Guinée - Vue d'ensemble

  • Située en Afrique de l’Ouest, la Guinée partage ses frontières avec la Guinée-Bissau, le Sénégal et le Mali, au nord, et la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire, au sud. En 2017, le pays recensait 12,7 millions d’habitants.

    Situation politique

    À l’issue d’une élection contestée, le président Alpha Condé a été réélu en octobre 2015 pour un second mandat, avec 57 % des suffrages. En mai 2018, le président a annoncé un remaniement ministériel et nommé Fofana Kassory au poste de Premier ministre. La prochaine élection présidentielle devrait se tenir en 2020.

    Situation économique

    La croissance qui s’établissait autour de 10 % en 2016 et 2017, a ralenti pour atteindre 5,8%, en 2018. Elle demeure néanmoins  robuste, tirée par les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur minier. L'industrie minière a d’ailleurs connu une croissance d'environ 50 % par an en 2016 et 2017. La croissance du secteur non minier a pour sa part atteint 5,6 %, l'investissement dans les infrastructures et la croissance des secteurs primaire et tertiaire restant solide. À 9,9 % en 2018, l'inflation a frôlé les deux chiffres, sous l'effet d'une augmentation des prix du carburant et des tarifs de l'électricité.

    Le déficit budgétaire a légèrement augmenté en 2018. Néanmoins, le solde budgétaire primaire a quelque peu diminué, passant de 2,7 % du PIB à 2,4 % entre 2017 et 2018. Cette amélioration tient à la réduction des subventions aux prix du carburant, la hausse des tarifs de l'électricité et la limitation des recrutements et des promotions dans le secteur public. Les recettes fiscales ont augmenté de 0,3 % du PIB, essentiellement à cause des revenus tirés du secteur minier. Cependant, les dépenses en capital ont augmenté de 0,4 % du PIB. En conséquence, le solde global s'est légèrement détérioré, passant de -2,0 % du PIB en 2017 à -2,2 % en 2018.

    Le risque de surendettement reste modéré, même si les emprunts extérieurs non concessionnels ont augmenté en 2018. La dette publique totale rapportée au Produit intérieur brut (PIB) est retombée à 38,4 % en 2018, contre 39,6 % en 2017.

    L’économie guinéenne reste confrontée à deux risques majeurs en 2019 : le pays doit maintenir le cap des réformes macroéconomiques et budgétaires et assurer la stabilité sociale et politique. Les élections législatives prévues en 2019 risquent d’affaiblir l’élan des réformes structurelles et la rigueur des politiques publiques, au détriment de la croissance économique à moyen terme. En outre, la lenteur des progrès en matière de développement des infrastructures pourrait ralentir la croissance. Sur le front extérieur, la baisse des prix des matières premières et le ralentissement de la croissance économique en Chine pourraient nuire à l’expansion de l’activité en Guinée.

    Enjeux de développement

    L’agriculture, les ressources naturelles mais également les industries de transformation et les services sont autant d’atouts économiques pour la Guinée. Premier employeur du pays, le secteur de l’agriculture joue un rôle clé dans la réduction de la pauvreté et le développement rural : il assure les revenus de 57 % des ménages ruraux et l’emploi de 52 % de la main-d’œuvre.

    L’environnement naturel du pays est favorable mais, pour en tirer pleinement profit et accélérer le processus de transformation structurelle, le pays doit améliorer sa gouvernance. D’autant que la Guinée est de plus en plus vulnérable au changement climatique, avec une hausse globale des températures moyennes et un recul des précipitations annuelles, surtout dans les régions du Nord-Ouest et du Nord-Est.

    Les ressources naturelles, notamment minières et hydroélectriques, sont importantes et pourraient constituer des sources de recettes substantielles. Mais l’expérience montre que l’exploitation minière et l’hydroélectricité peuvent avoir des retombées négatives graves, directes et indirectes, sur la biodiversité et l’environnement. Ces risques potentiels devront être soigneusement gérés.

    Autre grand défi pour la Guinée, les inégalités hommes-femmes, sur le plan de l’éducation et de la productivité agricole mais aussi de l’accès à une activité professionnelle et à des postes de décision. Pris ensemble, ces facteurs fragilisent les perspectives des femmes et la trajectoire de développement du pays. D’autres contraintes importantes demeurent : faiblesse du capital humain (avec un taux d’alphabétisation peu élevé notamment), faible qualité du système de santé, absence d’intrants de qualité pour l’agriculture, manque de capacités de gestion au niveau sectoriel et local, accès restreint aux services financiers et importance du chômage, en particulier chez les jeunes.

    Dernière mise à jour: 06 mai 2019

  • En novembre 2017, une réunion du Groupe consultatif a rassemblé à Paris les dirigeants et les partenaires au développement de la Guinée. Le gouvernement a obtenu 21 milliards de dollars de promesses de financements de la part de ses partenaires et du secteur privé. Ces fonds viendront soutenir la mise en œuvre du nouveau Plan national de développement économique et social. La Banque mondiale s’est engagée à apporter 1,6 milliard de dollars et la Société financière internationale (IFC), 750 millions.

    Le 7 juin 2018, à l’issue de six mois de consultations auprès des diverses parties prenantes guinéennes, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a validé un nouveau cadre de partenariat de six ans avec la Guinée pour la période 2018-23. Celui-ci s’articule autour de trois piliers :

    • gestion des finances publiques et des ressources naturelles ;
    • développement humain ;
    • productivité agricole et croissance économique.

