République démocratique du Congo - Vue d'ensemble

  • Le pays en bref

    Plus grand pays d’Afrique francophone, la République démocratique du Congo (RDC) possède d’immenses ressources naturelles et s’étend sur 2,3 millions de km2. Sa population s’élève à près de 77 millions d’habitants, dont moins de 40 % vivent en milieu urbain. Avec ses 80 millions d’ha de terres arables et plus de 1 100 minéraux et métaux précieux répertoriés, la RDC pourrait devenir l’un des pays les plus riches du continent africain et l’un de ses leviers de croissance s’il parvenait à surmonter son instabilité politique.

    Situation politique

    Le pays se remet encore d’une série de conflits qui ont éclaté dans les années 1990 et généré un marasme économique et social persistant. Joseph Kabila est à la tête de la RDC depuis 2001. Les élections présidentielles et législatives qui devaient se tenir le 27 novembre 2016 ont été reportées afin de réviser le fichier électoral. Le pays est depuis plongé dans une crise politique qu’ont tenté de désamorcer le facilitateur de l’Union africaine, M. Edem Kodjo et l'épiscopat congolais, en servant de médiateurs entre le gouvernement et les partis d’opposition. Un nouvel accord a été signé le 31 décembre 2016. Il instaure une période de transition pendant laquelle le pouvoir sera cogéré par le président Joseph Kabila et l’opposition, jusqu’aux élections présidentielles prévues fin 2017.

    L’accord stipule aussi que le président ne briguera pas un troisième mandat. Les signataires ont également convenu qu'aucune tentative de révision de la constitution ne sera entreprise pendant cette période. Cet accord n’a toutefois jamais été mis en vigueur. Le président a nommé depuis sa signature deux premiers ministres, non reconnus par l’opposition.  En outre, la commission électorale indépendante(CENI) estime que les élections ne pourront avoir lieu fin 2017 comme prévu, la révision du fichier électoral n’étant pas terminée. 

    Situation économique

    Après une forte accélération à près de 9 % entre 2013 et 2014, le taux de croissance du PIB (hors inflation) a ralenti à 6,9 % en 2015 puis à 2,4 % en 2016, son plus bas niveau depuis 2001. Ce ralentissement s’explique essentiellement par la baisse des cours et de la demande mondiale des matières premières exportées par le pays, notamment du cuivre et du cobalt qui assurent 80% de ses recettes d’exportation. Ce choc économique a entraîné une détérioration des comptes extérieurs et une chute des réserves de change du pays en 2016, ainsi qu’un effondrement de 31% du taux de change du Franc congolais par rapport au dollar qui a alimenté une inflation galopante de près de 24%. En 2017, la croissance devrait s’élever à 2,6%, portée par la hausse modérée des cours des matières premières et de la production minière nationale. La monnaie nationale devrait toutefois poursuivre son repli face au dollar et l’inflation s’accélérer.

    La situation des finances publiques s’est également dégradée en 2016, avec un déficit budgétaire en hausse à -1,6% du PIB contre -0,2% en 2015. La chute des recettes d’exportation s’étant traduite par une baisse des recettes de l’Etat. En l’absence d’accès aux marchés financiers domestique et internationaux, le gouvernement a dû drastiquement réduire les dépenses publiques afin de contenir son déficit et limiter son financement monétaire par la Banque Centrale du Congo.

    Au plan sectoriel, le gouvernement a initié des réformes pour renforcer la gouvernance et la transparence dans les industries extractives (secteurs forestier, minier et pétrolier) et améliorer le climat des affaires. Aujourd’hui, presque tous les contrats signés par le gouvernement sont accessibles au public. Le pays participe à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) et publie dans ce cadre des rapports réguliers sur les recettes tirées des ressources naturelles. Le gouvernement doit toutefois accomplir des efforts supplémentaires pour systématiser les mécanismes de mise en concurrence dans l’attribution des contrats miniers, pétroliers et forestiers.

    Situation sociale

    Malgré une baisse du taux de pauvreté de 71 % à 64 % entre 2005 et 2012, la RDC compte encore parmi les pays les plus pauvres du monde et se situe au 176e rang (sur 187 pays) du dernier indice de développement humain calculé par l’ONU (2015). Selon l’ONU environ 2,3 millions de personnes sont déplacées ou réfugiées en RDC et 323 000 Congolais résident dans des camps de réfugiés en dehors du pays. 

