Énergie - Vue d'ensemble

L’énergie est indispensable à la croissance économique et à la sauvegarde de l’environnement. Pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, l’accès à une énergie abordable, fiable et durable est vital. Moderniser les services de l’énergie, c’est améliorer la qualité de vie de millions de personnes dans le monde et étayer les progrès dans tous les secteurs de développement.

Sur l’ensemble du globe, près de 1,1 milliard d’habitants (soit l’équivalent de la population indienne environ) n'ont toujours pas l'électricité. La plupart de ces populations sont concentrées en Afrique et en Asie. Elles sont par ailleurs 2,9 milliards à dépendre du bois ou d’autres combustibles issus de la biomasse pour cuisiner et se chauffer, d’où une pollution de l’air intérieur et extérieur qui cause 4,3 millions de décès chaque année

L’engagement de la Banque mondiale dans le secteur de l’énergie vise à soutenir les pays en développement pour leur garantir l’approvisionnement énergétique fiable, durable et abordable dont ils ont besoin pour parvenir à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée. Son soutien consiste à aider ces pays à développer un secteur de l’énergie viable sur le plan environnemental, financier, budgétaire et social.

L’initiative des Nations Unies « Une énergie durable pour tous » (SE4All), menée conjointement par la Banque mondiale, vise la réalisation de trois objectifs à l’horizon 2030 : garantir l’accès universel à l'électricité et à des combustibles propres pour la cuisson des aliments ; doubler la part de l'énergie d'origine renouvelable dans le bouquet énergétique mondial et multiplier par deux l'amélioration de la maîtrise énergétique.

Ces trois aspects forment la base du 7e des 17 Objectifs de développement durable (ODD), qui fixent les cibles à atteindre à l’horizon 2030 afin d’incorporer les dimensions sociales, économiques et environnementales que revêt le développement durable.

Quatre-vingt-cinq pays souscrivent à l’initiative SE4All, dont la mise en œuvre est appuyée par de nombreux acteurs publics, privés et non gouvernementaux. La Banque mondiale travaille avec de nombreux pays pour que ces objectifs soient tenus. Pour y parvenir, elle privilégie une approche globale à long terme, avec le souci d’élaborer des dispositifs robustes sur le plan financier, opérationnel et institutionnel. Elle cherche également à stimuler la participation et l’investissement du secteur privé ; à soutenir le développement de projets énergétiques selon une approche inclusive et multipartite ; et à apprécier les différents contextes nationaux pour s’y adapter.

Dans le cadre de l’initiative SE4All, la Banque mondiale agit comme un « carrefour de savoirs », en chapeautant de nombreuses agences engagées dans des projets collaboratifs d’envergure. À ce titre, elle suit les progrès accomplis dans le développement de l’énergie et consigne les résultats obtenus. Ce travail a abouti à la création du « Cadre de suivi mondial » : cette série d’indicateurs assortie d’une plateforme de données permet de suivre, dans chaque pays du monde, les progrès effectués pour atteindre les trois objectifs de l’initiative (accès à l’énergie, maîtrise énergétique et énergies renouvelables).

Un autre projet, mis en place récemment et baptisé en anglais « Readiness for Investment in Sustainable Energy » (RISE), fournit des indicateurs permettant de comparer les climats d’investissement nationaux dans les trois domaines couverts par l’initiative SE4All.

 

Dernière mise à jour: sept. 16, 2015

En matière d’énergie, la Banque mondiale a pour principal objectif l’amélioration de l’accès à des services modernes, ainsi qu’elle le détaille dans le Document d'orientation stratégique pour le secteur de l'énergie. Dans les pays où le taux d’accès à l’énergie reste bas, la priorité est de fournir une énergie fiable à coût abordable. Du côté de l’électricité, le Groupe de la Banque mondiale promeut l’ensemble des options de développement possibles (réseaux, mini-réseaux, hors réseau) ; il s’engage par ailleurs davantage sur le développement de solutions plus écologiques dans le domaine de la cuisson des aliments et du chauffage.

La Banque soutient le développement de systèmes énergétiques correspondant aux solutions les moins coûteuses et privilégie les sources d’énergie renouvelables, comme l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et la géothermie, tout en œuvrant pour la maîtrise de l’énergie. Ses projets financent l’universalisation de l’accès à l’électricité et aux combustibles modernes à usage domestique, de même que l’amélioration des performances des compagnies d’énergie et de la gouvernance du secteur.

Elle intensifie actuellement les efforts destinés à accroître la maîtrise énergétique ainsi que son appui à toutes les formes d’énergie renouvelable. Elle accompagne les pays dans le développement de marchés nationaux et régionaux du gaz et les encourage, là où cette démarche se justifie sur le plan économique, à utiliser le gaz, source d’énergie à faible émission de carbone. Son action vise aussi à favoriser une planification énergétique à long terme et à promouvoir des solutions faisant appel au marché (sur la base de cadres stratégique, réglementaire et contractuel adaptés), afin d’accroître l’effet de levier de ses ressources financières.

