Guinée - Vue d'ensemble

  • Présentation

    Située en Afrique de l’Ouest, la Guinée s’étend sur une superficie de 245 860 km² ; elle est bordée, au nord, par la Guinée-Bissau, le Sénégal et le Mali, et, au sud, par la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire. Selon des estimations de la Banque mondiale de 2016, la population guinéenne s’établit à 12,6 millions d’habitants.

    Situation politique

    Le 31 octobre 2015, le président Alpha Condé est réélu pour un second mandat avec 57 % des suffrages à l’issue d’une élection contestée, et investi le 14 décembre suivant (soit trois semaines à peine avant que la Guinée ne soit déclarée exempte du virus Ebola). Il nomme Mamady Youla au poste de Premier ministre. Cet économiste a à son actif une carrière mixte dans le secteur privé et dans la fonction publique. Le nouveau gouvernement comprend sept femmes à des portefeuilles clés.

    La Guinée s’est dotée d’un nouveau plan de développement pour la période 2016 à 2020. Ce plan, qui constitue désormais le seul document de référence en matière de développement, vient remplacer le troisième document de stratégie de réduction de la pauvreté pour 2013-2015, le plan quinquennal (2011-2015) et le plan de relance post-Ebola (2015-2017). Il a été validé en Conseil des ministres en février 2017 et adopté par l’Assemblée nationale au mois de juin suivant.

    Une révision du code électoral, portée à la fois par le gouvernement et les principaux partis d’opposition, a été adoptée par l’Assemblée nationale en février 2017, puis officiellement promulguée par le président Condé au mois de juillet. Conformément à l’accord conclu en 2016 entre le gouvernement et l’opposition, la désignation des présidents de quartiers et de districts s’effectuera dorénavant au prorata des résultats obtenus par chaque parti politique lors des élections locales. Les scrutins locaux étaient initialement prévus en 2013. Les prochaines élections législatives devraient se tenir en 2018.

    En septembre 2017, les autorités guinéennes ont annoncé avoir obtenu de la Chine un prêt d’un montant de 20 milliards de dollars qui sera débloqué sur les vingt prochaines années, en contrepartie de concessions minières (pour l’exploitation de la bauxite principalement). Sur cette enveloppe, un financement de 3 milliards de dollars est disponible immédiatement. Les investissements prioritaires concernent les secteurs de l’infrastructure, de l’énergie, de la santé et de l’environnement.

    Situation économique

    L’économie guinéenne se relève lentement de l’épidémie d’Ebola et de la chute des prix des matières premières qui l’ont frappée de plein fouet en 2014 et 2015. La croissance du PIB a atteint 6,6 % en 2016, grâce à la hausse de la production de bauxite et d’or, et de la bonne résistance affichée par l’agriculture. En dépit de la stagnation persistante des services et des industries manufacturières dans le sillage de la crise Ebola, les projections tablent sur une croissance du PIB de 6,7 % pour 2017. Après la conclusion d’un programme de facilité élargie de crédit avec le Fonds monétaire international (FMI), des négociations sont actuellement en cours un nouveau programme.

    La situation des finances publiques s’est améliorée en 2016 : le déficit budgétaire de la Guinée, qui s’était creusé à 8,1 % du PIB en 2015, a été ramené à 1,4 % en 2016. Les recettes publiques (sans compter les dons) ont grimpé à 15 % du PIB en 2016, contre 13,7 % en 2015. Cette amélioration est le fruit des mesures adoptées pour mieux mobiliser les recettes intérieures, conjuguées à une réduction des dépenses publiques. Les autorités ont cependant veillé à préserver les dépenses en faveur des ménages pauvres, comme en témoigne la part accordée à la santé dans le budget de l’État, qui est passée de 2,5 % en 2015 à 4 % en 2016. Le déficit budgétaire devrait se situer à 2,8 % du PIB en 2017. Le taux d’inflation pourrait atteindre 8,5 % en 2017 (contre 8,2 % en 2015), en raison de la dépréciation du franc guinéen et de la hausse des prix intérieurs. 

    Selon l’analyse de la viabilité de la dette (a) réalisée par la Banque mondiale et le FMI, la Guinée est exposée à un risque modéré de surendettement et une plus grande vulnérabilité. Les équipes de la Banque mondiale et du FMI collaborent étroitement avec les autorités guinéennes pour que tous les prêts contractés en 2017 et par la suite aient un caractère fortement concessionnel et un effet marqué sur le développement.

    Situation sociale

    Environ 55 % de la population guinéenne vivait dans la pauvreté en 2012, mais ce taux s’est probablement aggravé en 2014 et 2015 en raison de la crise Ebola et de la stagnation de l’activité économique qui s’en est suivie, particulièrement dans les régions du pays qui ont été les plus touchées par le virus et où le taux de pauvreté dépassait déjà la moyenne nationale. 

    Un sondage par téléphone mobile, réalisé en septembre 2015 auprès d’environ 2 500 ménages répartis dans tout le pays, a confirmé que l’épidémie avait eu de graves conséquences sur leur situation. Le niveau de bien-être mesuré en fonction de la possession d’actifs a reculé, ce qui va de pair avec une baisse marquée du revenu (plus de 30 %) dans les ménages ruraux et chez les femmes vivant dans les régions gravement touchées pour le virus. L’enquête a également mis en évidence une baisse de la consommation alimentaire chez ces ménages. Parallèlement, le taux de chômage en milieu urbain a doublé, passant de 8 % en 2012 à 16 % en 2015 ; près de 10 % des ménages ont retiré leurs enfants de l’école, par crainte, majoritairement, du virus Ebola. Contre toute attente, la production agricole a bien résisté à la crise et les prix des aliments sont restés stables.

