Projet pour le capital humain : foire aux questions

Foire aux questions

  1. Le capital humain, une priorité
  2. Quel est l’état du capital humain dans le monde actuel?
  3. Que fait le Groupe de la Banque mondiale pour prioriser le développement du capital humain?
  4. Quelle sont les résultats attendus du Projet pour le capital humain?
  5. Sur quoi porte l’Indice du capital humain et pourquoi ? Comment est-il calculé?
  6. Pourquoi l'Indice du capital humain ne couvre-t-il pas tous les pays?
  7. Que montre l’indice du capital humain pour les filles et les garçons?
  8. Comment la méthodologie sur laquelle repose l’Indice du capital humain a-t-elle été examinée?
  9. En quoi l’Indice du capital humain se distingue-t-il de l’Indice de développement humain du PNUD?
  10. Comment l’Indice du capital humain s’articule-t-il avec les objectifs de développement durable (ODD)?
  11. L’Indice du capital humain prend-il en compte tous les aspects du capital humain?
  12. Comment un pays peut-il participer au Projet pour le capital humain?

1. Le capital humain, une priorité ?

Le capital humain correspond à l’ensemble des connaissances et des compétences acquises par les individus tout au long de leur vie et à leur état de santé qui leur permettent de réaliser pleinement leur potentiel en devenant des membres productifs de la société. Il faut investir dans les ressources humaines au moyen de la nutrition, des services de santé, d’une éducation de qualité, des emplois et des compétences pour favoriser le développement du capital humain. C’est une nécessité incontournable pour mettre fin à l’extrême pauvreté et créer des sociétés plus inclusives.

La croissance économique et le développement dépendent à la fois du capital humain et du capital physique, ainsi que des facteurs qui déterminent la productivité. Les investissements réalisés dans ces domaines sont complémentaires et se renforcent mutuellement. Pour être productifs, les travailleurs ont besoin de capital physique — infrastructure, équipement — et d’une économie stable et bien gouvernée. Inversement, des travailleurs instruits et en bonne santé peuvent gagner plus et investir davantage dans le capital physique d’une économie.

Comme indiqué dans l’édition 2019 du Rapport sur le développement dans le monde : le travail en mutation, le niveau des compétences évolue rapidement, ce qui présente à la fois des opportunités et des risques. De plus en plus d’études montrent que les pays qui ne développent pas leur capital humain ne peuvent pas maintenir une croissance économique durable, préparer leur main-d’œuvre aux emplois plus qualifiés de demain et faire face à la concurrence dans l’économie mondiale. Pour les pays qui n’investissent pas suffisamment dans leur capital humain, le prix de l’inaction est de plus en plus lourd.

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2. Quel est l’état du capital humain dans le monde actuel ?

Malgré les progrès sans précédent accomplis au cours des 25 dernières années en matière de développement humain, il reste de nombreux défis à relever, notamment dans les pays en développement.

  • Près d’un quart des jeunes enfants souffrent d’un retard de croissance (trop petits pour leur âge) — signe précurseur de déficiences physiques et cognitives).
  • De nombreux pays traversent une crise de l’apprentissage qui freine leur croissance. Les données montrent que dans certains pays, les enfants accusent un retard d’apprentissage équivalant à cinq ans de scolarité par rapport à d’autres élèves qui ont passé le même nombre d’années à l’école.
  • La moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services sanitaires essentiels, et le nombre de pauvres augmente chaque année à cause des dépenses de santé.
  • Dans les pays les plus pauvres, quatre personnes démunies sur cinq ne sont pas couvertes par un filet de protection sociale et se trouvent ainsi dans un état de vulnérabilité extrême.
  • Plus de 300 000 enfants meurent chaque année des suites d'une diarrhée liée à un accès insuffisant à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Le premier Indice du capital humain, publié par le Groupe de la Banque mondiale en octobre 2018, montre que près de 60 % des enfants nés aujourd'hui seront, au mieux, moitié moins productifs qu'ils n'auraient pu l'être s'ils avaient pu bénéficier d'une scolarité complète et de la pleine santé (définis par l'Indice, voir question 5). Cette situation trahit une sérieuse crise du capital humain qui pourrait avoir de graves conséquences sur la croissance économique et sur l'aptitude collective du monde à mettre fin à la pauvreté extrême d'ici 2030.

