Togo - Vue d'ensemble

  • Pays de 7,6 millions d’habitants, le Togo partage ses frontières avec  le Ghana, le Bénin et le Burkina Faso. Le pays possède aussi 56 kilomètres de côte le long du golfe de Guinée. En 2016, sa population était d’au moins 7,6 millions d’habitants.

    Contexte politique

    Les élections législatives de décembre 2018 ont conduit à la mise en place d’un nouveau Parlement, largement dominé par le parti au pouvoir l’Union pour la république (59 sièges sur 91). En dehors de l’Union des forces du changement (7 sièges), quatre autres partis de l’opposition modérée – Nouvel engagement togolais, 3 sièges ; Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement, 2 sièges ; Parti démocratique panafricain, 1 siège ; et Mouvement des républicains centristes, 1 siège—et 18 indépendants font leur entrée au Parlement.

    Dans sa composition actuelle, le nouveau Parlement est jugé largement favorable au nouveau gouvernement formé le 25 janvier 2019 et comptant 26 membres (14 membres de l’ancien gouvernement ont été reconduits à leurs postes, y compris le Premier ministre Selom Komi Klassou).

    Situation économique

    Après avoir une baissé à 4,4 % en 2017, du fait des tensions politiques et de la forte contraction budgétaire, la croissance économique  s’est accélérée en 2018 pour atteindre 4,7% (2,1 % par tête). . Cette reprise a été soutenue principalement par le rebond de l’industrie extractive et la poursuite de l’expansion du secteur agricole  représente près de 40 % du PIB et fournit plus de 60 % des emplois. Du côté de la demande, la croissance a été tirée par un renforcement de l’investissement privé, qui a bénéficié de l’amélioration du climat des affaires, notamment la réduction des coûts et des délais nécessaires à la cession et au transfert de propriété.  

    L’inflation est redevenue positive en juillet 2018 et a maintenu une trajectoire croissante pour atteindre 2 % fin 2018. En moyenne, l’inflation est passée de -0,7% en 2017 à 0,8 % en 2018, soutenue par un raffermissement de la demande intérieure et la hausse des prix internationaux de pétrole.  Avec un rebond des importations de biens d’équipement et une moins bonne performance des exportations, le déficit des transactions extérieures est passé de 7,9 % du PIB en 2017 à 8,1 % en 2018. Les investissements directs étrangers ont contribué à plus de 40 % des besoins en financement extérieurs, les prêts de long terme couvrant le reste.  Avec la prolongation du mécanisme élargi de crédit du FMI approuvé en mai 2017 pour restaurer la viabilité des finances publiques tout en préservant les secteurs sociaux, le gouvernement a engagé un programme d’assainissement budgétaire qui a permis de ramener le ratio de la dette publique au PIB d’un taux record de 81,6% en 2016 à 74,1 % en 2018. Le déficit budgétaire, qui ressortait à 9,6 % du PIB en 2016, s’est amélioré, pour atteindre 3,1 % en 2018.

    Situation sociale

    Bien que le taux national de pauvreté ait reculé de 61,7 % en 2006 à 55,1 % en 2015, la pauvreté reste très élevée et devrait se situer à 47,4 % en 2017. Son incidence est surtout marquée dans les zones rurales, où 69 % des ménages vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2015. En outre, le taux de pauvreté est plus élevé parmi les ménages dirigés par une femme (57,5 %) que chez ceux dirigés par un homme (55 %). Les femmes sont aussi plus vulnérables, parce qu’elles ont moins accès aux opportunités économiques et sont sous-représentées dans les postes à responsabilités.

    Les secteurs de l’éducation et de la santé absorbent une part conséquente des dépenses publiques (respectivement 14 et 7 % en moyenne entre 2009 et 2014). Des efforts supplémentaires sont cependant nécessaires pour remédier aux disparités régionales d’affectation des ressources et optimiser leur utilisation.

    Enjeux de développement

    Le Togo doit redoubler d’efforts pour réaliser les 17 Objectifs de développement durable d’ici 2030, sachant qu’il n’avait progressé que sur six des huit objectifs du Millénaire pour le développement fin 2015. Par ailleurs, le climat des affaires s’améliore grâce à des avancées accomplies ces dernières années, mais les efforts doivent être poursuivis pour consolider ces acquis. Les principaux enjeux de développement (tels qu’énoncés dans le Plan national de développement 2018-22) sont les suivants : développement des secteurs à fort potentiel de croissance, dont l’agro-industrie ; renforcement des infrastructures économiques ; consolidation des services sociaux essentiels dans les secteurs de la santé, de l’eau et de l’énergie ; promotion de l’inclusion financière, de l’égalité hommes-femmes et de la protection sociale et environnementale ; et promotion d’un développement plus durable, équilibré et participatif.

    Les principales priorités du nouveau gouvernement reposent sur trois piliers,  : 

    • consolider la gouvernance démocratique ;
    • promouvoir une croissance durable et inclusive ;
    • renforcer le développement social et le renforcement des mécanismes d'inclusion. 

    Dernière mise à jour: 08 mars 2019

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Togo

    Le cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Togo pour la période 2017-20 vise à jeter les bases d’une croissance inclusive et durable, sous-tendue à la fois par le dynamisme du secteur privé et par des politiques, des investissements publics et des services efficaces. La stratégie met l’accent sur le renforcement de la gouvernance, des institutions et de la responsabilité dans trois domaines d’intervention :

    • performance du secteur privé et création d’emplois ;
    • services publics inclusifs ;
    • soutenabilité écologique et résilience.

