Santé - Vue d'ensemble

Le mouvement mondial en faveur de la couverture santé universelle offre un cadre général dans lequel le Groupe de la Banque mondiale travaille avec les gouvernements et ses partenaires du développement pour veiller à ce que tout individu bénéficie de soins de qualité sans pour cela être plongé dans des difficultés financières. La couverture santé universelle vise à améliorer les résultats en matière de santé et de développement, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD). Ainsi, l’objectif 3 définit une cible visant à « faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable. »

Cette aide à la mise en place d’une couverture santé universelle dans les pays est intimement liée aux actions menées par le Groupe de la Banque mondiale pour mettre fin aux décès maternels et infantiles évitables d’ici à 2030, réduire les retards de croissance et améliorer la nutrition infantile, renforcer les systèmes de santé et, enfin, prévenir et traiter les maladies contagieuses.

 

Dernière mise à jour: avr. 04, 2016

Le pôle Santé, nutrition et population du Groupe de la Banque mondiale fournit des financements, des analyses et des conseils pour aider les pays à étendre l’accès à des services de santé de qualité et financièrement abordables. Il veille aussi à éviter que les individus sombrent dans la pauvreté ou deviennent encore plus pauvres à cause de la maladie. Enfin, il promeut les investissements dans tous les secteurs qui constituent les fondations d’une société en bonne santé.

Couverture santé universelle : En agissant en faveur de la couverture santé universelle, le Groupe de la Banque mondiale soutient les pays en développement qui œuvrent pour fournir des services de santé de qualité et abordables à toutes les personnes, quelle que soit leur solvabilité, afin de réduire les risques financiers liés à la maladie et d’accroître l’équité entre les citoyens. Il n’existe pas de voie unique pour assurer une couverture santé universelle, le chemin emprunté étant spécifique à chaque pays. Mais, quel que soit ce chemin, le Groupe de la Banque mondiale poursuit le même but : aider les pays à bâtir des sociétés plus équitables et en meilleure santé ainsi qu'à améliorer leurs résultats budgétaires et leur compétitivité.

Le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont publié un rapport intitulé Tracking Universal Health Coverage, premier exercice de ce type visant à mesurer le degré de couverture par les services de santé et la protection financière, et ce afin d’évaluer les progrès accomplis par les pays sur la voie de la couverture santé universelle. Le Groupe de la Banque mondiale a ensuite publié Going Universal, une étude qui décrit comment 24 pays en développement ont opté pour la mise en place d’une couverture santé universelle avec l’objectif d’étendre celle-ci aux pauvres.

Mécanisme de financement mondial : Le Mécanisme de financement mondial (GFF pour Global Financing Facility) est une plateforme qui rassemble de multiples acteurs et dont l’objectif est de soutenir les initiatives des pays en faveur de l’amélioration de la santé des femmes, des enfants et des adolescents :

·         en imaginant des modes de financement innovants pour accélérer les efforts entrepris en vue d’atteindre en 2030 les objectifs relatifs à la santé des femmes, des enfants et des adolescents ;

·         en finançant des interventions à fort impact, fondées sur les preuves et axées sur les droits, pour obtenir des résultats mesurables et équitables ;

·         en construisant des systèmes inclusifs et résilients et en inscrivant les financements domestiques dans la durée pour consolider les progrès et contribuer au déploiement de la couverture santé universelle, pour garantir à chaque femme, enfant et adolescent l’accès aux services de santé essentiels ;

·         en comblant les déficits de financement par la mobilisation de ressources des secteurs public et privé à l’échelon national et international, et en veillant à l’utilisation plus efficace des ressources existantes.

Ce mécanisme repose sur les principes du Partenariat international pour la santé (IHP+) et harmonise les approches actuellement fragmentées du programme lié à la santé reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent (SRMNEA), et cela en s’appuyant sur les structures et les processus existants.

Le GFF soutient le leadership des pays en s’appuyant sur les avantages comparatifs d’un grand nombre de parties prenantes impliquées dans la SRMNEA. Cela inclut notamment : les financements du Groupe de la Banque mondiale, de Gavi, du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, et des donateurs bilatéraux ; l’expertise technique et normative des agences onusiennes ; la portée et les liens communautaires des organisations non-gouvernementales et confessionnelles ; la capacité et la rapidité du secteur privé. Ce mécanisme a été officiellement lancé en juillet 2015 par le secrétaire général des Nations Unies et le président de la Banque mondiale à l’occasion de la Troisième conférence internationale sur le financement du développement. Le GFF conduit actuellement des actions en République démocratique du Congo, en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie, au Bangladesh, au Cameroun, en Inde, au Libéria, au Mozambique, au Nigéria, au Sénégal et en Ouganda.

