Agriculture et développement rural

Le développement de l’agriculture est l’un des leviers les plus puissants sur lequel agir pour mettre fin à l’extrême pauvreté, renforcer le partage de la prospérité et nourrir 9 milliards de personnes en 2050. Par rapport à d’autres secteurs, sa croissance a des effets deux à quatre fois plus efficaces sur l’augmentation du revenu des populations les plus démunies. C’est une source capitale d’amélioration des moyens de subsistance de 78 % des pauvres qui vivent dans les régions rurales de la planète et dont la plupart dépendent d’une activité agricole pour vivre.

L’agriculture est aussi un facteur essentiel de croissance économique. Ainsi, elle représente un tiers du produit intérieur brut (PIB) et les trois quarts de l’emploi en Afrique subsaharienne.

Or, cette capacité de l’agriculture à tirer la croissance et à réduire la pauvreté est aujourd’hui mise en péril, ce qui compromet aussi la sécurité alimentaire. Le réchauffement de la température pourrait en effet abaisser les rendements agricoles de plus de 25 %. Par ailleurs, l’activité agricole et le changement d’affectation des terres contribuent aussi au changement climatique puisqu’ils sont à l’origine d’environ 19 à 29 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). C’est pourquoi l’atténuation des émissions de GES dans le secteur agricole contribuera à endiguer le changement climatique..

 

Dernière mise à jour: mars 21, 2016

La collaboration de Banque mondiale avec ses pays clients vise notamment à accroître les financements pour l’agriculture (a), améliorer l’irrigation et donner aux femmes qui travaillent dans ce secteur les opportunités et les outils dont elles ont besoin. La Banque apporte des solutions innovantes, des infrastructures et des ressources qui doivent permettre au secteur agricole :

  • de devenir « climato-intelligent », c’est-à-dire d’être plus productif et résistant face au changement climatique tout en parvenant à réduire les émissions de GES ;
  • d’améliorer les moyens de subsistance et de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité ;
  • de stimuler le développement de l’agro-industrie en constituant des chaînes de valeur inclusives et efficaces ;
  • d’aider les agriculteurs à produire des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante pour nourrir tous les habitants de la planète.

En 2015, le Groupe de la Banque mondiale a porté ses nouveaux engagements dans l’agriculture et les secteurs associés à 8 milliards de dollars. L’aide de la BIRD et de l’IDA dans ce domaine a ainsi atteint 4,7 milliards de dollars, contre 4,3 milliards sur l’exercice 2014 et 3,6 milliards sur l’exercice 2013. Les investissements de la Société financière internationale (IFC) se sont élevés à 3,2 milliards de dollars. L’ensemble de ces financements sont à la hauteur des objectifs du Groupe de la Banque mondiale, qui prévoient un volume compris entre 8 et 10 milliards de dollars pour le secteur agricole. L’aide de la BIRD et de l’IDA en faveur de l’agriculture en Afrique subsaharienne (1,4 milliard de dollars) et en Asie du Sud (1,6 milliard de dollars) a été particulièrement soutenue. Enfin, l’aide financière de l’IFC pour le secteur agricole va au renforcement des filières agro-industrielles.

Le Groupe de la Banque mondiale œuvre en partenariat au sein du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) et de la GACSA, l’« Alliance mondiale sur l’agriculture climato-intelligente ».

Dernière mise à jour: mars 21, 2016

En Afghanistan, la Banque a fourni des outils agricoles et formé des producteurs de fruits (a) pour qu’ils adoptent de bonnes pratiques destinées à augmenter leurs récoltes : 5 229 hectares de vergers ont été créés et 29 192 hectares de vergers existants ont été modernisés, ce qui a permis d’accroître les volumes de production dans 121 districts.

Au Brésil, dans l’État de Santa Catarina, des projets d’appui à la compétitivité agricole ont aidé plus de 130 000 agriculteurs à accéder aux marchés nationaux et internationaux.

Au Burundi, la Banque a aidé 115 000 ménages agricoles à augmenter considérablement leur productivité et à accéder aux marchés avec l’aide de la technologie et de méthodes d’irrigation améliorées. Les rendements pour le riz et pour la banane ont plus que doublé tandis que la production laitière annuelle dépasse à présent les 1 000 litres par bête.

Au Cambodge, la Banque a contribué à renforcer la situation alimentaire de 5 000 familles (a), en leur fournissant des terres, des infrastructures et des services agricoles ; 260 familles ont ainsi désormais chacune à leur disposition une parcelle de 3 hectares.

En Colombie, l’assistance apportée à un projet d’élevage (a) a débouché sur la mise en œuvre de systèmes d’élevage bovin durables et respectueux de l’environnement dans 2 241 fermes.

En Côte d’Ivoire, la Banque a assuré des formations, fourni des équipements et réhabilité des centres de recherche pour améliorer les rendements des rizières (a). Dans ce pays, 50 000 producteurs de riz, dont 25 % sont des femmes, ont ainsi vu leurs récoltes augmenter ; la productivité des semences a progressé de 36 % dans les zones irriguées.