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale en RDC

    En 2001, la Banque a repris ses engagements en RDC, après avoir suspendu ses activités pendant près d’une décennie.

    Son portefeuille de projets pour la RDC a évolué au cours de ces dernières années, pour passer d’une aide d’urgence à une stratégie de développement durable. Il en comprend actuellement 24   (hors opérations régionales) et 57 fonds fiduciaires. Ces engagements représentent un montant total de 2,5 milliards de dollars, dont 42 % ont déjà été décaissés. La répartition de ce portefeuille entre les différents secteurs est la suivante : 63 % pour l’infrastructure (transport, énergie, développement urbain et eau), 16 % en faveur du développement humain, 15 % pour le développement du secteur privé et l’agriculture, et 6 % destinés à la gouvernance et au secteur minier.

    L’actuelle stratégie d’aide du Groupe de la Banque mondiale pour la RDC, qui s’achèvera en 2017, a fait l’objet d’une évaluation. Celle-ci a confirmé la validité de la stratégie par rapport aux objectifs de développement de la RDC, et montré que 10 des 14 résultats attendus seraient probablement atteints. En novembre 2016, la Banque a conduit des consultations avec les différentes parties prenantes pour réaliser un diagnostic-pays systématique. Elle élabore maintenant un nouveau cadre de partenariat pour 2018-2021.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • Voici un aperçu des évolutions notables dans des domaines clés.

    Santé

    La RDC est parvenue à éradiquer la poliomyélite, améliorer l’accès aux soins de santé et réduire la mortalité maternelle grâce à de vastes campagnes de vaccination des enfants et à la fourniture de millions de dollars en médicaments essentiels. La Banque mondiale a également financé la rénovation de plus de 500 dispensaires et hôpitaux centraux dans les provinces de l’Équateur, du Katanga, du Maniema et du Bandundu et la distribution de près de 18 millions de moustiquaires imprégnées.

    Éducation

    Le projet de Soutien au programme d’éducation de base de la RDC, financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et supervisé par la Banque mondiale, a permis d’améliorer l’accès et l’équité dans l’enseignement primaire et de remettre en état 728 salles de classe. Cette opération a aussi apporté 20 millions de dollars pour l’achat de manuels (de français, mathématiques, éducation civique et sciences) et la création de 35 laboratoires informatisés pour la formation continue et à distance des enseignants.

    Infrastructure

    La réouverture de 1 530 km de routes nationales dans la Province orientale, le Sud-Kivu et le Katanga ont permis de relancer l’économie. À ce jour, 36,1 % des routes hautement prioritaires sont en bon état, contre 13,8 % en 2009.

    Énergie

    Afin d’aider la Société nationale d’électricité (SNEL) à renforcer ses capacités, le Groupe de la Banque mondiale a soutenu la mise en œuvre de son contrat de performance avec l’État, l’établissement de son nouveau conseil d’administration, le recrutement d’experts techniques et la mise en œuvre d’un contrat de service, ainsi que la préparation d’un plan de relance. Les revenus de la société ont ainsi augmenté de 30 % par kWh.

    Le financement du Groupe de la Banque mondiale a permis de réhabiliter la première unité du barrage d’Inga 1, qui est actuellement en service et fournit 55 MW. Il a aussi contribué à l’installation d’un compensateur à Kimwenza (à peu près 30 MW), à la remise en état de la ligne Inga-Kolwezi-Kassumbalessa et à la mise en place d’un réseau de fibre optique, en plus de la remise en service de 4 turbines sur les 114 que comptent Inga 1 et Inga 2.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

  • Les bailleurs de fonds ont mis en place un « Groupe de coordination des donateurs » afin de renforcer le dialogue avec les autorités de la RDC  et d’harmoniser l’action de la communauté des partenaires au développement. La Banque mondiale participe activement à ce groupe et développe de nombreux partenariats bilatéraux. Sa collaboration avec l’ONU a permis des avancées importantes dans la démobilisation des anciens combattants, l’éducation et la santé. Le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec l’UNICEF et l’USAID, a renforcé les moyens d’actions du gouvernement dans le domaine les services de protection de l’enfance. Il est aussi parvenu à mobiliser un appui financier auprès des organismes de développement du Royaume-Uni, de la France et de la Belgique pour moderniser la gestion des finances publiques et l’administration congolaise.

    Dernière mise à jour: 06 nov. 2017

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