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Burkina Faso Vue d'ensemble

Le Burkina Faso est un pays du Sahel à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. Son économie repose essentiellement sur l’agriculture (80 % de la population active), même si les exportations aurifères ont progressé. Malgré des progrès, le pays est confronté à des défis de développement, notamment en matière de santé et d’éducation. Classé 144e sur 157 dans le nouvel indice du capital humain établi par la Banque mondiale, le pays a 40,1 % de la population vivant sous le seuil national de pauvreté. En outre, l’insécurité exacerbée par les attaques terroristes a créé une crise humanitaire sans précèdent.

Situation sécuritaire et sociopolitique

L’insécurité grandissante, surtout dans le nord, à la frontière avec le Mali et le Niger a provoqué des déplacements de populations. Alors qu’il comptait moins de 50 000 personnes déplacées internes (DPI) en janvier 2019, le pays en recensait plus d’un million fin décembre 2020, selon un rapport du Comité national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR). Cette population de DPI est composée de 53% de femmes contre 47% d’hommes, et compte environ 54% de moins de 15 ans. En juin 2020, plus de 2 500 écoles étaient fermées, privant ainsi 350 000 enfants d'éducation. 

Politiquement, le pays a réussi à tenir des élections présidentielle et législatives couplées en novembre 2020. Le Président Roch Marc Christian Kaboré, candidat à sa propre succession a été réélu au premier tour avec 57,74 % des voix. Le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses alliés a obtenu une majorité confortable à l’Assemblée nationale. 

L’économie en bref

  • Au cours du premier semestre de 2020, le PIB réel s'était effondré d’un peu plus de 5 %—en glissement annuel—en raison des mesures prises pour contenir la COVID-19. Des termes d’échange favorables et le démarrage de la mise en œuvre du plan gouvernemental d’urgence contre les effets de la crise COVID-19 ont permis à l'économie de rebondir de 8 % au troisième trimestre—en glissement annuel. Sur l'année, la croissance du PIB réel est estimée à 0,6 %.
  • Le déficit des comptes courants s'est amélioré, passant de 4,8 % du PIB en 2019 à 2,6 % en 2020. Cette amélioration est principalement due à celle de la balance commerciale, supportée par une augmentation des recettes d’exportations d'or (85 % des exportations) soutenue par les prix élevés sur le marché international, et  une baisse des importations de produits pétroliers due à la faiblesse des prix internationaux du pétrole.
  • Avec le choc de la COVID-19, l'inflation est redevenue positive en 2020 (3,2 % contre -3,2 % en 2019). Cette pression a été notamment portée par les prix élevés des produits alimentaires et le redressement progressif sur le prix des loyers et de l'énergie.
  • Le déficit budgétaire a atteint 5,6 % en 2020 (contre 3,2 % en 2019), en raison de  reports ou d'annulations temporaires d'impôts, de dépenses additionnelles liées à la crise COVID-19, et de la hausse des dépenses de sécurité. Ce déficit a été financé par un mix de financement extérieur concessionnel (35 %) et de dette intérieure (65 %). La dette publique, passée à 47,6 % (contre 42,7 % en 2019), est globalement soutenable et le Burkina Faso reste exposé à un risque modéré de surendettement global et extérieur.

Perspectives à moyen terme 

  • La croissance économique ne devrait rebondir que progressivement, commençant par 3,1 % en 2021 et atteignant 5 % en 2022. Dans un contexte d'incertitude, la reprise impulsée en 2021 devrait être portée par un rebond progressif des services, la poursuite de niveaux élevés de production d'or, et enfin une performance stable dans le secteur agricole.
  • Le déficit des comptes courants devrait augmenter progressivement à moyen terme, en raison d’une détérioration graduelle de la balance commerciale et des revenus nets, et d’une stagnation des transferts nets.
  • L'inflation devrait rester positive, à environ 2,0 % en 2021. Les menaces sécuritaires pouvant limiter l’offre agricole, et les incertitudes liées à la pandémie étant toujours d’actualité, l’inflation devrait rester élevée en 2021, quoiqu’en-dessous de la limite des 3,0 % fixée par l'UEMOA.
  • Compte tenu de la persistance du choc COVID-19 et des défis sécuritaires, humanitaires et sociaux en cours, le déficit budgétaire devrait se maintenir à un niveau élevé en 2021 (5,2 % du PIB).

Dernière mise à jour: 19 avr. 2021

FINANCEMENTS

Burkina Faso: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA
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