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États-Unis

Colum Garrity
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Développement social - Vue d'ensemble

  • Le développement social se concentre sur la nécessité de placer les populations au premier plan des processus de développement. Lorsqu'on écoute les pauvres, on s'aperçoit que la pauvreté n’est pas seulement une question de revenus : la pauvreté est aussi synonyme de vulnérabilité, d’exclusion, d’isolement, d’impuissance, d'exposition à la violence et d’irresponsabilité institutionnelle.
  • La promotion du développement social vise donc à favoriser l’inclusion, la cohésion, la résilience et la responsabilisation en tant que principes opérationnels d’un développement socialement durable.
  • Au niveau de la Banque mondiale, il s’agit de prendre en considération l’ensemble des opportunités, risques et impacts sociaux associés à ses opérations afin de garantir la durabilité sociale de son aide au développement.
  • Le développement social consiste à inclure les pauvres et les exclus dans le processus de développement et traduit sur le plan opérationnel les rapports complexes entre sociétés, États et communautés.
  • Le personnel de la Banque en charge du développement social travaille avec les gouvernements, les communautés, la société civile et le secteur privé pour contribuer à rendre les pouvoirs publics plus responsables et transparents, plus accessibles aux citoyens et davantage à leur écoute.
Dernière mise à jour: sept. 01, 2013

Le développement social (a) place les populations au premier plan. Guidé par une approche « ascendante », il intègre la voix des pauvres et des populations défavorisées dans le processus de développement pour qu'il ne leur soit pas imposé d'en haut. À cet effet, il apporte des contributions substantielles et basées sur des données factuelles à l’élaboration des politiques et des programmes :

  • en analysant les risques sociaux et politiques de manière plus efficace et plus opportune, notamment en termes d'impact sur les conditions de vie et la pauvreté ;
  • en cherchant à mieux comprendre la résilience des communautés et des institutions lorsqu'elles sont confrontées à des chocs d'origine naturelle ou humaine, qu'il s'agisse de crises économiques, de changements climatiques, de catastrophes naturelles ou de conflits violents ;
  • en rapprochant les citoyens de leurs représentants politiques et en encourageant les structures administratives à être plus responsables (l'un des aspects de ce programme d'action est de renforcer la participation citoyenne afin d'amplifier l'impact des opérations du Groupe de la Banque mondiale, ce qui s'observe notamment dans les programmes pilotes réalisés dans la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord) ;
  • en autonomisant les populations locales en leur transférant le contrôle des décisions de développement et des ressources consacrées à la lutte contre la pauvreté, dans le cadre d’une démarche qui promeut la conduite du développement par les communautés elles-mêmes (au cours de l'exercice 2013, de nouveaux prêts d'un montant de 3,96 milliards de dollars ont été accordés pour financer des initiatives s'inscrivant dans cette approche) ;
  • en amplifiant les effets positifs, en limitant les effets négatifs et en gérant les risques sociaux et politiques, notamment en veillant au respect des politiques de sauvegarde sociale de la Banque mondiale concernant les populations autochtones et les réinstallations forcées (à la fin de l'exercice 2013, 73 % du portefeuille des projets actifs de la Banque avaient eu recours à l'une de ces politiques de sauvegarde sociale) ;
  • en généralisant la prise en compte des questions de parité hommes-femmes et en veillant à leur intégration dans les opérations. 
Dernière mise à jour: sept. 01, 2013

À la fin de l'exercice 2013, le portefeuille de la Banque en faveur du développement social comprenait 27 projets en cours totalisant 2 487 millions de dollars et ayant en majorité adopté la démarche du développement communautaire. La plus grande part de ce portefeuille concerne la Région Asie de l’Est et Pacifique (13 projets), laquelle représente 72 % de la totalité des projets dédiés au développement social. Voici quelques exemples des résultats obtenus grâce aux initiatives de la Banque :

