années de scolarité lorsqu'ils auront 18 ans. Les filles bénéficient d'un niveau d'éducation nettement inférieur à celui des garçons, et le taux de grossesse chez les adolescentes est deux à trois fois plus élevé que dans les pays comparables. La malnutrition chronique entraîne un retard de croissance chez 31 enfants sur 100, ce qui exacerbe les inégalités existantes dans le pays.

    Dernière mise à jour: 09 sept. 2020

  • L'action du Groupe de la Banque mondiale aux Comores est actuellement régie par un cadre de partenariat (CPF) qui couvre la période 2020-2024 (a). Élaboré en consultation avec le gouvernement, la société civile, le secteur privé, les associations de défense des femmes et des jeunes et les représentants de toutes les îles, le CPF vise à soutenir les efforts déployés par le pays pour renforcer sa résilience, consolider son capital humain et favoriser une croissance inclusive, mais aussi pour répondre aux besoins urgents engendrés par les conséquences de la pandémie de COVID-19 et du cyclone Kenneth.

    Pleinement alignés sur le Plan Comores émergent, la stratégie à moyen terme que s’est fixée le pays pour la décennie 2020-2030, les quatre objectifs du CPF reprennent également les recommandations tirées du diagnostic national réalisé par la Banque mondiale (a) :

    • Développer le capital humain
    •  Renforcer le relèvement après une catastrophe et la résilience
    • Améliorer le climat des affaires et la gouvernance
    • Améliorer la connectivité

    Cet engagement aidera le pays à atteindre un certain nombre d’objectifs ambitieux tels que l'amélioration de la qualité du système de santé comorien, la réduction du taux de malnutrition chronique, l'amélioration de son classement selon l'indice Doing Business, l'augmentation du taux d'accès à l'énergie et la promotion de la connectivité.  

    Pour y parvenir, la Banque investira 247 millions de dollars aux Comores sur une période de cinq ans.

    Dernière mise à jour: 09 sept. 2020

  • Au 1er juillet 2020, la Banque mondiale finance 10 projets aux Comores à hauteur de 233 millions de dollars dans les domaines de la santé, de la protection sociale, des télécommunications, de la reconstruction après une catastrophe, de la pêche, de l'énergie, de l'inclusion financière et du renforcement des capacités statistiques.

    La Banque mondiale a contribué aux plans d’intervention mis en place à la suite des récentes crises survenues aux Comores.

    Premièrement, elle soutient le plan visant à favoriser et à accélérer le redressement du pays après le passage du cyclone Kenneth (avril 2019), ainsi que les efforts destinés à renforcer la résilience du pays aux changements climatiques.

    Dans le cadre du projet de relèvement post-Kenneth et de résilience (a), la Banque appuie l'élaboration et la mise en œuvre d'un programme national de reconstruction de logements pour les ménages les plus vulnérables touchés par le cyclone, et la reconstruction de 1 000 maisons sur les trois îles que compte l'archipel. Le financement supplémentaire alloué au projet de filets sociaux aux Comores (a) cible 243 300 bénéficiaires qui profiteront directement d’un programme visant à accroître la résilience des communautés face aux cyclones et aux catastrophes naturelles.

    Deuxièmement, la Banque soutient la réponse sanitaire nationale organisée face à la pandémie de COVID-19 en finançant l'achat d'équipements spécifiques. En outre, plus de 21 000 ménages pauvres et vulnérables recevront des transferts monétaires non assortis de conditions pendant une période de trois mois dans le cadre du projet de filets sociaux. Une opération d’appui budgétaire d'urgence pour l'exercice 2021 appuiera les mesures de secours prises par le gouvernement et le renforcement de la résilience après la pandémie.

    Des progrès non négligeables ont été réalisés dans le secteur des télécommunications à travers le projet RCIP-4 (a) qui finance le câble sous-marin FLY-LION3. Depuis le lancement de ce projet, le nombre d’utilisateurs de téléphonie mobile a plus que doublé (par rapport aux chiffres enregistrés au début du projet), le secteur des télécoms connaît pour la première fois une croissance rapide tirée par le secteur privé, avec de meilleures perspectives pour les investissements directs étrangers (IDE). Le projet a bénéficié d’un financement additionnel de 10 millions de dollars en octobre 2018 pour développer les services publics en ligne. Il a appuyé la délivrance d'une deuxième licence d’exploitation, avec l'entrée sur le marché de Telma en 2016, ce qui a permis l’ouverture à la concurrence, contribué à faire baisser considérablement les prix des services TIC et facilité l'introduction de nouveaux services tels que l'argent mobile.