Les carences du capital humain risquent de s'aggraver de jour en jour face à la rapidité des changements mondiaux en matière de démographie, de fragilité et de climat. Or l’investissement dans les ressources humaines est souvent négligé, malgré de nombreux exemples de transformation rapide du capital humain — dans des pays comme Singapour, la République de Corée et l’Irlande — et les succès inédits remportés par quelques-uns des pays les plus pauvres du monde.

Le développement du capital humain est un impératif pour tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu. Bien que les pays les plus pauvres ou les plus fragiles aient d’énormes obstacles à surmonter pour améliorer leurs résultats en matière de santé et d’éducation, même les pays les plus riches en capital humain doivent continuer d’investir dans leurs ressources humaines s’ils veulent rester performants et compétitifs dans l’économie mondiale.

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3. Que fait le Groupe de la Banque mondiale pour prioriser le développement du capital humain ?

Le développement du capital humain est au cœur de notre stratégie mondiale de développement. Investir dans le capital humain est l’un des trois grand axes d’intervention sur lesquels travaille le Groupe de la Banque mondiale pour atteindre son double objectif – mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030 et promouvoir une prospérité partagée dans tous les pays. Cette action s'intègre étroitement avec celle menée pour promouvoir une croissance durable et solidaire et renforcer la résilience des pays en développement.

Le Projet pour le capital humain est une initiative internationale visant à accélérer la réalisation d’investissements plus nombreux et de meilleure qualité dans les populations pour favoriser ainsi l’équité et la croissance économique. Plus de 63 pays (en juillet 2019) appartenant à toutes les catégories de revenu collaborent déjà avec l’Institution à la mise au point des approches stratégiques qui leur permettront d’améliorer radicalement leurs performances dans ce domaine. Nous travaillons par ailleurs à la mise à l'échelle du projet pour le capital humain en Afrique subsaharienne, là où les besoins sont les plus criants, et nous avons mis en place un réseau de pays qui encourage les pouvoirs publics à prioriser le développement du capital humain et à canaliser l'expérience acquise là où les besoins sont les plus grands.

Le Groupe de la Banque mondiale est fier de contribuer aux nombreux succès remportés en matière de capital humain et de soutenir des investissements essentiels. À titre d’exemple, parmi de nombreux autres, on peut citer la réduction notable du nombre de cas de retards de croissance au Pérou, au Malawi, et ailleurs ; la mise en place d’un système efficace de protection sociale en Éthiopie ; des réformes de l’éducation qui ont contribué à l'amélioration des acquis scolaires au Vietnam ; et l’adoption de mesures d'incitation qui ont accru le taux de scolarisation des filles dans le secondaire au Bangladesh.

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4. Quelle sont les résultats attendus du Projet pour le capital humain ?

Le Projet pour le capital humain aide à faire en sorte que les dirigeants nationaux acquièrent la marge de manœuvre politique nécessaire pour prioriser les investissements porteurs de transformation dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la protection sociale. L’objectif est d’obtenir des progrès rapides, pour permettre aux enfants du monde entier d’arriver à l’école le ventre plein et avec tous les atouts en main, d’acquérir une instruction digne de ce nom, et d’espérer ainsi, à l’âge adulte, arriver sur le marché du travail en bonne santé et dotés des compétences requises pour mener une vie productive.

Le projet comporte trois piliers:

  • L’Indice du capital humain (ICH) quantifie la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité de la prochaine génération de travailleurs. Les pays l'utilisent pour évaluer le manque à gagner résultant de leur déficit de capital humain, et déterminer dans quelle mesure ils pourraient progresser plus vite et transformer ces pertes en autant de gains s’ils agissaient maintenant. Cette vidéo permet d'en apprendre davantage sur cet indice.

