Sénégal - Vue d'ensemble

  • Le pays en bref

    Pays sahélien situé dans la partie la plus occidentale de l’Afrique, le Sénégal a une superficie de 196 722 km². Sa population est estimée à environ 15,3 millions d’habitants en 2016/2017 ; selon le dernier recensement de 2013, environ un quart (23 %) des habitants du pays sont concentrés dans la Région de Dakar et 40 % vivent dans des zones urbaines.

    Situation politique

    Le Sénégal, qui compte parmi les pays les plus stables d’Afrique, a considérablement renforcé ses institutions démocratiques depuis son indépendance en 1960.

    Un référendum constitutionnel a été organisé le 20 mars 2016 dans le but de renforcer le système politique en raccourcissant le mandat présidentiel de sept à cinq ans, en créant un Haut conseil des collectivités territoriales, en autorisant la participation de candidats indépendants à tous les types d’élections et en conférant un statut officiel au chef de l’opposition. Le prochain scrutin présidentiel doit se dérouler en 2019, tandis que des élections législatives sont prévues en 2017.

    Situation économique

    Le Sénégal enregistre des résultats macroéconomiques solides : la croissance de l’économie sénégalaise a atteint respectivement 6,5 et 6,6 % en 2015 et 2016, ce qui correspond à la deuxième meilleure performance en Afrique de l’Ouest et place le Sénégal au quatrième rang des pays les plus dynamiques en Afrique subsaharienne.

    Alors qu’il avait enregistré une expansion de 18 % en 2015, le secteur primaire, dopé par la pêche et l’agriculture, a continué de tirer la croissance en 2016 avec une progression de 10 %. Dans le secteur agricole, en particulier, cette croissance s’explique par les très bons résultats obtenus dans des secteurs faisant l’objet de programmes publics ciblés (les arachides, le riz et l’horticulture). Le secteur industriel a également progressé pour atteindre une croissance de 6,8 %, grâce aux performances solides des industries extractives, agroalimentaires et chimiques. Avec une expansion de 5,6 % due principalement à l’essor des transports et des communications, le secteur des services, qui représente plus de la moitié du PIB sénégalais, a continué de croître bien qu’à un rythme plus faible que les autres secteurs. La demande est restée soutenue : les exportations, principal moteur de la demande, ont connu une croissance de 8,3 % tandis que les investissements se sont accélérés à un rythme de 8 % environ. Les réformes et les investissements publics réalisés dans le cadre du « Plan Sénégal émergent » (PSE), ainsi que les bonnes conditions météorologiques et la baisse des prix pétroliers sont autant de facteurs qui ont contribué à ces performances.

    Sur le front extérieur, le déficit de la balance courante a été ramené de 7 à 6,5 % du PIB entre 2015 et 2016, grâce à une hausse des exportations.

    De même, la situation budgétaire s’est améliorée : les pouvoirs publics ont plafonné les dépenses de fonctionnement et augmenté les recettes fiscales (pour les porter à un niveau supérieur à 20 % du PIB), ce qui a permis de dégager une marge de manœuvre suffisante au profit de l’investissement public, qui a représenté environ 13 % du PIB, soit un niveau conforme aux objectifs du PSE. Ces mesures ont entraîné une réduction du déficit budgétaire de 4, 8 à 4,2 % du PIB entre 2015 et 2016. La dette publique s’est creusée à 60 % du PIB en 2016, contre 57 % en 2016, mais le risque de surendettement reste faible selon la dernière analyse de soutenabilité de la dette (DSA).

    Les perspectives de l’économie sénégalaise restent positives, avec une croissance qui devrait se stabiliser à des niveaux similaires en 2017 puis dans les prochaines années, grâce à la mise en œuvre du PSE, qui vise à lever les obstacles structurels à la croissance et à faciliter l’initiative privée.

    Enjeux de développement                                                                                                       

    Le principal enjeu de développement pour le Sénégal réside dans la mise en œuvre du PSE. Malgré les efforts déployés pour améliorer la qualité de l’investissement public, les effets structurels du PSE risquent d’être en deçà des attentes ou retardés en raison de contraintes techniques ou de l’évolution des priorités. L’accélération de l’investissement public pourrait compromettre la discipline budgétaire dans un contexte de hausse de la dette de l’État, tandis que les investissements privés risquent de stagner si le climat de l’investissement ne s’améliore pas assez vite.

    Quant aux facteurs de risques exogènes, une remontée plus rapide qu’attendu des cours du pétrole et des produits alimentaires risque de peser sur la balance extérieure du Sénégal. En outre, les difficultés auxquels sont confrontés ses principaux partenaires commerciaux, à savoir l’Europe et la Chine, pourraient entraîner une détérioration des exportations du Sénégal et influer négativement sur ses financements internationaux. L’augmentation des taux d’intérêt au sein de l’UEMOA risque par ailleurs d’alourdir le coût de sa dette publique.