    La proportion de pauvres reste beaucoup plus élevée en milieu rural (65 % en 2012) qu’en milieu urbain (35 %). La réalisation d’une nouvelle enquête auprès des ménages permettra d’actualiser les chiffres de la pauvreté.

    Enjeux de développement

    L’économie guinéenne a été confrontée à deux risques majeurs en 2017 : le pays a dû, d’une part, maintenir le cap des réformes macroéconomiques et budgétaires, et, d’autre part, assurer la stabilité sociale et politique.

    La Guinée doit par ailleurs faire face à la suspension du projet minier de Simandou. Ce projet ambitieux d’un montant de 20 milliards de dollars devait permettre d’exploiter et de commercialiser sur le marché international un minerai de fer de qualité supérieure et de créer 50 000 emplois. En juillet 2016, la principale partie prenante du projet, la société Rio Tinto, a fait part de sa décision de réduire ses activités à Conakry et en Guinée plus généralement. En octobre 2016, Rio Tinto a annoncé la signature d’un accord non contraignant avec le groupe public chinois Chinalco concernant la vente de sa participation au projet.

    Dernière mise à jour: 05 oct. 2017

  • Au mois de juillet 2017, le gouvernement guinéen et la Banque mondiale ont conclu deux accords de financement portant sur un montant total de 52 millions de dollars. Le premier concerne un projet de renforcement des capacités et d’assistance technique pour la gouvernance économique ; il consiste en un financement additionnel de 22 millions de dollars qui permettra de consolider les avancées obtenues dans le cadre de l’opération initiale mais aussi d’élargir les champs de développement de la Guinée, en appuyant notamment l’Institut national de statistique pour la réalisation d’une nouvelle enquête auprès des ménages. Le second accord, qui porte sur un financement de 30 millions de dollars, a pour objectif d’améliorer l’approvisionnement en eau potable to à Conakry.

    Le Groupe de la Banque mondiale a entrepris la réalisation d’un diagnostic systématique de la situation du pays, dans la perspective de l’élaboration de son prochain cadre de partenariat avec la Guinée, dont la finalisation est prévue au deuxième trimestre de l’exercice 2018.

    Dernière mise à jour: 05 oct. 2017

  • En Guinée, le portefeuille de l’Association internationale de développement (IDA) comprend 11 opérations en cours, pour un montant total de 270,9 millions de dollars. Le ratio de décaissement s’élevait à 11 % en février 2017. Le portefeuille regroupe sept projets régionaux représentant 236,5 millions de dollars d’engagements, dont un financement additionnel de 23 millions de dollars destiné au Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest et approuvé par le Conseil des administrateurs en février 2017. Le programme du Groupe de la Banque mondiale contribue à la mise en place d’éléments fondamentaux qui pourront servir de base à la transformation de secteurs prioritaires : l’énergie, l’agriculture, les mines et l’intégration régionale. Le portefeuille s’est nettement étoffé avec l’appui supplémentaire apporté pour faire face à l’épidémie d’Ebola.

    Dernière mise à jour: 05 oct. 2017

  • Aux côtés des institutions de Bretton Woods, les principaux bailleurs de fonds du pays sont la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la Banque islamique de développement et l’Agence française de développement.

    Cependant, d’autres institutions et partenaires jouent un rôle vital dans des domaines particuliers. Les Nations Unies coordonnent ainsi des interventions visant à améliorer la sécurité ; à cet égard, le pays bénéficie aussi de mesures d’aide bilatérale ainsi que du soutien de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union africaine. L’USAID apporte une contribution décisive pour la mise en place d’institutions démocratiques, complétant le travail de l’Union européenne en la matière. Cette dernière a pris la direction des activités destinées à soutenir l’appareil judiciaire.

    Quant aux nouveaux partenaires de développement — plusieurs pays arabes, la Chine, le Brésil, la Russie et l’Inde — ils privilégient les secteurs dans lesquels le pays dispose d’un avantage comparatif, à savoir les mines et l’agriculture, ou ceux où des partenariats public-privé pourraient se transformer à brève échéance en activités à capitaux strictement privés. 

    Dernière mise à jour: 05 oct. 2017

Api


FINANCEMENTS

Guinée: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


GALERIE PHOTO

Plus de photos Arrow

ACTIONS

Image
30 oct. 2017

Africa's Pulse, No. 16, Octobre 2017

La dernière édition d’Africa’s Pulse, rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse l’état des économies africaines, consacre en ...

Image
07 juin 2017

Réfugiés : comment l’Afrique fait face

De nombreux pays africains, parfois très pauvres, s’attachent à intégrer durablement les réfugiés.

Image
30 oct. 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

Image
30 oct. 2017

Multimédia de la Banque mondiale Région Afrique

Consultez les dernières vidéos, audiodiffusions et galleries de photos qui reflètent le travail de la Banque mondiale en Afrique ...

Image
31 oct. 2017

Doing Business en Guinée (a)

Le rapport « Doing Business » évalue la règlementation des affaires dans le monde. Découvrez le classement de votre pays.

Autres ressources:

Coordonnées du bureau-pays

Point de contact principal
+224-624-933-000
Conakry, Guinée
Mamadou Bah
Chargé de communication
Immeuble de l'Archeveche
Face baie des Anges
BP 1420 Conakry, Guinee
+224-624-933-008
mbah3@worldbank.org
Washington
Michael Hamaide
Coordinateur pays des programmes
1818 H Street, NW
Washington, DC 20433
+1-202-473-3933
Mhamaide@worldbank.org