Cet indice sera actualisé au cours de l’année à venir pour tirer parti des résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), inclure un plus grand nombre de pays, et mettre à jour certaines composantes clés. Les versions futures de l'Indice permettront d'évaluer les conséquences des données au plan de la répartition et au plan infranational, et d'examiner de nouveaux outils de mesure. Le Groupe de la Banque mondiale appuiera les efforts déployés par les pays pour participer aux évaluations internationales (par exemple, le PISA) ou faire le lien entre les évaluations nationales et les évaluations internationales.

  • Pour compléter l’indice du capital humain et aider les pays à prendre des mesures efficaces, un solide dispositif de recherche et d’évaluation est en cours d'élaboration. Au sein des pays, des mesures crédibles des progrès réalisés dans les domaines de l’éducation et de la santé permettent de mieux reconnaître les réussites et de décider de l'allocation des ressources. Elles sensibilisent par ailleurs les décideurs à l'importance d'investir dans le capital humain et de donner l'impulsion nécessaire à l'action des pouvoirs publics. Globalement, les mesures complètes révèlent les écarts entre les pays et stimulent l'intérêt manifesté pour l'investissement dans les ressources humaines. Le Projet pour le capital humain renforcera les analyses et la recherche portant sur les facteurs qui favorisent le développement du capital humain, par exemple en mettant à l'échelle les études de mesure de la qualité et des résultats de l'apprentissage précoce et le programme sur les indicateurs de prestation de services.
  • L’accompagnement des pays, basé sur une approche « pangouvernementale », les aide à s’attaquer aux principaux obstacles qui entravent le développement du capital humain. Cette approche stimule l’engagement au plus haut niveau, avec le temps, et permet d'établir des liens entre les programmes sectoriels et de renforcer le corpus de données probantes. Le travail que nous menons auprès des pays met l'accent sur l'efficacité et la qualité, les réformes des politiques et la mobilisation des ressources nationales, pour faire en sorte que les pays ne se contentent pas de dépenser plus, mais s'efforcent aussi de dépenser mieux. Nous nous employons à aider plus de 60 pays (juillet 2019) à mettre en œuvre des approches stratégiques permettant d'accélérer les efforts de développement du capital humain. Ces efforts seront étendus à d’autres pays au fil du temps.

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5. Sur quoi porte l’Indice du capital humain et pourquoi ? Comment est-il calculé ?

L’Indice est un indicateur synthétique du niveau de capital humain qu’un enfant né aujourd’hui devrait pouvoir atteindre à l’âge de 18 ans, compte tenu des risques qu’il court d’être en mauvaise santé et de recevoir une éducation insuffisante dans le pays où il vit. On trouvera sur le site Web de la Banque mondiale intitulé Open Knowledge Repository un exposé détaillé de la méthodologie de l'Indice.

L'Indice se distingue en particulier par le fait qu’il mesure la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité des individus et des pays, en se fondant sur de rigoureuses études microéconomiques.

Il varie entre 0 et 1, et ne prend la valeur 1 que si un enfant né aujourd’hui peut espérer vivre en pleine santé (ne subir aucun retard de croissance et vivre au moins jusqu’à 60 ans) et atteindre son potentiel d’éducation (14 années de scolarité de qualité avant l’âge de 18 ans).

Le score d’un pays est la distance qui le sépare de la « frontière », à savoir une scolarité complète et une pleine santé. Un score de 0,70 dans l’Indice du capital humain signifie que le niveau de revenu qu’un enfant né aujourd’hui peut espérer atteindre à l’âge adulte sera inférieur de 30 % au niveau qu’il aurait pu atteindre s’il avait suivi une scolarité complète et avait vécu en pleine santé.

L’Indice peut être directement lié aux scénarios concernant le futur niveau de revenu des pays et des particuliers. Un score de 0,50 signifie par exemple que le pays pourrait atteindre un PIB futur par travailleur deux fois plus élevé s'il atteignait le niveau correspondant à une scolarité complète et à la pleine santé.

