République démocratique du Congo - Vue d'ensemble

Le pays en bref

Plus grand pays d’Afrique francophone, la République démocratique du Congo (RDC) possède d’immenses ressources naturelles et s’étend sur 2,3 millions de km2. Elle abrite près de 77 millions d’habitants, dont moins de 40 % vivent en milieu urbain. Avec ses 80 millions d’ha de terres arables et plus de 1 100 minéraux et métaux précieux répertoriés, la RDC pourrait devenir l’un des pays les plus riches du continent africain et l’un de ses leviers de croissance s’il parvenait à surmonter son instabilité politique.

Situation politique

Le pays se remet encore d’une série de conflits qui ont éclaté dans les années 90 et généré un marasme économique et social persistant. Joseph Kabila est à la tête de la RDC depuis 2006. Les élections présidentielles et législatives qui devaient se tenir le 27 novembre 2016 ont été reportées afin de réviser le fichier électoral. Le pays est depuis plongé dans une crise politique que tentent de désamorcer le facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo et l'épiscopat congolais, en servant de médiateurs dans le dialogue entre le gouvernement et les partis d’opposition. Un nouvel accord a été signé le 31 décembre 2016. Il instaure une période de transition pendant laquelle le pouvoir sera cogéré entre Joseph Kabila et l’opposition, jusqu’à l’élection de son successeur fin 2017. Il stipule aussi clairement que le président ne briguera pas un troisième mandat. Les signataires ont également convenu qu'aucune tentative de révision de la Constitution ne sera entreprise pendant cette période. Cet accord n’est toutefois pas encore entré en vigueur et le 7 avril 2017, le président a nommé un nouveau Premier ministre, décision allant à l’encontre de l’accord de la Saint Sylvestre. Par ailleurs, les évêques viennent de se retirer de la médiation en constatant l’échec de cet accord.

Situation économique

Après une forte accélération à près de 9 % entre 2013 et 2014, le taux de croissance du PIB réel a ralenti à 6,9 % en 2015, et ne devrait pas excéder 2,5 % en 2016. Ce ralentissement s’explique en grande partie par la baisse des cours et de la demande mondiale des matières premières.

En 2016, le résultat budgétaire est passé d’un excédent de 0,1 % du PIB à un déficit de 1,5 % essentiellement dû à la baisse des recettes et à une accélération de l’inflation à 5,7 % en moyenne annuelle.

Le gouvernement a lancé des réformes pour renforcer la gouvernance et la transparence dans les industries extractives (secteurs forestier, minier et pétrolier) et améliorer le climat des affaires. Aujourd’hui, presque tous les contrats signés par le gouvernement sont désormais accessibles au public. Le pays participe aussi à l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE) et publie dans ce cadre des rapports réguliers sur les recettes tirées des ressources naturelles. Le gouvernement doit toutefois accomplir des efforts supplémentaires pour systématiser les mécanismes de mise en concurrence dans l’attribution des contrats miniers, pétroliers et forestiers.

Situation sociale

Malgré une baisse du taux de pauvreté de 71 % à 64 % entre 2005 et 2012, la RDC compte encore parmi les pays les plus pauvres du monde et se situe au 176e rang (sur 187 pays) du dernier indice de développement humain calculé par l’ONU (2015). Selon l’ONU environ 2,3 millions de personnes sont déplacées ou réfugiées en RDC et 323 000 Congolais résident dans des camps de réfugiés en dehors du pays. 

Dernière mise à jour: 17 avr. 2017

L’action du Groupe de la Banque mondiale en RDC

En 2001, la Banque a repris ses engagements en RDC, après avoir suspendu ses activités pendant près d’une décennie.

Son portefeuille de projets pour la RDC a évolué au cours de ces dernières années, pour passer d’une aide d’urgence à une stratégie de développement durable. Il comprend actuellement 24 projets  (hors opérations régionales) et 57 fonds fiduciaires. Ces engagements représentent un montant total de 2,51 milliards de dollars, dont 42 % ont déjà été décaissés. La répartition de ce portefeuille entre les différents secteurs est la suivante : 63 % pour l’infrastructure (transport, énergie, développement urbain et eau), 16 % en faveur du développement humain, 15 % pour le développement du secteur privé et l’agriculture, et 6 % destinés à la gouvernance et au secteur minier.

