COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

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République démocratique du Congo - Vue d'ensemble

  • Plus grand pays d’Afrique subsaharienne, avec une superficie équivalente à celle de l’Europe de l’Ouest, la République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une légère baisse de son taux de pauvreté ces 20 dernières années, surtout en milieu rural. Mais elle demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. En 2018, 72 % de sa population vivait avec moins de 1,9 dollar par jour, surtout dans les régions du Nord-Ouest et des Kasaï.

    Situation politique

    Le pays se remet encore d’une série de conflits qui ont éclaté dans les années 1990. Après plusieurs reports des élections présidentielles, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, fils de l’opposant historique de la RDC, Etienne Tshisekedi, a remporté le scrutin de décembre 2018, succédant à Joseph Kabila qui dirigeait le pays depuis 18 ans.

    Situation économique

    • Après avoir atteint 5,8 % en 2018, la croissance économique a ralenti à 4,4 % en 2019, du fait de la baisse des cours des matières premières, notamment du cobalt et du cuivre qui représentent plus de 80 % des exportations de la RDC.
    • La pandémie de coronavirus (COVID-19) devrait entraîner une récession économique de  -2,2 % en 2020 en raison de la baisse des exportations due à la mauvaise conjoncture mondiale. Mais la reprise progressive de l’activité économique mondiale et le lancement de la production de la mine de Kamoa-Kakula devraient permettre un rebond de la croissance économique à 4,5 % en 2022.
    • Le déficit budgétaire est passé d'un quasi-équilibre en 2018 à un déficit de 2 % du PIB en 2019, en raison de la hausse des dépenses et de la stagnation des recettes. Les dépenses publiques supplémentaires ont notamment soutenu l’augmentation des salaires de la fonction publique, le programme de la gratuité de l'éducation de base et des projets d'infrastructure. La baisse des recettes fiscales tient en partie à la faiblesse du recouvrement de l’impôt sur le revenu des entreprises, surtout dans le secteur minier.
    • Le risque d'endettement reste modéré selon les dernières estimations de soutenabilité. Mais le niveau relativement bas des recettes limite la marge de manœuvre du gouvernement pour mettre en place des politiques budgétaires visant à affronter la pandémie de Covid-19.
    • Le déficit du compte courant s'est creusé à 4,2 % du PIB en 2019, contre 3,6 % du PIB en 2018, reflétant la détérioration des termes de l'échange et une baisse du volume des exportations. Les entrées de capitaux et autres flux financiers en 2019, y compris les investissements directs étrangers (IDE), ont contribué à préserver les réserves officielles, à limiter la dépréciation du franc congolais et à contenir l’inflation.
    • La RDC a lancé des réformes visant à renforcer la gouvernance dans la gestion des ressources naturelles et améliorer le climat des affaires mais elle reste classée 184 sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2019 sur la règlementation des affaires et doit relever de nombreux défis pour attirer les investisseurs dans des secteurs clés.

    Situation sociale et enjeux de développement

    • La RDC avance dans la lutte contre  d’Ebola qui sévit depuis près de deux ans dans les provinces du Nord Kivu, du Sud Kivu et de l’Ituri et dont le bilan se chiffre à 3 453 malades et plus de 2 200 décès.
    • La pays fait également face à l’épidémie de COVID-19 depuis le 10 mars 2020 et est en train de mettre en place des mesures immédiates pour contenir sa propagation.  
    • La RDC est classée 135 sur 157 pays en matière de capital humain, avec un indice de capital humain de 0,37%, en dessous de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (0,40). Cela veut dire qu’un enfant né aujourd’hui sera 37 % moins productif à l’âge adulte qu’un enfant ayant bénéficié d’une instruction complète et de services de santé adaptés. Les enfants congolais restent en moyenne 9,2 ans sur les bancs de l’école et 43 % des enfants souffrent de malnutrition.

    Actuellement, 43 % des ménages ont accès à l’eau potable (69 % en milieu urbain, 23 % en milieu rural) et seulement 20 % ont accès à l’assainissement. Avec en moyenne 6,1 enfants par femme, le pays possède un taux de fertilité supérieur à la moyenne d’Afrique subsaharienne (4,8). Son taux de grossesse précoces est également élevé, avec 125,24 naissances pour 1 000 adolescentes (15 à 19 ans).

    Dernière mise à jour: 04 mai 2020

  • La Banque mondiale s’est réengagée en RDC en 2001, après avoir suspendu ses activités pendant près d’une décennie, passant progressivement d’une aide d’urgence à une stratégie de développement durable.

    L’action de la Banque mondiale en RDC est déterminée par un cadre de partenariat réévalué et renouvelé en moyenne tous les quatre ou cinq  ans. La Banque mondiale est actuellement en train de préparer son prochain cadre de partenariat pour la période 2020-2024 après avoir réalisé le diagnostic de la situation économique et sociale de la RDC. La nouvelle approche du Groupe de la Banque mondiale consiste à opérer de façon multisectorielle dans des zones géographiques plus restreintes où se concentre la pauvreté, afin de faciliter le suivi des activités des projets et d’avoir davantage d’impact.

