Rwanda - Vue d'ensemble

  • Le pays en bref

    Petit État d’Afrique de l'Est enclavé et densément peuplé, le Rwanda possède des terres vallonnées et fertiles et une population d’environ 11,9 millions d’habitants (2016). Bordé à l'ouest par la République démocratique du Congo (RDC), voisin autrement plus vaste et riche, il est entouré par la Tanzanie à l'est, l'Ouganda au nord et le Burundi au sud. Au cours de la dernière décennie, le Rwanda est parvenu, avec l'appui de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), à mettre en place d'importantes réformes économiques et structurelles et à maintenir une croissance soutenue.

    Situation politique

    Le Rwanda a préservé sa stabilité politique depuis le génocide de 1994. Aux élections législatives de septembre 2013, le Front patriotique rwandais a conservé sa majorité absolue, tandis que les femmes ont obtenu 64 % des sièges. La révision de la Constitution votée en décembre 2015 a ouvert la voie à la réélection du président Paul Kagame en août 2017, pour un troisième mandat de sept ans.

    Situation économique

    Pays à faible revenu, le Rwanda ambitionne de devenir un pays à revenu intermédiaire à l’horizon 2020 et s’est doté à cette fin d’une stratégie fixant des objectifs de développement de long terme. Avec cette « Vision 2020 » (a), le pays entend transformer une économie actuellement très orientée sur l’activité agricole en une économie de services, basée sur le savoir.

    Pour y parvenir, le gouvernement a élaboré une stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté (a), dont la principale priorité consiste à accélérer la croissance et à réduire la pauvreté. Cette stratégie à moyen terme s’articule autour de quatre axes thématiques : la transformation économique, le développement rural, la productivité et l’emploi des jeunes ainsi que la promotion d’une gouvernance responsable. Cette stratégie vise à porter le produit intérieur brut (PIB) par habitant à 1 000 dollars, ramener le taux de pauvreté sous la barre des 30 % et réduire le taux de pauvreté extrême à moins de 9 %.

    Ces objectifs se fondent sur les succès remarquables que le pays a enregistrés au cours de la décennie écoulée. Le pays a en effet affiché une forte croissance économique : entre 2001et 2015, le taux moyen de croissance du PIB réel a atteint environ 8 % par an. Le Rwanda est également parvenu à réduire rapidement la pauvreté et à atténuer les inégalités.

    Enjeux de développement

    À l'avenir, le secteur privé devra jouer un rôle moteur plus important dans la croissance économique. Le mauvais état des infrastructures et le manque d'accès à l'électricité font partie des principaux obstacles à l'investissement privé. Comme l'investissement dépend fortement de l'aide extérieure, cette dernière doit absolument être stable et régulière pour maintenir le taux actuel d'investissement élevé, à environ 25 % du PIB.

    Le pays devra avant tout augmenter ses propres recettes pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure (qui représente 30 à 40 % du budget national) et favoriser l’épargne intérieure.

    Situation sociale

    Le Rwanda avait déjà atteint la plupart des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à la fin de l’année 2015. La forte croissance économique s’est accompagnée d’une amélioration significative des conditions de vie : le taux de mortalité infantile a baissé de deux tiers et le pays a presque atteint l’objectif d’éducation primaire universelle. Le Rwanda a beaucoup progressé dans l'accès aux services et dans les indicateurs de développement humain en donnant la priorité aux politiques publiques et initiatives endogènes. Le taux de pauvreté a baissé de 44 % en 2011 à 39 % en 2014 tandis que les inégalités, telles que mesurées par le coefficient de Gini, ont reculé, passant de 0,49 en 2006 à 0,45 sur la même période.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • L'engagement du Groupe de la Banque mondiale au Rwanda

    L’actuelle stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Rwanda (a), qui couvre la période 2014-2018, repose sur trois grands piliers :

    1. accélérer une croissance économique tirée par le secteur privé et créatrice d’emplois ;
    2. améliorer la productivité et les revenus des populations les plus démunies à travers le développement rural et la protection sociale ;
    3. instaurer une gouvernance responsable en améliorant la gestion des finances publiques et la décentralisation.

