COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

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Seychelles - Vue d'ensemble

  • Située au nord-est de Madagascar, la République des Seychelles est un archipel de 115 îles abritant près de 98 000 habitants, dont les trois quarts vivent sur l’île principale de Mahé. Malgré un PIB qui est le plus élevé d’Afrique (à environ 17 milliards de dollars en 2019), les Seychelles présentent un niveau d'inégalités considérable et doivent s’attacher en priorité à préserver une prospérité partagée. Et ce d’autant plus que le changement climatique menace également la pérennité de l’économie du pays. 

    Situation politique 

    Indépendante depuis 1976, la République des Seychelles est une démocratie relativement jeune : la première élection présidentielle pluraliste a été organisée en 1993, dans la foulée de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Le dernier scrutin présidentiel (décembre 2015) s’est soldé par la très courte victoire (avec seulement 193 voix d’avance sur les 62 831 suffrages exprimés) du président sortant James Michel, réélu pour un troisième et dernier mandat. À la suite de la démission, en octobre 2016, de James Michel, c’est le vice-président Danny Faure qui lui succède. Lors des élections législatives de septembre 2016, la coalition d’opposition emporte pour la première fois la majorité parlementaire. La prochaine élection présidentielle est prévue en octobre 2020.  

    Évolutions et perspectives économiques 

    À la suite du défaut de paiement du pays sur sa dette souveraine consécutif à la crise économique de 2008, la République des Seychelles s’est engagée dans un programme prudent de réformes qui lui a assuré des progrès considérables en matière de stabilité économique et de viabilité des finances publiques. L’économie nationale a ainsi enregistré une croissance moyenne de 4,2 % par an entre 2009 et 2019. Avec l’aide d’un programme du Fonds monétaire international (FMI), les autorités sont parvenues à conserver un excédent primaire équivalent à 2,5 % du PIB et sont également sur la bonne voie pour ramener le ratio dette/PIB à 50 % d’ici à 2021. Leur prudence sur le front monétaire leur a également permis de porter les réserves de change à l’équivalent de 3,5 mois d’importations en 2019, contre moins d’un mois à la fin de l’année 2008. 

    Le choc économique et social du COVID-19 (coronavirus) sur l'économie seychelloise est sévère en raison d'une forte dépendance au tourisme international. Le tourisme représente environ 30% du produit intérieur brut (PIB), ce qui rend le pays très vulnérable à la pandémie actuelle de COVID-19. L'épidémie mondiale réduit considérablement l'activité économique en 2020, car les arrivées de touristes devraient diminuer de plus de 50%. Cela affecte d'autres secteurs tels que les transports, art, loisirs et divertissement, commerce de gros et de détail, et le secteur financier et des assurances. Le PIB devrait se contracter de 15,9% en 2020 par rapport au taux de croissance prévu avant la pandémie de 3,5%. La reprise devrait commencer en 2021 avec une augmentation projetée de 4,7% en raison d'une reprise de l'industrie du tourisme et d'une reprise des flux de capitaux. S'ils ne sont pas atténués, les pauvres devraient supporter un impact disproportionné du choc économique. Selon l'enquête auprès des ménages de 2013, environ 6 personnes pauvres sur 10 ont un emploi, principalement dans des activités informelles du secteur des services qui devraient connaître des baisses importantes. 

    Enjeux de développement 

    Alors que la priorité immédiate est de contenir le COVID-19 et de se remettre de son impact économique et social sur le pays, une concentration sur les problèmes structurels à plus long terme est également justifiée pour une reprise forte et résiliente. 

    Parmi les défis de développement des Seychelles figure l’importance de se concentrer sur une productivité, une participation et une performance accrues de son économie en tant que moyen d’accroître la prospérité partagée. Certains des principaux défis institutionnels à cet égard sont notamment les obstacles à l'ouverture et l'exploitation des entreprises, les inefficacités dans la gestion du secteur public, telles que la capacité statistique limitée, la possibilité d'une approche plus stratégique et durable de la protection sociale, ainsi que la nécessité d'élargir l'accès à une éducation de qualité et au développement des compétences. L'adaptation au changement climatique, notamment par le renforcement des systèmes de préparation aux catastrophes et une meilleure gestion des côtes, est également essentielle. 