    L'arrivée de Telma a favorisé une hausse des investissements dans les infrastructures nationales, avec à la clé une extension de la couverture du réseau. L'interconnexion entre les opérateurs de télécommunications est pleinement opérationnelle depuis février 2020. Le projet a désormais largement épuisé les possibilités d'intervention disponibles pour soutenir la poursuite de la réforme des entreprises publiques peu performantes dans le secteur des télécommunications, qui continue d'entraver le développement du secteur. Avec le soutien d’une assistance technique, Comores Cable a procédé à la mise en place de son nouveau plan industriel. Le nouveau câble FLY-Lion 3 est désormais commercialisé, grâce à un financement provenant du projet et d'autres opérations dans la région. La nouvelle station d'atterrissage est achevée. Les interventions visant à soutenir un environnement stratégique, institutionnel et juridique favorable à l'administration en ligne sont désormais en grande partie achevées.

    Une nouvelle législation sur la pêche a été adoptée dans le cadre du projet sur la gouvernance des pêches et la croissance partagée dans le Sud-Ouest de l'océan Indien (SWIOFish1) (a). On note des résultats significatifs dans le processus d'achèvement de la construction d'infrastructures de pêche au niveau communautaire. La phase d'enregistrement massif des bateaux motorisés a commencé en juillet 2019, et plus de 1 226 embarcations ont été immatriculées à ce jour.

    En 2018, le projet d’appui au développement des statistiques aux Comores (a) a achevé avec succès le quatrième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). Bénéficiant d'un soutien technique de la Banque mondiale, l'Institut national des études économiques et démographiques (INSEED) a produit et diffusé un annuaire statistique qui présente les résultats détaillés du recensement. Le recensement, qui constitue l'activité principale du projet, est pratiquement terminé. Des progrès sont également constatés en ce qui concerne le suivi de l’évolution des prix, avec la production et la diffusion par l'INSEED de données mensuelles. Les données sur les prix sont collectées régulièrement et l'INSEED produit et diffuse des rapports mensuels et des rapports thématiques. Pour ce qui est des comptes nationaux, le plan d'action convenu avec l’AFRITAC/FMI est mis en œuvre sans grandes difficultés. L'enquête auprès des ménages a couvert jusqu'à présent 38 % de l'échantillon global, ce qui correspond à un retard de 23 %.

    Dernière mise à jour: 09 sept. 2020

  • Une bonne coordination des bailleurs de fonds est essentielle pour maximiser les résultats de développement dans un pays aux capacités très limitées. La Banque travaille en étroite collaboration avec la France, l’Union européenne (UE), le Fonds monétaire international (FMI), les différentes agences de l’ONU ainsi que la Banque africaine de développement (BAD) pour harmoniser les efforts des bailleurs.

    Dernière mise à jour: 06 juin 2019

Api


FINANCEMENTS

Comores: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

POUR APPROFONDIR

Tracer la voie de la relance économique

La dernière analyse économique de la région prédit une baisse de l'activité économique de 3,3% en 2020, confirmant la première récession de la région en 25 ans.

Comprendre le capital humain en Afrique

Parce qu’il est l’un des principaux vecteurs de bien-être économique et social d’un pays, le capital humain est notre priorité.

L’Association internationale de développement en Afrique

Des millions d’Africains sont sortis de la pauvreté grâce au soutien de l’IDA qui a permis de créer des emplois, améliorer le capital humain et de fournir des services essentiels.

Vidéos de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, podcasts et photos qui illustrent le travail de la Banque mondiale en Afrique.

Évaluation des politiques et des institutions publiques

La qualité des politiques publiques et des cadres institutionnels des pays les plus pauvres d’Afrique s’est peu, voire pas du tout, améliorée ces dernières années.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Point de contact principal
United Nations Compound
Moroni
Comoros
PO Box 648
+261-20-22-560-00
Informations générales et renseignements
Diana Styvanley
Chargée des relations extérieures
+261320500127
dstyvanley@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
comorosalert@worldbank.org