Togo - Vue d'ensemble

  • Étendu sur une longue bande étroite, entre le Ghana à l’ouest, le Bénin à l’est et le Burkina Faso au nord, le Togo possède 56 kilomètres de littoral sur le golfe de Guinée. En 2016, sa population était d’au moins 7,6 millions d’habitants.

    Contexte politique

    Le président Faure Gnassingbé a été réélu pour un troisième mandat de cinq ans en 2015 : son gouvernement compte 29 membres, placés sous l’autorité du Premier ministre, Komi Selom Klassou. Le paysage politique togolais est dominé par cinq formations principales, qui siègent toutes au Parlement. En août 2017, le Togo a connu une montée de manifestations, avec notamment des revendications en faveur du retour à la Constitution de 1992, qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels. Le rejet par l’opposition d’un projet de loi excluant des dispositions clés de la Constitution de 1992 a débouché sur la décision d’organiser un référendum. Des discussions ont été ouvertes en février 2018 entre le parti au pouvoir et l’opposition, sous l’égide du président du Ghana, Nana Akuffo Addo.

    Situation économique

    Sous le double effet des tensions politiques et des mesures d’assainissement budgétaire, l’économie togolaise a marqué le pas en 2017, à 4,4 % selon les estimations, contre 5,1 % en 2016. Le pays doit ce résultat en grande partie aux performances du secteur agricole, qui représente près de 40 % du PIB et fournit plus de 60 % des emplois. Des précipitations suffisantes, l’introduction de nouvelles techniques de culture et la distribution de semences améliorées aux agriculteurs pauvres expliquent la bonne tenue de ce secteur. Les activités de construction ont en revanche souffert de la baisse des dépenses publiques d’investissement tandis que les tensions politiques ont retenti sur le commerce privé. Les industries extractives et le secteur des échanges contribuent également à l’économie nationale.

    L’inflation reste maîtrisée, à 0,7 % en moyenne en 2017, grâce à la politique monétaire prudente menée par les membres de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et au faible niveau des prix alimentaires. Le déficit des transactions extérieures courantes a baissé de 11,1 % du PIB en 2015 à 9,6 % en 2016 et à 8,2 % en 2017, sous l’effet d’une chute des importations et d’une augmentation des exportations. Mais le déficit public reste important, en raison du manque de diversification de l’économie togolaise. Il a été financé par des emprunts publics non concessionnels auprès de banques locales et par les investissements directs étrangers. Avec la prolongation du mécanisme élargi de crédit du FMI approuvé en mai 2017 pour restaurer la viabilité des finances publiques tout en préservant les secteurs sociaux, le gouvernement a engagé un programme d’assainissement budgétaire qui a permis de ramener le ratio de la dette publique au PIB d’un taux record de 81,6 % en 2016 à 78,6 % en 2017. Le déficit budgétaire, qui ressortait à 9,6 % du PIB en 2016, s’est amélioré, pour atteindre 0,5 % en 2017.

    Situation sociale

    Bien que le taux national de pauvreté ait reculé de 59 % en 2011 à 55 % en 2015, la pauvreté reste très élevée au Togo. Son incidence est surtout marquée dans les zones rurales, où 69 % des ménages vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2015. En outre, le taux de pauvreté est plus élevé parmi les ménages dirigés par une femme (57,5 %) que chez ceux dirigés par un homme (55 %). Les femmes sont aussi plus vulnérables, parce qu’elles ont moins accès aux opportunités économiques et sont sous-représentées dans les postes à haute responsabilité.

    Les secteurs de l’éducation et de la santé absorbent une part conséquente des dépenses publiques (respectivement 14 et 7 % en moyenne entre 2009 et 2014). Des efforts supplémentaires sont cependant nécessaires pour remédier aux disparités régionales d’affectation des ressources et optimiser leur utilisation.

