Vue d'ensemble

  • L’énergie est au cœur du développement durable : elle peut être considérée comme le fil rouge qui relie croissance économique, équité sociale et sauvegarde environnementale. La pauvreté énergétique est un frein au développement : moderniser les services énergétiques, c’est améliorer la qualité de vie de millions de personnes dans le monde, et étayer les progrès dans tous les secteurs du développement.

    Selon les dernières données publiées par le Groupe de la Banque mondiale en avril 2017, 1,06 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’électricité. C’est à peine moins qu’en 2012. À ce rythme, le taux mondial d’électrification ne sera que de 92 % en 2030. Par ailleurs, 3 milliards de personnes dépendent du bois ou d’autres combustibles issus de la biomasse pour cuisiner et se chauffer, d’où une pollution de l’air intérieur et extérieur qui entraîne environ 4,3 millions de décès chaque année.

    L’engagement du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur de l’énergie vise à aider ses pays clients à se doter de l’approvisionnement énergétique fiable, durable et abordable dont ils ont besoin pour parvenir à mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Sa stratégie s’inscrit dans la lignée des objectifs de l’initiative « Énergie durable pour tous » (ou SE4ALL pour Sustainable Energy for All), ainsi que dans la perspective du 7e Objectif de développement durable (ODD), à savoir : garantir l’accès de tous à l’énergie, accélérer fortement les progrès en matière d’efficacité énergétique et multiplier par deux la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial, le tout d’ici à 2030. Les ODD ne pourront être atteints que si l’on prend conscience du rôle critique que joue l’énergie pour chacun d’entre eux. Avec l’étape historique que constitue la signature de l’accord de Paris pour la lutte contre le changement climatique, il est grand temps d’agir, avec, comme pierre angulaire de cette action, les cibles de l’ODD n° 7.

    D’après le dernier rapport de suivi mondial, il faut redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs d’énergie durable que s’est fixés la communauté internationale à l’horizon 2030. Accroître les financements, prendre des engagements plus ambitieux et adopter les nouvelles technologies à plus grande échelle sont autant de mesures essentielles.

    Le Groupe de la Banque mondiale travaille avec de nombreux pays afin d’y parvenir. Elle s’attache à les aider à se tourner vers des systèmes énergétiques à faibles émissions de carbone, tout en s’efforçant de favoriser la participation et l’investissement du secteur privé, de soutenir le développement de projets énergétiques selon une approche inclusive et multipartite, et d’apprécier les différents contextes nationaux pour s’y adapter.

    Dernière mise à jour: mars 29, 2017

  • Le Groupe de la Banque mondiale s’appuie sur quatre axes pour relever le défi énergétique :

    1. il concentre davantage ses efforts sur les pays où les taux d’accès à l’énergie sont faibles et qui ont fait de ce problème leur priorité dans leur stratégie de collaboration avec l’institution ;
    2. il contribue à développer des approches multisectorielles pour l’accès universel à l’énergie dans plus de 18 pays, à l’instar du Myanmar, où il s’est récemment engagé à allouer 400 millions de dollars pour permettre à plus de 6 millions de personnes d’accéder à l’électricité d’ici à 2021 ;
    3. il soutient la mobilisation de financements au niveau sectoriel par le biais d’un « prospectus d’investissement », en collaboration avec d’autres partenaires de développement et différents acteurs privés ;
    4. il œuvre à la constitution d’un corpus de connaissances sur les avancées de l’accès à l’énergie dans le monde grâce à des produits tels que :
      • le Global Tracking Framework (GTF), cadre de suivi mondial visant à mesurer les avancées sur les objectifs d’énergie durable et dont le dernier rapport a été publié en avril 2017 ;
      • le Multi-Tier Framework (MTF), un cadre de suivi des progrès « à plusieurs niveaux », dont la nouvelle édition sera publiée d’ici la fin de l’année ;
      • le rapport RISE (Regulatory Indicators in Sustainable Energy), qui met en lumière les politiques et réglementations susceptibles d’accélérer les progrès et dont une première édition a été publiée en février 2017 ;
      • le rapport SEAR (State of Energy Access Report), consacré à la situation de l’accès à l’énergie et dont la parution est prévue en mai 2017.

    Le Groupe de la Banque mondiale procède à une planification à long terme afin de mettre en évidence les solutions de développement de systèmes énergétiques sobres en carbone les moins chères dans ses pays clients et d’accélérer leur mise en œuvre, tout en leur fournissant les financements et l’aide dont ils ont besoin pour offrir des services énergétiques fiables et d’un coût abordable, conformément à leurs engagements pour l’action climatique définis au niveau national, aux objectifs internationaux en matière d’environnement, et au Document d’orientation stratégique pour le secteur de l’énergie du Groupe de la Banque mondiale.

