Burkina Faso Vue d'ensemble

  • Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique subsaharienne, à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. Sa population, qui croît au rythme annuel moyen de 3,1 %, était estimée à près de 18,6 millions en 2016. L’économie est fortement dominée par l’agriculture qui emploie près de 80 % de la population active. Le coton est la culture de rente la plus importante, même si les exportations aurifères ont pris de l’importance ces dernières années.

    Situation politique

    Le 02 mars 2018, Ouagadougou, la capitale a subi un troisième attentat terroriste qui a fait huit victimes parmi les soldats Burkinabè. Ces attaques sont intervenues dans un contexte sécuritaire de plus en plus difficile pour l’ensemble de la sous-région en général, et le Burkina Faso en particulier. Les attaques ont été revendiquées par le mouvement extrémiste « Nusrat al-Islam wal-Muslimin », dirigé par Iyad Ag Ghaly.

    Deux autres attentats avaient déjà endeuillé la capitale burkinabè en janvier 2016 et août 2017.

    L’économie en bref

    La croissance s’est accélérée et devrait atteindre 6,4 % du PIB en 2017, grâce à l’expansion du secteur aurifère et à la hausse des investissements dans les infrastructures.

    En revanche, les finances publiques se sont fortement détériorées. L’augmentation des recettes fiscales n’a pas suffi à compenser l’augmentation des salaires, des transferts récurrents et des investissements publics. Estimé à 8,2 % du PIB, le déficit budgétaire s’est fortement creusé en 2017, alors qu’il était de 3,4 % du PIB en 2016. Il s’agit du taux le plus haut enregistré par le Burkina Faso au cours de la décennie écoulée. Le gouvernement a eu recours à une combinaison d’aide concessionnelle et d’emprunts sur le marché régional pour compenser cette augmentation des dépenses budgétaires.

    Le gouvernement devra poursuivre ses efforts pour augmenter ses recettes, qui restent inférieures aux meilleures performances de la région. Enfin, le gouvernement devra améliorer l’efficacité de son programme d’investissement en sélectionnant et en exécutant les programmes les plus importants, tout en contrôlant les risques budgétaires associés aux Partenariats public privé.

    Les perspectives économiques demeurent favorables à court et moyen termes, avec une croissance du PIB qui devrait se stabiliser autour de 6 % pour la période 2018 à 2020. Cette expansion économique devrait être soutenue par la performance de l’agriculture, des services et des mines ainsi que par la poursuite de l’investissement public (le tout dans un contexte politique stable).

    Le déficit prévisionnel sur le compte courant externe devrait se maintenir à 8 % du PIB en 2018 et décliner à 7 % du PIB au cours des deux à trois prochaines années. Le déficit budgétaire (y compris les subventions) devrait se réduire à 5 % du PIB en 2018 et se rapprocher en 2019 de l’objectif de 3 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

    Perspectives à moyen terme

    Les perspectives pour le Burkina Faso sont sujettes à des risques internes et externes importants. Sur le plan extérieur, le pays est vulnérable aux fluctuations des prix d’importation de pétrole, des variations des cours de l’or et du coton. Sur le plan intérieur, la menace terroriste et les manifestations civiles pourraient avoir un impact sur le secteur minier, le tourisme et les recettes nationale.

    Développement humain

    Malgré une amélioration sensible ces dernières années, les indicateurs de santé maternelle et infantile n’ont toujours pas atteint les taux fixés par les Objectifs de développement durable(ODD) de l’ONU et le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le taux de mortalité maternelle a baissé de 484 pour 100 000 naissances vivantes en 1998 à 330 en 2016, tandis que le taux d’utilisation de méthodes contraceptives a baissé de 34,3 % en 2014 à 31,1 % en 2015, avec un taux de fécondité de 5,4 enfants par femme. Le pourcentage d’accouchements assistés a progressé de 76 % à 81,9 % en 2016.

    La mortalité infantile chez les enfants de moins de cinq ans a également diminué de 129 ‰ à 81,6‰, ainsi que la mortalité néonatale qui est passée 31‰ en 2003 à 23,2 ‰ en 2015. La mortalité infantile a aussi beaucoup baissé pour atteindre 43 ‰ en 2015 contre 90 ‰ en 1998, (EMD 2015). L'espérance de vie à la naissance était de 58,6 ans (2014).

    Malgré une tendance à la baisse, la malnutrition demeure endémique avec une prévalence de la malnutrition aiguë de 7,6% en 2016, contre 15,5% en 1998 et des retards de croissance de 27,3% (contre 34,6% en 1998 (SMART 2016).

    Entre 2005 et 2016, le taux brut de scolarisation préscolaire est passé de 2 % à 3,5 et celui du primaire de 57 % à 88,5 %. L'accès à l'enseignement secondaire s’est amélioré, passant de 20 % en 2005 à 49 % en 2016 – 2017 (premier cycle), et de 5,6 % à 16,2 % (second cycle) sur la même période. En revanche, le taux d'alphabétisation des jeunes qui était de 28,7 % en 2010, reste inférieur au taux moyen de l’Afrique subsaharienne qui est de 71 %.

