Burkina Faso Vue d'ensemble

  • Le pays en bref

    Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique subsaharienne, à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. La population, qui croît au rythme annuel moyen de 3 %, était estimée à près de 18,11 millions en 2015. L’économie est fortement dominée par l’agriculture qui emploie près de 80 % de la population active. Le coton est la culture de rente la plus importante, même si les exportations aurifères ont pris de l’importance ces dernières années.

    Situation politique

    Le 29 novembre 2015, Roch Marc Christian Kaboré, candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a remporté l’élection présidentielle, devenant ainsi le premier civil à accéder démocratiquement au pouvoir depuis l'indépendance, deux ans après l’insurrection populaire d’octobre 2014, qui a contraint le président Compaoré à l’exil après 27 ans au pouvoir.

    L’économie en bref

    L’année 2016 a été marquée par un retour progressif de la croissance économique grâce à l’entrée en production de nouvelles mines industrielles combinée avec une timide reprise des cours de l’or et du coton, ainsi qu’une production céréalière en hausse à la suite de la relative bonne pluviométrie. Le taux de croissance du PIB en termes réels s’est établi à 5.4% en 2016 nettement supérieur aux 4 % de 2014 et 2015, mais au-dessous de la moyenne de 6 % enregistrée au cours de la décennie 2003-2013.

    La mise en œuvre de réformes fiscales et budgétaires a légèrement amélioré les finances publiques en 2016. Ces réformes ont permis d’augmenter les recettes propres à 16% du PIB en 2016 contre 14,2% en 2015. La reprise des dépenses d’investissements a été timide à 9,4% du PIB, en dessous du niveau de 14.6% du PIB de 2013. L’inflation est restée maîtrisée à 0,6% en raison de la disponibilité des céréales et de la baisse du prix à la pompe des hydrocarbures.

    En dépit de l’augmentation des cours du pétrole sur le marché international, le Burkina a continué d’améliorer sa position extérieure en 2016, avec un compte courant situé à 7, 6 % du PIB, contre 11,3 % en 2013. Le déficit extérieur a pu être comblé grâce aux appuis extérieurs et à la reprise des flux d’investissements directs étrangers (IDE) notamment dans le secteur des mines.

    Perspectives à moyen terme

    L’amélioration de la conjoncture internationale combinée à la nouvelle stabilité politique augurent de bonnes perspectives pour la croissance économique sur le moyen terme et ce en dépit de l’insécurité dans la sous-région.

    Développement humain

    On note une baisse du taux de mortalité maternelle qui est passée de 484 pour 100 000 naissances vivantes en 1998 ; à 330 pour 100 000 naissances vivantes en 2015.

    La mortalité néonatale, a également diminué de 31 pour 1 000 naissances vivantes en 2003 à 28 en 2010. Ainsi que la mortalité infantile, qui est passée de 90 naissances vivantes en 1998, à 65 naissances vivantes en 2010. L'espérance de vie à la naissance est de 58,6 ans (2014).

    Le taux brut de scolarisation préscolaire est passé de 2 % en 2005 à 4 % en 2014 et primaire de 57 % à 86,9 % en 2014. L'accès à l'enseignement secondaire s’est amélioré passant de 20 % en 2005 à 44,9 % en 2014-2015 (premier cycle), et de 5,6 % à 14 % (second cycle). En revanche, le taux d'alphabétisation des jeunes qui était de 28,7% en 2010, est inférieur au taux moyen de l’Afrique subsaharienne qui est de 71 %.

    Le taux de pauvreté a légèrement baissé entre 2009 et 2014, passant de 46 % à 40,1 %.

    Défis du développement

    Le Burkina reste vulnérable aux chocs liés aux variations pluviométriques et aux cours mondiaux de ses produits d’exportation. Son développement économique et social dépendra en partie de la stabilité politique du pays et de la sous-région, de son ouverture au commerce international et de la diversification de ses exportations.

  • Le pays s’est doté d’une nouvelle stratégie de développement énoncée dans le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) et chiffrée à 15 478 milliards de francs CFA (environ 26,3 milliards de dollars). En décembre 2016, le gouvernement burkinabé a organisé, avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, une conférence des partenaires du Burkina Faso à Paris pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du PNDES.

    Alors que le Gouvernement s’engageait à financer le PNDES à environ 63,8 % sur ses fonds propres et à rechercher environ 36,2% (environ 5 600 milliards de FCFA), les partenaires au développement du pays, se sont engagés à apporter plus de 18 000 milliards de francs CFA, soit environ 36 milliards de dollars.

    Le Groupe de la Banque mondiale, soutiendra le PNDES avec une enveloppe de 3,8 milliards de dollars.

