Maurice - Vue d'ensemble

  • Le pays en bref

    Situé au large de la côte sud-est de l’Afrique et voisin de La Réunion, Maurice est un État insulaire de 1,3 million d’habitants qui possède un immense domaine maritime, de plus de 1 million de kilomètres carrés. Sa situation politique et économique est stable depuis son indépendance en 1968. En revanche, sur le plan environnemental, le pays est très exposé au changement climatique et à l’élévation du niveau de la mer.

    Situation politique

    Maurice est une démocratie parlementaire stable dont la vie politique est marquée par des alternances de coalitions. Le président de la République est le chef de l’État tandis que le Premier ministre est le chef de gouvernement et dispose des pleins pouvoirs exécutifs. L’alliance Lepep — une coalition qui réunit le Mouvement socialiste militant (MSM), le Parti mauricien social démocrate (PMSD) et le Mouvement pour la libération — a remporté les élections législatives de décembre 2014, avec une majorité confortable (elle détient actuellement 53 des 69 sièges que compte l’Assemblée nationale). Anerood Jugnauth, fondateur du MSM, a été nommé Premier ministre.

    Son fils et ministre des Finances Pravind Jugnauth le remplace après sa démission en janvier 2017 (le Premier ministre étant alors âgé de 86 ans), en accord avec la Constitution du pays qui prévoit qu’en cas de démission du Premier ministre en cours de mandat, c’est le responsable du parti majoritaire à l’Assemblée qui lui succède. Le nouveau Premier ministre a remanié le gouvernement mais il conserve le maroquin des Finances. Les prochaines élections sont prévues à la fin de l’année 2019, de sorte que la nouvelle équipe est à peu près à mi-mandat.

    Situation économique

    Depuis plusieurs années, l’économie mauricienne progresse à un rythme modéré mais constant, globalement conforme à son potentiel de production (en 2016, la croissance du PIB est ressortie à 3,8 %). Si ces performances sont à imputer essentiellement au secteur tertiaire, en particulier à l’essor des services financiers et du tourisme, elles doivent également beaucoup aux télécommunications, à l’immobilier et au commerce de détail. Le repli de l’industrie textile (-0,3 point de pourcentage du PIB en 2016) constitue le principal frein à cette expansion. Du côté des dépenses, la consommation privée s’est stabilisée autour de 3 % tandis que l’investissement a repris des couleurs après un ralentissement inédit en 2016, à 17,3 % du PIB. L’inflation des prix à la consommation a été contenue, ressortant en moyenne à 2,3 % en 2016, avant de progresser fortement à mi-2017. En juin 2017, l’indice des prix à la consommation avait augmenté de 6,4 % en un an, une hausse qui s’explique avant tout par l’augmentation du prix des légumes (les récoltes ayant pâti de mauvaises conditions météorologiques). L’inflation sous-jacente, encore modérée actuellement, semble être sur une tendance ascendante.

    La position extérieure de l’économie demeure solide. Le déficit du compte courant s’est fortement contracté ces dernières années, à 4,6 % du PIB en 2016 (contre un niveau moyen proche des 8 % au cours de la dernière décennie), sous l’effet conjugué de l’amélioration du déficit des échanges de marchandises (le coût des importations ayant diminué du fait de la baisse des cours internationaux ) et de l’excellente tenue des dépenses touristiques. Les importants flux d’investissements directs du secteur des sociétés offshore soutiennent toujours le financement extérieur et les réserves de change sont en constante progression, atteignant 5,3 milliards de dollars en juin 2017, l’équivalent d’environ neuf mois d’importations.

    Perspectives

    L’économie mauricienne devrait conserver le rythme d’expansion enregistré ces dernières années, qui concorde globalement avec les projections de croissance potentielle. Ce scénario de référence intègre un tour de vis budgétaire, dans la lignée des projections officielles à moyen terme, le gouvernement cherchant à atténuer ses déficits pour réduire le poids de la dette publique brute. Sous réserve que l’ambitieux programme des autorités pour les infrastructures s’accélère et attire davantage d’opérateurs privés — même si, dans ce cas-là, le gouvernement risque de devoir durcir une politique monétaire jusqu’ici très accommodante pour éviter une surchauffe de l’économie — ces prévisions pourraient être dépassées. À contrario, en cas de sous-exécution des investissements publics (une tendance observée ces dernières années) et de poussée inflationniste durable liée à la hausse récente de l’offre et nécessitant une intervention politique, l’économie mauricienne pourrait afficher des contreperformances par rapport au scénario de référence.

