Santé - Vue d'ensemble

De nombreuses conditions doivent être réunies pour qu'un enfant naisse et grandisse en bonne santé. Il faut que sa mère puisse planifier ses grossesses et accéder à des soins prénatals financièrement abordables, qu'elle ait une alimentation nutritive et riche en vitamines, qu'elle reçoive des vaccins et des médicaments indispensables et qu'un professionnel de la santé qualifié l'assiste lors de son accouchement dans un établissement de santé bien équipé. Il faut en outre des routes et des camions pour transporter la mère et les fournitures médicales à la clinique, ainsi que de l'eau propre et de l'électricité pour que l'accouchement se déroule en toute sécurité. Il faut enfin que tous ces éléments soient réunis au sein d'un système de santé, c’est-à-dire un réseau de personnes, d'informations, de ressources et de politiques publiques qui œuvre à l'amélioration des résultats en matière de santé.

Un système de santé efficace, c’est une mère qui accouche en toute sécurité dans une clinique et ne meurt pas en couches chez elle, c’est une dose de vaccin contre la poliomyélite qui est administrée à un enfant plutôt que de rester dans un flacon ; c’est une famille qui dispose d'une couverture lui permettant d'accéder aux soins dont elle a besoin au lieu de basculer dans la pauvreté en raison d'une maladie grave.

Au cours de la dernière décennie, l'aide mondiale destinée à la santé a plus que doublé, tandis que d'énormes progrès ont été réalisés en matière de technologies et de traitements susceptibles de sauver des vies. Toutefois, des obstacles significatifs demeurent : déficience des infrastructures, de la logistique, politiques inadaptées ou manque de financement durable ou de couverture maladie. Ces obstacles empêchent les plus démunis de bénéficier de ces ressources vitales dans les pays en développement, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin. Si l'on veut vraiment que tout le monde puisse accéder à des soins de santé améliorés, il est fondamental d'investir dans le développement de systèmes de santé de meilleure qualité.

Dernière mise à jour: janv. 29, 2014

Le renforcement des systèmes de santé est au cœur de la stratégie globale du Groupe de la Banque mondiale en matière de santé, de nutrition et de démographie. Il ne s’agit pas pour l’institution de se focaliser sur une seule maladie ou une affection en particulier mais de considérer la santé dans son ensemble et d’examiner ce qui empêche les individus d'être en bonne santé, comment il lui est possible d’y remédier et quelles sont les conséquences de son action sur le développement.

Depuis 2000, le Groupe de la Banque mondiale a alloué 29 milliards de dollars à des programmes de santé spécifiques et multisectoriels visant à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et à protéger les générations futures des pays en développement. La Banque constitue une source vitale d'aide financière et technique pour les pays en développement du monde entier. Alors qu’elle s’est fixée pour objectifs de mettre fin à l'extrême pauvreté et de favoriser une prospérité partagée, l’amélioration de la situation sanitaire est essentielle à la réalisation de ces objectifs. La Banque fournit des financements, des analyses sophistiquées et des conseils pour aider les pays à étendre l’accès à des soins de santé de qualité et financièrement abordables, à éviter que les individus ne sombrent dans la pauvreté ou que celle-ci ne s'aggrave pour cause de maladie, et à promouvoir les investissements nécessaires dans tous les secteurs qui constituent les fondations d’une société en bonne santé.

En mai 2013, lors d'une allocution à l'Assemblée mondiale de la santé, le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim a déclaré que l'institution aiderait les pays engagés sur la voie de la couverture santé universelle sur deux fronts essentiels : veiller à ce qu'aucune famille ne bascule dans la pauvreté à cause des dépenses médicales, et combler les écarts en matière d'accès aux services de santé et de protection de la santé publique pour les 40 % les plus pauvres de la population de chaque pays.

L'une des approches clé adoptée par la Banque mondiale pour mettre en œuvre sa stratégie de développement de la santé est le financement axé sur les résultats. Cette stratégie novatrice est destinée à accroître la qualité et la portée des services de santé dans les pays les plus pauvres en subordonnant les financements aux résultats. Elle privilégie donc les extrants et les résultats obtenus (par exemple, augmenter la proportion de femmes recevant des soins prénatals ou qui sont assistées lors de leur accouchement par un professionnel de santé qualifié) sur les intrants et les processus (par exemple la formation, les salaires ou les médicaments). En septembre 2013, Jim Yong Kim a annoncé aux Nations Unies que le Groupe de la Banque mondiale allait investir 700 millions de dollars d'ici 2015 en faveur de l'amélioration de la santé des femmes et des enfants dans les pays pauvres. Ce financement permettra de transposer à grande échelle les projets pilotes réussis en matière de santé génésique, maternelle et infantile, dont la réalisation a été rendue possible grâce au soutien du Fonds fiduciaire pour l’innovation en matière de résultats sanitaires (Groupe de la Banque mondiale) et à l'Association internationale de développement (l’IDA, le fonds du Groupe de la Banque mondiale destiné à répondre aux besoins des pays les plus pauvres).

Conformément à l'engagement de la Banque mondiale envers les objectifs du Millénaire pour le développement, sa stratégie cible trois domaines : un accès plus large à la santé génésique, un soutien accru à la nutrition infantile ainsi que la prévention contre le VIH/sida et d'autres maladies transmissibles.

Elle vise fondamentalement à améliorer l'efficacité de l'aide mondiale dans le domaine de la santé. À cette fin, la Banque mondiale figure parmi les membres du Partenariat international pour la santé(IHP+) et du partenariat H4+ (a), et s'attache à renforcer sa collaboration avec des organisations de la société civile (a) dans le secteur de la santé, de la nutrition et de la démographie.

