Moyen-Orient & Afrique du Nord - Vue d'ensemble

  • Le 14 juillet 2016, le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau cadre de partenariat avec le Liban, qui couvre les exercices 2017 à 2022. Élaboré à l’issue de vastes consultations avec le gouvernement, le parlement, le secteur privé et la société civile, ce cadre de partenariat s’articule autour de deux priorités : élargir l’accès aux services et améliorer leur qualité ; et multiplier les débouchés économiques et renforcer le capital humain. Ce faisant, le Groupe de la Banque mondiale aidera le pays à atténuer les conséquences économiques et sociales de la crise en Syrie, préserver ses avancées en matière de développement et améliorer les chances de stabilité et de développement durant les prochaines années. Parallèlement, la Société financière internationale (IFC) continuera de soutenir le développement du secteur privé au Liban avec des investissements et des services de conseil dans des secteurs clés pour l’amélioration des perspectives d’emploi. L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) poursuivra sa collaboration avec IFC afin d’identifier les projets susceptibles de recevoir un appui par le biais de ses produits de garantie. Le nouveau cadre de partenariat comprend également un axe de collaboration transversal autour du thème de la gouvernance et de la rénovation du contrat social, dont l’objectif est de restaurer la confiance des citoyens grâce à la promotion de l’inclusion économique et sociale et l’amélioration des services publics. Il promeut également la prise en compte des questions d’égalité des sexes dans ses deux axes prioritaires, et plus particulièrement en ce qui concerne les débouchés économiques et le capital humain.

    En coopération avec d’autres partenaires de développement régionaux et internationaux, le Groupe de la Banque mondiale s’emploie par ailleurs à mobiliser des ressources à des conditions de faveur pour aider le Liban à faire face aux conséquences de la crise des réfugiés syriens, par le biais d’une aide exceptionnelle de l’Association internationale de développement (IDA) de 100 millions de dollars et de la création du Mécanisme mondial de financement concessionnel (GCFF). Cette initiative vient s’ajouter à la création, en décembre 2013, d’un fonds fiduciaire multidonateurs ayant pour objectif de financer par des dons des projets directement liés aux répercussions de la crise syrienne sur la population libanaise.

    Au 20 juin 2018, le portefeuille de la Banque mondiale au Liban comprend 16 projets en cours, pour une enveloppe totale de 1,8 milliard de dollars. Ces projets sont financés par diverses sources, dont des fonds spéciaux tels que le GCFF, qui aide le Liban à atténuer les répercussions du conflit syrien et de l’afflux de réfugiés en particulier. Cette situation a également conduit l’Association internationale de développement (IDA), l’institution de la Banque mondiale dédiée aux pays à faible revenu, à allouer un don exceptionnel de 100 millions de dollars au Liban, classé dans les économies à revenu intermédiaire.   

    La Société financière internationale (IFC)

    La stratégie de la Société financière internationale (IFC) au Liban est axée sur les marchés financiers (y compris la microfinance), afin d’élargir l’accès au financement des micro-, petites et moyennes entreprises (MPME). Elle porte en outre sur des investissements sélectifs dans les secteurs infrastructurel et manufacturier, afin de stimuler la création d’emplois, ainsi que sur des investissements infrarégionaux et interrégionaux avec des investisseurs libanais. Ses activités de conseil s’attachent à améliorer le climat de l’investissement et à introduire des approches innovantes qui tirent parti du dynamisme du secteur privé libanais dans des domaines comme le changement climatique (par le biais du programme d’IFC consacré au financement des énergies durables), la place des femmes dans le secteur bancaire, la gouvernance d’entreprise et le développement des PME. Compte tenu de la crise humanitaire qui frappe le Liban, IFC poursuivra sa collaboration avec des organismes qui, comme l’organisation de microcrédit Al Majmoua, apportent leur soutien à des populations locales confrontées à des pressions économiques de plus en plus fortes sous l’effet de la crise syrienne ; elle s’emploiera aussi à étendre les services aux réfugiés et plus généralement aux populations mal desservies. Le portefeuille d’IFC au Liban se chiffre actuellement à un montant de 687,7 millions de dollars répartis entre 18 sociétés, et concerne principalement des institutions financières et, dans une moindre mesure, les secteurs de la construction et du commerce de détail.