    Enjeux de développement

    Le Togo doit redoubler d’efforts pour réaliser les 17 Objectifs de développement durable d’ici 2030, sachant qu’il n’avait progressé que sur six des huit objectifs du Millénaire pour le développement fin 2015. Par ailleurs, en dépit d’avancées soulignées dans les éditions 2016 et 2017 du rapport Doing Business, le climat des affaires reste difficile et le pays doit s’employer à améliorer les indicateurs qui y sont analysés. Les principaux enjeux de développement, énoncés dans sa stratégie de réduction de la pauvreté, sont les suivants :

    • développement de secteurs à fort potentiel de croissance ;
    • renforcement des infrastructures économiques ;
    • développement du capital humain, des filets de protection sociale et de l’emploi ;
    • amélioration de la gouvernance ; et
    • promotion d’un développement plus durable, équilibré et participatif.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2018

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Togo 

    Le cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale pour le Togo vise à jeter les bases d’une croissance inclusive et durable, portée par le dynamisme du secteur privé et par des politiques, des investissements et des services publics efficaces. La stratégie met l’accent sur le renforcement de la gouvernance, des institutions et de la responsabilité dans trois domaines d’intervention :

    • la performance du secteur privé et création d’emplois ;
    • les services publics inclusifs ; et
    • la soutenabilité écologique et la résilience.

    Le cadre intègre les priorités thématiques d’IDA-18, à savoir la transformation économique et la création d’emplois, la fragilité, la gouvernance, l’égalité hommes-femmes et l’atténuation du changement climatique. Actuellement, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo comporte 12 projets et programmes, pour un montant total d’engagements de 220,6 millions de dollars. Ces opérations couvrent les secteurs suivants : agriculture, éducation, santé et environnement, ainsi que développement communautaire, protection sociale, télécommunications et infrastructures.

    Société financière internationale (IFC) 
    La stratégie d’IFC, filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, au Togo privilégie des projets dans l’industrie agroalimentaire, les infrastructures et les industries manufacturières. Elle s’emploie à nouer des partenariats avec les banques locales afin de financer ces projets en monnaie locale. De plus, IFC développe des solutions de financement adaptées pour la microfinance et les petites et moyennes entreprises. Afin d’améliorer le climat de l’investissement, elle fournit une assistance technique pour mettre en œuvre des réformes destinées à faciliter les investissements privés.

    Les engagements d’IFC pour le Togo s’élèvent à environ 138 millions de dollars. Les améliorations apportées dans l’environnement réglementaire ont fait progresser le Togo au 150e rang dans le classement 2016 du rapport Doing Business sur la facilité de faire des affaires. En autorisant la publication des avis de constitution d’entreprise via un guichet unique et en supprimant l’obtention obligatoire d’une certification d’opérateur économique, les autorités ont facilité le processus de création d’entreprise. Le gouvernement a engagé des réformes importantes, notamment l’élaboration d’une feuille de route pour améliorer l’environnement de l’activité économique, identifier les principales mesures de court terme permettant d’améliorer les performances de l’économie togolaise, aligner le Code des investissements sur les meilleures pratiques internationales et adopter la nouvelle loi sur les zones franches. Le Togo a privatisé certaines entités publiques, notamment une compagnie d’assurance, deux banques, des hôtels et des entreprises de distribution d’énergie et de manutention de conteneurs.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2018

  • Projet de développement communautaire et de filets sociaux (a) (plus connu sous son appellation « PDCplus »), d’une durée de cinq ans et qui a pris fin en décembre 2017, avait pour objet d’améliorer l’accès des communautés pauvres aux infrastructures socioéconomiques de base et aux dispositifs de protection sociale. Il a dépassé bon nombre de ses cibles : construction de 577 classes de primaire (contre les 500 initialement prévues), qui bénéficient à 39 831 élèves ; construction, réhabilitation ou équipement de 27 centres de santé (20 au départ), aujourd’hui fréquentés par 105 975 bénéficiaires ; et construction de 96 points d’eau potable (contre 50 prévus), où 85 768 personnes viennent se ravitailler. D’autres infrastructures ont été déployées, comme des toilettes collectives, des routes de desserte et des halles pour les marchés.

