Agriculture et développement rural

Le développement de l’agriculture est l’un des leviers les plus puissants sur lequel agir pour mettre fin à l’extrême pauvreté, renforcer le partage de la prospérité et nourrir 9 milliards de personnes en 2050. Par rapport à d’autres secteurs, sa croissance a des effets deux à quatre fois plus efficaces sur l’augmentation du revenu des populations les plus démunies. C’est une source capitale d’amélioration des moyens de subsistance de 78 % des pauvres qui vivent dans les régions rurales de la planète et dont la plupart dépendent d’une activité agricole pour vivre. L’agriculture est aussi un facteur essentiel de croissance économique. Ainsi, elle représente un tiers du produit intérieur brut (PIB) et les trois quarts de l’emploi en Afrique subsaharienne.

Or, l’agriculture est aussi le secteur le plus vulnérable au changement climatique, ce qui met en péril sa capacité à tirer la croissance et à réduire la pauvreté, et compromet aussi la sécurité alimentaire mondiale. Le réchauffement de la température pourrait en effet abaisser les rendements agricoles de plus de 25 %. Par ailleurs, l’activité agricole et le changement d’affectation des terres contribuent aussi au changement climatique puisqu’ils sont à l’origine d’environ 19 à 29 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

 

Dernière mise à jour: avr. 01, 2015

Le Groupe de la Banque mondiale poursuit une stratégie transversale pour encourager les pays à renforcer leur secteur agricole, afin qu’il devienne plus durable et résistant au changement climatique, qu’il crée des emplois et de la croissance économique et qu’il soit à même de produire une alimentation saine et nourrissante, en particulier pour les populations les plus pauvres.

En 2014, le Groupe de la Banque mondiale a porté ses nouveaux engagements dans l’agriculture et les secteurs associés à 8,3 milliards de dollars. L’aide de la BIRD et de l’IDA dans ce domaine est ainsi passée de 3,6 milliards sur l’exercice 2013 à 4,3 milliards sur l’exercice 2014. Les investissements de la Société financière internationale (IFC) se sont élevés à 4,4 milliards de dollars, soit l’un des montants les plus importants jamais accordés. L’ensemble de ces financements sont à la hauteur des prévisions du Plan d’action pour l’agriculture du Groupe de la Banque mondiale, qui table sur un volume compris entre 8 et 10 milliards de dollars. L’aide de la BIRD et de l’IDA en faveur de l’agriculture en Afrique subsaharienne a été particulièrement soutenue puisqu’elle a atteint 1,6 milliard de dollars, soit une augmentation de 59 % sur les exercices 2010 à 2012. Les financements consacrés à l’agriculture sont axés sur l’augmentation de la productivité pour 75 % d’entre eux et 21 % ciblent l’amélioration de l’accès aux marchés. Enfin, l’aide financière de l’IFC pour le secteur agricole va au renforcement des chaînes de valeur agroalimentaires.

Le Groupe de la Banque mondiale est aussi partenaire de la GACSA, l’« Alliance mondiale sur l’agriculture climato-intelligente », qui rassemble de nombreux partenaires des secteurs public et privé dont l’objectif commun est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

 

 

 

Dernière mise à jour: avr. 01, 2015

Le soutien apporté par la Banque mondiale aux pays consiste à aider les agriculteurs à accroître leurs rendements, fournir à une population en plein essor des aliments plus sains et nourrissants, améliorer leurs moyens de subsistance et créer des emplois dans les zones rurales. Ainsi, la Banque mondiale met à disposition des agriculteurs les infrastructures, les innovations et les ressources dont ils ont besoin pour accroître leur productivité et faire face au changement climatique, et en particulier :

· des approches d’agriculture climato-intelligente qui permettent aux agriculteurs d’augmenter durablement leur production, de résister aux chocs climatiques et de s’adapter aux changements du climat tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en limitant les impacts néfastes sur l’environnement ;

· des financements accrus pour le secteur agricole ;

· des méthodes d’irrigation plus performantes ;

· un soutien à l’agro-industrie ;

· des formations aux bonnes pratiques et aux techniques innovantes de culture, d’élevage et de production vivrière ;

· des outils et des opportunités plus grandes pour les femmes travaillant dans l’agriculture.

