Vue d'ensemble

  • Les ressources naturelles jouent un rôle social, économique et politique majeur dans 81 pays qui, à l'échelle mondiale, représentent le quart du PIB et la moitié de la population. À elle seule, l'Afrique concentre environ 30 % des réserves minérales mondiales, 10 % du pétrole et 8 % du gaz naturel.

    Toutefois, ces gisements sont trop souvent une source de conflits plutôt qu'une chance de développement. Nombre des pays riches en ressources naturelles sont également victimes d’une mauvaise gouvernance qui engendre pauvreté, corruption et conflits.

    Le Groupe de la Banque mondiale aide les pays à exploiter le potentiel de ce secteur au profit du développement et de la réduction de la pauvreté. Ses interventions portent avant tout sur l’efficacité de la gouvernance des industries extractives, le renforcement de la transparence, une meilleure mobilisation des ressources nationales et sur la promotion d’une croissance inclusive qui permette de répondre aux besoins de la population tout en protégeant l’environnement.

    Dernière mise à jour: oct. 03, 2018

  • Pour servir son double objectif de mettre fin à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée, la Banque oriente son action dans le secteur des industries extractives selon trois axes principaux :

    1) Viabilité financière : la Banque aide les États à renforcer la structure et la gestion de leurs systèmes budgétaires, à éliminer les subventions contre-productives et à améliorer la transparence des recettes provenant des industries extractives. Ces mesures ont pour but d’accroître la résistance des pays aux chocs économiques et de contrecarrer les effets du paradoxe de l’abondance, également appelé la « malédiction des ressources ». L’assistance aux gouvernements consiste aussi à structurer de nouvelles solutions financières pour écarter les risques pour les investissements du secteur privé, améliorer la solidité des entreprises et renforcer les partenariats public-privé.

    La Banque s’attache aussi à accompagner l’élaboration de politiques d’encadrement efficace des secteurs pétrolier, gazier et minier nationaux. Il s’agit d’une part d’accroître les capacités de négociation des contrats et, d’autre part, d’améliorer les cadres juridiques et réglementaires ainsi que la gestion de la fiscalité, des redevances et des recettes.

    Pour favoriser une gestion efficace et transparente des recettes, la Banque soutient la mise en œuvre de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) en prodiguant une assistance technique aux pays qui s’emploient à contrôler et publier les versements des entreprises et les recettes publiques tirées de l’extraction pétrolière, gazière et minière.

    En aidant les États à améliorer la gouvernance de ce secteur et à créer un environnement limitant les risques, le Groupe de la Banque mondiale mobilise de larges investissements auprès du secteur privé via la Société financière internationale (IFC), sa branche chargée des opérations avec le secteur privé dans les pays en développement.

    2) Viabilité sociale : l’obtention de résultats tangibles suppose la participation active et précoce des populations locales aux activités des industries extractives. C’est en tirant parti des infrastructures en place, des créations d’emplois et des perspectives offertes aux petites entreprises que des progrès de long terme seront assurés. Afin de favoriser une croissance inclusive, la Banque s’emploie à fédérer les acteurs concernés pour favoriser la responsabilisation et limiter les effets des activités industrielles sur les communautés et les groupes les plus vulnérables, en particulier dans les régions fragiles.

    3) Viabilité environnementale : la Banque accompagne étroitement les pouvoirs publics dans la mise au point de méthodes d’évaluation environnementale et sociale permettant d’anticiper l’ensemble des impacts liés aux activités des industries extractives et pour intégrer des priorités environnementales et sociales dans les politiques et réglementations concernant ce secteur.

    Outre ses activités classiques de financement, d’analyse et d’élaboration de produits de la connaissance, la Banque gère plusieurs fonds fiduciaires multidonateurs en vue d’atteindre des objectifs de développement ambitieux.

    Ainsi, le fonds fiduciaire du Programme mondial d’appui aux industries extractives (EGPS) (a) apporte son soutien à des initiatives d’amélioration de la transparence et de la gouvernance, de réforme législative et réglementaire, de diversification de l’économie locale, de renforcement des institutions et de viabilité sociale et environnementale.

    Par ailleurs, le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR) (a) est une initiative public-privé rassemblant des compagnies pétrolières nationales et internationales, des gouvernements des pays producteurs et des institutions internationales. Le GGFR a pour ambition de mettre fin au torchage des gaz sur les sites de production afin d’améliorer l’accès à l’énergie, d’accroître la maîtrise énergétique et d’atténuer le changement climatique. Le GGFR promeut la valorisation des gaz associés à la production pétrolière, sachant que l’exploitation productive de cette ressource actuellement gaspillée par le torchage permettrait en outre d’éviter l’émission de millions de tonnes de CO2.

     

    Dernière mise à jour: oct. 05, 2018

  • La Banque mondiale joue un rôle actif dans les industries extractives auprès de quelque 70 pays. Elle est de loin le plus grand prestataire d’aide au développement dans ce secteur, ses investissements cumulés au cours de la dernière décennie s’élevant à près de 3,3 milliards de dollars.

