Énergie - Vue d'ensemble

Sur l’ensemble du globe, plus de 1,2 milliard d’habitants n'ont toujours pas l'électricité (a). La plupart de ces populations sont concentrées dans une douzaine de pays, en Afrique et en Asie. Ils sont par ailleurs 2,8 milliards à dépendre encore du bois ou d’autres combustibles issus de la biomasse pour cuisiner et se chauffer, d’où une pollution de l’air intérieur et extérieur qui cause 4,3 millions de décès chaque année.

L’énergie est l’un des grands contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre. Les mesures les plus susceptibles de limiter ces émissions et de faire en sorte que le réchauffement de la planète ne dépasse pas 2 °C reposent donc sur le développement de la maîtrise de l’énergie et sur la transition vers des sources d’énergie renouvelables.

Le Groupe de la Banque mondiale adhère à l’initiative mondiale « Une énergie durable pour tous » et s’est engagé à contribuer aux trois objectifs que celle-ci a fixés à l’horizon 2030 : a) garantir l’accès universel à l'électricité et à des combustibles propres pour la cuisson des aliments ; b) doubler la part de l'énergie mondiale d'origine renouvelable, en la faisant passer de 18 % à 36 % ; et c) multiplier par deux le taux d'amélioration de la maîtrise énergétique. Quatre-vingt-cinq pays souscrivent à cette initiative, dont la mise en œuvre est appuyée par de nombreux acteurs publics, privés et non gouvernementaux. 

Dernière mise à jour: sept. 22, 2014

Validé par le Conseil des administrateurs en juillet 2013, et conforme à l’engagement pris par le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de l’initiative mondiale « Une énergie durable pour tous », le Document d'orientation stratégique pour le secteur de l'énergie détaille les perspectives retenues dans le secteur de l’énergie et indique comment l’institution aidera les pays clients à parvenir à l’approvisionnement énergétique fiable, durable et abordable dont ils ont besoin pour parvenir à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée.

L’élargissement de l’accès à des services énergétiques modernes constitue une orientation centrale. Dans les pays où le taux d’accès à l’énergie reste bas, la priorité sera la fourniture d’une énergie fiable et d’un coût abordable. Du côté de l’électricité, le Groupe de la Banque mondiale veut promouvoir l’ensemble des options de développement possibles (réseaux, mini-réseaux, hors réseau), tandis qu’il prévoit de s’engager davantage sur le développement de solutions plus écologiques dans le domaine de la cuisson des aliments et du chauffage. L’institution soutient le développement de systèmes énergétiques correspondant aux solutions les moins coûteuses et privilégie les sources d’énergie renouvelables, comme l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et la géothermie, tout en œuvrant pour la maîtrise de l’énergie. Les projets financés entendent fournir un accès universel à l’électricité et aux combustibles modernes à usage domestique, tout en contribuant à l’amélioration des performances des compagnies d’énergie et de la gouvernance du secteur. Par ailleurs, le Groupe de la Banque mondiale finance et conseille les pays en matière d’extraction, de production, de transformation, de transport et de distribution du pétrole et du gaz naturel.

L’institution va renforcer les efforts destinés à accroître la maîtrise énergétique ainsi que son appui à toutes les formes d’énergie renouvelable, dont l’éolien, le solaire, la géothermie, l’hydroélectricité (installations de toutes tailles), le biogaz et les utilisations viables de la biomasse. Son objectif est de se concentrer sur des objectifs de planification énergétique à long terme, de promouvoir des solutions faisant appel au marché sur la base de cadres stratégique, réglementaire et contractuel appropriés, et d’accroître l’effet de levier de ses ressources financières, avec un engagement qui vise à doubler la mobilisation des financements dans le secteur énergétique.

Le Groupe de la Banque mondiale soutient également les initiatives stratégiques d’assistance technique par le biais de partenariats mondiaux et de fonds fiduciaires, tels que le Programme d'assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) (a) et le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (a). Au nombre de ces interventions figurent le Programme d’assistance technique à l’initiative SE4ALL (a), créé pour aider les pays à atteindre l’objectif d’accès universel à l’énergie d’ici 2030, le Plan mondial de développement de la géothermie (a), les programmes Lighting Africa (a) et Lighting Asia (a), ainsi que l’initiative pour la cartographie des sources d’énergie renouvelable.

Le Groupe de la Banque mondiale prend acte du défi mondial qui impose de concilier l’énergie au service du développement et son impact sur le changement climatique, et aidera les pays à introduire des solutions de remplacement du charbon, à un coût abordable. Il ne financera que dans de rares cas des projets entièrement nouveaux de production d’électricité reposant sur le charbon, par exemple pour couvrir les besoins énergétiques de base dans les pays qui ne disposent pas de solutions alternatives réalisables. Les critères de sélection des projets houillers relevant du cadre stratégique pour le développement et contre le changement climatique s’appliqueront.

