Burkina Faso Vue d'ensemble

  • Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique subsaharienne, à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. Sa population, qui croît au rythme annuel moyen de 3,1 %, était estimée à près de 1 8,6 millions en 2016. Le prochain recensement général de la population et de l'habitation (RGPH) se déroulera fin 2019.

    L’économie est fortement dominée par l’agriculture qui emploie près de 80 % de la population active. Le coton est la culture de rente la plus importante, même si les exportations aurifères ont pris de l’importance ces dernières années.

    Situation politique

    À l’instar des autres pays de la sous-région, le Burkina Faso, connaît un contexte sécuritaire de plus en plus difficile. Longtemps préservé, le pays est entré dans un cycle d’attaques terroristes de plus en plus fréquentes, surtout dans le nord du pays, près de la frontière avec le Mali et le Niger.

    Pour accompagner les efforts de ces pays et les aider à stabiliser la région, l’Union européenne, la France et l’Allemagne, le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale ont fondé l’Alliance Sahel en juillet 2017. L’Espagne, l’Italie et le Royaume uni se sont joints à l’Alliance.

    En décembre 2018, l’état d’urgence a été décrété dans plusieurs provinces du pays. Depuis février 2018, le président de la République, Roch KABORE, assure la présidence tournante du G5 Sahel. Invité au dernier sommet du G7 à Biarritz en août 2019, il a appelé la communauté internationale à être plus vigilante et à intensifier ses efforts contre l’avancée du terrorisme en Afrique et plus principalement au Sahel.

    L’économie en bref

    La croissance économique s’est accélérée à 6,8 % (contre 6,3 % en 2017), en grande partie grâce au rebondissement de la croissance agricole. En effet, après avoir été affectée par une pluviométrie défavorable en 2017, la production agricole a significativement rebondi en 2018. Ce rebond a été tiré par la production céréalière (+27,5 %), alors que la production de coton s’est significativement contractée (-29,5 %). La hausse continue des activités extractives aurifères, ainsi que le dynamisme du secteur des services ont également soutenu l’activité économique en 2018.

    Estimée à 2 % en 2018 contre 0,4 % en 2017, l’inflation a augmenté, notamment à cause de l’augmentation des prix des boissons alcoolisées, du tabac.

    En 2018, le déficit public s’est réduit, passant de 7,8 % du PIB en 2017 à 4,9 % en 2018. Cette s’explique principalement par la diminution investissements publics financés par ressources propres (6,7 % du PIB en 2018  contre 8,2 % en 2017).

    Les recettes propres ont été maintenues à 19,5 % du PIB, grâce à des efforts de rattrapage de collecte d’impôts au deuxième semestre 2018.

    Le déficit du compte courant s’est réduit à 5,8 % du PIB en 2018, contre 7,3 % en 2017 grâce à l’amélioration de la balance commerciale, liée à la hausse des exportations aurifères, alors que les importations ont baissé sous l’effet des ajustements budgétaires.

    Les perspectives économiques demeurent favorables à moyen terme, avec une croissance du PIB qui devrait se stabiliser autour de 6 % sur la période 2019-2021, soutenue par les services et le secteur minier, ainsi que les exportations. L’inflation devrait se maintenir en dessous des 3 % fixés par l’Union économique et monétaire ouest-africaines (UEMOA).

    Ces perspectives sont toutefois sujettes à des risques internes et externes importants, tels que la menace terroriste et les fluctuations des cours de l’or et du coton, ainsi que la hausse des prix internationaux du pétrole.

    Développement humain

    Les indicateurs de santé maternelle et infantile n’ont toujours pas atteint les taux fixés par les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU et le Plan national de développement économique et social (PNDES). En outre, le pays se situe au 144e rang sur 157 pays dans le nouvel indice de capital humain établi par la Banque mondiale.

    On note toutefois une amélioration sensible ces dernières décennies. Entre 1998 et 2016, le taux de mortalité maternelle a baissé de 484 à 341 pour 100 000 naissances vivantes. Sur la même période, le pourcentage d’accouchements assistés a progressé de 66 %  à 80 % .

    La mortalité infantile chez les enfants de moins de cinq ans a également diminué de 66 ‰ à 51‰ entre 2010 et 2017, ainsi que la mortalité néonatale qui est passée 31‰ en 2010 à 25 ‰ en 2017.

    Malgré une tendance à la baisse, la malnutrition demeure endémique avec une prévalence de la malnutrition aiguë qui atteignait 7,6 % en 2016, contre 15 % en 2010 et un taux de retards de croissance de 27 % (contre 35% en 2010).

    En 2016, l'espérance de vie à la naissance était de 60 ans.