    La Banque mondiale a procédé au décaissement de ses deux opérations d’appui budgétaire national et régional pour un montant total de 150 millions de dollars, soit environ 88 milliards de FCFA (soit environ 49% du déficit budgétaire de 2016).

    L'engagement de la Banque mondiale au Burkina Faso

    En 2016, la Banque mondiale a consulté différents groupes socio-professionnels et économiques Burkinabè pour établir un diagnostic systématique de la situation économique et sociale du pays (SCD - qui constitue le socle analytique sur lequel le Groupe de la Banque mondiale fonde ses activités dans chacun des pays partenaires) et élaborer son nouveau Cadre de partenariat-pays (CPP).

    Ce CPP devra s’aligner sur le Plan national de développement économique et social (PNDES) du pays.

    Le portefeuille actuel du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso comprend 17  projets nationaux représentant un engagement de plus de 1 213 millions de dollars, 7 projets régionaux (163,80 millions de dollars) et 6 opérations sur fonds fiduciaires (103 millions de dollars).

    Société financière internationale (IFC)

    L'engagement actuel de l’IFC au Burkina est estimé à 58 millions de dollars finançant des projets dans cinq secteurs principaux : les mines, la finance, les assurances, l’électricité et le commerce. Il mobilise également plus de 10 millions de dollars en services de conseil.

    La Stratégie de l’IFC repose sur deux piliers :

    • appui-conseil et assistance technique au gouvernement pour mettre en place de mesures visant à améliorer le climat des affaires, le secteur de la santé et les partenariats public-privé ;
    •  financements directs en faveur d’entreprises. Principalement dans les secteurs des infrastructures, de l’industrie, des services, de l’industrie agroalimentaire, des mines, de l’énergie et des établissements financiers.

    L’IFC accompagne le développement des PME au Burkina par le biais de financements et de garanties accordés aux établissements bancaires. Elle appuie également le gouvernement dans la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer le climat des investissements.

    L’IFC soutient en outre le développement du secteur sanitaire avec l’Initiative pour la Santé en Afrique (HiA), en se concentrant particulièrement sur le secteur privé de la santé.

  • La Banque mondiale a contribué au développement du Burkina en soutenant avec succès les secteurs suivants :

    Secteur du développement rural

    La troisième phase du 2e Programme national de gestion des terroirs (PNGT2-3) a pour but de renforcer les capacités institutionnelles des communautés locales et de favoriser la décentralisation. Cette phase a été rendue possible grâce aux dons de la Banque mondiale (70 millions de dollars) et du Fonds mondial pour l’environnement (FEM-7,71 millions de dollars). Au cours de ces dernières années, le PNGT est devenu un véritable exemple de développement endogène.

    Secteur des transports

    Un projet du secteur des transports d’un montant de 108 millions de dollars, clôturé en mars 2013, a entre autre réhabilité 3 336 km de routes en terre et créé 3 864 emplois temporaires dans le cadre de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre.

    Secteur minier

    Le Burkina bénéficie du statut de pays « conforme à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). » Le Projet d’appui au développement du secteur minier permettra au pays de renforcer ses compétences nationales pour mieux suivre et évaluer les activités du secteur minier afin de s’assurer que ses revenus profitent au pays.

    Secteur de l’eau et de l’assainissement

    Un projet de 80 millions de dollars approuvé en mai 2009 soutient les efforts du gouvernement pour atteindre les Objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement urbain. Un financement supplémentaire vient d’être approuvé pour permettre de mieux sécuriser les services d’eau et d’assainissement à Ouagadougou, et d’améliorer l’accès des pauvres à ces services de base.

    Secteur de l’éducation

    Le Projet d’Accès et d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement (PAAQE), financé à hauteur de 51 millions de dollars, vise à soutenir le Gouvernement du Burkina pour accroître l'accès au préscolaire et à l'enseignement secondaire dans les cinq régions les plus pauvres, pour améliorer le processus d'enseignement et d'apprentissage et pour renforcer la capacité institutionnelle dans le secteur de l'éducation.

    Secteur de la santé

    La Banque mondiale appuie le gouvernement à travers plusieurs projets dont le montant total s’élève à 116, 4 millions de dollars. Elle met aussi à la disposition du gouvernement un appui technique dans le cadre de la gouvernance des projets, le ciblage des populations les plus démunies, la nutrition, ainsi que le financement de la santé, incluant la couverture universelle en santé (UHC).

  • Le gouvernement coordonne l’action des bailleurs de fonds et a créé des Cadres sectoriels de dialogue (CSD). Le Plan d’action national pour l’efficacité de la coopération au développement a remplacé le Plan national pour l’efficacité de l’aide.

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