Burkina Faso Vue d'ensemble

  • Le pays en bref

    Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique subsaharienne, à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. La population, qui croît au rythme annuel moyen de 3,1 %, était estimée à près de 18,6 millions en 2016. L’économie est fortement dominée par l’agriculture qui emploie près de 80 % de la population active. Le coton est la culture de rente la plus importante, même si les exportations aurifères ont pris de l’importance ces dernières années.

    Situation politique

    On constate ces dernières années une recrudescence des attaques terroristes au Burkina. La dernière ayant fait 19 victimes à Ouagadougou en août dernier. C’est la deuxième du genre perpétuée dans la capitale, après celle de janvier 2016.

    Le Nord est la zone la plus vulnérable du pays. L’armées burkinabè déployée pour sécuriser la région, y est constamment victime des groupes armés.

    Pour lutter efficacement contre le terrorisme, les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Niger, Tchad, Mali et Mauritanie) collaborent pour mettre en place une force armée sous-régionale de 5000 hommes, afin de mener des opérations conjointes.

    Sur le plan de la politique intérieure, Alassane Balla Sakandé a été élu président de l'Assemblée nationale, le 8 septembre 2017. Il succède ainsi à Salif Diallo, disparu brutalement le 19 août 2017.

    L’économie en bref

    L’année 2016 a été marquée par une accélération de la croissance économique grâce à l’entrée en production de nouvelles mines industrielles, combinée à une timide reprise des cours de l’or et du coton, ainsi qu’à la hausse de la production céréalière. Le taux de croissance du PIB en termes réels s’est établi à 5,9%, soit un chiffre nettement supérieur aux 4 % de 2015 mais équivalent à la moyenne de 6 % enregistrée au cours de la décennie 2003-2013.

    Les finances publiques se sont dégradées en 2016. Le déficit fiscal s’est creusé à 3,1 % (contre 2 % en 2015) sous la hausse des dépenses d’investissement et des salaires dans la fonction publique alors que les recettes fiscales n’ont pas augmenté au même rythme. Les prix à la consommation ont baissé de 0,2% en raison de la baisse des prix de la nourriture et du prix à la pompe des hydrocarbures.

    Le Burkina a continué d’améliorer sa position extérieure en 2016, avec un compte courant situé à 6,8 % du PIB, contre 8 % en 2015. Le déficit extérieur a pu être comblé grâce aux appuis extérieurs et à la reprise des flux d’investissements directs étrangers (IDE) notamment dans le secteur des mines.

    Perspectives à moyen terme

    Les investissements publics et l’expansion de l’activité minière augurent de bonnes perspectives pour la croissance économique sur le moyen terme et ce en dépit de l’insécurité dans la sous-région.

    Développement humain

    Au Burkina, la charge globale de morbidité est toujours dominée par les maladies infectieuses, notamment avec l’apparition ces dernières années, de maladies non transmissibles. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes en sont toujours les premières victimes. Malgré une amélioration sensible ces dernières années, les indicateurs de santé maternelle et infantile n’ont toujours pas atteint les taux fixés par les Objectifs de développement durable(ODD) de l’ONU et le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le taux de mortalité maternelle a baissé de 484 pour 100 000 naissances vivantes en 1998 à 341 en 2015, tandis que le taux d’utilisation de méthodes contraceptives a baissé de 34,3% en 2014 à 31,1% en 2015, avec un taux de fécondité de 5,4 enfants par femme. Le pourcentage d’accouchements assistés a progressé de 76% à 83,4% en 2015.

    La mortalité des enfants de moins de cinq ans a également diminué de 129 ‰ à 81,6‰, ainsi que la mortalité néonatale qui est passée 31‰ en 2003 à 23,2 ‰ en 2015. La mortalité infantile a aussi beaucoup baissé pour atteindre 43 ‰ en 2015 contre 90 ‰ en 1998, (EMD 2015). L'espérance de vie à la naissance est de 58,6 ans (2014).

    Malgré une tendance à la baisse, la malnutrition demeure endémique avec une prévalence de la malnutrition aiguë de 7,6%, contre 15,5% en 1998 et des retards de croissance de 27,3% (contre 34,6% en 1998 (SMART 2016).

    Entre 2005 et 2014, le taux brut de scolarisation préscolaire est passé de 2 % à 4 % et celui du primaire de 57 % à 86,9 %. L'accès à l'enseignement secondaire s’est amélioré, passant de 20 % en 2005 à 44,9 % en 2014-2015 (premier cycle), et de 5,6 % à 14 % (second cycle) sur la même période. En revanche, le taux d'alphabétisation des jeunes qui était de 28,7% en 2010, reste inférieur au taux moyen de l’Afrique subsaharienne qui est de 71 %.

    Seuls 28% des élèves possèdent les compétences requises en mathématiques et en lecture à la fin du cycle primaire.