À Djibouti, où les ressources en eau sont limitées, la Banque a contribué à la construction d’installations de collecte de l’eau qui ont permis de répondre aux besoins de 914 familles et 4 620 têtes de bétail (a). Par ailleurs, la création de 271 400 parcelles fourragères a augmenté le volume de biomasse dans les pâturages.

En Égypte, la Banque a financé l’amélioration d’installations de drainage au profit de 600 000 familles de plus de 1 013 000 feddan (unité de surface irriguée) (a). Par ailleurs, les systèmes d’irrigation de 347 030 feddan supplémentaires exploités par 210 000 familles ont été modernisés.

Au Honduras, plus de 7 000 producteurs ont enregistré une hausse de productivité de 36 % ainsi qu’une augmentation de 60 % de la valeur de leur chiffre d’affaires brut.

En Inde, les technologies et méthodes introduites par la Banque (a) pour accroître la productivité agricole, gérer les ressources en eau et prendre de meilleures décisions concernant leurs cultures ont directement bénéficié à plus de 167 000 ménages du Karnataka, dont 80 000 femmes. Dans l’État du Bihar, la Banque mondiale a aidé près de 400 000 agriculteurs à mettre en place un système d’intensification des rendements des semences. Celui-ci a permis d’améliorer de 86 % la productivité des rizières et de 72 % celles des cultures du blé et de 18 autres céréales. Ce système est désormais déployé au niveau national.

Au Kenya, la Banque a aidé des agriculteurs à mettre en œuvre des pratiques améliorées de gestion agricole qui favorisent le piégeage du carbone dans le sol, telles que l’agroforesterie, le paillage et les cultures intercalaires, et contribué ainsi à améliorer la fertilité de 45 000 hectares de terres.

Au Kosovo, la Banque a participé à l’amélioration des infrastructures et des équipements des secteurs de l’horticulture et de l’élevage (a), créant ainsi des emplois bénéficiant à une population de 4 000 personnes.

En RDP lao, la Banque a aidé 42 000 ménages ruraux à améliorer leur sécurité alimentaire en leur permettant d’accéder à des services agricoles et des infrastructures productives.

Au Mali, la Banque a aidé 175 000 agriculteurs pour qu’ils adoptent de nouvelles technologies et pratiques d’alimentation du bétail ainsi que de nouvelles variétés de cultures (notamment des semences de riz à haut rendement et des graines de tomates résistantes aux parasites) pour rehausser la productivité. Ces agriculteurs ont enregistré une progression de 30 % de leurs rendements et de 34 % de leurs revenus.

Au Mexique, la fourniture de services-conseil pour la révision des politiques et programmes d’assurance agricole a accompagné des réformes qui ont permis de couvrir un million d’hectares supplémentaires parmi les petites exploitations.

En Moldova, le financement de filets anti-grêle et de systèmes de création de microclimat par la Banque a aidé des communautés agricoles à lutter contre le changement climatique (a). Par ailleurs, grâce à des applications mobiles d’alerte météo, 6 000 agriculteurs reçoivent des informations actualisées.

En Mongolie, la Banque a contribué à faire baisser le coût des assurances indexées sur les conditions météorologiques pour les bergers (a) dont les troupeaux sont exposés à des conditions extrêmes. Plus de 19 500 d’entre eux ont souscrit une telle assurance en 2014.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Banque forme des producteurs de cacao et leur fournit des outils pour relancer ce secteur (a). Près d’un million de cacaoyers ont été soignés ou plantés, ce qui a permis d’augmenter les récoltes et les revenus.

Aux Philippines, la Banque a financé la construction de 330 kilomètres de routes rurales, au profit de 229 000 habitants répartis sur 15 200 hectares de zones agricoles.

Au Samoa, la Banque a aidé des agriculteurs à investir dans du matériel et des technologies d’élevage et de stockage de l’eau (a), dans le cadre d’un programme qui a déjà bénéficié à 190 familles d’éleveurs et de producteurs de fruits et légumes.

En Sierra Leone, le travail réalisé par la Banque en collaboration avec les agriculteurs sur l’usage des herbicides, des engrais biologiques et des méthodes de culture innovantes a permis d’accroître la production de riz de 18 724 agriculteurs exploitant 1 056 hectares de terres (a).

Au Togo, la Banque a aidé des agriculteurs à adopter des techniques d’alimentation du bétail plus efficaces. Ainsi, 12 500 éleveurs ont pu développer leur exploitation, augmenter leurs revenus et améliorer l’état sanitaire de leurs troupeaux.

En Tunisie, la Banque a contribué à la construction et à la remise en état de petits systèmes d’adduction d’eau en milieu rural, de structures de collecte des eaux de pluie et de routes de desserte, au bénéfice de plus de 25 000 personnes. 

En Uruguay, des mesures d’incitation ont conduit à l’adoption de techniques agricoles climato-intelligentes sur 2 840 000 hectares, avec à la clé un potentiel de piégeage du carbone de 8,8 millions de tonnes de CO2 par an.

