COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

Guinée - Vue d'ensemble

  • Pays côtier d’Afrique de l’Ouest, la Guinée partage ses frontières avec six pays (Guinée-Bissau, Sénégal, Mali, Sierra Leone, Libéria et Côte d’Ivoire) et recensait 12,7 millions d’habitants en 2017. Premier employeur du pays, le secteur de l’agriculture joue un rôle clé dans la réduction de la pauvreté et le développement rural : il assure les revenus de 57 % des ménages ruraux et l’emploi de 52 % de la main-d’œuvre.

    En plus de ce secteur, les ressources naturelles mais également les industries de transformation et les services sont autant d’atouts économiques pour la Guinée. Mais, pour en tirer pleinement profit et accélérer le processus de transformation structurelle, le pays doit améliorer sa gouvernance.

    L’expérience montre par ailleurs que l’exploitation minière et l’hydroélectricité peuvent avoir des retombées négatives graves, directes et indirectes, sur la biodiversité et l’environnement. Ces risques potentiels devront être soigneusement gérés.

    Autre grand défi pour la Guinée, le chômage des jeunes et les inégalités hommes-femmes.

    Situation politique

    Le président Alpha Condé a été réélu en octobre 2015 pour un second mandat, avec 57 % des suffrages. En mai 2018, il a annoncé un remaniement ministériel et nommé Fofana Kassory au poste de Premier ministre. La prochaine élection présidentielle devrait se tenir en 2020.

    Des élections législatives et un referendum pour une nouvelle constitution ont été organisés en mars 2020.

    Selon la commission électorale nationale, la nouvelle constitution proposée par le gouvernement guinéen a été massivement adoptée par 91,59 % des électeurs. Le parti au pouvoir a également obtenu 79 sièges de députés sur 114 à l'Assemblée nationale.

    Ces élections ont été boycottés par les partis de l’opposition.

    Situation économique

    • La croissance a marqué le pas en 2019 pour atteindre 5,6 %, après le ralentissement des activités minière et des activités non minières en raison d'une croissance modérée dans le secteur agricole.
    • Sur la même année, l’inflation est estimée à 9,5 %, une légère baisse par rapport à 2018 (9,8 %), du fait d'un resserrement de la politique monétaire par  la Banque centrale.
    • Le déficit budgétaire global (dons compris) s’est amélioré, passant de 1,1 % du PIB en 2018 à 0,9 % en 2019. Les recettes fiscales qui ont été inférieures de 0,6 point de pourcentage aux prévisions de la Loi de Finances rectificative, ont  à peine augmente à 12,5% du PIB en 2019. Les recettes fiscales minières ont diminué de 2,6 % à 1,9 % du PIB entre 2018 et 2019 en raison de la baisse des activités minières de production au second semestre 2019.
    • Sur la même période, les subventions publiques à l'électricité ont augmenté de 0,8 % à 1,7 % du PIB, en raison du paiement de l'électricité fourni par le Barrage de Kaleta. Parallèlement, l’État a réduit ses dépenses d’investissement, qui ont été de 3,1 points de PIB inférieure à ce qui était prévu dans le budget, afin de limiter le déficit budgétaire.
    • La dette publique a diminué de 37,3 % à PIB en 2018 à 34,4 % en 2019, en raison de la mise en œuvre retardée de projets financés par des ressources extérieures. Le risque de le surendettement public reste modéré.
    • L'épidémie de COVID-19 exposera le pays à des chocs sanitaires et économiques qui vont se répercuter sur le bien-être des ménages. Les moyens de subsistance des personnes vulnérables, qui travaillent souvent dans le secteur informel et dans des petites et moyennes entreprises, risquent d’être particulièrement compromis. D’autant que ces personnes ont une épargne et un accès aux services financiers limités pour faire face à la crise. Au-delà de l’impact économique de la pandémie de COVID-19, certains risques pèsent sur les perspectives économiques de la Guinée. À court terme, les troubles sociaux et l'instabilité politique à l'approche des élections et présidentielles pourraient affaiblir la croissance. Ainsi que l’augmentation des dépenses pendant les prochaines élections ou en réponse aux manifestations populaires et à l'activité syndicale.

     

    Dans ce contexte, le gouvernement gagnerait à accélérer la mobilisation de recettes intérieures, approfondir la réforme du secteur de l'électricité et mettre en œuvre des mesures de santé et de protection sociale.

    Dernière mise à jour: 28 avr. 2020

  • Lors de la conférence des bailleurs qui a réuni le gouvernement guinéen et les différents partenaires au développement de la Guinée en novembre 2017, le pays a obtenu 21 milliards de dollars de promesses de financements de la part de ses partenaires et du secteur privé. Ces fonds viendront soutenir la mise en œuvre du nouveau Plan national de développement économique et social du pays. La Banque mondiale s’est engagée à apporter 1,6 milliard de dollars et la Société financière internationale (IFC), 750 millions.