En Afghanistan, la Banque a fourni des outils agricoles et formé des producteurs de fruits (a) pour qu’ils adoptent de bonnes pratiques destinées à augmenter leurs récoltes. À ce jour, 5 229 hectares de vergers ont été créés et 29 192 hectares de vergers existants ont été modernisés, ce qui a permis d’accroître les volumes de production et les moyens de subsistance des agriculteurs de 121 districts.

En Colombie, l’assistance apportée à un projet d’élevage (a) a débouché sur la mise en œuvre de systèmes d’élevage bovin durables et respectueux de l’environnement dans 2 241 fermes.

En Côte d’Ivoire, la Banque a assuré des formations, fourni des équipements et réhabilité des centres de recherche pour améliorer les rendements des rizières (a). Dans ce pays, 50 000 producteurs de riz, dont 25 % sont des femmes, ont ainsi vu leurs récoltes augmenter. La productivité des semences a progressé de 36 % dans les zones irriguées et la production devrait atteindre 219 000 tonnes de riz paddy.

À Djibouti, où les ressources en eau sont limitées, la Banque a contribué à la construction d’installations de collecte de l’eau qui ont permis de répondre aux besoins de 914 familles et 4 620 têtes de bétail (a). Par ailleurs, la création de 271 400 parcelles fourragères a augmenté le volume de biomasse dans les pâturages.

En Égypte, la Banque a financé l’amélioration d’installations de drainage au profit de 600 000 familles de plus de 1 013 000 « feddan » (unité de surface irriguée) (a). Par ailleurs, les systèmes d’irrigation de 347 030 feddan supplémentaires exploités par 210 000 familles ont été modernisés.

En Inde, de nouvelles technologies et méthodes introduites par la Banque (a) pour accroître la productivité agricole, gérer les rares ressources en eau et prendre de meilleures décisions concernant leurs cultures ont directement bénéficié à plus de 167 000 familles d’agriculteurs de Karnataka, dont 80 000 femmes. Dans l’État du Bihar, la Banque mondiale a aidé près de 400 000 agriculteurs à mettre en place un système d’intensification des rendements des semences. Celui-ci a permis d’améliorer de 86 % la productivité des rizières et de 72 % celles des cultures du blé et de 18 autres céréales. Ce système est désormais déployé au niveau national. La Banque a aussi aidé plus de 25 000 familles à développer une petite activité laitière, ce qui a permis de porter leur revenu à 15 000 roupies indiennes.

Au Kosovo, la Banque a participé à l’amélioration des infrastructures et des équipements des secteurs de l’horticulture et de l’élevage (a), créant ainsi des emplois bénéficiant à une population de 4 000 personnes.

À Madagascar, la Banque a financé la construction d’un barrage qui irrigue 2 100 hectares de rizières dont 6 000 familles tirent leur subsistance.

Au Mali, la Banque a aidé 175 000 agriculteurs pour qu’ils adoptent de nouvelles technologies et pratiques d’alimentation du bétail ainsi que de nouvelles variétés de cultures (notamment des semences de riz à haut rendement et des graines de tomates résistantes aux parasites) pour rehausser la productivité. Ces agriculteurs ont enregistré une progression de 30 % de leurs rendements et de 34 % de leurs revenus.

En Moldova, le financement de filets anti-grêle et de systèmes de création de microclimat par la Banque a aidé des communautés agricoles à lutter contre le changement climatique (a). Par ailleurs, grâce à des applications mobiles d’alerte météo, 6 000 agriculteurs reçoivent des informations actualisées.

En Mongolie, la Banque a contribué à faire baisser le coût des assurances indexées sur les conditions météorologiques pour les bergers (a) dont les troupeaux sont exposés à des conditions extrêmes. Plus de 19 500 d’entre eux ont souscrit une telle assurance en 2014.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Banque forme des producteurs de cacao et leur fournit des outils pour relancer ce secteur (a). À ce jour, près d’un million de cacaoyers ont été soignés ou plantés, ce qui a permis d’augmenter les récoltes et les revenus de milliers de familles.

