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République démocratique du Congo - Vue d'ensemble

La République démocratique du Congo (RDC), d'une superficie équivalente à celle de l'Europe occidentale, est le plus grand pays d'Afrique subsaharienne. Elle possède des ressources naturelles exceptionnelles, notamment des gisements de minerais (cobalt, cuivre, etc.), un grand potentiel hydroélectrique, de vastes terres arables, une formidable biodiversité et la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. 

Pourtant, la plupart des habitants de RDC n'ont pas profité de ces richesses. Une longue succession de conflits, d’instabilité, de troubles politiques et de régimes autoritaires a conduit à une crise humanitaire aussi sévère que persistante, à laquelle s'ajoutent des déplacements de populations. Et la situation ne s'est guère améliorée depuis la fin des guerres du Congo en 2003.

La RDC est l'une des cinq nations les plus pauvres du monde. En 2018, environ 73 % de la population du pays — soit 60 millions de personnes — vivait avec moins de 1,90 dollar par jour. Ainsi, près d'une personne sur six en situation d'extrême pauvreté en Afrique subsaharienne vit en RDC. 

Situation politique 

Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, fils de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, a remporté l’élection présidentielle de décembre 2018. Il a succédé à Joseph Kabila qui dirigeait le pays depuis 18 ans, lors de la première transition pacifique de l'histoire du pays. 

Il semble qu'un nouveau contrat social soit en train de se dessiner entre l'État et les citoyens, par la généralisation de l'enseignement primaire gratuit, une transparence accrue et des réformes du secteur public, ainsi que l’accent porté sur la prévention des conflits et la stabilisation dans l'Est du pays.

La prochaine élection présidentielle est prévue en 2023.

 

Situation économique 

La croissance économique a bondi à 5,7 % en 2021 après un ralentissement à 1,7 % en 2020 en raison de la pandémie. Le secteur minier a été un moteur essentiel de la croissance, la production de cuivre et de cobalt ayant respectivement augmenté de 12 % et 7,6 %. Les secteurs non miniers (en particulier l'agriculture et les services) se sont aussi redressés et ont enregistré une croissance de 3,9 % en 2021 malgré les restrictions économiques liées à la COVID-19. 

La hausse des prix des matières premières a également gonflé les recettes, ce qui, associé à l'augmentation des dons extérieurs, a permis d'assainir les finances publiques malgré des dépenses plus élevées. Le budget du pays était équilibré en 2021 alors qu'il accusait un déficit de 1,2 % en 2020.

Les perspectives à moyen terme pour la RDC sont favorables, les estimations prévoyant une croissance de 6,4 % en 2023. L'industrie minière devrait encore progresser en 2022 et encore plus d'ici 2024, car la mine de cuivre de Kamoa-Kakula entrera dans sa deuxième phase de production fin 2022. Toutefois, l'économie du pays demeure exposée aux fluctuations des cours des matières premières et aux niveaux de croissance de ses principaux partenaires commerciaux, qui pourraient être perturbés par les conflits géopolitiques et une résurgence de la pandémie.

Les conséquences économiques de l'invasion russe en Ukraine ont déjà aggravé l'inflation en Afrique subsaharienne et réduit la consommation des ménages, du fait de la hausse des prix alimentaires mondiaux et des cours du pétrole. Le déficit budgétaire pourrait se creuser d'ici 2022, car le gouvernement va probablement mettre en place des mesures pour amortir l'augmentation des prix du pétrole et des denrées alimentaires. Le défi immédiat qui se pose à la RDC est donc de maintenir la stabilité politique et macroéconomique tout en intensifiant les réformes en cours pour assurer une croissance durable et inclusive.

 

Capital humain  

La RDC se classe au 164e rang sur 174 pays selon l'indice de capital humain 2020, conséquence de décennies de conflits, de fragilité et de développement contrarié. L'indice de capital humain de la RDC s'établit à 0,37, au-dessous de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (0,40). Cela signifie qu'un enfant congolais né aujourd'hui ne peut espérer réaliser que 37 % de son potentiel, par rapport à ce qui aurait été possible s'il avait bénéficié d'une scolarité complète et de qualité, et de conditions de santé optimales. Les principaux facteurs à l'origine de ce score médiocre sont le faible taux de survie des enfants de moins de cinq ans, le fort taux de retard de croissance des enfants et la piètre qualité de l'éducation.

Le taux de retard de croissance en RDC est l'un des plus élevés d'Afrique subsaharienne et la malnutrition est la cause sous-jacente de près de la moitié des décès d'enfants de moins de cinq ans. Et contrairement à d'autres pays africains, la prévalence du retard de croissance dans le pays n'a pas diminué au cours des vingt dernières années. En raison d’un taux de fécondité très élevé, le nombre d'enfants souffrant d'un retard de croissance a augmenté de 1,5 million.

L'accès à l'éducation s'est considérablement amélioré au cours des deux dernières décennies, en particulier pour les filles et à des âges plus précoces. Entre 2000 et 2017, le taux net de scolarisation dans le primaire a augmenté de 50 %, passant de 52 à 78 %. Cependant, la qualité de l'éducation est extrêmement faible : en termes d'apprentissage et de réussite, le taux d'achèvement du primaire n'est que d'environ 67 %, et on estime que 86 % des enfants de 10 ans en RDC sont en situation de pauvreté des apprentissages, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas lire et comprendre un texte simple.

Les femmes congolaises se heurtent à des obstacles importants en matière de perspectives économiques et d'autonomisation. Seulement 16,8 % des femmes terminent l'école secondaire, soit environ la moitié du taux correspondant pour les hommes. Les mariages précoces et les taux de fécondité élevés posent problème, le taux de fécondité des femmes et des filles sans aucune éducation étant deux fois supérieur à celui des femmes ayant achevé leurs études secondaires (7,4 enfants contre 2,9, DHS 2014). Le taux d'activité des femmes en RDC est estimé à près de 62 %, la plupart d'entre elles travaillant dans l'agriculture. Si leur participation à la vie active est relativement élevée, les femmes gagnent beaucoup moins que les hommes et possèdent moins d'actifs. Un rapport réalisé en 2021 recense trois grands facteurs à l'origine des écarts persistants et significatifs entre les sexes dans le pays : le contrôle des terres, la capacité d'expression et d'action, et le risque et l'incertitude, en particulier la vulnérabilité aux chocs et à la violence de genre. 

La RDC subit toujours l'une des crises humanitaires les plus complexes et prolongées au monde, exacerbée par des épidémies récurrentes : choléra, rougeole, Ebola et, plus récemment, COVID-19. En outre, la réticence aux vaccins est importante dans le pays.

Il semblerait que la pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif sur le degré d'utilisation des services de santé depuis mars 2020. Plus précisément, on a constaté une baisse du nombre de visites prénatales, une augmentation du nombre de grossesses ainsi qu’une hausse de l'incidence des violences sexuelles et de genre. En raison de la pandémie, près de 23 millions d'enfants n'ont pas été vaccinés comme ils l’auraient dû en 2020, soit le nombre le plus élevé depuis plus d'une décennie selon des données récentes de l'OMS et de l'UNICEF. Il est par conséquent à craindre que l'interruption temporaire des services de santé de base, y compris de la vaccination systématique, entraîne une crise sanitaire secondaire.

Dernière mise à jour: 30 juin 2022

FINANCEMENTS

République démocratique du Congo: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA
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