    À environ 65 % du PIB, l’endettement public reste important mais, selon les dernières estimations, la viabilité de la dette n’est pas menacée. La faiblesse de la dette publique extérieure (autour de 25 % du PIB et essentiellement liée à des prêts de long terme à conditions de faveur) améliore le profil de risque de Maurice. En prévoyant de ramener le ratio dette/PIB à 60 %, le cadre budgétaire à moyen terme du gouvernement affiche des ambitions modestes.

    Enjeux de développement

    Le secteur offshore de Maurice, relativement important, doit s’adapter à l’évolution rapide de l’environnement réglementaire international et, surtout, à l’entrée en vigueur des révisions apportées à l’accord contre la double imposition avec l’Inde. Ayant pris acte de ces changements, le secteur et ses organes réglementaires souhaitent faire de Maurice un véritable pôle financier régional. Mais les menaces planant sur le secteur financier pourraient peser sur cette activité et, par ricochet, sur l’économie tout entière.

    À long terme, Maurice devra impérativement préserver son modèle historique de croissance inclusive et, parallèlement, progresser vers son objectif de devenir une économie à revenu élevé. Il faudra pour cela améliorer les performances du système éducatif, s’atteler aux contraintes entravant la productivité du travail (dont des inégalités hommes-femmes persistantes) et investir de manière durable et efficace dans la réhabilitation des infrastructures publiques. La question des disparités entre les sexes reste brûlante : en dépit d’une bonne réussite scolaire des femmes, les écarts de salaire restent élevés, autour de 30 % dans le secteur privé, tandis que le taux d’activité des femmes est remarquablement faible (inférieur de 32 points de pourcentage à celui des hommes en 2015).

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale à Maurice

    Le rôle du Groupe de la Banque mondiale évolue à mesure que le pays gagne un meilleur accès aux marchés financiers. Maurice est l’un des rares pays d’Afrique à pouvoir bénéficier des ressources de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) du fait de son niveau de revenu, relativement élevé. Si la demande de financements de la part des autorités mauriciennes est en baisse (elle est ressortie en moyenne à plus de 60 millions de dollars par an entre les exercices 2007 et 2013), la demande de prestations intellectuelles est en hausse.

    Le Groupe de la Banque mondiale a finalisé son nouveau cadre de partenariat avec Maurice pour les exercices 2017 à 2021, en s’appuyant pour cela sur les conclusions du diagnostic systématique de la situation du pays, qui a évalué les freins à la croissance et à la réduction de la pauvreté et identifié les possibles leviers d’action.

    Le cadre de partenariat entend aider Maurice à s’atteler aux priorités nationales dans le but de promouvoir durablement une prospérité partagée. Le portefeuille de prêts devrait s’élever à 25 millions de dollars, une somme qui correspond au financement planifié en appui au programme accéléré pour l’intégration économique ainsi qu’au projet d’investissement dans la pêche régionale et l’économie bleue dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. De nouvelles opérations de prêt pourront être envisagées à la demande des autorités et au vu des performances pendant la période couverte par le cadre de partenariat — compte tenu également de l’évolution de la conjoncture internationale dont dépendent les capacités financières de la BIRD et qui peut susciter des demandes de la part d’autres emprunteurs.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • Le soutien qu’apporte la Banque mondiale aux autorités mauriciennes prend essentiellement la forme d’un transfert de connaissances, et notamment d’assistance technique. Les autorités estiment que l’intégration régionale relève à part entière de la stratégie de développement visant à dynamiser la croissance et à installer un développement durable. La Banque mondiale soutient à cet effet les priorités régionales que s’est fixées le pays, y compris « l’économie bleue » dont l’objectif est une utilisation durable des ressources maritimes. Elle compile actuellement, à la demande du gouvernement, des travaux d’analyse qui permettront de mesurer le potentiel à court, moyen et long termes de l’économie bleue du point de vue de la croissance et de la création d’emplois, tout en mettant en évidence les obstacles à surmonter. La récente Conférence ministérielle africaine sur les économies océaniques et le changement climatique, organisée conjointement par la Banque mondiale et Maurice, confère à ce pays un rôle de chef de file international dans ce domaine. Grâce à l’aide de la Banque mondiale, Maurice fait désormais figure d’expert auprès des gouvernements africains sur « la manière de mener des réformes », tout en bénéficiant aussi de leurs apports de connaissances sur des domaines propres à leurs programmes de réformes.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • La Banque mondiale dialogue de manière régulière avec les partenaires du développement bilatéraux et multilatéraux intervenant aux côtés des autorités mauriciennes.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

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FINANCEMENTS

Maurice: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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