République démocratique du Congo - Vue d'ensemble

  • Plus grand pays d’Afrique francophone, la République démocratique du Congo (RDC) possède d’immenses ressources naturelles et une population d’environ 78,7 millions d’habitants, dont moins de 40 % vivent en milieu urbain. Avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et plus de 1 100 minéraux et métaux précieux répertoriés, la RDC pourrait devenir l’un des pays les plus riches du continent africain et l’une de ses locomotives de croissance si elle parvenait à surmonter son instabilité politique.

    Situation politique

    Le pays se remet encore d’une série de conflits qui ont éclaté dans les années 90 et généré un marasme économique et social persistant. Joseph Kabila est à la tête de la RDC depuis 2001. Les élections présidentielle et législatives qui devaient se tenir en novembre 2016 ont été reportées afin de procéder à la révision du fichier électoral. Le pays est plongé dans une crise politique qu’ont tenté de désamorcer le facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo, et l'épiscopat congolais, en servant de médiateurs entre le gouvernement et les partis d’opposition. Un accord signé le 31 décembre 2016 a instauré une période de transition pendant laquelle le pouvoir serait cogéré par le président Joseph Kabila et l’opposition, jusqu’à l’élection présidentielle prévue fin 2017.

    Le calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a par la suite fixé la tenue du scrutin présidentiel au mois de décembre 2018, tandis que le Parlement a adopté un projet de loi électorale controversé. L’Église catholique et la communauté internationale continuent cependant de demander le respect de « l’accord de la Saint-Sylvestre ». Réprimées par les forces de l’ordre, des manifestations organisées en faveur de l’application de l’accord ont fait plusieurs victimes.

    Situation économique

    La croissance du PIB réel de la RDC est remontée à 3,4 % en 2017, après avoir chuté de 6,9 % en 2015 à 2,4 % en 2016 (son plus bas niveau depuis 2001). Une progression qui s’explique par la hausse des cours des matières premières et l’augmentation de la production minière nationale, et notamment du cuivre et du cobalt qui assurent 80 % des recettes d’exportation.

    La situation des finances publiques s’était dégradée en 2016, avec un déficit budgétaire ressortant à 0,3 % du PIB. Elle s’est redressée en 2017 en affichant un excédent modeste de 0,1 %, tandis que les pouvoirs publics s’attachaient à contenir leurs dépenses pour faire face à l’épuisement des réserves internationales et au rétrécissement de la marge de manœuvre budgétaire. La tendance à la baisse des recettes intérieures depuis 2014 (de 14,3 à 8,2 % du PIB en 2017) a entraîné une forte réduction des dépenses de l’État, au détriment des investissements publics et des ressources allouées au secteur social. En l’absence d’accès aux marchés financiers nationaux et internationaux, le gouvernement de la RDC a dû réduire drastiquement les dépenses publiques afin de contenir son déficit et limiter son financement monétaire par la banque centrale.

    La reprise des exportations, conjuguée à la maîtrise sévère des dépenses publiques, a conduit à une légère amélioration du déficit des transactions courantes, qui s’est établi à 3,1 % du PIB en 2017, contre 3,6 % en 2016. Ce redressement a atténué les tensions sur le marché des changes au deuxième semestre 2017, alors que le franc congolais avait chuté de 28 % par rapport au dollar au premier semestre. Les réserves en devises représentaient 3,8 semaines d’importations à la fin de l’année 2017. Le durcissement des contraintes budgétaires n’a cependant pas permis de juguler l’inflation, qui atteignait 54,7 % fin 2017.

    Le gouvernement a par ailleurs initié des réformes sectorielles pour renforcer la gouvernance et la transparence dans les industries extractives (secteurs forestier, minier et pétrolier) et améliorer le climat des affaires. La quasi-totalité des contrats signés par le gouvernement sont désormais accessibles au public. La RDC prend part à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) et publie dans ce cadre des rapports réguliers sur les recettes tirées des ressources naturelles. Le gouvernement doit toutefois accomplir des efforts supplémentaires pour systématiser les mécanismes de mise en concurrence dans l’attribution des contrats miniers, pétroliers et forestiers.

    Situation sociale

    Malgré une baisse du taux de pauvreté de 71 à 64 % entre 2005 et 2012, la RDC compte encore parmi les pays les plus pauvres du monde et se situe au 176e rang (sur 187 pays) dans le dernier indice de développement humain calculé par l’ONU (2015). Selon les estimations de l’ONU datant de janvier 2018, la RDC abrite 540 000 réfugiés et compte 4,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

    Dernière mise à jour: 16 mai 2018

  • L’action du Groupe de la Banque mondiale en RDC

    La Banque a repris ses engagements en RDC en 2001, après avoir suspendu ses activités pendant près d’une décennie.