Financement axé sur les résultats de santé : L'une des approches clé de la Banque mondiale est le financement axé sur les résultats, stratégie novatrice destinée à accroître la qualité et la portée des services de santé dans les pays les plus pauvres en subordonnant les financements aux résultats. Elle privilégie donc les extrants et les résultats obtenus (par exemple, augmenter la proportion de femmes recevant des soins prénatals ou qui sont assistées lors de leur accouchement par un professionnel de santé qualifié) sur les intrants et les processus.

Pandémies : Les pandémies sont une grave menace non seulement pour la sécurité sanitaire mondiale, mais aussi pour la sécurité économique et notre capacité à éliminer l’extrême pauvreté et à atteindre les ODD. Le virus Ebola a anéanti la plupart des récentes avancées obtenues en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone qui, avant la crise, figuraient au nombre des pays à plus forte croissance au monde. Le Groupe de la Banque mondiale a estimé que le manque à gagner du fait de l’épidémie s’est élevé en 2015 à 2,2 milliards de revenus pour les trois pays. Sa réponse face à la crise Ebola vise avant tout à contenir la propagation du virus, améliorer les systèmes de santé publique dans toute l'Afrique de l'Ouest et soutenir les populations pour faire face à l'impact économique de l'épidémie. Le Groupe de la Banque mondiale collabore étroitement avec les pays touchés pour éradiquer le virus et préparer la sortie de crise. Il s’agit de permettre à tous les enfants de retourner à l’école, aux agriculteurs de cultiver leurs champs, aux entreprises de reprendre leurs activités et aux investisseurs de revenir dans les pays touchés. Le soutien aux pays touchés a également pour but de renforcer leurs systèmes de santé et d’aider les gouvernements à mettre en place une couverture santé universelle.

Tirant les leçons de la crise Ebola, le Groupe de la Banque mondiale, l’OMS et d’autres partenaires travaillent à la création d’un Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie (a). Il permettra de débloquer rapidement des fonds et de financer sans délai une riposte efficace en cas de pandémie. Ce mécanisme repose sur un modèle original qui combine fonds publics et privés afin de faire face à des flambées épidémiques particulièrement graves.

Nutrition : La prévalence du retard de croissance (l’un des marqueurs de la dénutrition chronique) a reculé à l’échelle mondiale. Pourtant, 159 millions d’enfants voient leur croissance retardée (a) : leur taille est inférieure à la moyenne de leur âge et leur contribution potentielle au développement de leur pays est largement freinée. En Afrique subsaharienne, la réduction des retards de croissance stagne et, aujourd’hui, la région compte 12,5 millions d’enfants touchés de plus qu’en 1990. Le Groupe de la Banque mondiale entend contribuer à la réduction de la dénutrition infantile et des retards de croissance dans le monde, au travers notamment de partenariats innovants tels que Power of Nutrition. Ses investissements en faveur de la nutrition et de la sécurité alimentaire ont plus que triplé entre les exercices 2011-2012 et 2013-2014, passant de 260 à 750 millions de dollars. Au niveau international et en partenariat avec R4D, 1000 Days, la Fondation Bill & Melinda Gates et la Children’s Investment Fund Foundation (CIFF), la Banque s’efforce d’évaluer actuellement le montant des financements nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par l’Assemblée mondiale de la santé de l’OMS et les Objectifs de développement durable en matière de nutrition.

Accroître l'efficacité de l'aide mondiale destinée à la santé constitue également un objectif essentiel. À cette fin, le Groupe de la Banque mondiale figure parmi les membres du Partenariat international pour la santé et du partenariat H6, et s'attache à renforcer sa collaboration avec des organisations de la société civile dans le secteur de la santé.

 

Dernière mise à jour: avr. 04, 2016

Par le biais de l'Association internationale de développement (IDA), le Groupe de la Banque mondiale a contribué à sauver des vies et à améliorer la santé de millions de personnes dans les pays en développement. Entre 2013 et 2015, l’IDA a ainsi :

  • vacciné 142,8 millions d'enfants ;
  • fourni des soins prénatals à 28,9 millions de femmes enceintes lors de leur visite dans un centre de santé ;
  • fourni des services de base en matière de nutrition à 177,3 millions de femmes enceintes/allaitantes, d'adolescentes et/ou d'enfants de moins de cinq ans ;
  • veillé à ce que près de 12 millions d'accouchements soient réalisés par des professionnels de santé qualifiés ;
  • veillé à ce que plus de 2,6 millions de personnes reçoivent un traitement contre la tuberculose, conformément au protocole de « traitement de brève durée sous surveillance directe » de l’OMS.