Dernière mise à jour: sept. 22, 2014

L’aide financière du Groupe de la Banque mondiale au secteur de l’énergie (BIRD, IDA, IFC et garanties de la MIGA) a totalisé 43 milliards de dollars depuis 2010, dont plus de 19 milliards consacrés à la maîtrise de l’énergie et aux projets d’énergie renouvelable. Au cours des quatre dernières années, les prêts accordés aux projets de production d’une énergie sobre en carbone ont représenté jusqu’à 94 % du total des prêts octroyés par le Groupe de la Banque mondiale pour la production d’énergie. Plus des deux tiers des prêts consacrés au secteur énergétique en 2014 ont bénéficié à l’Afrique subsaharienne et à l’Asie du Sud, où le déficit énergétique est le plus important.

Accès à l’énergie. Entre 2012 et 2014, le Groupe de la Banque mondiale a financé des programmes d’accès à l’électricité ou d’amélioration de l’accès à l’électricité, au profit de quelque 35 millions de personnes. Au Rwanda, l’appui de l’IDA a permis aux autorités du pays de fournir de l’électricité à près d’un million de Rwandais entre 2009 et 2012, soit un triplement de l’accès, tandis que les raccordements des écoles et des structures de santé augmentaient de 70 %. Au Bangladesh, plus de 1,4 million de ménages ruraux à bas revenu ont aujourd’hui l’électricité au moyen de panneaux solaires photovoltaïques, grâce à un projet d’envergure que l’IDA a partiellement financé.

Maîtrise énergétique. Parmi les opérations relatives à la maîtrise énergétique figurent un appui financier et des études analytiques à destination d’un projet de 104,3 millions de dollars conçu pour promouvoir les énergies propres et sobres en carbone à Shanghai (Chine). Ce projet est axé sur la maîtrise énergétique et l’énergie renouvelable dans les bâtiments, sur l’énergie propre en provenance de sources renouvelables et de gaz naturel, ainsi que sur des véhicules et des transports publics économes en énergie. Des initiatives analogues sont en cours dans huit autres villes chinoises. L’ESMAP aide aussi les municipalités à élaborer leurs options de maîtrise énergétique, et sert de centre du savoir pour les meilleures pratiques d’aménagement urbain dans ce domaine.

Énergie renouvelable. Les projets entrepris dans ce secteur comprennent notamment le développement de centrales solaires à concentration en Afrique du Nord, de systèmes solaires domestiques hors réseau en Mongolie, de fermes éoliennes en Turquie et de l’électricité géothermique au Kenya. L’appui apporté à l’hydroélectricité a par ailleurs donné lieu au financement du barrage de Bujagali, en Ouganda, qui couvre aujourd’hui la moitié des besoins en électricité de ce pays et a permis d’éliminer en grande partie les coupures d’électricité. Deux crédits de l’IDA ont contribué au projet hydroélectrique de Félou, lequel a augmenté de 63 mégawatts (MW) la puissance à bas coûts livrée aux entreprises d’électricité du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. En Afrique du Sud, l’IFC a investi 143 millions de dollars et coordonné des prêts parallèles pour un montant de 264 millions de dollars pour financer la construction de deux centrales solaires thermiques à concentration. En Indonésie, la Banque mondiale participe à l’essor de la géothermie dans le Sumatra du Sud et le Sulawesi du Nord, afin d’augmenter de 150 MW la capacité et de trouver ainsi des solutions alternatives au charbon.

Financements du Groupe de la Banque mondiale au secteur de l'énergie, par filière, pendant les exercices 2010 à 2014 (montants en millions de dollars)

Secteur 2010 2011 2012 2013 2014 Total
Centrales hydroélectriques 358 1 841 1 256 677 2 316 6 447
Énergie renouvelable (hors hydroélectrique)  1 782 738 1 881 912 1 274 6 587
Efficacience énergétique 1 647 1 950 404 1 249 751 6 002
Centrales au gaz naturel 606 162 564 880 404 2 616
Centrales au charbon et au mazout 3 141 29 285 275 158 3 887
Transport et distribution  2 994 1 822 1 414 1 375 2 235 9 841
Politiques publiques et développement institutionnel  716 375 769 448 1 567 3 875
Interventions en amont (dont industries extractives)  675 309 975 1 202 741 3 902
Total 11 919 7 226 7 547 7 018 9 445 43 155

2 Inclut les raffineries.1 Inclut l’hydroélectricité.



Dernière mise à jour: sept. 22, 2014





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