    Situation sociale

    Le taux de pauvreté, qui atteint 46,7 % selon les dernières estimations, reste élevé. Le taux de croissance du PIB est bien en deçà du niveau nécessaire pour faire reculer la pauvreté, tandis que le poids de plus en plus important des exportations de biens à forte intensité capitalistique, au détriment de secteurs intensifs en main-d’œuvre, limite la création de nouveaux emplois. La série de chocs économiques dont a souffert le Sénégal au cours des dernières années est venue freiner encore davantage les progrès : l’incidence de la pauvreté n’a baissé que de 1,8 point de pourcentage entre 2006 et 2011, tandis que le nombre absolu de pauvres, lui, augmentait, pour atteindre 6,3 millions en 2011.

    Le niveau des inégalités reste modéré et se situe au-dessous de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne. Les disparités géographiques restent cependant très prononcées : deux habitants sur trois vivent dans la pauvreté dans les zones rurales, et en particulier dans le Sud du pays, contre un sur quatre à Dakar. Si le pays a enregistré un certain nombre d’avancées sur le front de l’accès à l’éducation, un nombre important de jeunes ne fréquentent que des établissements coraniques, lesquels ne dispensent pas un enseignement aligné sur les programmes scolaires de l’école publique et sont en outre parfois associés à des pratiques de mendicité enfantine, surtout à Dakar.

    Afin d’améliorer le bien-être et le capital humain des plus pauvres, le président Sall s’est engagé à accélérer le déploiement du Programme national de bourses de sécurité familiale.

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2017

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale au Sénégal

    L’actuelle stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale pour le Sénégal a été présentée au Conseil des administrateurs le 19 février 2013. Elle couvre la période 2013-2017 et a été élaborée conjointement par l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Pleinement conforme aux stratégies et priorités gouvernementales exposées dans le Plan Sénégal émergent, la nouvelle stratégie propose d’articuler le soutien du Groupe de la Banque mondiale autour d’un axe unique : le renforcement de la résilience grâce à un cadre de gouvernance destiné, d’une part, à accélérer une croissance plus équitable et créatrice d’emplois, et, d’autre part, à améliorer les services publics.

    En octobre 2016, le montant total des engagements de l’IDA s’élève à 922,4 millions de dollars. Ce portefeuille, constitué de 19 projets nationaux et sept projets régionaux, concerne principalement l’agriculture (21 %), l’eau, l’assainissement et la lutte contre les inondations (16,35 %), l’administration publique et la gouvernance (15,6 %), et l’éducation (16 %).

    Au mois de septembre 2016, les engagements d’IFC au Sénégal atteignaient 138,2 millions de dollars, tandis que les engagements bruts de la MIGA s’élevaient à 326,3 millions de dollars.

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2017

  • Le Groupe de la Banque mondiale a aidé le Sénégal à obtenir des résultats importants dans les secteurs suivants :

    Eau et assainissement

    Trois projets se sont succédé dans ce secteur depuis une vingtaine d’années : le Projet pour le secteur de l’eau, le Projet d’approvisionnement en eau potable à long terme (PLT) et l’actuel Programme national d'eau potable et d'assainissement du millénaire (PEPAM). La nouvelle stratégie de la Banque pour le Sénégal prévoit le lancement d’une nouvelle opération pour prendre la suite de ces projets.

    Grâce à l’appui de la Banque mondiale, 206 160 habitants dans les zones urbaines ont été raccordés au réseau d’adduction d’eau et 82 260 personnes supplémentaires ont désormais accès à des services d’assainissement améliorés ; dans les zones rurales, 172 370 habitants de plus ont désormais accès à l’eau potable, tandis qu’ils sont 193 730 à avoir eu accès à des services d’assainissement améliorés.

    Agriculture

    Le Programme de productivité agricole en Afrique de l'Ouest, un programme régional couvrant 13 pays, a produit les résultats suivants au Sénégal :

    • 423 000 producteurs et transformateurs agricoles, dont 38 % de femmes, ont pu tirer parti du développement, de la diffusion et de l’adoption de technologies agricoles améliorées entre 2012 et 2015 ;
    • le programme a permis le bon fonctionnement de la recherche agricole et contribué à la mise au point de 14 nouvelles variétés de millet, de sorgho et de niébé à haut rendement, à maturation précoce et résistantes à la sécheresse, en vue de développer une agriculture climato-intelligente ; il a aussi procédé à la modernisation des équipements et installations de base du Centre national de spécialisation ainsi qu’à la mise à niveau de ses capacités humaines ;
    • le programme a mis en place un important dispositif de bourses destiné aux jeunes chercheurs agronomes : 170 bourses ont ainsi été attribuées, dont 99 pour des doctorats et 71 pour des masters ; l’objectif est de renforcer les carrières scientifiques pour les jeunes chercheurs, de combler la pénurie observée dans certains champs de la recherche, et de remplacer les chercheurs partant à la retraite ;
    • une plateforme en ligne a été créée afin d’augmenter l’efficacité et la transparence de la distribution des intrants subventionnés ; 800 000 agriculteurs y sont actuellement inscrits sur le million visé.

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2017

  • La plupart des organismes bilatéraux et multilatéraux de développement ont une présence active au Sénégal. Des progrès considérables ont été accomplis depuis quelques années pour harmoniser l’aide au développement, conformément aux principes formulés dans la Déclaration de Paris et dans le Programme d’action d’Accra.

    Dernière mise à jour: 20 avr. 2017

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FINANCEMENTS

Sénégal: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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