    Le taux de pauvreté a légèrement baissé entre 2009 et 2014, passant de 46 % à 40,1 %.

    Défis du développement

    Le Burkina reste vulnérable aux chocs liés aux variations pluviométriques et aux cours mondiaux de ses produits d’exportation. Son développement économique et social dépendra en partie de la stabilité politique du pays et de la sous-région, de son ouverture au commerce international et de la diversification de ses exportations. 

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2017

  • Le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) du pays se chiffre à 15 478 milliards de francs CFA (environ 26,3 milliards de dollars). Le bilan de la revue de l’année 2016 est positif en dépit d’une conjoncture difficile (d’attaques terroristes, revendications syndicales, etc.).

    Le Groupe de la Banque mondiale, soutiendra le PNDES avec une enveloppe de 3,8 milliards de dollars.

    La Banque mondiale a déjà procédé au décaissement de ses deux opérations d’appui budgétaire national et régional pour un montant total de 150 millions de dollars, soit environ 88 milliards de FCFA (soit environ 49% du déficit budgétaire de 2016). Des accords de crédits portant sur plusieurs autres projets de développement ont également été signés.

    L'engagement de la Banque mondiale au Burkina Faso

    Après avoir établi le diagnostic systématique de la situation économique et sociale du pays (SCD en anglais - qui constitue le socle analytique sur lequel le Groupe de la Banque mondiale fonde ses activités dans chacun des pays partenaires), l’institution a commencé à élaborer son nouveau Cadre de partenariat-pays (CPP). Le Document sera présenté au Conseil des administrateurs de la Banque mondiale d’ici avril 2018.

    Il devra s’aligner sur le PNDES.

    Le portefeuille actuel du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso comprend 17 projets nationaux représentant un engagement de plus de 1,2 milliard de dollars, 7 projets régionaux (163,80 millions de dollars) et 6 opérations sur fonds fiduciaires (103 millions de dollars).

    Société financière internationale (IFC)

    L'engagement actuel de l’IFC au Burkina est estimé à 58 millions de dollars finançant des projets dans cinq secteurs principaux : les mines, la finance, les assurances, l’électricité et le commerce. Il mobilise également plus de 10 millions de dollars en services de conseil.

    La Stratégie de l’IFC repose sur deux piliers :

    • appui-conseil et assistance technique au gouvernement pour mettre en place de mesures visant à améliorer le climat des affaires, le secteur de la santé et les partenariats public-privé ;
    • financements directs en faveur d’entreprises. Principalement dans les secteurs des infrastructures, de l’industrie, des services, de l’industrie agroalimentaire, des mines, de l’énergie et des établissements financiers.

    L’IFC accompagne le développement des PME au Burkina par le biais de financements et de garanties accordés aux établissements bancaires. Elle appuie également le gouvernement dans la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer le climat des investissements.

    L’IFC soutient en outre le développement du secteur sanitaire avec l’Initiative pour la Santé en Afrique (HiA), en se concentrant particulièrement sur le secteur privé de la santé.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2017

  • Secteur de l’eau et de l’assainissement

    Le Burkina Faso a obtenu des résultats remarquables dans le secteur de l’eau et de l’assainissement que la Banque mondiale accompagne depuis plus de 15 ans.  

    Le Projet sectoriel eau en milieu urbain (PSEU : 2009–2018) en cours d’exécution porte déjà des fruits. En décembre 2016, environ 610 000 personnes avaient accès à l’eau courante grâce aux branchements domestiques et aux bornes-fontaines ; près de 440 000 personnes avaient accès à de meilleurs services d’assainissement et quelque 120 000 élèves profitaient de meilleures installations sanitaires à l’école, avec un impact positif sur leur santé et leur taux d’assiduité scolaire.

    Tous les efforts réalisés dans ce secteur bénéficient directement à plus de 1,7 million de personnes.

    Le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP)

    Ce projet a permis d’augmenter les revenus de ses bénéficiaires et promouvoir les exportations agricoles. Il a profité directement à quelques 385 000 personnes, dont 30 % de femmes ; près de 66 % de ses bénéficiaires ont vu leurs revenus augmenter d’au moins 50 %. Les exportations agricoles ont atteint 275 000 tonnes (soit un résultat supérieur à l’objectif initial de 106 500 tonnes) sur les marchés internationaux et à 206 000 tonnes (contre 96 000 tonnes prévues) sur les marchés régionaux.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2017

  • Le gouvernement coordonne l’action des bailleurs de fonds et a créé des Cadres sectoriels de dialogue (CSD). Le Plan d’action national pour l’efficacité de la coopération au développement a remplacé le Plan national pour l’efficacité de l’aide.

    Dernière mise à jour: 10 oct. 2017

Api


FINANCEMENTS

Burkina Faso: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA



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Autres ressources:

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Ouagadougou, Burkina Faso
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Washington
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Coordinatrice pays des programmes
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+1-202-458-7868
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