Mauritanie - Vue d'ensemble

  • Pays essentiellement désertique, la Mauritanie ne dispose que de 0,5 % de terres arables. Avec 4,3 millions d’habitant (2016) et une densité de 3,9 personnes au kilomètre carré, c’est le quatrième pays le moins densément peuplé d’Afrique. La Mauritanie est bordée par l’océan Atlantique, le Sénégal, le Mali, l’Algérie et le Maroc (territoire contesté du Sahara occidental).

    Situation politique

    Depuis son indépendance en 1960, la Mauritanie a été politiquement stable jusqu’au coup d’État militaire de juillet 1978, qui a renversé son premier président, Mokhtar Ould Daddah. Le dernier coup d’État en date, qui remonte à août 2008, a porté au pouvoir le général Mohammed Ould Abdel Aziz. Ce dernier a remporté les élections de 2009, puis a été réélu en 2014 pour un second et dernier mandat. En 2017, un référendum constitutionnel a supprimé le Sénat, créé des conseils régionaux pour le développement local, modifié l’hymne et le drapeau national et, fusionné diverses instances au sein d’un Haut Conseil de la Fatwa et des Recours gracieux.

    Les élections législatives, régionales et communales de septembre 2018 ont opposé105 partis dont 25 ont obtenu un siège au parlement et plus de 35 aux conseils régionaux et municipaux. L’Union pour la République (UPR) et ses alliés de la majorité présidentielle disposent de 116 sièges à l’Assemblée nationale, suivie par l’opposition qui en a 39 dont 30 pour parti islamiste Tawassoul et par 2 députés sans parti. Le prochain scrutin présidentiel se tiendra en 2019 et selon la Constitution, le président Mohammed Ould Abdel Aziz ne pourra pas se représenter.

    Situation économique

    Grâce à une politique budgétaire prudente et à la remontée progressive des cours mondiaux des minerais, la Mauritanie est sortie de la période de ralentissement provoquée par la chute des prix des matières premières. La croissance du PIB réel s’est accélérée à 3,5 % en 2017, contre un taux de 2 % l’année précédente, sous l’effet principalement des meilleures performances affichées par les secteurs de la pêche, de l’élevage, de l’industrie manufacturière et du commerce. Mais, compte tenu de la croissance démographique (environ 3%), la reprise économique reste insuffisante et ne se traduit que par une hausse de 1,1 % du revenu réel par habitant. Cette situation compromet les progrès accomplis en matière de réduction de la pauvreté entre 2008 and 2014.

    La rigueur budgétaire, conjuguée au rebond des exportations minières, ont ramené le déficit des transactions courantes de 15,8 à 11 % du PIB entre 2016 et 2017. Ce redressement a permis de réduire les tensions liées aux financements extérieurs et de maintenir le niveau des réserves de la banque centrale à hauteur de 5,1 mois d’importations. L’ampleur du déficit continue cependant de poser un problème structurel au niveau des politiques macroéconomiques. À cela s’ajoutent la concentration des ressources extérieures dans des investissements directs étrangers portant sur les industries extractives et le recours à l’emprunt extérieur pour financer l’investissement public.

    Perspectives à moyen terme

    Les perspectives économiques restent favorables, malgré un ralentissement de la croissance qui devrait atteindre 3% en 2018, dû principalement à la sécheresse qui a frappé le Sahel et a affectée la production agricole. L'activité économique devrait s’accélérer en 2019-2020, à condition que les réformes se poursuivent surtout celles des secteurs agricole et des infrastructures portuaires qui devraient contribuer à augmenter la productivité du secteur primaire. La performance de l’économie dépendra également des réformes sur le climat des affaires et de l’augmentation de la production du secteur extractif suite à l’expansion des mines d’or.

    La politique budgétaire, ancrée sur le programme de la Mauritanie avec le Fond monétaire internationale, devrait rester prudente à moyen terme et dégager un excédent du solde primaire (hors dons) de 1,2% du PIB d’ici 2020.

    Finalement, les pressions sur la balance extérieure devraient se réduire grâce au rebond des exportations de produits extractifs et de la pêche, ce qui atténuera les pressions sur les réserves de change.

    Situation sociale

    La Mauritanie a connu une période de croissance soutenue entre 2008 et 2014, qui s’est accompagnée de progrès significatifs sur le plan du bien-être des ménages. La croissance réelle des dépenses des ménages s’élevait en moyenne à 1,52 % par habitant et par an. Toutes les catégories de revenu en ont bénéficié, et le pays a enregistré une nette réduction du taux de pauvreté, qui a reculé de 44,5 à 33 % sur cette période. L’amélioration des niveaux de vie a été plus marquée pour les populations vivant dans la pauvreté et l’extrême pauvreté que pour le reste de la population. Les inégalités ont par conséquent diminué : le coefficient de Gini, qui mesure les disparités de revenu dans une population donnée, a baissé de 35,3 à 31,9 entre 2008 et 2014. Ces avancées s’expliquent par la hausse de la production, de la productivité et des revenus enregistrée dans les zones rurales à la suite de la restructuration du secteur de l’agriculture et de l’élevage, ainsi que par d’autres facteurs tels que les migrations internes et l’évolution des prix relatifs.