    Seuls 35,4 % des élèves possèdent les compétences requises en mathématiques et en lecture à la fin du cycle primaire, contre 16,2 % pour les élèves du collège et 11,2 % pour les élèves du lycée.

    Le taux de pauvreté a légèrement baissé entre 2009 et 2014, passant de 46 % à 40,1 %.

    Défis du développement

    Le Burkina reste vulnérable aux chocs liés aux variations pluviométriques et aux cours mondiaux de ses produits d’exportation.

    Son développement économique et social dépendra en partie de la stabilité politique du pays et de la sous-région, de son ouverture au commerce international et de la diversification de ses exportations. 

    Dernière mise à jour: 17 mai 2018

  • Le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) du pays se chiffre à 15 478 milliards de francs CFA (environ 26,3 milliards de dollars). Le bilan de la revue de l’année 2016 est positif en dépit d’une conjoncture difficile (attaques terroristes, revendications syndicales, etc.).

    Le Groupe de la Banque mondiale, soutiendra le PNDES avec une enveloppe de 3,8 milliards de dollars.

    Pour l’exercice budgétaire 2018, la Banque mondiale a déjà procédé à la signature de plusieurs accords de financements dans des secteurs clés, dont l’opération d’appui budgétaire de 75 millions de dollars liée aux réformes dans le secteur de l’énergie et des finances publiques.

    L'engagement de la Banque mondiale au Burkina Faso

    Après avoir établi un diagnostic de la situation économique et sociale du Burkina Faso (SCD) , le groupe de la Banque mondiale a organisé des consultations avec tous les acteurs du développement du pays (représentants de la société civile, du secteur privé, du gouvernement et bailleurs de fonds) afin d’identifier les priorités de son prochain Cadre de partenariat avec le Burkina pour la période 2017-2022. Ce nouveau cadre, aligné sur le plan de développement du Burkina (PNDES), sera soumis au Conseil des administrateurs de la Banque mondiale d’ici juin 2018.

    Le Groupe de la Banque mondiale finance actuellement 22 projets nationaux représentant un engagement de plus de 1,5  milliard de dollars, 7 projets régionaux (148,80 millions de dollars) et 6 opérations sur fonds fiduciaires (76,4  millions de dollars).

    Société financière internationale (IFC)

    L'engagement actuel de l’IFC au Burkina est estimé à 58 millions de dollars finançant des projets dans cinq secteurs principaux : les mines, la finance, les assurances, l’électricité et le commerce. Il mobilise également plus de 10 millions de dollars en services de conseil.

    La Stratégie de l’IFC repose sur deux piliers :

    • de l’appui-conseil et de l’assistance technique au gouvernement pour mettre en place de mesures visant à améliorer le climat des affaires, le secteur de la santé et les partenariats public-privé ;
    • des financements directs en faveur d’entreprises. Principalement dans les secteurs des infrastructures, de l’industrie, des services, de l’industrie agroalimentaire, des mines, de l’énergie et des établissements financiers.

    L’IFC accompagne le développement des PME au Burkina par le biais de financements et de garanties accordés aux établissements bancaires. Elle appuie également le gouvernement dans la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer le climat des investissements.

    L’IFC soutient en outre le développement du secteur sanitaire avec l’Initiative pour la Santé en Afrique (HiA), en se concentrant particulièrement sur le secteur privé de la santé.

    Dernière mise à jour: 17 mai 2018

  • Secteur de l’eau et de l’assainissement

    Le Burkina Faso a obtenu des résultats remarquables dans le secteur de l’eau et de l’assainissement que la Banque mondiale accompagne depuis plus de 15 ans.  

    Le Projet sectoriel eau en milieu urbain (PSEU : 2009–2018) en cours d’exécution porte déjà des fruits. En décembre 2016, environ 610 000 personnes avaient accès à l’eau courante grâce aux branchements domestiques et aux bornes-fontaines ; près de 440 000 personnes avaient accès à de meilleurs services d’assainissement et quelque 120 000 élèves profitaient de meilleures installations sanitaires à l’école, avec un impact positif sur leur santé et leur taux d’assiduité scolaire.

    Tous les efforts réalisés dans ce secteur bénéficient directement à plus de 1,7 million de personnes.

    Le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP)

    Ce projet a permis d’augmenter les revenus de ses bénéficiaires et promouvoir les exportations agricoles. Il a profité directement à quelques 385 000 personnes, dont 30 % de femmes ; près de 66 % de ses bénéficiaires ont vu leurs revenus augmenter d’au moins 50 %. Les exportations agricoles ont atteint 275 000 tonnes (soit un résultat supérieur à l’objectif initial de 106 500 tonnes) sur les marchés internationaux et à 206 000 tonnes (contre 96 000 tonnes prévues) sur les marchés régionaux.

    Dernière mise à jour: 17 mai 2018

  • Le gouvernement coordonne l’action des bailleurs de fonds et a créé des Cadres sectoriels de dialogue (CSD). Le Plan d’action national pour l’efficacité de la coopération au développement a remplacé le Plan national pour l’efficacité de l’aide.

    Dernière mise à jour: 17 mai 2018

Api


FINANCEMENTS

Burkina Faso: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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ACTIONS

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Africa's Pulse, No. 17, Avril 2018

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