     

    L’action de la Banque mondiale en Guinée est déterminée par un nouveau Cadre de partenariat  de six ans (2018-23) . Celui-ci s’articule autour de trois piliers :

    • La gestion des finances publiques et des ressources naturelles ;
    • le développement humain ; 
    • la productivité agricole et croissance économique.

     

    Le portefeuille actuel de la Banque mondiale en Guinée s’établit à 942,9 millions de dollars (crédits, dons et fonds fiduciaires confondus) pour financer 15 opérations nationales (607,7 millions de dollars), huit opérations régionales (335,2 millions) et 3 fonds fiduciaires.

    Le 18 juin 2020, la Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 10,9 millions de dollars pour aider la Guinée à faire face à la pandémie de COVID-19.

    En 2019, le gouvernement guinéen et la Banque mondiale ont signé six accords de financement qui couvrent notamment le Projet des Centres d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement .

    Les autres projets approuvés au cours de cet exercice interviennent dans divers secteurs : renforcement de la stabilité macroéconomique et des capacités institutionnelles,  accès à l’énergie,  et un appui à la gouvernance locale.

     

    La même année, deux  accords de financement qui couvrent notamment le Projet pour les résultats au préscolaire et à l’enseignement fondamental et le Projet de renforcement de capacités des micros, petites et moyennes entreprises, et accès au financement. Le premier projet  a pour objectif d’améliorer l’accès à l’éducation fondamentale ainsi que sa qualité, tandis que le  deuxième projet vise à accroître les investissements dans les pays fragiles en aidant à créer de nouveaux marchés. Il  contribue aussi à l’Initiative pour l’économie numérique en Afrique (DE4A). 

    Dernière mise à jour: 28 avr. 2020

  • Voici quelques-unes des avancées obtenues par des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale :

     

    Engagement citoyen

    Le projet à l’appui des communautés villageoises, lancé en 2000 par le ministère guinéen de l’administration territoriale et de la décentralisation, avec le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement a déjà permis de :

    • financer 1 500 microprojets dans les 304 collectivités rurales du pays, notamment pour construire des écoles, des marchés et des dispensaires.

     

    Transformation de l’agriculture

    Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest a :

     

    • bénéficié directement à plus de 300 000 personnes (environ 42 % de femmes) dont les revenus ont ainsi augmenté de 30 % ;
    • amélioré les conditions de vie des semenciers en Guinée, qui ont pu ainsi obtenir 4 millions de francs guinéens (440 dollars) de gains supplémentaires par hectare de riz et par saison.
    • augmenté la demande de main-d’œuvre et d’artisans au-delà des frontières du pays.
    • engendré un hausse de la production rizicole avec un gain de 675 millions de francs guinéens (74 000 dollars) grâce au transfert de technologie (comme l’utilisation de kits d’étuvage pour améliorer la qualité des semences de riz).

     

    Filets de protection sociale

     

    Le projet de filets sociaux productifs désormais mis en œuvre dans les quatre régions « naturelles » de la Guinée a :

    • bénéficié à plus de 32 000 personnes qui ont reçu un transfert monétaire régulier ;
    • 331 microprojets ont été financés ;
    • grâce à un financement additionnel de 16 millions de dollars, 25 000 personnes supplémentaires devraient bénéficier de cette initiative.
    • Le projet a également fourni des formations professionnelles à de nombreuses femmes pour les aider à exercer un métier rémunérateur et participer à des projets communautaires. 

    Dernière mise à jour: 28 avr. 2020

  • Aux côtés des institutions de Bretton Woods, les principaux bailleurs de fonds du pays sont la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la Banque islamique de développement et l’Agence française de développement.

    Les Nations Unies coordonnent des interventions visant à réformer la sécurité ; le pays bénéficie aussi dans ce domaine d’une aide bilatérale et du soutien de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union africaine.

    L’USAID apporte une contribution décisive pour la mise en place d’institutions démocratiques, complétant le travail de l’Union européenne, qui a pris la direction des activités destinées à soutenir l’appareil judiciaire.

    Quant aux nouveaux partenaires de développement — plusieurs pays arabes, la Chine, le Brésil, la Russie et l’Inde — ils privilégient les secteurs dans lesquels le pays dispose d’un avantage comparatif, à savoir les mines et l’agriculture, ou ceux où des partenariats public-privé pourraient se transformer à brève échéance en activités à capitaux strictement privés.

    Dernière mise à jour: 28 avr. 2020

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FINANCEMENTS

Guinée: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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