 

Voici quelques exemples de pays où l’IDA a joué un rôle majeur dans le secteur de la santé :

Pour aider la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone à faire face à la crise Ebola, l’IDA a acheté des fournitures et médicaments de première nécessité, des équipements de protection individuelle et du matériel de prévention des infections. Elle a aussi financé la formation des personnels de santé, les primes de risque et les indemnités de décès pour les soignants et bénévoles victimes du virus Ebola, des opérations d’identification des contacts, des véhicules, du matériel de gestion des données et des missions sanitaires de porte-à-porte pour informer les populations.

En réponse à la grave crise humanitaire dans la Corne de l’Afrique, engendrée par une sécheresse exceptionnelle qui a jeté sur les routes des dizaines de milliers de Somaliens, l’IDA a financé la fourniture de services de sécurité alimentaire et de santé dans les deux principaux camps de réfugiés : Dabaab au Kenya et Dollo Ado en Éthiopie. Entre 2011 et 2013, l’IDA a versé 30 millions de dollars pour soutenir les actions d’urgence de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Plus de 1,6 millions de personnes ont bénéficié de cette aide. Ainsi, 86 000 enfants en situation de dénutrition sévère ont été traités, soit bien plus que l’objectif initial de 5 275 enfants. Par ailleurs, plus de 174 000 femmes enceintes et allaitantes ont reçu des suppléments alimentaires, là encore davantage que les 23 475 bénéficiaires prévues.

L’IDA est le premier et principal partenaire externe d’une réponse remarquablement efficace contre la propagation du VIH/sida en Inde. Elle a ainsi financé le troisième projet national de lutte contre le sida (2007-2012) qui, en prévenant la transmission du virus de la mère à l’enfant, a permis de faire reculer les nouveaux cas de 60 % dans le pays et même de 90 % dans le Tamil Nadu, premier État historiquement touché par l’épidémie. Grâce à des actions de prévention ciblées, trois millions d’infections au VIH auront été évitées à fin 2015.

Dans le bassin du fleuve Sénégal, un programme d’optimisation de la gestion des ressources en eau porte notamment sur la pêche, l’irrigation et la santé en Guinée, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal. Il a permis d’améliorer de façon significative la situation sanitaire dans la région, en particulier face au paludisme et à des maladies tropicales négligées. La distribution de 3,1 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides à près de 5,6 millions de personnes a produit des résultats remarquables : le recours à ce moyen important de prévention des piqûres de moustiques est passé de 28 % en 2009 à 46 % en 2012, dans une région où résident essentiellement des agriculteurs pauvres et leurs familles.

En Éthiopie, les financements accordés dans le cadre du programme d’intervention sociale rapide de la Banque mondiale ont aidé le pays à étendre la collecte et l’analyse de données sur la nutrition, mais aussi à renforcer les capacités de réponse rapide à des situations de malnutrition aggravées et de chocs économiques. En outre, la Banque soutient la déclaration de Seqota adoptée en juillet 2015 et qui réaffirme l’engagement de l’Éthiopie à renforcer les investissements pour améliorer la nutrition, la santé et le développement durable.

Au Pérou, 31 % des enfants de 0 à 5 ans souffraient de malnutrition chronique en 2000. En dépit d’une forte croissance économique et des centaines de millions de dollars investis dans des programmes de nutrition, le taux de retard de croissance s’établissait encore à 28,5 % en 2007. Cependant, grâce à l’action volontariste du gouvernement combinée aux activités de plaidoyer, aux interventions et à l’assistance technique hors prêts de la Banque mondiale et de ses partenaires, ce taux est tombé à 14 % en sept ans seulement. Près d’un demi-million d’enfants de moins de 5 ans peuvent désormais prendre un bien meilleur départ dans la vie. Il s’agit là de l’une des plus belles réussites jamais obtenue au monde dans le domaine de l’amélioration de la nutrition infantile.

Au Viet Nam, le projet d’amélioration de la santé dans la région du Mékong (2006-2012), financé par l’IDA, a permis d’étendre la couverture des soins de santé, mais aussi de renforcer les capacités en la matière, deux aspects essentiels pour améliorer la situation sanitaire parmi les familles pauvres. La proportion de patients satisfaits du traitement prodigué et de l’état des installations et équipements a bondi de 52 % en 2008 à 82,7 % en 2011. Le taux de mortalité des nourrissons hospitalisés pour détresse respiratoire est quant à lui passé de 36 % en 2008 à 3,7 % en 2011. Enfin, 2,4 millions de personnes étaient affiliées au programme d’assurance-santé à la fin du projet.