Au Samoa, la Banque a aidé des agriculteurs à investir dans du matériel et des technologies d’élevage et de stockage de l’eau (a), dans le cadre d’un programme qui a déjà bénéficié à 190 familles d’éleveurs et de producteurs de fruits et légumes.

En Sierra Leone, le travail réalisé par la Banque en collaboration avec les agriculteurs sur l’usage des herbicides, des engrais biologiques et des méthodes de culture innovantes a permis d’accroître la production de riz de 18 724 agriculteurs exploitant 1 056 hectares de terres (a). Des variétés de riz à fort rendement ont été adoptées par 10 865 agriculteurs.

Au Togo, la Banque a aidé des agriculteurs à adopter des techniques d’alimentation du bétail plus efficaces. Ainsi, 12 500 éleveurs ont pu développer leur exploitation, augmenter leurs revenus et améliorer l’état sanitaire de leurs troupeaux.

Au Yémen, où 68 % de la population vit en zone rurale, la Banque a aidé 60 000 agriculteurs à augmenter le rendement de leurs terres. Désormais, ces derniers emploient des semences et des techniques d’ensemencement plus efficaces sur 24 000 hectares de cultures.

La Banque soutient les pratiques de gestion agricole favorisant le piégeage du carbone dans le sol, telles que l’agroforesterie, le paillage et les cultures intercalaires. Au Kenya, elle a ainsi aidé des agriculteurs à utiliser des techniques plus variées pour améliorer la fertilité de 45 000 hectares de terres.

Dernière mise à jour: avr. 01, 2015

Le Réseau mondial de donateurs pour le développement rural regroupe 34 membres (bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, institutions financières internationales, organisations intergouvernementales et organismes de développement) qui coopèrent dans le but d’accroître et d’améliorer l’aide au développement dans le domaine de l’agriculture et du développement rural.

Le Partenariat mondial pour les océans est une plateforme multisectorielle créée dans le but d’aider les pays à accéder aux capitaux, aux connaissances et aux capacités institutionnelles nécessaires pour préserver le milieu marin, et de mobiliser ainsi autour d’un enjeu crucial pour la lutte contre la pauvreté.

Le Partenariat pour la comptabilisation de la richesse naturelle et la valorisation des systèmes écosystémiques (WAVES), initiative internationale bénéficiant du soutien de la Banque mondiale, vise à intégrer la comptabilisation du capital naturel dans les systèmes de comptabilité et de planification du développement des pays.

Le Programme pour les forêts (PROFOR), qui est hébergé par la Banque mondiale, a inscrit la gouvernance forestière au premier rang de ses priorités ; il fournit une assistance technique destinée à améliorer la surveillance des activités forestières et apporte son soutien à la constitution d’un consensus et d’une volonté politique autour des réformes prioritaires.

SecureNutrition est une plateforme de connaissances associant les domaines de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition.

L’Alliance pour une pêche responsable (ALLFISH) est un partenariat public-privé créé par le secteur des produits de la mer afin de promouvoir des pêcheries durables et la réussite des projets d’aquaculture, en particulier dans les pays en développement.

Le Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) est une plateforme de connaissances ayant pour objectif de renforcer la collaboration et le dialogue entre pays producteurs, exportateurs et importateurs de produits agricoles, d’accroître la transparence des marchés agricoles et d’encourager une réponse politique coordonnée face à leur instabilité.

La Plateforme de connaissances axée sur la promotion de l’égalité hommes-femmes dans l’agriculture fournit des ressources, des outils et des informations qui peuvent permettre aux professionnels de mieux intégrer les questions de genre dans le développement de l’agriculture.

La Plateforme de connaissances axée sur la promotion des TIC dans l’agriculture offre des ressources permettant d’appliquer les technologies de l’information et de la communication dans l’agriculture.                                                                                                                         

La Plateforme d’échanges de connaissances sur des investissements responsables dans l’agriculture (RAI) centralise des informations utiles aux décideurs, spécialistes et autres parties prenantes. 

 

Dernière mise à jour: juin 19, 2014






GALERIE PHOTO
Plus de photos »