    À travers des chantiers publics à forte intensité de main d’œuvre, le projet PDCplus a fourni 12 754 emplois temporaires (pour 10 000 prévus) qui ont permis aux bénéficiaires, dont 39 % environ de femmes et 59 % de jeunes, de recevoir une aide financière. Le programme d’alimentation déployé dans 305 écoles dans les zones les plus démunies du pays a permis à 88 927 enfants d’avoir un repas gratuit tout au long de l’année scolaire. Le projet a financé quelque 208 activités rémunératrices, avec un taux d’achèvement de 138,67 %, pour 5 098 personnes (contre une cible initiale de 2 250). Enfin, le programme pilote de transferts en espèces a été mis en œuvre dans les régions de la Kara et des Savanes : 21 500 bénéficiaires issus des ménages les plus démunis ont reçu une dotation mensuelle d’environ 5 000 francs CFA (à peu près 9 dollars) qui leur ont permis de lutter contre la malnutrition des enfants de moins de cinq ans. Assorti de conditions peu contraignantes (disposer d’un certificat de naissance des enfants, assister aux sessions de formation et de suivi et scolariser les autres enfants du ménage par exemple), le programme a contribué à renforcer le capital humain.

    Soucieuse de profiter des acquis du projet PDCplus, la Banque mondiale a alloué 44 millions de dollars supplémentaires en mars 2017 pour aider les communautés pauvres à accéder à des services sociaux et infrastructurels de base mais aussi pour offrir un emploi aux jeunes pauvres et vulnérables.

    Rattraper le retard et révolutionner la chaîne de production avicole en Afrique. Alors qu’elle abrite 13 % de la population mondiale, l’Afrique ne fournit que 4 % des produits aviaires dans le monde. Le déficit de financements appropriés, le manque de compétences techniques de haut niveau et les problèmes d’intrants ont entravé le développement de cette filière. Le centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA) a été créé en 2014 au sein de l’université de Lomé — la seule université d’Afrique de l’Ouest et du Centre qui se consacre à cet enjeu. Le CERSA attire des étudiants de plusieurs nationalités et propose des formations en doctorat et en master, ainsi que des cursus professionnels de courte durée pour les techniciens avicoles. Ses 22 doctorants et ses 76 étudiants en master viennent de onze pays d’Afrique pour effectuer des recherches en appui à la filière avicole locale et régionale. Depuis sa création, l’institut a prodigué une formation technique à plus de 300 aviculteurs au Togo et au Burkina Faso. Grâce à plusieurs partenariats avec d’autres universités d’Afrique, d’Europe et de Chine, le CERSA promeut la recherche et le partage des connaissances entre professionnels de terrain. Il a également noué des partenariats stratégiques avec des acteurs importants du secteur privé et de grands industriels pour promouvoir l’industrialisation de la filière en Afrique.

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2018

  • L’aide financière extérieure n’a cessé de croître depuis le réengagement des bailleurs internationaux au Togo en 2007. L’Union européenne a renforcé ses décaissements et son aide technique tandis que la Banque africaine de développement a préparé et mis en œuvre une nouvelle stratégie-pays pour 2016-2020. Les partenaires bilatéraux (Allemagne, Chine, États-Unis et France) augmentent également leur soutien au développement du pays. Le gouvernement a mis en place des comités de coordination sectorielle afin de gérer plus efficacement ces aides financières. 

    Dernière mise à jour: 19 avr. 2018

Api


FINANCEMENTS

Togo: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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ACTIONS

19 avr. 2018

Africa's Pulse, No. 17, Avril 2018

Nos dernières perspectives économiques tablent sur une croissance à 3,1 % en 2018, qui s’établira à 3,6 % en moyenne sur 2019–20.

07 juin 2017

Réfugiés : comment l’Afrique fait face

De nombreux pays africains, parfois très pauvres, s’attachent à intégrer durablement les réfugiés.

30 oct. 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

30 oct. 2017

Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

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Doing Business au Togo (a)

Le rapport « Doing Business » évalue la règlementation des affaires dans le monde. Découvrez le classement de votre pays.

Autres ressources:

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