    L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    En 2014, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a assuré son tout premier projet au Liban — dans le secteur de la distribution de l’électricité —, avec des engagements bruts s’élevant à 35 millions de dollars en septembre 2016. Ce projet concerne un contrat de quatre ans entre Électricité du Liban (EDL) et des entreprises du secteur privé pour la distribution d’électricité et le comptage électrique dans le Nord-Liban. L’Agence cherche également à soutenir d’autres projets dans le pays, en conformité avec le cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale pour les exercices 2017 à 2022.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2018

  • Au cours de son dernier exercice budgétaire, qui s’est clos le 30 juin 2018, la Banque mondiale a répondu à la forte demande de financements, d’expertise internationale et d’innovation émanant des pays de la région MENA. Outre les 6,3 milliards de dollars de nouveaux financements engagés durant l’exercice 2018, la Banque a également fourni un large éventail de travaux d’analyse destinés à aider les pays de la région à transformer leur économie et à poser les jalons d’une croissance inclusive et de la création d’emplois.

    Ces engagements d’une ampleur inédite se décomposent en un soutien de 5,9 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement dont la mission consiste à assurer le développement dans les pays à revenu intermédiaire, et un financement de 430 millions de dollars de l’Association internationale de développement, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Les services intellectuels fournis par la Banque mondiale ont notamment consisté en un soutien aux pays à revenu élevé de la région, sous forme de services de conseil remboursables. Ce programme, qui a atteint un montant de 55 millions de dollars au cours du dernier exercice, a appuyé les initiatives de diversification des économies et de promotion du développement du secteur privé tout en soutenant le développement humain à travers la réforme des services publics essentiels que sont notamment l’éducation, la santé et la protection sociale.

    Les efforts de maximisation des financements pour le développement (a), qui visent à promouvoir une mobilisation durable des investissements privés, font maintenant partie intégrante des programmes du Groupe de la Banque mondiale dans la quasi-totalité des pays de la région, des stratégies sous-régionales ayant été élaborées pour le Maghreb, le Machrek et l’Égypte.

    L’actuelle stratégie de la Banque pour la région MENA accorde une place centrale à la promotion de la paix et de la stabilité sociale, et s’articule autour de quatre axes : l’établissement d’un nouveau contrat social avec les citoyens, le développement de la coopération régionale, le renforcement de la résilience, qui recouvre notamment les défis posés par les déplacements forcés de populations, et le soutien au redressement et à la reconstruction. Nombre de programmes de la Banque dans la région intègrent plusieurs de ces axes stratégiques.

    Renouveler le contrat social

    La promotion de structures plus responsables et inclusives, ainsi que l’appui à un développement économique tiré par le secteur privé et créateur d’opportunités demeurent les principales priorités de la Banque dans la région. En Tunisie, par exemple, trois prêts de respectivement 60 millions, 100 millions et 140 millions de dollars se sont attachés à aider spécifiquement les jeunes chômeurs, à renforcer le développement de la petite enfance et à soutenir les agriculteurs. Au Liban, un programme financé à hauteur de 400 millions de dollars a permis de promouvoir des réformes du marché du travail et de la formation professionnelle, y compris pour les réfugiés. Un don de 30 millions de dollars pour la Cisjordanie et Gaza est venu appuyer les mesures budgétaires tout en renforçant le cadre d’activité des entreprises, tandis qu’un projet de développement du secteur privé axé sur l’innovation et doté de 13 millions de dollars a permis de renforcer davantage le rôle de la technologie. À Djibouti, un projet d’un montant de 15 millions de dollars s’est efforcé d’encourager l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes, et a par ailleurs souligné l’importance du secteur privé pour la région, tandis qu’en Égypte, un projet de 500 millions de dollars a permis d’apporter un appui aux réformes indispensables dans le secteur de l’éducation.

    Renforcer la coopération régionale

    La région MENA étant la moins intégrée dans le monde, les activités de la Banque y sont axées sur la promotion d’une coopération, d’une efficacité et d’une interdépendance accrues, en particulier dans le secteur privé et celui de l’énergie, où les réformes permettront d’accroître les investissements transfrontaliers et de renforcer les mesures propres à favoriser à terme l’établissement d’un marché régional. Au cours de l’exercice 2018, un prêt de 1,2 milliard de dollars alloué à l’Égypte a permis aux autorités de mieux stabiliser les finances publiques et de poursuivre les réformes du secteur privé dans le domaine de l’énergie et, parallèlement, la réduction des subventions. Au Maroc, un prêt de 200 millions de dollars a permis d’accroître la participation du secteur privé au développement des infrastructures municipales, tandis qu’un autre programme également financé à hauteur de 200 millions de dollars est venu appuyer les activités des opérateurs privés dans l’agriculture. Pour favoriser le développement de la capacité nationale de production d’énergie renouvelable, la Banque a accordé un financement additionnel de 100 millions de dollars à l’appui du projet d’énergie solaire de Noor, au centre du Maroc, lequel encourage la participation du secteur privé.