La Banque mondiale soutient également les initiatives stratégiques d’assistance technique par le biais de partenariats mondiaux et de fonds fiduciaires, tels que le Programme d'assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) et le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés GGFR). Au nombre de ces interventions figurent le Programme d’assistance technique à l’initiative SE4ALL, créé pour aider les pays à atteindre l’objectif d’accès universel à l’énergie d’ici 2030, le Plan mondial de développement de la géothermie et les programmes Lighting Africa et Lighting Asia, ainsi qu’une initiative pour la cartographie des sources d’énergie renouvelable. L’ESMAP a notamment élaboré des recommandations pour la maîtrise énergétique destinées aux responsables de collectivités municipales et mis en place un mécanisme de conseil et d’assistance technique pour la réforme des subventions à l’énergie.

La Banque mondiale prend acte du défi mondial qui impose de concilier le nécessaire développement de l’énergie et son impact sur le changement climatique, et met tout en œuvre pour aider les pays à introduire des solutions de remplacement du charbon à un coût abordable. Le Groupe de la Banque mondiale ne financera que dans de rares cas des projets entièrement nouveaux de production d’électricité reposant sur le charbon.

 

Dernière mise à jour: sept. 16, 2015

L’aide financière du Groupe de la Banque mondiale au secteur de l’énergie (BIRD, IDA, IFC et garanties de la MIGA) a totalisé 49 milliards de dollars depuis 2010, dont plus de 21 milliards consacrés à la maîtrise de l’énergie et aux projets d’énergie renouvelable. Au cours de l’exercice 2015, le montant total des financements accordés par le Groupe de la Banque mondiale a atteint 6,492 milliards de dollars.

Accès à l’énergie :

Lors de l’exercice 2015, 23 projets étaient en cours, pour un montant de 1,2 milliard de dollars. Entre 2013 et 2015, le Groupe de la Banque mondiale a financé des programmes d’approvisionnement en électricité ou d’amélioration de l’approvisionnement en électricité au profit de 29 millions d’usagers environ.

Au Laos, par exemple, l’extension du réseau électrique et l’exploitation d’énergies renouvelables hors réseau ont permis de raccorder 43 000 foyers, dans le cadre du Projet d’électrification des zones rurales, ce qui a permis de porter le taux d’accès à l’électricité à près de 90 % aujourd’hui, contre 15 % au milieu des années 1990. Au Bangladesh, des panneaux solaires photovoltaïques alimentent en électricité 18,5 millions de ménages, grâce à un projet d’envergure que l’IDA a partiellement financé.

Maîtrise énergétique :

Le portefeuille de la Banque comportait sur l’exercice 2015 51 projets ou volets relatifs à la maîtrise de l’énergie, pour un engagement total de 3,2 milliards de dollars. La Banque fournit un appui financier et des études analytiques dans le cadre d’un projet de 104,3 millions de dollars conçu pour promouvoir les énergies propres et sobres en carbone à Shanghai (Chine). Cette initiative est axée sur la maîtrise énergétique et l’énergie renouvelable dans les bâtiments, sur l’énergie propre en provenance de sources renouvelables et de gaz naturel, ainsi que sur des véhicules et des transports publics économes en énergie. Des initiatives analogues sont en cours dans huit autres villes chinoises. L’ESMAP aide aussi les municipalités, comme Da Nang au Viet Nam, à élaborer leurs options de maîtrise énergétique et sert de centre du savoir pour les meilleures pratiques d’aménagement urbain dans ce domaine.

Énergie renouvelable :

Le parc éolien Sere (en Afrique du Sud) d’une capacité de 100 mégawatts (MW), qui s’inscrit dans le Projet de soutien au programme d’énergies renouvelables Eskom, devrait réduire les émissions de dioxyde de carbone à hauteur de 6 millions de tonnes sur 20 ans. Avec une production d’énergie annuelle moyenne de 298 000 MWh, Sere fournira suffisamment d’énergie au réseau pour alimenter environ 124 000 logements standard. Le Maroc met quant à lui la dernière main à la centrale solaire Noor I, d’une capacité de 160 MW et dont l’entrée en service est prévue dans les prochains mois. Le pays a entamé la phase II afin de multiplier par deux cette capacité de production.

L’appui apporté à l’hydroélectricité a par ailleurs donné lieu au financement du barrage de Bujagali, en Ouganda, qui couvre aujourd’hui la moitié des besoins en électricité de ce pays et a permis d’éliminer en grande partie les coupures d’électricité. Deux crédits de l’IDA ont contribué au projet hydroélectrique de Félou, lequel a augmenté de 63 MW la puissance à bas coûts livrée aux entreprises d’électricité du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. La Banque mondiale participe également à l’essor de la géothermie dans le Sumatra du Sud et le Sulawesi du Nord en Indonésie, afin d’augmenter la capacité de 150 MW.

Un travail d’analyse récent, intitulé Le potentiel transformateur de l’industrie minière : une opportunité pour l’électrification de l’Afrique subsaharienne, s’est intéressé à la fois aux industries extractives et au secteur de l’énergie. Ce rapport montre que les sociétés minières, dont la demande en électricité est élevée, pourraient représenter une clientèle essentielle pour les compagnies d’électricité nationales, ce qui contribuerait à élargir l’accès à l’électricité en Afrique, au profit des communautés et des entreprises.

Dernière mise à jour: sept. 16, 2015





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