Madagascar - Vue d'ensemble

  • État insulaire d’Afrique australe, situé dans l’Océan Indien à l’est du Mozambique, Madagascar, est la 5e plus grande île du monde avec une superficie de 587 000 km2 et 25,5 millions d’habitants en 2017. Malgré d’importantes ressources naturelles, le pays figure parmi les plus pauvres du monde.

    Contexte politique

    Les élections présidentielles qui se sont déroulées de manière pacifique en janvier 2019, marquent la première alternance politique à Madagascar.  Le président Rajoelina a remporté le scrutin avec 55,6 % des voix et un programme électoral visant à accélérer la croissance et à réduire radicalement la pauvreté. Le Premier ministre, Christian Ntsay, a été reconduit à la tête du gouvernement composé de 22 ministres. Plusieurs ministères ont été fusionnés afin d’améliorer l’efficacité de l'administration publique. Le gouvernement malgache prépare son nouveau Plan d’émergence 2019-2023, basé sur les 13 engagements pris par le président. Les élections législatives sont quant à elles prévues pour le 27 mai 2019.

    Situation économique

    L'économie demeure dynamique avec une croissance estimée à 5,2 % en 2018, un niveau comparable aux cinq dernières années. Des conditions macroéconomiques favorables, notamment la baisse de l’inflation qui est passée de 8,3% en 2017 à 7,3 % en 2018, un taux de change effectif réel relativement stable et un déficit budgétaire maîtrisé ont soutenu le dynamisme du secteur privé, notamment le secteur des services qui a connu une croissance florissante. Le secteur financier, la logistique et les projets immobiliers ont également tous progressé. Les bonnes conditions météorologiques ont aussi permis une reprise de la production agricole en 2018.

    En dépit de ces résultats économiques positifs, la pauvreté n’aurait que légèrement diminué, passant de 77,7 % en 2014 à 75,1 % en 2018. Le secteur agricole qui emploie une majorité de la population et dont 80 % de la population dépend, joue un rôle déterminant pour l’évolution de la pauvreté à Madagascar. Or, la croissance agricole est restée trop faible et volatile ces dernières années et a généralement été inférieure à la croissance démographique.

    L'économie devrait continuer à croître au cours des prochaines années, grâce à l’augmentation des investissements des secteurs public et privé, y compris par le biais de partenariats public-privé (PPP). La croissance des exportations devrait rester forte grâce à la forte demande mondiale de nickel et de vanille.

    Contexte social

    Madagascar est l’un des pays les plus pauvres au monde avec 75 % de la population qui vit avec moins de 1,90 dollar par jour. Son indice de capital humain est également un des plus faibles au monde.  C’est également le quatrième pays au monde où le taux de malnutrition chronique est le plus élevé, avec un enfant sur deux de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance. Et l’on estime qu'en 2012, environ 1,4 million d'enfants ont quitté l'école primaire, ce qui en fait le cinquième plus grand nombre au monde.

    Enfin, les conditions de vie demeurent difficiles pour une très grande majorité de la population. Le taux d'accès à l’électricité est seulement de 13 %, soit l’un des plus bas de la planète et le pays est un des pays les plus affectés par des évènements climatiques en Afrique avec une moyenne de 3 cyclones par an.

    Dernière mise à jour: 13 avr. 2019

  • Stratégie et Engagement du Groupe de la Banque mondiale

    L’engagement du Groupe de la Banque mondiale à Madagascar est guidé par le Cadre de Partenariat Pays (CPF) pour la période 2017-2021. Élaboré en consultation avec le gouvernement et toutes les autres parties prenantes (société civile, secteur privé etc.) et, aligné sur le Plan national de développement, le CPF vise à renforcer la résilience et à réduire la fragilité du pays, tout en promouvant une croissance économique inclusive. Les recommandations tirées du diagnostic de la situation économique et sociale du pays (SCD), publié en 2015, ont servi de base à la formulation du CPF, qui poursuit huit objectifs :

    ·       Renforcement du développement humain des enfants

    ·       Amélioration de la résilience des moyens de subsistance des ménages vulnérables

    ·       Décentralisation améliorée et efficace

    ·       Renforcement de la transparence et de la redevabilité

    ·       Augmentation de la capacité de l’Etat à financer les dépenses sociales et d’infrastructures prioritaires

    ·       Amélioration du climat des affaires et de l’accès à la finance

    ·       Renforcement de la productivité locale

    ·       Amélioration de l’accès à l’énergie et au transport

    Cet engagement devrait soutenir les efforts des autorités malgaches à atteindre quelques résultats phares tels que :  

    •                    Réduire de 1 point de pourcentage par an le retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans, dans les régions où les taux de malnutrition chronique sont les plus élevés ;

    •                    Augmenter de 25 % le nombre d’enfants achevant le cycle primaire à l’école ;

    •                    Amener à 20 % le taux d’accès à l’électricité.

    Pour atteindre ces résultats, le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé lors de la Conférence des Bailleurs fin 2016 à investir 1,3 milliard de dollars à Madagascar pour une période de 3 ans, dont US$1 milliard de fonds IDA et US$300 millions en financement de la SFI pour le secteur privé. A ce jour, dans le cadre de IDA 18, l’enveloppe indicative pour Madagascar s’élève à 1 milliard et près de 76 % de ces fonds ont déjà été engagés pour financer des actions dans les domaines de la petite enfance, de l’agriculture résiliente, de l’inclusion financière et de l’énergie.

    La Banque mondiale (IDA) finance en tout la mise en œuvre de 16 opérations représentant un engagement total de 1,24 milliard de dollars.