Au Viet Nam, la Banque a promu le développement de moyens de subsistance durables pour les minorités défavorisées en mettant en place 9 000 « groupes d’intérêt commun » comprenant plus de 15 500 ménages et en les associant à des entreprises agro-alimentaires.

Au Yémen, où 68 % de la population vit en zone rurale, la Banque a aidé 60 000 agriculteurs à augmenter le rendement de leurs terres. Désormais, ces derniers emploient des semences et des techniques d’ensemencement plus efficaces sur 24 000 hectares de cultures.

Dernière mise à jour: mars 21, 2016

Le Fonds de soutien au financement de l'agriculture (AgriFin) (a) coopère avec des banques, des associations de banques et autres partenaires pour promouvoir la connaissance et renforcer les capacités en matière de financement de l’agriculture dans les pays en développement.

Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) (a) promeut des travaux scientifiques de pointe pour réduire la pauvreté rurale, augmenter la sécurité alimentaire, améliorer la santé humaine et la nutrition, et garantir une gestion durable des ressources naturelles.

Le Forum pour la gestion du risque agricole dans le développement (FARMD) (a) est une plateforme de connaissances qui diffuse des informations et des bonnes pratiques dans ce domaine.

Le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) (a) finance des investissements qui contribuent à accroître les revenus et à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les pays en développement.

Le Partenariat mondial pour la salubrité alimentaire (GFSP) (a) se consacre à l’amélioration de la salubrité des denrées en favorisant le renforcement des capacités dans ce domaine dans les pays à revenu intermédiaire ou en développement.

Le Réseau mondial de donateurs pour le développement rural (GDPRD) (a) regroupe 34 membres (bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, institutions financières internationales, organisations intergouvernementales et organismes de développement) qui coopèrent dans le but d’accroître et d’améliorer l’aide au développement dans le domaine de l’agriculture et du développement rural.

Le Partenariat mondial pour les océans (a) est une plateforme multisectorielle créée dans le but d’aider les pays à accéder aux capitaux, aux connaissances et aux capacités institutionnelles nécessaires pour préserver le milieu marin, et de mobiliser ainsi autour d’un enjeu crucial pour la lutte contre la pauvreté.

Le Partenariat pour la comptabilisation de la richesse naturelle et la valorisation des systèmes écosystémiques (WAVES) (a), initiative internationale bénéficiant du soutien de la Banque mondiale, vise à intégrer la comptabilisation du capital naturel dans les systèmes de comptabilité et de planification du développement des pays.

Le Programme pour les forêts (PROFOR) (a), qui est hébergé par la Banque mondiale, a inscrit la gouvernance forestière au premier rang de ses priorités ; il fournit une assistance technique destinée à améliorer la surveillance des activités forestières et apporte son soutien à la constitution d’un consensus et d’une volonté politique autour des réformes prioritaires.

SecureNutrition (a) est une plateforme de connaissances associant les domaines de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition.

L’Alliance pour une pêche responsable (ALLFISH) (a) est un partenariat public-privé créé par le secteur des produits de la mer afin de promouvoir des pêcheries durables et la réussite des projets d’aquaculture, en particulier dans les pays en développement.

Le Programme mondial sur les pêches durables (PROFISH) (a) a été mis en place avec les principaux donateurs et partenaires pour inciter la Banque mondiale à promouvoir un environnement durable et à améliorer le bien-être humain, ainsi que les retombées économiques de la pêche et de l’aquaculture dans le monde. Il se concentre sur le bien-être des pauvres dans les communautés de pêcheurs et d'aquaculteurs dans les pays en développement.

Le Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) (a) est une plateforme interinstitutionnelle ayant pour objectif de promouvoir la transparence des marchés agricoles et d’encourager la coordination des politiques publiques face à l’incertitude des marchés. Il réunit des données sur les bilans alimentaires, suit l’évolution des tendances, fournit des analyses de marché, renforce les capacités des pays qui y participent et facilite la diffusion de l’information chez les décideurs politiques.

Gender in Agriculture (a) est une plateforme de connaissances axée sur la promotion de l’égalité hommes-femmes dans l’agriculture ; elle fournit des ressources, des outils et des informations qui peuvent permettre aux professionnels de mieux intégrer les questions de genre dans le développement de l’agriculture.

ICT in Agriculture (a) est une plateforme de connaissances axée sur la promotion des TIC dans l’agriculture qui offre des ressources permettant d’appliquer les technologies de l’information et de la communication dans le secteur agricole.

La Plateforme d’échanges de connaissances sur des investissements responsables dans l’agriculture (RAI) (a) centralise des informations utiles aux décideurs, spécialistes et autres parties prenantes.

Dernière mise à jour: mars 21, 2016

Résultats

Fiche sectorielle : Politique foncière

Depuis la fin des années 60, la Banque mondiale apporte des financements, une aide technique et des formations en vue de renforcer la législation, les politiques et les programmes d'investissement publics nationaux sur l'administration des terres.






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