    Ainsi, son action se déploiera dans 26 provinces, qui représentent seulement 20 % du territoire mais abritent 50 % des Congolais les plus pauvres. Cette sélection géographique est basée sur une analyse des données sur la concentration de la pauvreté, les couloirs économiques, l'accessibilité et la fragilité.  A cet effet, la Banque mondiale a ouvert un bureau de liaison à Goma dans la province du Nord Kivu et projette d’en ouvrir un autre à Kananga, dans province du Kasaï Central.

    Au 1e septembre 2019, la Banque mondiale finançait 27 opérations nationales et 4 projets régionaux pour un montant total de 3,9 milliards de dollars. Ces projets couvrent de nombreux domaines clés du développement :

    • Capital humain : santé, autonomisation des femmes, protection sociale et éducation ;
    • Développement durable : infrastructures et connectivité, agriculture et sécurité alimentaire, accès à l’électricité et à l’eau, et développement urbain.
    • Gouvernance et développement du secteur privé 

    Le 2 avril 2020, la Banque mondiale a débloqué un financement d’urgence de 47 millions de dollars pour aider le pays à faire face à la pandémie de COVID-19.

    Dernière mise à jour: 04 mai 2020

  • CAPITAL HUMAIN

    Santé

    le Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie (PEF) a permis de soutenir la riposte à l’épidémie Ebola. Grâce à cet appui :

    • Cinq fois plus de patients s’adressent aux services de soins gratuits ;
    • 1 800 personnels de santé reçoivent des primes de risques ;
    • 10 centres de traitement Ebola et 7 laboratoires mobiles ont été créés ainsi que 21 équipes de décontamination et 75 équipes d’accompagnement psychosocial pour les familles de patients ;
    • 83 517 personnes ont été vaccinées contre le virus.

    Le Projet de développement du Système de santé qui cible la mère et l’enfant dans 11 provinces et couvre près de 30,5 millions d’habitants a permis de :

    • subventionner 2 990 formations sanitaires dans 185 zones de santé au bénéfice direct  de 21,3 millions de personnes ;
    • augmenter de 65 % à 90 % le taux d’accouchements assistés entre 2017 et 2018 ;
    • augmenter de 49 % à 67 % le nombre de consultations médicales prénatales ;
    • augmenter de 37 % à 60 % la vaccination des femmes enceintes contre le tétanos.

    Éducation

    Le Projet de soutien à l'éducation de base (PROSEB) a :

    • réhabilité 858 salles de classe ;
    • distribué plus de 22 millions de manuels scolaires ;
    • créé de 35 laboratoires informatisés pour la formation continue et à distance des enseignants ;
    • augmenté de 44,5 % à 85,4 % le taux d’admission net en première année de primaire entre 2013 et 2017.

    Protection sociale

    Le Projet de Stabilisation de l’Est pour la Paix (STEP) a :

    • réhabilite plus de 850 infrastructures communautaires ;
    • crée plus de 1,3 million de jours de travail salarié pour les personnes vulnérables ;
    • doté 45 000 ménages avec technologies agropastorales améliorées ;
    • permis le renforcement des capacités de près de 5 000 membres des Comités locaux de développement (CLD) ;

    Un programme d’urgence de réponse sociale à la crise Ebola a bénéficié à plus de 14,500 personnes avec emploi temporaire dans 7 zones de santé affectées.

    DÉVELOPPEMENT DURABLE

    Infrastructure

    Grâce au e Projet de réouverture et d’entretien des routes hautement prioritaires (Pro-Routes):

    • plus de 3 000 kilomètres de routes ont été réhabilités au nord et à l’ouest de la RDC relançant l’activité économique ;
    • plus de 6 millions de personnes vivant en milieu rural ont désormais accès à une route praticable en toute saison ;
    • 45 % des axes routiers importants du pays sont en bon état, contre 15 % en 2009.

    Énergie

    Grâce au Projet de développement des marchés d'électricité pour la consommation domestique et à l'export (PMEDE) et au Projet de Marché d'Electricité en Afrique Australe (SAPMP) :

    • les centrales hydroélectriques d’Inga 1 et 2, qui alimentent notamment Kinshasa, ont été remises en état pour augmenter d’environ 630 MW leur production d’électricité ;
    • plus de 2 000 km de ligne haute tension en courant continu ont été installés sur entre Inga, Kolwezi et Kasumbalesa pour faciliter le transfert d’électricité produite à Inga vers le Katanga.

    Eau

    Grâce au Projet d’alimentation en Eau Potable en Milieu Urbain (PEMU)  :

    • plus de 65.000 nouveaux branchements privés ont été construits à Kinshasa, Lubumbashi et Matadi. En outre, plus de 420 nouveaux bornes fontaines ont été installées à Kinshasa donnant accès à l’eau potable à 2,3 millions personnes ;
    • la performance opérationnelle et financière de la REGIDESO s’est améliorée.

    Dernière mise à jour: 04 mai 2020

  • La Banque mondiale fait partie du Groupe de coordination des donateurs afin d’harmoniser l’action des partenaires de développement sur le terrain. Elle y collabore avec l’ONU, l’UNICEF et l’USAID ainsi qu’avec l’Agence française de développement (AFD), l’Agence britannique de coopération internationale (DFID) et la Coopération Belge

    Dernière mise à jour: 04 mai 2020

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