COVID-19 : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays à faire face à la pandémie ? Suivez notre actualité

Burkina Faso Vue d'ensemble

  • Le Burkina Faso est un pays du Sahel à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. Son économie repose essentiellement sur l’agriculture qui emploie près de 80 % de la population active, même si les exportations aurifères ont pris de l’importance ces dernières années. Malgré les progrès réalisés ces deux dernières décennies, le Burkina Faso est confronté à de nombreux défis de développement, notamment en matière de santé et d’éducation. Le pays est classé 144e sur 157 pays dans nouvel indice du capital humain établi par la Banque mondiale et 40,1 % de la population vit sous le seuil national de pauvreté. En outre, l’insécurité liée aux attaques terroristes fréquentes depuis 2016 a créé une crise humanitaire sans précèdent.

    Situation politique

    L’insécurité grandissante, surtout dans le nord, près de la frontière avec le Mali et le Niger a provoqué le déplacement de nombreux Burkinabè. Alors qu’il comptait moins de 50 000 personnes déplacées internes en janvier 2019, le pays en recensait environ 765 000 en mars 2020. À la même date, plus de 2 000 écoles étaient fermées, privant ainsi quelque 300 000 enfants d'éducation et affectant plus de 11 000 enseignants.

    En juillet 2017, l’Allemagne, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, la France, l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement ont lancé l’Alliance Sahel afin d’apporter une réponse coordonnée et adaptée aux défis rencontrés par les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Depuis lors, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont rejoint l’Alliance.

    Les élections présidentielles et législatives sont prévues pour novembre 2020 . Pour la première fois dans l’histoire du pays, les burkinabè de la diaspora pourront voter depuis l’étranger.

    L’économie en bref

    • Malgré la crise sécuritaire et humanitaire, le cadre macroéconomique est resté globalement stable en 2019. Si la croissance du PIB réel a légèrement décéléré, elle est restée relativement forte  à 6 % contre 6,8 % en 2018. L’activité économique a   essentiellement été portée par le secteur des services, dont la croissance à compensé la baisse d’activités dans les secteurs agricoles, miniers et du bâtiment.
    • L’inflation a baissée de 2 % en 2018 à -3,2 % en 2019 sous l’effet combiné d’une bonne campagne agricole qui a fait baisser les prix des denrée alimentaires et de la diminution  des coûts des télécommunications.
    • Le déficit budgétaire s’est amélioré en 2019 à -2,6 % , passant ainsi sous la barre des 3 % définie dans les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et ce, malgré l’augmentation des dépenses sécuritaires. Cela tient  essentielle mt à une augmentation des revenus non-fiscaux (provenant de la vente de licences 3G), et à la baisse des dépenses en capital provoquée par le ralentissement des projets d’infrastructures.
    • Les besoins de financement brut ont été principalement financés par un appui budgétaire et l'émission de titres sur le marché intérieur et régional. La dette publique est globalement soutenable et le Burkina reste exposé à un risque modéré de surendettement global et extérieur.

    Perspectives à moyen terme 

    • Sans prendre en compte de l’impact de la pandémie mondiale de COVID-19, dont les effets n’ont pas encore été mesurés, la croissance devrait légèrement ralentir à 5,8 % en 2020 et continuer de baisser du fait de la crise sécuritaire et humanitaire. Ces perspectives dépendront de la diffusion du virus de  coronavirus, des aléas climatiques et de l’aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire. Ainsi que de la diminution des cours du coton qui pourrait survenir en cas de récession mondiale.
    • L'inflation devrait remonter et dépasser les 2 %,  les menaces sécuritaires pouvant limiter l’offre agricole. Elle devrait cependant rester en dessous de la limite de 3 % fixée par l'UEMOA.
    • Le déficit du compte courant devrait augmenter, mais resté relativement maîtrisé et stable autour de 4,5% du PIB sur la période 2020-22. Un excédent commercial d'environ 1,5% du PIB en moyenne est attendu sur la période. Trois principaux moteurs contribueront à ces surplus attendus : la hausse des exportations d'or, la baisse des importations de pétrole, et l’assainissement du budget public qui devrait contribuer à ralentir la croissance de la demande d'importations.