    Certaines catégories de la population mauritanienne n’ont toutefois pas bénéficié de ce processus, tandis que le pays est à la traîne en ce qui concerne un grand nombre d’indicateurs sociaux. La pauvreté n’a pas reculé à Nouakchott, en raison probablement des migrations vers les zones urbaines, la capitale attirant les plus pauvres d’entre les pauvres. Les taux d’activité et d’emploi n’ont pas progressé, et ceux qui sont exclus du progrès social, à savoir notamment les jeunes, les femmes et les travailleurs pauvres, sont de plus en plus marginalisés. Les taux de scolarisation des enfants de 6 à 11 ans est de 55 % seulement, un tiers des ménages vivent dans des logements précaires, et 38 % de la population s’éclaire à l’électricité.

    Dernière mise à jour: janv. 15, 2019

  • C’est en 1963 que le Groupe de la Banque mondiale a mené son premier projet de développement en Mauritanie, avec le financement de la MIFERMA, une multinationale du secteur minier. Cette collaboration a été progressivement étoffée à compter de 1985. Actuellement, le portefeuille de la Banque en Mauritanie comporte neufs projets nationaux et 8 régionaux, pour un engagement global de 390,76 millions de dollars.  Les engagements de la Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, ont atteint 49, 5 millions en juin 2018, alors que les engagements bruts de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) étaient de 302,7 millions de dollars en mai 2018.

    Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le 12 juillet 2018 un nouveau cadre de partenariat qui régira ses activités en Mauritanie au cours des six prochaines années, avec l’objectif de créer les conditions d’une croissance durable et équitable. 

    Dernière mise à jour: janv. 15, 2019

  • Développer le secteur de l’éducation

    La Banque apporte son appui à deux projets dans le secteur de l’éducation : un projet pour l’enseignement supérieur (15 millions de dollars) et un projet pour le renforcement des compétences (16 millions de dollars). Ces deux opérations visent à améliorer la pertinence et l’efficacité de la formation technique et professionnelle en permettant à la main-d’œuvre nationale de mieux répondre aux attentes du marché et en consolidant le cadre institutionnel. Parmi les grandes priorités figurent la modernisation des établissements de formation et la qualité des programmes : sept établissements de formation ont déjà négocié des contrats de performance, et plusieurs programmes satisfaisant aux normes internationales sont en cours de certification. Un cadre de réglementation destiné aux établissements de formation privés est actuellement mis en place pour accroître l’offre de programmes à même de répondre à la demande. En mars 2015, la Banque a approuvé un financement supplémentaire de 11,3 millions de dollars pour le renforcement des compétences.

    Donner davantage d’autonomie aux communes

    Le Programme national intégré d’appui à la décentralisation, au développement local et à l’emploi des jeunes (PNIDDLE), est un programme phare du gouvernement mauritanien qui cible les communes les plus démunies à travers le territoire. Financé à hauteur de 52 millions de dollars sur budget de l’État avec un appui de 25 millions de dollars de l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, ce programme, lancé en 2014, vise à promouvoir la gouvernance locale en mettant l’accent sur une approche participative des communes.

    Dernière mise à jour: janv. 15, 2019

  • La Mauritanie bénéficie du concours financier de différentes organisations extérieures : Banque africaine de développement, Union européenne, Nations Unies et donateurs bilatéraux. Elle reçoit aussi une aide financière de fonds arabes, tandis que la Chine a récemment accru son soutien. 

    Dernière mise à jour: janv. 15, 2019

Api


FINANCEMENTS

Mauritanie: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

ACTIONS

oct. 03, 2018

Africa's Pulse, No. 18, Octobre 2018

Selon les estimations, la croissance économique en Afrique subsaharienne est passée de 2,3 % en 2017 à 2,7 % en 2018, soit un taux à peine supérieur à celui de la croissance démographique.

juin 07, 2017

Réfugiés : comment l’Afrique fait face

De nombreux pays africains, parfois très pauvres, s’attachent à intégrer durablement les réfugiés.

oct. 30, 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

oct. 30, 2017

Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, audiodiffusions et galleries de photos qui reflètent le travail de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne.

oct. 31, 2017

Doing Business en Mauritanie (a)

Le rapport « Doing Business » évalue la règlementation des affaires dans le monde. Découvrez le classement de votre pays.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Point de contact principal
Thiane Dia
Assistante
Lot N. 02 F Nord Liaison Ksar
BP 667
Nouakchott, Mauritanie
TEL.: (+222) 45 25 10 17
TEL.: (+222) 45 25 13 59
FAX.: (+222) 45 25 13 34
Informations générales et renseignements
Mademba Ndiaye
Chargé de communications
Dakar, Sénégal
+221-33-859-41-00
mademba@worldbank.org
Plaintes et problèmes liés aux projets
mauritaniaalert@worldbank.org