Par le biais de l'IDA, la Banque a contribué à sauver des vies et à améliorer la santé de millions de personnes dans les pays en développement. Au cours de la décennie écoulée (2003-2013), l'IDA a :

  • fourni à plus de 117 millions de personnes un accès aux services de base en matière de santé, de nutrition ou de santé génésique ;
  • formé plus de 2,6 millions de professionnels de santé ;
  • construit, rénové et/ou équipé plus de 10 000 centres de santé ;
  • vacciné près de 600 millions d'enfants ;
  • fourni des soins prénatals à plus de 194 millions de femmes enceintes lors de leur visite chez un prestataire de soins ;
  • veillé à ce que plus de 29 millions d'accouchements soient réalisés par des professionnels de santé qualifiés ;
  • veillé à ce que plus de 210 millions de femmes enceintes/allaitantes, d'adolescentes et/ou d'enfants de moins de cinq ans bénéficient des services de base en matière de nutrition ;
  • acheté et/ou distribué plus de 149 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide à effet durable pour lutter contre le paludisme ;
  • acheté et/ou distribué plus de 386 millions de préservatifs ;
  • fourni des traitements contre la tuberculose à plus de 7,6 millions d'individus, conformément aux recommandations de la stratégie DOTS de l'OMS ; et
  • veillé à ce que plus de 1,3 million d'adultes et d'enfants bénéficient d’une thérapie associant des antirétroviraux.

Voici quelques exemples de situations dans lesquelles la Banque a joué un rôle majeur :

  • Le financement au résultat pour les programmes de santé est très prometteur : enAfghanistan, le nombre de femmes ayant accouché avec l'assistance d'un personnel qualifié a plus que doublé dans les centres de santé entre avril 2010 et décembre 2012. En Argentine(a), l'amélioration des services de santé et de l'accessibilité pour les femmes enceintes et les enfants pauvres a permis de réduire les cas d'insuffisance pondérale à la naissance et le nombre de décès à l'hôpital des bébés de moins de 28 jours pour les bénéficiaires du programme. Au Burundi, en tout juste un an, les naissances dans les centres de santé ont augmenté de 25 %, les consultations prénatales de 20 % et le nombre d'enfants complètement vaccinés de 10 %.
  • En Arménie, la Banque a contribué à la mise en œuvre du programme gouvernemental de réforme du système de santé visant à étendre l'accès à des soins de santé primaires de qualité, qui a conduit à une hausse spectaculaire de la part de la population ayant accès à une médecine familiale assurée par du personnel qualifié (de 17 % en 2004 à 85 % en 2010). Le niveau de satisfaction global relatif à l'accès aux soins de santé primaires et à leur qualité est passé de 87,6 % à 95 %.
  • Au Brésil, la Banque a contribué à renforcer le système de surveillance de la santé publique ainsi qu'à améliorer l'efficacité des services de santé, d'approvisionnement en eau et d'assainissement pour les groupes les plus vulnérables, notamment les peuples autochtones. Ainsi, 74 % des membres de ces communautés étaient vaccinés en 2010, et les décès dus au paludisme ont chuté de 60 % entre 2003 et 2007.
  • Dans le cadre du programme de lutte contre la tuberculose en Chine, le taux de détection de nouveaux cas de tuberculose à frottis positif est passé de 23 % en 2002 à 77 % en 2010 (objectif : 70 %) et le taux de guérison chez les personnes infectées est passé de 80 % en 2002 à 93 % en 2010 (objectif : 85 %).
  • En Inde, le programme national de lutte contre le sida mis en œuvre avec le soutien de la Banque mondiale a permis de prévenir, selon les estimations, 3,5 millions d’infections sur les 5,5 millions prévisibles.
  • Au Népal, la Banque a appuyé le programme national du secteur de la santé visant à étendre l'accès aux services de santé essentiels et à accroître leur utilisation, particulièrement par les populations les plus mal desservies. À la suite de cela, le taux d’utilisation de contraceptifs a fortement augmenté, passant de 35 % en 2001 à 51,7 % en 2010, avec une diminution concomitante du taux de fécondité global, qui est passé de 4,1 à 2,9 naissances par femme. Les accouchements réalisés avec la présence de personnel qualifié sont également passés de 8 à 35 %, et le pourcentage d'enfants bénéficiant des vaccins contre la rougeole et DPT3 a augmenté de 62 % en 2001 à 83 % en 2009 chez les 20 % les plus pauvres de la population.
  • Au Rwanda, le soutien de la Banque a permis une augmentation du taux de souscription à une assurance maladie, qui est passé de 7 % à plus de 70 % de la population, une progression de 50 % du recours à des services de santé chez les enfants pauvres, une hausse de 63 % de l'utilisation de moustiquaires imprégnées, le doublement du recours aux services de planification familiale, une baisse de 62 % de l'incidence du paludisme et un recul de 30 % de la mortalité infantile.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.worldbank.org/health (a) ou suivez-nous sur Twitter (@worldbankhealth).


Rapport

L'impact des comportements à risque sur la lutte contre la pauvreté

Un rapport de la Banque mondiale sonne l'alarme : les comportements à risque — tabagisme, toxicomanie, abus d'alcool, mauvaise alimentation et relations sexuelles non protégées — sont en hausse à travers le monde et posent une menace grandissante pour la santé des personnes, en particulier dans les pays en développement.






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