    Cette stratégie, élaborée conjointement par l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), vise à mobiliser davantage de ressources privées pour soutenir le développement du pays. Elle s’appuie sur la deuxième Stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté (a) du gouvernement et sur les différentes actions réparties entre les partenaires de développement.

    Le portefeuille du Groupe de la Banque mondiale au Rwanda comprend actuellement 12 projets nationaux représentant un engagement net de 944 millions de dollars. Le Rwanda fait également partie de six projets régionaux et bénéficie à ce titre d’une enveloppe de 204 millions de dollars au total. Les projets mis en œuvre au Rwanda ont des objectifs très variés, tels qu’aider les agriculteurs à gérer les cultures en zones marécageuses et à flancs de collines, renforcer le système de protection sociale et fournir de l'électricité aux ménages ruraux.

    Société financière internationale (IFC)

    Le programme d’IFC au Rwanda porte sur quatre secteurs clés : i) le développement des marchés financiers et des capitaux ; ii) l’infrastructure et les ressources naturelles ; iii) l'industrie agroalimentaire et les services et iv) le développement des petites et moyennes entreprises (PME) et l’amélioration du climat d'investissement.

    Dans le cadre de son programme pour le développement de l'entrepreneuriat au Rwanda, un projet de services-conseil d’un montant de 6 millions de dollars, IFC s’est attachée à promouvoir les filières touristiques et les emplois ruraux non agricoles (en collaboration avec le ministère du Commerce et de l'Industrie) et à mettre sur pied un fonds de 8 millions de dollars destiné à soutenir les PME ainsi qu’un centre de solutions techniques pour les entrepreneurs.

    Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)

    La MIGA garantit actuellement le projet énergétique KivuWatt à hauteur de 95,4 millions de dollars. S’il ne s’agit que de son seul projet en cours au Rwanda, la MIGA étudie toutes les possibilités d’engagement dans le pays — la MIGA offre des garanties contre les risques politiques : inconvertibilité de la monnaie et restrictions sur les transferts, expropriation, rupture de contrat, conflit armé, troubles civils et non-respect de leurs obligations par les États.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • Pour une agriculture tournée vers le marché

    Dans le cadre d’un prêt-programme évolutif en trois phases, le Groupe de la Banque mondiale soutient depuis 2001 le projet d’appui au secteur rural, dont l’objectif est d’augmenter le rendement agricole dans les zones marécageuses. À partir de 2010, cette opération s’est accompagnée d’un autre projet d’un montant de 69 millions de dollars, axé sur la bonne gestion du sol, la récupération des eaux de pluie et l’irrigation des cultures en terrasses, qui vise à accroître la productivité de ce type d’exploitation et à y développer l’horticulture irriguée.

    Depuis le lancement de ces opérations, plus de 7 400 hectares de marais ont été remis en état ou valorisés, tandis que plus de 1 000 hectares de cultures en terrasses ont été irriguées et plus de 36 000 hectares de collines ont fait l’objet d’une mise en exploitation écoresponsable et de mesures de protection des sols contre l’érosion entre 2010 et 2012. Les rendements du maïs ont augmenté de 1,6 t/ha à presque 5 t/ha, ceux du riz de 3 à 6,3 t/ha et ceux de la pomme de terre de 7 à 20 t/ha environ. De plus, le projet a permis de construire des infrastructures rurales pour relier les zones de production aux marchés. Actuellement, 2,5 tonnes de produits horticoles haut de gamme sont exportés chaque semaine vers l'Europe grâce aux nouveaux systèmes d’irrigation à flancs des collines.

    À ce jour, plus de 43 % des 346 394 bénéficiaires du projet d’appui au secteur rural sont des femmes, tout comme 40 % des 292 737 bénéficiaires du projet d’irrigation. Ces deux programmes ont contribué à transformer les zones rurales du Rwanda.