    Dernière mise à jour: 01 juil. 2020

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale aux Seychelles 

    En juillet 2020, la Banque mondiale a octroyé aux Seychelles un prêt à l’appui des politiques de développement d’un montant de 15 millions de dollars afin de soutenir la lutte contre la pandémie de COVID-19 et d’aider le pays à poser les bases d’une reprise soutenue. Dès le mois d’avril 2020, la Banque a par ailleurs débloqué 7 millions de dollars dans le cadre d’une ligne de crédit conditionnelle mise en place depuis 2015 sous la forme d’une option de tirage différé en cas de catastrophe (Cat DDO). 

    Élaboré en étroite concertation avec le gouvernement, le secteur privé et d’autres partenaires du développement, l’actuel cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec les Seychelles (2018-23) (a) a pour principal objectif de consolider la trajectoire de croissance des Seychelles dans le sens d’une prospérité durable et inclusive. Pour ce faire, la stratégie définit deux domaines de priorité se renforçant mutuellement, à savoir le partage de la prospérité, d’une part, et l’inclusion et la performance du secteur public d’autre part. Cela passe par un remaniement des secteurs clés que sont la pêche et le tourisme au service de la pérennité et de l’inclusion, dans la lignée du programme phare du gouvernement en faveur de l’économie bleue. Cela exige également de renforcer la gestion et la résilience du patrimoine naturel. 

    Le cadre de partenariat pays soutient un déplacement des priorités en faveur du renforcement du capital humain des 40 % les plus pauvres de la population, afin de leur permettre de tirer parti des nouvelles opportunités liées à l’expansion de l’activité économique. Enfin, il cherche à renforcer la résilience des finances publiques en améliorant l’efficacité budgétaire et les capacités réglementaires de l’État pour ménager un espace au secteur privé et poser les bases d’une plus grande transparence et redevabilité. Afin de soutenir les mesures de lutte contre les répercussions sociales et économiques de la pandémie de COVID-19, le Groupe de la Banque mondiale a récemment approuvé un crédit de 15 millions de dollars alloué par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Ce financement à l’appui des politiques de développement servira à améliorer les mécanismes d’intervention d’urgence dans la santé, la protection sociale et le soutien au secteur privé, tout en favorisant la sortie de crise et le redressement du pays grâce à des systèmes financiers et une résilience climatique renforcés. 

    Dernière mise à jour: 01 juil. 2020

  • Au titre du programme sur la gouvernance des pêches et la croissance partagée dans le Sud-Ouest de l’océan Indien (SWIOFish3), la Banque mondiale soutient la gestion et la conservation des aires marines ainsi que le renforcement des filières des produits de la mer aux Seychelles. Ce projet est cofinancé par une obligation « bleue » (15 millions de dollars) qui bénéficie d’une garantie de 5 millions de dollars de la BIRD et d’un prêt concessionnel de 5 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Cette première obligation bleue souveraine au monde a été émise en octobre 2018 par le gouvernement des Seychelles, qui s’appuie ainsi sur un mécanisme innovant pour mobiliser des investissements privés en faveur de l’économie océanique. Les produits de cette opération serviront à financer deux fonds spécialisés dans les dons et les prêts, le Blue Grants Fund et le Blue Investment Fund, administrés respectivement par le Fonds des Seychelles pour la conservation et l’adaptation au changement climatique (SeyCCAT) et par la Banque de développement des Seychelles (DBS). 

    Les ressources levées grâce à l’émission obligataire serviront notamment à financer l’extension des aires marines protégées, l’amélioration de la gouvernance des ressources halieutiques prioritaires et le développement de l’économie bleue des Seychelles, à travers des activités telles que la promotion des meilleures pratiques, l’introduction de plans de gestion des pêcheries, la reconstitution des stocks, l’amélioration des chaînes de valeur et le développement de l’aquaculture. 

    Dernière mise à jour: 01 juil. 2020

  • La Banque mondiale travaille en concertation avec d’autres partenaires du développement des Seychelles et, notamment, avec le FMI.  

    Dernière mise à jour: 01 juil. 2020

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FINANCEMENTS

Seychelles: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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