    Dernière mise à jour: 22 avr. 2020

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso est déterminée par un cadre de partenariat réévalué tous les cinq ans. Alignée sur les objectifs du plan de développement économique et social du gouvernement, cette stratégie repose également sur un diagnostic de la situation sociale et économique du pays. Mis en œuvre depuis 2018, la cadre actuel s’achèvera  en 2023 et se concentre sur trois objectifs :

    • développer le capital humain et les mécanismes de protection sociale ;
    • accélérer la croissance économique et la création d’emplois notamment grâce à la promotion du secteur privé ;
    • renforcer la gouvernance et favoriser la participation citoyenne.

    En mars 2020, l’Association internationale de développement (IDA), l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète, finançait une trentaine de projets dont 20 projets nationaux et huit projets régionaux pour un engagement total 2,5 milliards de dollars.

    Pour l’aider à face aux facteurs de fragilité, conflits et violences, l’IDA débloque davantage de ressources concessionnelles au profit du Burkina Faso, la plus importante étant l’Allocation pour la prévention et la résilience, d’un montant de 700 millions de dollars au cours des trois prochaines années.

    Le 30 avril 2020, la banque mondiale a également débloqué un financement d’urgence de 21,15 millions de dollars de l’IDA, dont la moitié en don et l’autre moitié en crédit pour aider le Burkina Faso à faire face à la pandémie de coronavirus.

    De son côté, la  Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au développement du secteur privé s’attache à :

    • soutenir les efforts  pour améliorer le climat des affaires et attirer les investissements privés ;
    • financer le développement de petites et moyennes entreprises, de l’industrie agroalimentaire, des infrastructures, de l’énergie,  de la santé et du secteur financier.

    Malgré les risques sécuritaires, IFC a augmenté ses engagements annuels de 11 millions à 135 millions de dollars entre les exercices budgétaires des années 2013 à 2018.

    Dernière mise à jour: 22 avr. 2020

  • Secteur de l’eau et de l’assainissement

    Le Burkina Faso a obtenu des résultats considérables dans le secteur de l’eau et de l’assainissement que la Banque mondiale accompagne depuis plus de 15 ans.

    Tous les efforts réalisés dans ce secteur bénéficient directement à plus de 1,7 million de personnes. En juin 2018, la Banque mondiale a approuvé un financement d’une ampleur sans précédent de 300 millions de dollars qui devrait permettre d’améliorer l’accès, la pérennité et l’efficacité des services d’eau et d’assainissement en milieu urbain et rural et bénéficier, à terme, à 2,4 millions de personnes.

    Développement rural

    Le Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) a permis d’accroître les rendements des petits producteurs et amélioré leur accès aux financements. Le projet a profité directement à quelque 800 000 personnes, dont 32 % de femmes. Au total, près de 11 000 hectares de terres ont été aménagés pour la production rizicole, dont 52 % ont été distribuées à des femmes. Ces investissements ont permis d’augmenter de 10 % la production nationale de riz. Les rendements de maïs et de niébé, ont également augmenté de respectivement 49 % 50 %.

    Les crédits accordés aux petits exploitants agricoles dans le cadre de ce projet ont atteint 2,3 millions de dollars.

    Dernière mise à jour: 22 avr. 2020

  • Le Groupe de la Banque mondiale collabore étroitement avec les autres partenaires aux développement qui opèrent au Burkina Faso : l’Union Européenne, l’Agence française de développement, les Nations Unies et l’Union européenne. 

    Dernière mise à jour: 22 avr. 2020

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FINANCEMENTS

Burkina Faso: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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