    Pour en savoir plus sur les activités du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur des industries extractives, cliquez ici (a). En voici un aperçu :

    En Afghanistan (a), la Banque collabore étroitement avec les autorités pour assurer l’exploitation durable des ressources naturelles du pays. Cette collaboration inclut notamment la réalisation d’explorations géologiques, la compilation de données et le renforcement des capacités de gestion des ressources des divers organismes publics concernés. Parallèlement, la Banque soutient la préservation des vestiges culturels mis au jour autour du site minier de Mes Aynak.

    En République démocratique du Congo, un projet financé par la Banque mondiale aide les femmes travaillant dans le secteur des mines à se regrouper afin d’établir un réseau national pour la défense de l’égalité des sexes.

    À la suite de la découverte de gisements de pétrole et de gaz au Ghana (a) en 2007, la Banque a aidé les pouvoirs publics à renforcer les capacites institutionnelles pour la gestion et la supervision de ces nouvelles industries en soutenant le développement des compétences techniques et professionnelles dans le secteur pétrolier.

    Avec l’appui de la Banque, la Guinée renforce ses systèmes et capacités de gestion du secteur minier, grâce notamment à la construction d’axes de transport autour des mines de bauxite et de minerai de fer.

    En Iraq, la Banque mondiale aide les autorités à mettre un place un cadre institutionnel et réglementaire qui permette de mobiliser les investissements privés nécessaires au développement des infrastructures gazières et à l’exploitation du gaz naturel torché pour la production d’énergie, contribuant ainsi à répondre aux besoins d’électricité du pays.

    Au Mozambique (a), la Banque soutient l’adoption de réformes dans le secteur minier ainsi que l’exploitation pérenne de nouvelles ressources de gaz. Il s’agit notamment de créer des conditions favorables au développement d’une industrie axée sur l’exploitation du gaz naturel liquéfié et de renforcer les capacités nécessaires.

    Avec l’aide de la Banque, le Nigéria (a) s’emploie à accroître considérablement la contribution du secteur minier à l’économie, tout en renforçant les institutions publiques clés et à développer les investissements nationaux dans ce secteur.

    La Banque apporte un soutien financier et technique au Sénégal en vue de renforcer les capacités des pouvoirs publics à négocier des accords pour l’exploitation du pétrole et du gaz naturel liquéfié, avec l’objectif de stimuler les investissements et de favoriser le développement durable du secteur gazier.

    En Sierra Leone, la Banque soutient les petites exploitations minières et contribue à l’amélioration du fonctionnement de l’ensemble du processus de réglementation du secteur minier.

    Au Togo, le soutien de la Banque a pour objectif de rationaliser le cadre institutionnel des principaux organismes publics impliqués dans le secteur des industries extractives afin de renforcer leur efficacité et leur responsabilisation et d’optimiser ainsi la gestion de ce secteur. La Banque appuie par ailleurs le développement des compétences des petits mineurs artisanaux tout en diffusant des pratiques d’exploitation minière durable auprès des populations concernées.

    Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale consacré à l’impact de la transition énergétique sur le secteur minier (The Growing Role of Minerals and Metals for a Low-Carbon Future), l’adoption croissante de technologies sobres en carbone va s’accompagner d’une forte hausse de la demande de minéraux et de métaux dans les années qui viennent. Le passage à un avenir sobre en carbone offrira cependant des opportunités aux pays riches en minéraux, à condition toutefois que ceux-ci adoptent des stratégies de long terme pour réaliser des investissements appropriés.

    La Banque mondiale gère l’initiative Zero Routine Flaring by 2030, dont l’objectif est de mettre fin à une pratique qui, depuis 150 ans, consiste à brûler systématiquement le gaz à la torche sur les sites de production pétrolière, plutôt que de le conserver ou de le valoriser pour la production d’électricité. En s’associant à cette initiative, les pays producteurs de pétrole et les compagnies pétrolières s’engagent à renoncer à cette pratique sur les nouveaux sites de production et à y mettre fin le plus tôt possible, et au plus tard en 2030, sur les sites existants. Cette initiative rassemblait 76 États, compagnies pétrolières et institutions de développement en avril 2018, qui représentent collectivement plus de 50 % du volume de gaz torché dans le monde.

    Dernière mise à jour: oct. 05, 2018

  • En vue d’assurer le développement durable et la bonne gouvernance des industries extractives, une activité qui constitue un moteur important de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté dans de nombreux pays en développement, le Groupe de la Banque mondiale a noué des partenariats avec de nombreux organismes engagés dans ce secteur. Cette approche permet de coordonner les efforts déployés, tout en tirant parti des ressources et de l’expertise disponibles afin de mettre fin à la pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée.

     

    Dernière mise à jour: oct. 05, 2018

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