    Le Groupe de la Banque mondiale s’emploie à attirer les financements privés dans le secteur de l’énergie verte, avec pour ambition d’atteindre 25 milliards de dollars sur la période 2016-2020, soit plus du double des fonds privés mobilisés au cours des cinq exercices précédents. Mais, pour y parvenir et pour accroître ainsi l’accès aux énergies renouvelables, il est indispensable de fournir un volume important de financements concessionnels.

    Le Groupe de la Banque mondiale soutient le développement de systèmes énergétiques correspondant aux solutions les moins coûteuses, et privilégie les sources d’énergie renouvelable, comme l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et la géothermie, tout en œuvrant pour la maîtrise de l’énergie. Ses projets financent l’universalisation de l’accès à l’électricité et aux combustibles modernes à usage domestique, de même que l’amélioration des performances des compagnies d’énergie et de la gouvernance du secteur.

    Le Groupe de la Banque mondiale fait bénéficier ses pays clients d’approches stratégiques et financières innovantes, en les aidant notamment à mettre en place des cadres politiques, réglementaires et contractuels adaptés. Son plan mondial de développement de la géothermie, par exemple, qui vise à exploiter tout le potentiel de cette énergie renouvelable, depuis l’Indonésie jusqu’aux Caraïbes, recourt à des dispositifs de financement concessionnel novateurs pour les étapes de conception en amont, qui sont risquées et à forte intensité capitalistique, afin de catalyser les investissements dans les autres étapes de la chaîne de valeur de cette filière. Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), la Banque mondiale appuie d’une part la construction de la plus grande centrale solaire à concentration au monde, qui disposera d’une capacité de stockage à long terme, et d’autre part l’élaboration d’applications innovantes pour cette technologie. Ailleurs dans le monde, elle œuvre également au déploiement à grande échelle de technologies nouvelles : centrale solaire flottante en Inde et au Pakistan, stockage de l’énergie solaire et systèmes hybrides éoliens/photovoltaïques en Inde également.

    Dans les pays où le taux d’accès à l’énergie reste faible, la priorité est de fournir une énergie fiable à coût abordable. Le Groupe de la Banque mondiale promeut l’ensemble des options de développement possibles (réseaux, mini-réseaux, hors réseau) ; il s’engage par ailleurs davantage sur le développement de solutions plus écologiques dans le domaine de la cuisson des aliments ainsi que du chauffage.

    Les trajectoires de transition énergétique peuvent grandement varier selon les pays, compte tenu de la capacité de chaque pays à se tourner vers des sources d’énergie durables. Dans certains cas, le gaz naturel peut jouer le rôle de combustible de transition. Bien souvent, il s’agit du moyen le moins coûteux de fournir une source d’électricité flexible pour s’adapter aux fluctuations de l’offre et de la demande. Le Groupe de la Banque mondiale accompagne les pays dans le développement de marchés nationaux et régionaux du gaz et les encourage, là où cette démarche se justifie sur le plan économique, à utiliser cette ressource comme alternative au charbon et à la biomasse.

    Par ailleurs, l’institution prend acte du défi mondial qui impose de concilier le nécessaire développement de l’énergie et son impact sur le changement climatique, et met tout en œuvre pour aider les pays à introduire des solutions d’un coût abordable pour remplacer l’énergie houillère. Depuis 2010, le Groupe de la Banque mondiale n’a financé la construction d’aucune nouvelle centrale à charbon.

    Il soutient également les initiatives stratégiques d’assistance technique par le biais de partenariats mondiaux et de fonds fiduciaires, telles que le Programme d’assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) et le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR). Au nombre de ces interventions figurent le Programme d’assistance technique à l’initiative SE4ALL, créé pour aider les pays à atteindre l’objectif d’accès universel à l’énergie d’ici 2030, le Plan mondial de développement de la géothermie, les programmes Lighting Africa et Lighting Asia, une initiative pour la cartographie des sources d’énergie renouvelable, des recommandations pour l’efficacité énergétique et un mécanisme de fourniture et d’assistance technique pour la réforme des subventions à l’énergie.

    Dernière mise à jour: mars 29, 2017

  • L’aide financière du Groupe de la Banque mondiale – Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), Association internationale de développement (IDA), Société financière internationale (IFC) et Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) – au secteur de l’énergie a totalisé 61 milliards de dollars depuis 2010, dont plus de 24 milliards consacrés à la maîtrise de l’énergie et aux projets d’énergie renouvelable.

    Sur l’exercice 2016, le montant total des financements accordés par le Groupe a atteint 11,5 milliards de dollars, dont 2,9 milliards pour des programmes et des projets en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

    Efficacité énergétique :

    La Banque apporte des financements destinés à aider les utilisateurs finaux à amortir leurs investissements dans des technologies et des produits à plus forte efficacité énergétique, mais plus chers, et elle appuie les efforts déployés pour améliorer l’efficacité énergétique des infrastructures publiques (écoles, hôpitaux, éclairage de rue, stations de pompage d’eau, etc.). Les prêts au profit de l’efficacité énergétique représentent une activité de premier plan, avec un montant total supérieur à 7,6 milliards de dollars sur la période 2010-2016.