    Renforcer la résilience face aux migrations forcées

    Dans plusieurs pays de la région, notamment en Jordanie, au Liban et en Iraq, la présence de personnes déplacées de force (réfugiés et déplacés internes) continue de peser gravement sur l’offre de services locaux. En Jordanie, un programme de 148 millions de dollars pour la réforme du système éducatif sera bénéfique tant pour les communautés hôtes que pour les réfugiés. Au Liban, les réfugiés syriens comptent parmi les bénéficiaires d’un prêt de 295 millions de dollars qui permettra d’améliorer les transports publics à Beyrouth et ses environs. Ces projets comprennent tous des financements à des conditions de faveur alloués au titre du Mécanisme mondial de financement concessionnel (GCFF), une initiative lancée en 2016 qui mobilise des ressources auprès de pays bailleurs de fonds pour combler les besoins de financement des pays confrontés à ces crises migratoires.

    Soutenir le redressement économique et la reconstruction

    Après la libération des territoires occupés par Daech en Iraq, la Banque mondiale s’est employée à soutenir le relèvement et la reconstruction du pays. Au nombre de ces interventions figurent : le Fonds social pour le développement de l’Iraq (300 millions de dollars), qui permet de financer de petits projets communautaires ; le projet d’urgence pour la stabilisation sociale et la résilience (200 millions de dollars), axé sur la protection sociale des populations vulnérables ; et le projet d’urgence à l’appui du développement, qui bénéficie d’un financement additionnel de 400 millions de dollars. Parallèlement, le projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement à Bagdad (210 millions de dollars) souligne l’engagement de la Banque en faveur des réformes à plus long terme dans le secteur de l’eau en Iraq, y compris la création d’un environnement favorable aux investissements du secteur privé. Ailleurs dans la région, la Banque a élargi son appui aux populations vulnérables touchées par les conflits. Face au risque de crise humanitaire, elle a en particulier alloué au Yémen trois dons d’un montant total de 400 millions de dollars pour la santé et la nutrition, destinés spécifiquement à la lutte contre le choléra, aux services urbains et à l’approvisionnement d’urgence en électricité. Un don supplémentaire de 36 millions de dollars viendra en aide aux petits agriculteurs.

     

    TRAVAUX ANALYTIQUES RÉCENTS

    Plusieurs études analytiques ont été récemment consacrées à des défis essentiels que la région doit relever sur fond de transitions politiques et économiques majeures.

    Le dernier numéro du Rapport de suivi de la situation économique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord se penche sur le potentiel de l’économie numérique comme nouvelle source de croissance et de création d’emplois de qualité dans la région, et sur l’atout que constitue une population jeune, instruite et acquise aux nouvelles technologies.

    Le rapport intitulé Water Management in Fragile Systems: Building Resilience to Shocks and Protracted Crises in the Middle East and North Africa (a) traite de la rareté de l’eau dans la région MENA et examine le rôle capital d’une bonne gestion des ressources hydriques pour la croissance, la résilience et la stabilité future.

    Le rapport Shedding Light on Electricity Utilities in the Middle East and North Africa observe qu’en améliorant l’efficacité de ses services publics d’électricité, la région pourrait dégager un niveau d’investissement moyen qui couvrirait les besoins prioritaires du secteur électrique de la région, lesquels représenteraient 3 % du PIB régional.

    Le rapport intitulé The Toll of War : The Economic and Social Consequences of the Conflict in Syria (a), qui porte sur les répercussions du conflit en Syrie (de 2011 à début 2017), met en évidence que les pertes matérielles les plus importantes sont imputables à la perturbation de l’activité économique.

    Enfin, le rapport Enhancing job opportunities for skilled women in the Palestinian territories (a) analyse les obstacles qui s’opposent à l’insertion des Palestiniennes sur le marché du travail et fournit des recommandations pour y remédier.

  • La Banque mondiale continue d’intervenir dans une grande variété de secteurs du développement, tout en s’attachant plus particulièrement à aplanir les difficultés saillantes créées par les crises que connaissent de nombreux pays de la région MENA.

    Au Yémen, la Banque mondiale a mobilisé 1,2 milliard de dollars sous forme de dons d’urgence octroyés par l’IDA et s’est associée aux organismes de l’ONU pour aider les trois quarts de la population en détresse. Pour répondre au risque de famine, la Banque mondiale a collaboré avec l’UNICEF et des entités privées en vue de mettre en œuvre un programme de transferts monétaires d’urgence de 200 millions de dollars. Le programme, qui s’appuie sur le système national de transferts monétaires du Yémen, cible 1,5 million de ménages (soit 8 millions de personnes). Déployées dans les 333 districts du pays, ces allocations sont aujourd’hui parvenues à 1,33 million de familles défavorisées et vulnérables : 44 % des bénéficiaires directs sont des femmes et plus de 75 % des ménages ont destiné cet argent aux seuls achats de nourriture et de médicaments.