    Élargissement de l’accès à l’électricité

    Le Groupe de la Banque mondiale soutient le programme national d’électrification via un projet de développement de l’accès à l’électricité d’un montant de 130 millions de dollars. Entre 2009 et la fin de l’année 2016, le taux de raccordement au réseau électrique est ainsi passé de 6 % à plus de 24,3 %. Ces améliorations ont aussi permis d’étendre les horaires de travail et de mieux conserver les produits frais grâce aux possibilités de réfrigération et de refroidissement.

    « Les coupures de courant dans la région de Kayonza avait de graves conséquences sur les commerces. Les gens ne pouvaient faire leurs courses que pendant la journée ou tôt le soir. Puis la situation s’est améliorée grâce au programme d’électrification et nous avons décidé d’ouvrir un magasin ici », témoigne Jean de Dieu Uwilingiyimana.

    Un projet plus récent de 95 millions de dollars a pour objectif de fournir 325 000 nouveaux raccordements d’ici 2022. L’enjeu à présent est d’augmenter la capacité des générateurs électriques et de réduire le coût de la production d’électricité. À 25 centimes de dollars le kWh, le Rwanda a le tarif le plus élevé de la Communauté d'Afrique de l’Est. Cela tient en partie à sa forte dépendance vis-à-vis du diesel, qui représente près de 45 % de la production totale d’électricité. Le Groupe de la Banque mondiale finance deux opérations dans ce secteur : le projet régional hydroélectrique de Rusumo (d’un montant total de 340 millions de dollars), qui porte sur la production de 80 MW, et le projet Kivuwatt, qui bénéficie d’une garantie de la MIGA (95,4 millions de dollars) et qui permettra d’augmenter la capacité de production de 25 MW dans sa phase initiale, puis, à terme, de 75 MW.

    Renforcement du système de protection sociale

    À travers le projet de renforcement du système de protection sociale (d’un montant de 70 millions de dollars), le Groupe de la Banque mondiale a participé à l’élargissement du programme « Vision 2020 Umurenge », principal instrument de filet social du gouvernement rwandais. Le soutien direct (sous la forme de transferts monétaires) s’est progressivement étendu à la totalité du pays : 94 520 ménages en bénéficient en 2017 (dont 71 % de foyers dirigés par des femmes), contre 6 850 ménages au moment de l’instauration du dispositif en 2009. D’autres volets du projet ont également connu une expansion spectaculaire. Le programme de travaux publics couvre actuellement 240 des 416 secteurs administratifs du pays et 142 893 ménages (dont 52,8 % foyers dirigés par des femmes), contre 30 secteurs et 18 304 ménages à son lancement en 2008.

    Afin d’offrir du travail à l’intention des ménages qui ont des possibilités d’emploi limitées parce qu’ils doivent s’occuper de leurs enfants, le projet a introduit en 2016/2017 un programme élargi de travaux publics qui couvre actuellement 80 secteurs administratifs et bénéficie à 12 053 foyers, dont 71,4 % dirigés par des femmes. Aujourd’hui, le nombre total de bénéficiaires dépasse les 200 000 ménages, soit plus d'un million de bénéficiaires (en considérant une moyenne de 6 personnes par ménage dans les quintiles les plus pauvres).

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • Nombre de projets actuellement menés avec l’aide du Groupe de la Banque mondiale au Rwanda bénéficient également du concours d’autres partenaires de développement. C’est notamment le cas du projet d’accès à l’électricité (financé par le Fonds nordique de développement, le Fonds OPEP pour le développement international et les Pays-Bas), du deuxième projet d’urgence pour la démobilisation et la réinsertion (appuyé par la Suède, l’Allemagne et les Pays-Bas) et du projet de développement durable des cultures en terrasses (soutenu par l’USAID, le Canada et le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire).

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

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