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Food Price Watch, nov. 2013 : Les prix alimentaires reculent mais restent élevés

Dernier numéro: 
  • November 2013, Issue 15, Volume 4


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Le prix du riz a baissé entre juin et octobre 2013 mais les intempéries suscitent des inquiétudes en Chine et en Inde. 

Photo Collection de la Banque mondiale

Points clés du rapport
  • Les cours des denrées alimentaires sur les marchés internationaux ont confirmé leur tendance à la baisse entre juin et octobre 2013, même s’ils restent soutenus
  • La poursuite d’une météo propice et l’amélioration des perspectives de production se sont traduites par un recul durable des prix, mais le risque d'intempéries dans plusieurs régions suscite des inquiétudes
  • L'auteur du rapport répond à 10 questions sur les méga-fermes et le potentiel de résilience que celles-ci pourraient renforcer

Les cours des denrées alimentaires sur les marchés internationaux ont confirmé leur tendance à la baisse entre juin et octobre 2013, même s’ils restent soutenus. Sur cette période, l’indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a cédé 6 %, le recul s’étant perpétué d’un mois sur l’autre jusqu’en septembre et sans évolution notable en octobre. L’indice des prix alimentaires de la Banque mondiale pour octobre 2013 est inférieur de 12 % à son niveau d’octobre 2012 et à 16 % en deçà de son record absolu d’août 2012. De sorte que, malgré un recul régulier ces derniers mois, les cours des denrées alimentaires sur les marchés internationaux restent soutenus.

Les céréales sont à l’origine du repli généralisé des prix alimentaires entre juin et octobre 2013, avec une baisse de 19 % sur la période. Les cours internationaux du maïs ont chuté de 32 % après trois mois d’affilée de recul prononcé. Les prix du riz (thaï 5 %) ont également fortement baissé entre juin et octobre, mais dans des proportions moindres (-16 %). 

À l’inverse, les cours du blé sur les marchés internationaux ont augmenté en moyenne de 4 % sur toute la période considérée, gagnant même 6 % pour le seul mois d’octobre. Parallèlement, les cours du pétrole brut ont progressé de 6 %, sans que cette augmentation ne se répercute sur le prix des engrais.


« Des épisodes de gel au Brésil et au Paraguay, de sécheresse en Argentine, ainsi que des retards dans les plantations dus aux fortes précipitations en Fédération de Russie et en Ukraine représentent des risques importants pour les récoltes de blé de l'hiver. »

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Indice des prix alimentaires de la Banque mondiale


Les récoltes record de blé, de maïs et de riz, conjuguées à un raffermissement des stocks mondiaux, un affaiblissement du dollar et l’écoulement de stocks publics de riz, ont tiré les prix vers le bas, même s’ils sont restés proches de leur plus haut historique. 

Néanmoins, les marchés du blé sont tendus du fait des conditions climatiques peu favorables en Amérique du Sud, dans les pays de la mer Noire et en Inde, qui suscitent des inquiétudes grandissantes. 

Cette édition du rapport trimestriel Food Price Watch s’intéresse également au rôle des exploitations agricoles à très grande échelle (ou « méga-fermes ») dans l’indispensable essor de la productivité agricole et la réduction de la pauvreté. Un sujet qui fait encore débat et qui exige de considérer les préoccupations d’ordre social, environnemental et liées au bien-être animal que suscite ce type d’agriculture en regard de ses bienfaits potentiels. Lire aussi le billet par l'auteur, José Cuesta, intitulé Les « méga-fermes » parviendront-elles à résoudre l’insécurité alimentaire ?

Cliquez ici pour accéder à l'intégralité de l'édition de novembre 2013 issue du rapport Food Price Watch.


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Le rapport trimestriel Food Price Watch est suivi par les professionnels du développement, les étudiants, les journalistes, les économistes, etc. qui s'intéressent aux marchés mondiaux et à l'alimentation.



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