  • Le premier projet d'investissement consacré spécifiquement à l’amélioration de la sécurité des citoyens a été approuvé par la Banque mondiale en décembre 2012 : le projet pour des villes honduriennes plus sûres (crédit de 15 millions de dollars) est conçu pour améliorer la capacité des administrations centrales et locales du pays à prévenir la violence.
  • En décembre 2012, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé deux nouveaux projets de développement communautaire en Indonésie (a) : 650 millions de dollars ont été alloués au programme national d’autonomisation des communautés en milieu rural (2012-2015) et 266 millions de dollars au quatrième programme national d'autonomisation des communautés en milieu urbain. Couvrant plus de 64 000 villages, le premier est l'un des plus grands programmes de développement communautaire pour la réduction de la pauvreté à l’échelle mondiale. Ces deux programmes ont eu notamment pour impact d’augmenter de près de 11 % les dépenses des ménages concernés et ont bénéficié à environ 45 millions de pauvres.
  • Le projet national de développement piloté par les communautés au Myanmar, qui constitue la première opération menée par la Banque mondiale dans ce pays, a été approuvé par le Conseil en novembre 2012 et a donné lieu à l’octroi d’un don de 80 millions de dollars de l'IDA. Ce projet appuie la volonté de l'État d'adopter une approche du développement « centrée sur les populations » en permettant aux communautés rurales pauvres de bénéficier d'un meilleur accès aux infrastructures et services de base, et de mieux les utiliser.
  • Le deuxième projet d'investissement rural en Azerbaïdjan approuvé en juillet 2012 (IDA, 30 millions de dollars) s'appuie sur la réussite d'un projet antérieur (AzRIP), qui avait été conçu pour relever le niveau de vie en améliorant les infrastructures communautaires rurales. Ce projet a permis de rénover les infrastructures essentielles dans plus de 300 communautés rurales pauvres du pays et a profité à plus de 1,7 million de personnes.
  • Au Maroc, la deuxième phase de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH-2) (300 millions de dollars, approuvée en juin 2012) s'inscrit dans la lignée du premier projet INDH, qui reposait sur un processus de participation et de planification partant de la base pour améliorer le niveau de vie et faire entendre la voix des pauvres des communautés ciblées. Plus de 22 000 sous-projets ont été financés dans le cadre de l’INDH, au profit de plus de 5 millions de personnes. L’INDH-2 appuie des activités génératrices de revenus, et contribue à améliorer l'accès aux services de base et aux infrastructures essentielles dans les régions les plus pauvres du Maroc.

En 2012, la Banque mondiale a entamé un processus de mise à jour et de consolidation de sa stratégie en matière de sauvegarde environnementale et sociale. La première phase de consultations mondiales avec le personnel et les actionnaires de la Banque ainsi qu'un large éventail de parties prenantes externes s'est achevée en mai 2013. Ces consultations ont donné lieu à 65 réunions dans 30 pays de toutes les régions du monde, et plus de 1 800 parties prenantes ont fait part de leurs points de vue et de leurs recommandations pour moderniser les politiques de sauvegarde et élaborer des mesures spécifiques, avec un accent particulier sur les réinstallations forcées, les évaluations environnementales et les populations autochtones. Les prochaines étapes de ce processus de consultation, dont la deuxième session débutera en 2014 et qui s'étendra sur deux ans, porteront notamment sur la conception d’un cadre intégré pour les politiques de sauvegarde.

Au cours de l'exercice 2013, plus de 40 produits du savoir liés au développement social ont été réalisés par la Banque, dont notamment une étude de référence sur l'insertion sociale intitulée Inclusion Matters: The Foundation for Shared Prosperity et parue en octobre 2013. Un rapport phare consacré à la responsabilisation sociale est en cours d’élaboration pour parution en 2014 ; il vise à examiner le rôle de la responsabilisation sociale sur les relations entre l'État et la société, et à mettre en évidence les facteurs contextuels en jeu.

La pauvreté étant un problème persistant, avec un nombre croissant de pauvres dans les pays à revenu intermédiaire et les États fragiles, les principes clés du développement social — inclusion, cohésion, résilience et responsabilisation — continueront à être intégrés à l’ensemble des axes d’intervention de la Banque, aussi bien dans les prêts à l’appui des politiques de développement que dans les prêts d’investissement, et sous la forme de travaux analytiques portant sur les grandes problématiques de la durabilité sociale.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.worldbank.org/socialdevelopment 

Dernière mise à jour: sept. 01, 2013

Dans le Groupe Banque mondiale

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