    Ces dernières années, le Burkina Faso a réalisé des progrès significatifs en matière d’éducation, avec un taux d'achèvement du primaire de 64,3 % pour les filles et de 56,6 % pour les garçons.

    En 2014, le taux d'alphabétisation des adultes était estimé à 34,5 %.

    L’accès à l’enseignement supérieur est plus faible. En 2017, on ne recensait que 554 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur pour 100 000 habitants. Avec seulement 35 410 filles sur un total de 105 404 étudiants (soit 34%).

    Par ailleurs, l'insécurité accrue et le terrorisme dans certaines régions du pays ont eu des effets négatifs sur le secteur de l'éducation. Au 15 janvier 2019, environ 1 035 écoles primaires et secondaires ont fermé dans ces régions, ce qui représente environ 141 000 enfants privés d'éducation. Pour faire face à ce déplacement d’élèves, le gouvernement a élaboré une stratégie pour l’éducation des élèves des zones à forts défis sécuritaire.

    Défis du développement

    Le Burkina Faso reste vulnérable aux chocs climatiques liés aux variations pluviométriques et à la volatilité des cours mondiaux de ses produits d’exportation.

    Son développement économique et social dépendra en partie de la stabilité politique du pays et de la sous-région, de son ouverture au commerce international et de la diversification de ses exportations. D’où la nécessité de créer de l’espace budgétaire pour accélérer les investissements en infrastructure et en capital humain en vue d’accroître la productivité et la compétitivité de l’économie.

    Dernière mise à jour: 02 oct. 2019

  • Le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) du pays se chiffre à environ 26,3 milliards de dollars.

    Pour l’accompagner, le Groupe de la Banque mondiale a adopté en juillet 2018 son Cadre de partenariat (CPF) avec le Burkina Faso pour la période 2018-2023. Aligné sur les objectifs du PNDES, ce cadre guidera le soutien du Groupe de la Banque mondiale au cours des cinq prochaines années.

    Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Burkina Faso comprend une trentaine de projets dont sept projets régionaux représentant un engagement total 2,4 milliards de dollars au 19 septembre  2019.

    Société financière internationale (IFC)

    La Stratégie d’IFC, filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au développement du secteur privé, repose sur deux piliers :

    • un appui au gouvernement pour améliorer le climat des affaires et dynamiser les investissements privés ;
    • des financements directs pour accompagner le développement des PME, des secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, des télécommunications, de la santé, et du secteur financier.

    Dernière mise à jour: 02 oct. 2019

  • Secteur de l’eau et de l’assainissement

    Le Burkina Faso a obtenu des résultats considérables dans le secteur de l’eau et de l’assainissement que la Banque mondiale accompagne depuis plus de 15 ans.

    Projet sectoriel eau en milieu urbain (PSEU : 2009–2018). En décembre 2016, près de 610 000 personnes avaient accès à l’eau courante grâce aux branchements domestiques et aux bornes-fontaines ; près de 440 000 personnes avaient accès à de meilleurs services d’assainissement et quelque 120 000 élèves profitaient de meilleures installations sanitaires à l’école, avec un impact positif sur leur santé et leur taux d’assiduité scolaire.

    Tous les efforts réalisés dans ce secteur bénéficient directement à plus de 1,7 million de personnes. En juin 2018, la Banque mondiale a approuvé un financement d’une ampleur sans précédent de 300 millions de dollars qui devrait permettre d’améliorer l’accès, la pérennité et l’efficacité des services d’eau et d’assainissement en milieu urbain et rural et bénéficier, à terme, à 2,4 millions de personnes.

    Développement rural

    Le Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) a redonné de l’espoir aux agriculteurs, accru les rendements et favorisé l’accès petits producteurs au financement . Le projet a profité directement à quelque 800 000 personnes, dont 32 % de femmes. Au total, environ 11 000 hectares de terres ont été aménagés pour la production rizicole, dont 52 % ont été distribuées à des femmes. Ces investissements ont permis d’augmenter de 10 % la production nationale de riz. Les rendements maïs et de niébé, ont également augmenté de respectivement 49 % 50 %.

    Les crédits accordés aux petits exploitants agricoles dans le cadre de ce projet ont atteint 2,26 millions de dollars.

    Dernière mise à jour: 02 oct. 2019

  • Le gouvernement coordonne l’action des bailleurs de fonds (dont la Banque mondiale, l’Agence françaises de développement, les Nations Unies et l’Union européenne) et a créé des Cadres sectoriels de dialogue (CSD). Le Plan d’action national pour l’efficacité de la coopération au développement a remplacé le Plan national pour l’efficacité de l’aide.

    Dernière mise à jour: 02 oct. 2019

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FINANCEMENTS

Burkina Faso: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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