    Dernière mise à jour: 13 avr. 2019

  • Les projets mis en œuvre ont notamment abouti aux résultats suivants :

    Education

    • Depuis octobre 2016, 5,1 millions d’élèves ont débuté l’année avec un nouveau kit scolaire. Grâce à la production et à la distribution de manuels, le nombre de manuels par enfant est passé de 1 pour 25 enfants à 1 pour 2. Depuis trois ans, 12 074 écoles ont reçu des subventions pour acquérir du matériel scolaire, financer des travaux d’entretien et de réparation, ainsi que leurs frais de fonctionnement. Des associations de parents d’élèves surveillent l’usage qui est fait de ces subventions et reçoivent des formations pour se familiariser notamment à l’utilisation de fiches d’évaluation du service rendu.
    • Depuis 2015, près de 600 écoles distribuent des repas à 103 368 enfants. Cette stratégie s’est révélée particulièrement efficace pour que les enfants continuent de fréquenter l’école, en particulier dans le sud du pays, touché par de graves épisodes de sécheresse.
    • 266 salles de classe ont été construites grâce au Projet d’Appui d’urgence à l’éducation pour tous (PAUET)

    Santé et protection sociale

    ·       508 000 femmes enceintes ou allaitantes et plus de 1,7 million d’enfants de moins de cinq ans ont bénéficié de soins de santé gratuits grâce à un système de coupons ou d’exonérations.

    ·       Environ 1,8 million d’enfants en âge d’aller à l’école ont bénéficié d’un traitement préventif contre les maladies tropicales négligées, notamment les infections par les helminthes. Les enseignants ont noté un recul de l’absentéisme depuis la mise en place de ce traitement.

    ·       286 194 enfants âgés de moins de 1 an ont été vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, et la polio (DTP3).

    ·       65 000 ménages vulnérables (soit plus de 783 000 personnes) dans le sud de Madagascar bénéficient du projet Fiavota, un programme de transfert monétaire couplé avec des interventions en nutrition et santé pour stabiliser les revenus des ménages affectés par la sècheresse, renforcer leur résilience et améliorer leur bien-être. Après 15 mois de mise en œuvre du projet FIAVOTA, la pauvreté alimentaire a reculé chez les bénéficiaires du programme FIAVOTA : le revenu moyen des ménages a progressé et est 40% supérieur à celui des non-bénéficiaires du programme FIAVOTA. Les transferts monétaires octroyés ont aussi favorisé la création de petites entreprises familiales : en 2018, près de deux tiers des ménages possèdent au moins deux petites activités familiales génératrices de revenus. Le programme FIAVOTA a induit une amélioration sensible des indicateurs liés au développement humain et à l’autonomisation des femmes.

    ·       32 000 ménages reçoivent de l’argent en échange de travaux d’intérêt général.

    ·       Dans les neuf régions d’intervention du projet, 347 centres de santé dispensant des soins élémentaires ont été rénovés (installation de réfrigérateurs fonctionnant à l’énergie solaire pour conserver les vaccins, par exemple).

    Développement du secteur privé

    ·       252 500 titres de propriété foncière ont été délivrés depuis 2006.

    ·       Entre 2015 et 2017, six réformes relatives à l’amélioration du climat des investissements ont été adoptées et mises en œuvre, réduisant de manière tangible les obstacles à l’entreprenariat et à la croissance des entreprises. Le nombre total de bénéficiaires directs du second projet de Pôles Intégrés de Croissance (PIC2) est estimé à près de 400 000. Dans les 77 communes d’intervention du PIC 2, on constate une augmentation de 51 % des revenus communaux entre 2015 et fin 2016, et de 85 % du nombre des entreprises nouvellement formalisées dans les 77 communes d’intervention du PIC 2.

    ·       Huit kilomètres de routes urbaines ont pu être réhabilitées au niveau des communes urbaines d’intervention du PIC 2 et le trafic de passagers, y compris des touristes voyageant par air et mer a augmenté de 37 % dans les principaux pôles touristiques du PIC 2.

    Agriculture

    ·       Entre 2005 et 2013, le taux de déforestation a baissé de 0,13 % par an dans les aires protégées. Soit un chiffre nettement inférieur à celui des aires non protégées qui est de 1,71 % par an sur la même période.

    ·       Entre 2013 et 2017, 41 700 hectares de terres irriguées ont été remises en état. Et le rendement de la culture du riz a augmenté de 2,5 tonnes par hectare à près de 5 tonnes par hectare, profitant directement à plus de 76 000 ménages agricoles.

     

    Dernière mise à jour: 13 avr. 2019

  • Les partenaires au développement poursuivent leur coopération intensive avec les autorités malgaches qui sont encouragées à assurer la coordination sectorielle.

    Dans le cadre du Projet de gestion intégrée des ressources naturelles (PADAP), la Banque mondiale travaille de concert avec l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds pour l’environnement mondial pour enrayer la dégradation des ressources naturelles à Madagascar et améliorer l’accès aux systèmes d’irrigation, aux intrants agricoles et aux services agricoles et forestiers.

    Dans le cadre du programme de lutte contre la malnutrition chronique chez les enfants de Madagascar utilisant la nouvelle approche-programme à phases multiples, la Banque mondiale travaille en collaboration avec l’USAID, l’Organisation mondiale de la santé, et l’UNICEF, l’Alliance GAVI, le Fonds mondial, le Power of Nutrition, la GIZ et la JICA afin de compléter les interventions destinées à améliorer les indicateurs nutritionnels

    En outre, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale travaillent ensemble pour évaluer et renforcer le système de passation des marchés publics à Madagascar et afin qu’il puisse être utilisé dans le cadre des projets financés par l’aide internationale.

    Dernière mise à jour: 13 avr. 2019

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FINANCEMENTS

Madagascar: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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31 oct. 2017

Doing Business à Madagascar (a)

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