Au Burundi, un programme national axé sur les résultats contribue à améliorer la santé maternelle et infantile. Les centres de santé sont financièrement incités à proposer davantage de services essentiels et des dotations supplémentaires sont accordées si les évaluations de la qualité sont satisfaisantes. Des résultats positifs ont été enregistrés entre 2010 et 2014 : augmentation de 25 % des naissances dans les centres de santé, progression de 20,4 % des consultations prénatales, hausse de 10,2 % du taux de vaccination des enfants, augmentation de 34,5 % des consultations pour soins des femmes enceintes et amélioration de 26,9 % de la planification familiale grâce à sa promotion dans les centres de santé.

Par ailleurs, d’autres actions du Groupe de la Banque mondiale dans le domaine de la santé, la nutrition et la population ont permis d’obtenir les résultats suivants :

  • En Argentine, l'amélioration des services de santé et de l'accessibilité pour les femmes enceintes et les enfants pauvres a permis de réduire les cas d'insuffisance pondérale à la naissance ainsi que le nombre de décès à l'hôpital des bébés de moins de 28 jours chez les bénéficiaires du programme mis en place.
  • En Arménie, le Groupe a contribué à la mise en œuvre du programme gouvernemental de réforme du système de santé, destiné à étendre l'accès à des soins de santé primaires de qualité. La part de la population ayant accès à une médecine familiale assurée par du personnel qualifié a connu une hausse spectaculaire (de 17 % en 2004 à 85 % en 2010), tandis que le niveau de satisfaction global relatif à l'accès aux soins de santé primaires et à leur qualité est passé de 87,6 % à 95 %.

·         Au Brésil, l’action du Groupe de la Banque mondiale a contribué à renforcer le système de surveillance de la santé publique et à améliorer l'efficacité des services de santé, d'approvisionnement en eau et d'assainissement pour les groupes les plus vulnérables, notamment les peuples autochtones. Ainsi, 74 % des membres de ces communautés étaient vaccinés en 2010, et les décès dus au paludisme ont chuté de 60 % entre 2003 et 2007.

·         Dans le cadre du programme de lutte contre la tuberculose en Chine, le taux de détection de nouveaux cas de tuberculose à frottis positif est passé de 23 % en 2002 à 77 % en 2010 (objectif : 70 %) et le taux de guérison chez les personnes infectées est passé de 80 % en 2002 à 93 % en 2010 (objectif : 85 %).

  • Au Népal, le Groupe a appuyé le programme national du secteur de la santé visant à étendre l'accès aux services essentiels et à accroître leur utilisation, particulièrement par les populations les plus mal desservies. Le taux d’utilisation de contraceptifs a de ce fait fortement augmenté, passant de 35 % en 2001 à 51,7 % en 2010, avec une diminution concomitante du taux de fécondité global qui est passé de 4,1 à 2,9 naissances par femme. Les accouchements réalisés avec la présence de personnel qualifié sont également passés de 8 à 35 %, et le pourcentage d'enfants vaccinés contre la rougeole et le DPT3 a progressé de 62 % en 2001 à 83 % en 2009 dans le quintile le plus pauvres de la population.
  • Au Rwanda, le soutien du Groupe de la Banque mondiale a permis d’accroître le taux de souscription à une assurance maladie qui est passé de 7 % à plus de 70 % de la population. Par ailleurs, le recours des enfants pauvres à des services de santé a progressé 50 %, le taux l’utilisation de moustiquaires imprégnées a connu une hausse de 63 % et le recours aux services de planification familiale a doublé. Enfin, l'incidence du paludisme a baissé de 62 % et la mortalité infantile a reculé de 30 %.
  • Au Sénégal, le Groupe soutient un programme de santé et de nutrition novateur qui se déroule à l’échelon communautaire, en partenariat avec les autorités locales, les autorités de santé des districts et des organisations de la société civile. Le taux de malnutrition au niveau national a chuté de 22 % en 2005 à 17 % en 2012, faisant ainsi du Sénégal un des rares pays au monde en situation d'atteindre l’OMD visant à diviser par deux le taux de malnutrition.

 

 

Dernière mise à jour: avr. 04, 2016


Rapport

L'impact des comportements à risque sur la lutte contre la pauvreté

Un rapport de la Banque mondiale sonne l'alarme : les comportements à risque — tabagisme, toxicomanie, abus d'alcool, mauvaise alimentation et relations sexuelles non protégées — sont en hausse à travers le monde et posent une menace grandissante pour la santé des personnes, en particulier dans les pays en développement.






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