    Le cadre intègre les priorités thématiques d’IDA-18, à savoir la transformation économique et la création d’emplois, la fragilité, la gouvernance, l’égalité hommes-femmes et l’atténuation du changement climatique. Actuellement, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo comporte 17 projets et programmes, pour un montant total d’engagements de 385,2 millions de dollars. Ces opérations couvrent les secteurs suivants : agriculture, éducation, santé, énergie et mines, environnement et ressources naturelles, protection sociale, transports et télécommunications, développement urbain et résilience, gouvernance et, enfin, commerce et compétitivité.

    Société financière internationale (IFC)

    La stratégie d’IFC au Togo privilégie des projets dans l’industrie agroalimentaire, les infrastructures et les industries manufacturières. Elle s’emploie à nouer des partenariats avec les banques locales afin de financer ces projets en monnaie locale. De plus, IFC développe des solutions de financement adaptées pour la microfinance et les petites et moyennes entreprises. Afin d’améliorer le climat de l’investissement, elle fournit une assistance technique pour mettre en œuvre des réformes destinées à faciliter les investissements privés.

    Les engagements d’IFC pour le Togo s’élèvent à environ 138 millions de dollars. Les améliorations apportées dans l’environnement réglementaire ont fait progresser le Togo au 137e rang dans le classement 2019 du rapport Doing Business (le pays se situait à la 150e place en 2016). En autorisant la publication des avis de constitution via un guichet unique et en supprimant l’obtention obligatoire d’une certification d’opérateur économique, les autorités ont facilité le processus de création d’entreprise. Parmi les réformes engagées par le gouvernement , l’élaboration d’une feuille de route pour l’amélioration de l’environnement de l’activité économique, l’identification des principales mesures de court terme permettant d’améliorer les performances du Togo, l’alignement du Code des investissements sur les meilleures pratiques internationales et l’adoption de la nouvelle loi sur les zones franches. Le Togo a privatisé certaines entités publiques, notamment une compagnie d’assurance, deux banques, des hôtels et des entreprises de distribution d’énergie et de manutention de conteneurs.

    Dernière mise à jour: 08 mars 2019

  • Rattraper le retard et révolutionner la filière avicole en Afrique

    Alors qu’elle abrite 13 % de la population mondiale, l’Afrique ne fournit que 4 % des produits aviaires dans le monde. Le déficit de financements appropriés, le manque de compétences techniques de haut niveau et les problèmes d’intrants ont entravé le développement de cette filière. Le centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA) a été créé en 2014 au sein de l’université de Lomé — la seule université d’Afrique de l’Ouest et du Centre qui se consacre à cet enjeu. Le CERSA attire des étudiants de plusieurs nationalités et propose des formations en doctorat et en master ainsi que des cursus professionnels de courte durée pour les techniciens avicoles. Ses 22 doctorants et ses 76 étudiants en master viennent de onze pays d’Afrique pour effectuer des recherches en appui à la filière avicole locale et régionale. Depuis sa création, l’institut a prodigué une formation technique à plus de 300 aviculteurs au Togo et au Burkina Faso. Grâce à plusieurs partenariats avec d’autres universités d’Afrique, d’Europe et de Chine, le CERSA promeut la recherche et le partage des connaissances entre professionnels du terrain. Il a également noué des partenariats stratégiques avec des acteurs importants du secteur privé et de grands industriels pour promouvoir l’industrialisation de la filière en Afrique. Le succès du CERSA a permis au Togo d’être qualifié pour deux nouveaux centres d’excellence dans les domaines des villes durables et de l’énergie.

    Dernière mise à jour: 08 mars 2019

  • L’aide financière extérieure n’a cessé de croître depuis le réengagement des bailleurs internationaux au Togo en 2007. L’Union européenne a renforcé ses décaissements et son aide technique tandis que la Banque africaine de développement a préparé et mis en œuvre une nouvelle stratégie-pays pour 2016-20. Les partenaires bilatéraux (Allemagne, Chine, États-Unis et France) augmentent également leur soutien au développement du pays. Le gouvernement a mis en place des comités de coordination sectorielle afin de gérer plus efficacement ces aides financières.

    Dernière mise à jour: 08 mars 2019

Api


FINANCEMENTS

Togo: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

ACTIONS

La croissance revue à la baisse en 2018

Selon les estimations, la croissance économique en Afrique subsaharienne est passée de 2,3 % en 2017 ...

07 juin 2017

Réfugiés : comment l’Afrique fait face

De nombreux pays africains, parfois très pauvres, s’attachent à intégrer durablement les réfugiés.

30 oct. 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

30 oct. 2017

Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, audiodiffusions et galleries de photos qui reflètent le travail de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne.

31 oct. 2017

Doing Business au Togo (a)

Le rapport « Doing Business » évalue la règlementation des affaires dans le monde. Découvrez le classement de votre pays.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Point de contact principal
B.P. 3915
Lome, Togo
+228-2253-6700
Informations générales et renseignements
Sylvie Nenonene
Chargée de communication
snenonene@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
togoalert@worldbank.org