    Un projet d’urgence pour la santé et la nutrition a assuré la distribution de médicaments, de fournitures médicales et de vaccins, ainsi que les coûts de fonctionnement de 1 800 dispensaires, dans le but d’apporter des soins de base à quelque 10 millions d’habitants, dans tous les districts du pays.

    Un programme de travail contre rémunération a permis de fournir un emploi temporaire à plus d’un million de Yéménites, contribuant à rétablir la capacité du pays à fournir des services et à réhabiliter les infrastructures.

    En Iraq, la Banque mondiale a aidé les autorités à passer d’une aide d’urgence au relèvement et au développement du pays. Dans les zones libérées depuis peu, sept ponts et 320 kilomètres de routes ont été remis en état. Par ailleurs, 39 ambulances et 14 dispensaires mobiles ont été mis à disposition du pays. Les villes ciblées ont reçu 167 machines et équipements spéciaux pour la maintenance des services d’eau, des services d’assainissement et des services municipaux, ainsi que de 3 120 conteneurs à ordures pour le système de gestion des déchets solides, ce qui a bénéficié à plus de 500 000 habitants.

    En Égypte, un cadre programmatique de prêts à l’appui des politiques de développement (DPF) de 3,15 milliards de dollars sur la période 2015-2017 a fourni une assistance technique et un appui financier afin d’accompagner les mesures gouvernementales de relance de l’économie dans le sillage des événements de 2011. Ce programme a porté sur l’assainissement des finances publiques, le renforcement de la protection sociale des populations défavorisées et la recherche d’une énergie fiable et durable.

    Les réformes ont permis de dégager des excédents énergétiques sur la période 2015-2016, après avoir mis un terme aux pénuries d’électricité et aux pannes de courant récurrentes de 2014. Elles ont également permis au gouvernement de s’employer à maximiser les financements pour le développement (a), avec l’appui intégré du Groupe de la Banque mondiale. Le DPF a soutenu les mesures prises pour gérer les tarifs et les subventions de l’électricité et introduire une loi sur les énergies renouvelables. De son côté, la Société financière internationale (IFC) a participé à la conception du programme novateur de subventions à l’énergie solaire dans le but d’attirer des investisseurs privés dans le secteur des énergies renouvelables et a pris la tête d’un consortium de neuf banques internationales pour investir 653 millions de dollars dans l’énergie solaire — l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) (a) fournissant une assurance contre le risque politique de 210 millions de dollars, là aussi pour susciter des investissements privés. Grâce à la réforme des subventions à l’énergie, l’Égypte économise 14 milliards de dollars par an et peut allouer une grande partie de ces fonds au renforcement de la protection sociale, avec des dispositifs mieux ciblés sur les populations qui en ont le plus besoin.

    En Jordanie, le don accordé au titre du projet d’urgence pour les services et la résilience sociale a permis à 16 municipalités (soit 2 millions de Jordaniens et près de 250 000 réfugiés syriens) de faire face à la demande accrue de services liée à l’afflux massif de réfugiés. Le projet a ainsi financé la collecte des déchets ménagers, la réhabilitation des infrastructures de base, l’amélioration du réseau routier, l’éclairage public et des initiatives destinées à apaiser des communautés toujours plus crispées. Le projet de développement des PME et micro-entreprises pour une croissance inclusive a contribué à la création de plus de 2 000 emplois dans le secteur privé pour les catégories les plus défavorisées.

    Le deuxième projet de réforme de l’éducation pour une économie du savoir a permis de développer des écoles maternelles de qualité et de proposer une offre alternative innovante sur tout le territoire. Grâce à la construction et à l’agrandissement d’établissements scolaires, les taux de scolarisation dans le primaire et le secondaire ont respectivement progressé de 96,9 à 98,1 % et de 60,4 à 76,9 %.

  • Le Groupe de la Banque mondiale a renforcé sa collaboration avec les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, les banques régionales de développement, les institutions financières islamiques et les pays donateurs émergents. Les partenaires moins traditionnels sont tout aussi essentiels : l’un des enseignements les plus nets du réveil politique de ces dernières années est la nécessité urgente d’aller plus systématiquement au-devant de la société, et notamment des milieux associatifs et universitaires, des ONG et du secteur privé.

     

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