L’actuelle stratégie d’aide de la Banque mondiale pour la RDC, qui s’achèvera en 2017, a fait l’objet d’un examen des progrès et des enseignements. Cet examen a confirmé la validité de la stratégie par rapport aux objectifs de développement de la RDC, et montré que 10 des 14 résultats attendus seraient probablement atteints. En novembre 2016, la Banque a conduit des consultations avec les différentes parties prenantes pour réaliser un diagnostic-pays systématique. Elle élabore maintenant un nouveau cadre de partenariat pour 2018-2021.

Dernière mise à jour: 17 avr. 2017

Voici un aperçu des évolutions notables dans des domaines clés.

Santé

La RDC est parvenue à éradiquer la poliomyélite, améliorer l’accès aux soins de santé et réduire la mortalité maternelle grâce à de vastes campagnes de vaccination des enfants et à la fourniture de millions de dollars en médicaments essentiels. La Banque mondiale a également financé la rénovation de plus de 500 dispensaires et hôpitaux centraux dans les provinces de l’Équateur, du Katanga, du Maniema et du Bandundu et la distribution de près de 18 millions de moustiquaires imprégnées.

Éducation

Le projet de Soutien au programme d’éducation de base de la RDC, financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et supervisé par la Banque mondiale, a permis d’améliorer l’accès et l’équité dans l’enseignement primaire et de remettre en état 728 sur 825 salles de classe. Cette opération a aussi apporté 20 millions de dollars pour l’achat de manuels (de français, mathématiques, éducation civique et sciences) et l’établissement de 35 laboratoires informatisés pour la formation continue et à distance des enseignants.

Infrastructure

La réouverture de 1 530 km de routes nationales dans la Province orientale, le Sud-Kivu et le Katanga ont permis de relancer l’économie. À ce jour, 36,1 % des routes hautement prioritaires sont en bon état, contre 13,8 % en 2009.

Énergie

Afin d’aider la Société nationale d’électricité (SNEL) à renforcer ses capacités, le Groupe de la Banque mondiale a soutenu la mise en œuvre d’un contrat de performance entre l’État et la SNEL, l’établissement d’un nouveau conseil d’administration, le recrutement d’experts techniques, la mise en œuvre d’un contrat de service avec la firme Manitoba Hydro International et la réalisation d’un plan de relance pour la SNEL. Les revenus de la société ont ainsi augmenté de 30 % par kWh.

Le financement du Groupe de la Banque mondiale a permis de réhabiliter la première unité du barrage d’Inga 1, qui est actuellement en service et à l’origine de 55 MW supplémentaires. Il a aussi contribué à l’installation d’un compensateur à Kimwenza (à peu près 30 MW), à la remise en état de la ligne Inga-Kolwezi-Kassumbalessa et à la mise en place d’un réseau de fibre optique, en plus de la remise en service de 4 turbines sur les 114 que comptent Inga 1 et Inga 2.

Dernière mise à jour: 17 avr. 2017

Les bailleurs de fonds ont mis en place un « Groupe de coordination des donateurs » afin de renforcer le dialogue avec les autorités de la RDC, de parvenir à des engagements de coopération mutuels et d’harmoniser l’action de la communauté des partenaires au développement. La Banque mondiale participe activement à ce groupe et développe de nombreux partenariats bilatéraux. Sa collaboration avec l’ONU a par exemple été particulièrement capitale et a permis de réaliser des avancées d’importantes dans le domaine de la démobilisation, de l’éducation et de la santé. En matière de protection sociale, le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec l’UNICEF et l’USAID, a permis de renforcer les moyens d’actions du gouvernement pour surveiller la prestation des services de protection de l’enfance. Il est aussi parvenu à mobiliser un appui financier auprès des organismes de développement du Royaume-Uni, de la France et de la Belgique au profit de ses activités de soutien à la gestion des finances publiques et à l’administration.

Dernière mise à jour: 17 avr. 2017



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