    L'enveloppe globale envisagée, couvrant IDA-18 et IDA-19, pourrait dépasser 1,5 milliard de dollars, ce qui constituerait une hausse marquée des moyens mis à la disposition du pays.

    Le portefeuille actuel de la Banque mondiale en Guinée s’établit à  868,79 millions de dollars (crédits, dons et fonds fiduciaires confondus) pour financer 14 opérations nationales (472,77 millions de dollars), huit opérations régionales (377,20 millions) et 4 fonds fiduciaires avec un solde non décaissé de 474,86 millions.

    En 2018, le gouvernement guinéen et la Banque mondiale ont signé six accords de financement, pour une enveloppe globale de 294,7 millions de dollars, qui couvre notamment le projet d’interconnexion Guinée-Mali (75 millions de dollars). Ce projet a pour objectif  d’accroître la fourniture d’électricité dans l’est du pays, favoriser les échanges d’énergie entre les deux pays et renforcer les capacités d’exportation de la Guinée vers les autres pays d’Afrique de l’Ouest membres du système d’échanges d’énergie électrique.

    Les autres projets approuvés au cours de cet exercice interviennent dans divers secteurs : renforcement de la stabilité macroéconomique et des capacités institutionnelles ; identification unique pour l'intégration régionale et l'inclusion en Afrique de l’Ouest ; santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile  ; agriculture et énergie.

    Dernière mise à jour: 06 mai 2019

  • Les projets financés par le Groupe de la Banque mondiale ont, entre autres, conduit aux résultats suivants :

    Engagement citoyen

    Le projet à l’appui des communautés villageoises a été lancé en 2000 par le ministère guinéen de l’administration territoriale et de la décentralisation, avec le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement. Le programme a entamé sa troisième phase en 2016 et a déjà porté près de 1 500 microprojets dans les 304 collectivités rurales du pays, notamment pour construire des écoles, des marchés et des dispensaires.

    Transformation de l’agriculture

    Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest facilite l’adoption de nouvelles variétés culturales, de pratiques optimales de gestion des récoltes et de techniques de transformation des aliments à petite échelle. Il a également renforcé les systèmes nationaux de production et de distribution de semences pour mettre à disposition des graines certifiées et de qualité.

    Ce programme s’inscrit dans un projet régional lancé par la CEDEAO dans le but de soutenir l’agriculture dans les pays membres. Mis en œuvre dans 13 pays, il poursuit deux grands objectifs : créer et diffuser des techniques agricoles optimisées et intensifier leur adoption dans les secteurs considérés comme prioritaires.

    Grâce à un financement initial de 9 millions de dollars, le programme a amélioré les conditions de vie des semenciers en Guinée, qui ont pu ainsi obtenir 4 millions de francs guinéens (440 dollars) de gains supplémentaires par hectare de riz et par saison.

    Plus de 300 000 personnes, dont environ  42 % de femmes, ont bénéficié directement de retombées de ce programme, dont les revenus ont ainsi augmenté de 30 %.

    Le programme a également eu un impact indirect encore plus fort, en créant une demande de main-d’œuvre et d’artisans au-delà des frontières du pays. Le transfert de technologie (à l’image de l’utilisation de kits d’étuvage pour améliorer la qualité des semences de riz) a engendré, grâce à une hausse de la production rizicole, un gain de 675 millions de francs guinéens (74 000 dollars).

    Filets de protection sociale

    Le projet de filets sociaux productifs est désormais mis en œuvre dans les quatre régions « naturelles » de la Guinée. Depuis 2014, plus de 32 000 personnes ont reçu des versements comptants pour un montant total de 4,2 millions de dollars en appui à l’exécution de 331 microprojets. Depuis 2015, 1 668 bénéficiaires à faible revenu ont reçu au total 333 275 dollars de transferts monétaires.

    Grâce à un financement additionnel de 16 millions de dollars, 25 000 personnes supplémentaires devraient bénéficier de cette initiative. Le projet a également un volet important d’activités pour mobiliser les habitants et former les femmes à exercer des métiers rémunérateurs et participer à des projets communautaires.

    Dernière mise à jour: 06 mai 2019

  • Aux côtés des institutions de Bretton Woods, les principaux bailleurs de fonds du pays sont la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la Banque islamique de développement et l’Agence française de développement. Cependant, d’autres institutions et partenaires jouent un rôle vital dans certains domaines spécifiques : les Nations Unies coordonnent ainsi des interventions visant à réformer la sécurité ; le pays bénéficie aussi dans ce domaine d’une aide bilatérale et du soutien de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union africaine.

    L’USAID apporte une contribution décisive pour la mise en place d’institutions démocratiques, complétant le travail de l’Union européenne, qui a pris la direction des activités destinées à soutenir l’appareil judiciaire. Quant aux nouveaux partenaires de développement — plusieurs pays arabes, la Chine, le Brésil, la Russie et l’Inde — ils privilégient les secteurs dans lesquels le pays dispose d’un avantage comparatif, à savoir les mines et l’agriculture, ou ceux où des partenariats public-privé pourraient se transformer à brève échéance en activités à capitaux strictement privés.

    Dernière mise à jour: 06 mai 2019

Api


FINANCEMENTS

Guinée: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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31 oct. 2017

Doing Business en Guinée (a)

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