    Son portefeuille de projets pour la RDC a évolué au cours de ces dernières années, pour passer d’une aide d’urgence à une stratégie de développement durable. Il comprend actuellement 29 opérations (dont des projets d’intégration régionale) et 57 fonds fiduciaires. Ces engagements représentent un montant total de 4,12 milliards de dollars, dont 45,53 % ont déjà été décaissés (pour des projets nationaux). La répartition de ce portefeuille entre les différents secteurs est la suivante : 63 % pour l’infrastructure (transport, énergie, développement urbain et eau), 16 % en faveur du développement humain, 15 % pour le développement du secteur privé et l’agriculture, et 6 % destinés à la gouvernance et au secteur minier.

    L’actuelle stratégie d’aide du Groupe de la Banque mondiale pour la RDC (a), qui s’est achevée en 2017, a fait l’objet d’une évaluation. Celle-ci a confirmé la validité de la stratégie par rapport aux objectifs de développement de la RDC, et montré que 10 des 14 résultats attendus seraient probablement atteints. En novembre 2016, la Banque a conduit des consultations avec les différentes parties prenantes pour réaliser une étude approfondie de la situation du pays. Ce « diagnostic-pays systématique » a été finalisé et soumis à l’avis des autorités. La Banque élabore actuellement un nouveau cadre de partenariat pour 2018-2021.

    Dernière mise à jour: 16 mai 2018

  • Voici un aperçu des évolutions notables dans des domaines clés.

    Santé

    La RDC est parvenue à éradiquer la poliomyélite, améliorer l’accès aux soins de santé et réduire la mortalité maternelle grâce à de vastes campagnes de vaccination des enfants et à des financements destinés à la fourniture de médicaments essentiels. La Banque mondiale a financé la rénovation de plus de 500 dispensaires et hôpitaux centraux dans les provinces de l’Équateur, du Katanga, du Maniema et du Bandundu, ainsi que la distribution de près de 18 millions de moustiquaires imprégnées.

    Éducation

    Le Programme de soutien à l’éducation de base (a), financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) et supervisé par le Groupe de la Banque mondiale, a permis d’améliorer l’accès et l’équité dans l’enseignement primaire et de remettre en état 728 salles de classe. Cette opération a aussi apporté 20 millions de dollars pour l’achat de manuels (de français, mathématiques, éducation civique et sciences) et la création de 35 laboratoires informatisés pour la formation continue et à distance des enseignants.

    Infrastructure

    La réouverture de 1 530 kilomètres de routes nationales dans la Province orientale, le Sud-Kivu et le Katanga ont permis de relancer l’activité économique dans ces régions. À ce jour, 36,1 % des routes hautement prioritaires dans le pays sont en bon état, contre 13,8 % en 2009.

    Énergie

    Les financements du Groupe de la Banque mondiale ont permis d’augmenter la capacité de transmission de la ligne Inga-Kolwezi-Kassumbalessa, qui assure l’approvisionnement en électricité des zones d’exploitation minière et dessert les villages du Katanga. La Banque a en outre financé la remise en état des centrales hydroélectriques d’Inga 1 et 2, ce qui a permis de ramener la production à environ 455 MW et d’améliorer l’alimentation de la capitale, Kinshasa.

    Afin d’aider la Société nationale d’électricité (SNEL) à renforcer ses capacités, le Groupe de la Banque mondiale a apporté son soutien à l’exécution de son contrat de performance avec l’État, à l’établissement de son nouveau conseil d’administration, au recrutement d’experts techniques et à la réalisation d’un contrat de service, ainsi qu’à la préparation d’un plan de relance. Les revenus de la société ont ainsi augmenté de 30 % par kWh.

     

    Dernière mise à jour: 16 mai 2018

  • Les bailleurs de fonds ont mis en place un Groupe de coordination des donateurs afin de renforcer le dialogue avec les autorités de la RDC et d’harmoniser les actions des partenaires de développement. La Banque mondiale participe activement à ce groupe et développe ses partenariats bilatéraux. Sa collaboration avec l’ONU a permis des avancées importantes dans la démobilisation des anciens combattants, l’éducation et la santé. La Banque, en partenariat avec l’UNICEF et l’USAID, a renforcé les capacités de l’État en matière de services de protection de l’enfance. Elle est aussi parvenue à mobiliser un appui financier auprès des organismes de développement du Royaume-Uni, de la France et de la Belgique pour moderniser la gestion des finances publiques et l’administration congolaise.

    Dernière mise à jour: 16 mai 2018

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ACTIONS

19 avr. 2018

Africa's Pulse, No. 17, Avril 2018

Nos dernières perspectives économiques tablent sur une croissance à 3,1 % en 2018, qui s’établira à 3,6 % en moyenne sur 2019–20.

07 juin 2017

Réfugiés : comment l’Afrique fait face

De nombreux pays africains, parfois très pauvres, s’attachent à intégrer durablement les réfugiés.

30 oct. 2017

L’Association internationale de développement en Afrique

En attribuant près de 50% de ses ressources à 39 pays africains, l’IDA aide les pays les plus défavorisés de la planète.

30 oct. 2017

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Consultez les dernières vidéos, audiodiffusions et galleries de photos qui reflètent le travail de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne.

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Doing Business en RDC

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