    Quelques exemples :

    • Au Mexique, avec le concours du Fonds pour l’environnement mondial (a), la Banque mondiale a contribué à la mise en œuvre d’un programme qui prévoyait de remplacer plus de 25 millions d’ampoules à faible efficacité énergétique par des lampes fluocompactes (LFC), et près de deux millions de réfrigérateurs anciens par de nouveaux appareils bien plus efficaces, en ciblant les foyers à faible revenu.
    • Au Bangladesh, la Banque mondiale est parvenue à installer 10 millions de LFC et soutient actuellement un projet d’assistance technique de grande ampleur pour la mise en place de lampes à LED plus efficaces, qui permettront d’aider les foyers pauvres des zones urbaines et rurales qui n’ont que très peu accès à l’électricité.
    • Au Viet Nam, la Banque mondiale a soutenu des réformes pour créer un marché compétitif qui attire des investissements privés dans le secteur électrique, et pour inciter à investir dans l’efficacité énergétique.
    • L’ESMAP aide les municipalités, comme Da Nang au Viet Nam, à élaborer leurs options de maîtrise énergétique, et sert de centre du savoir pour les meilleures pratiques d’aménagement urbain dans ce domaine.

    Énergie renouvelable :

    La Banque mondiale soutient les investissements dans l’énergie renouvelable, ainsi que les réformes politiques, les partenariats avec le secteur privé et la gestion des risques dans ce domaine.

    Quelques exemples :

    • La Banque mondiale appuie la construction de réseaux électriques intelligents, ou smart grids, pour accroître la part des énergies renouvelables en Turquie, en Ukraine et au Viet Nam.
    • La Banque mondiale travaille sur des projets de construction de centrales solaires et de lignes de transport pour aider l’Inde à atteindre son objectif ambitieux en matière d’énergie solaire.
    • La Banque mondiale s’emploie à réduire les risques liés aux investissements dans l’énergie géothermique en Indonésie, en Turquie, au Nicaragua, en Éthiopie, en Dominique et en Arménie.
    • Le Groupe de la Banque mondiale a lancé le programme Scaling Solar, un « guichet unique » pour tous les États souhaitant attirer des investisseurs privés afin de construire de grandes centrales solaires, mais qui ne disposent pas des mêmes moyens que d’autres pays émergents plus importants. La forte concurrence dans ce secteur, en effet, a fait baisser les prix de la production d’énergie issue du solaire, qui sont désormais similaires à ceux de la production d’électricité à partir de combustibles fossiles (fioul, gaz et charbon).
    • Dans la région MENA, le Groupe de la Banque mondiale finance un projet de centrale solaire en Jordanie — la plus vaste initiative pilotée par le secteur privé dans le domaine du solaire —, qui produira une énergie durable dans une région où la demande d’électricité croît rapidement chaque année.
    • Avec l’aide des Fonds d’investissement climatiques, le Maroc a pu entamer la construction de la plus grande centrale solaire à concentration (CSP) au monde. Une fois opérationnelle, celle-ci sera en mesure de produire suffisamment d’électricité pour alimenter plus d’un million de foyers.
    • Au Bangladesh, dans le cadre d’un programme mis en œuvre en recourant à un partenariat public-privé, plus de 70 000 systèmes solaires domestiques sont installés chaque mois, ce qui en fait le programme affichant la plus forte croissance au monde dans ce secteur. Grâce au soutien de la Banque et d’autres partenaires de développement, 3 millions de systèmes ont déjà été mis en place, qui fournissent de l’électricité à 18 millions d’habitants.

    Accès à l’énergie :

    La Banque mondiale soutient les efforts visant à développer l’accès à des solutions de cuisson des aliments et de chauffage plus écologiques, grâce à divers projets dans plus de 15 pays, y compris des programmes régionaux en Asie, en Afrique et en Amérique centrale. 

    Quelques exemples :

    • Au Laos, l’extension du réseau électrique et l’exploitation d’énergies renouvelables hors réseau ont permis de raccorder quelque 43 000 foyers, dans le cadre du Projet d’électrification des zones rurales, ce qui a porté le taux d’accès à l’électricité à près de 90 % aujourd’hui, contre 15 % au milieu des années 1990.
    • Au Népal, un projet de petite hydroélectricité a abouti à la construction de plus de 1 000 microcentrales, exploitées à l’échelon communautaire et réparties dans 52 districts, afin de répondre aux besoins en énergie et de favoriser le développement économique en milieu rural.
    • En Indonésie, près de 6 000 foyers ont eu accès à des solutions de cuisson propres grâce à un programme pilote de financement axé sur les résultats.

    Dernière mise à jour: mars 29, 2017



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Elisabeth Mealey
emealey@worldbankgroup.org