L'Indice se présenté sous forme de moyenne nationale, et est ventilé par sexe pour les pays où les données requises existent.

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6. Pourquoi l'Indice du capital humain ne couvre-t-il pas tous les pays ?

L'Indice du capital humain 2018 couvre 157 pays membres du Groupe de la Banque mondiale et leurs territoires, ainsi que la Cisjordanie et la bande de Gaza. Il fait abstraction de certains pays membres qui ne participent pas activement à sa mise à jour. Les scores sont impossibles à calculer dans le cas de 33 pays membres qui, jusqu'en août 2018, ne participaient à aucun des programmes internationaux d'épreuves  d'où sont tirés les résultats harmonisés sur les acquis scolaires.

Des efforts sont en cours pour élargir le groupe de pays participants lorsque cela est possible.

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7. Que montre l’indice du capital humain pour les filles et les garçons ?

L’Indice peut être calculé séparément pour les filles et les garçons dans 126 des 157 pays pris en compte. L’absence de données sur les inscriptions scolaires ventilées par sexe nous empêche de le faire dans les autres pays, qui comprennent un nombre disproportionné de pays à faible revenu, preuve qu’il importe de continuer d’investir dans l’amélioration des systèmes de données.

De nombreux pays sont parvenus à réduire les différences entre filles et garçons dans les résultats relatifs au capital humain. Cependant, dans la plupart des pays, la distance qui sépare les filles et les garçons de la frontière du capital humain est beaucoup plus grande que les autres écarts entre filles et garçons. Dans le domaine de l’éducation, les filles vivant dans les pays à revenu intermédiaire ou à revenu élevé ont généralement rattrapé ou même dépassé les garçons sur le plan de la scolarisation et des acquis scolaires. Par ailleurs, dans les autres dimensions de l’indice relatif à la santé, les filles devancent légèrement les garçons dans la plupart des pays.

La première édition de l’Indice a une portée limitée et ne rend pas compte d’autres différences importantes entre filles et garçons dans les résultats relatifs au capital humain. Il ne mesure pas par exemple le nombre d’avortements basés sur le sexe du fœtus ni la « pénurie de filles ». Il utilise des indicateurs indirects pour l’environnement médical, qui fournissent peu de précisions sur la manière dont le rôle dévolu à chacun des deux sexes et les relations entre hommes et femmes influencent cet environnement. Bien que le taux de scolarisation des filles ait augmenté, les taux de fréquentation et d’achèvement des études – notamment dans le secondaire – laissent à désirer chez les filles comme chez les garçons. Lorsque les filles grandissent et entrent sur le marché du travail, elles ont davantage de difficultés à tirer parti de leur capital humain — par exemple, discrimination au le travail, manque de services de garde d’enfants et de politiques adéquates en matière de congés, harcèlement sexuel, insécurité des moyens de transport, disparités dans l’accès aux services financiers et aux marchés, et obstacles juridiques et réglementaires qui les empêchent de créer et développer leur entreprise. Pour permettre à tous, hommes et femmes, de recueillir les fruits de leur investissement dans le capital humain, ces obstacles doivent être éliminés.

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8. Comment la méthodologie sur laquelle repose l’Indice du capital humain a-t-elle été examinée ?

La méthodologie sur laquelle repose l’Indice est examinée dans une brochure accessible (en anglais) ici. Elle a été présentée pour la première fois dans le Rapport sur le développement dans le monde 2019 : Le travail en mutation, qui met aussi l’accent sur les compétences nécessaires pour entrer sur le marché du travail, un aspect essentiel du capital humain.

Certains des fondements analytiques de l’Indice sont également présentés dans le Rapport sur le développement dans le monde 2018 : Apprendre pour réaliser la promesse de l'éducation, qui met en lumière la crise de l’apprentissage. Les deux rapports se fondent sur une vaste consultation d’acteurs nombreux et divers à travers le monde.

Les recherches ont également bénéficié d’une collaboration étroite avec David Weil, professeur et spécialiste de la question à la Brown University.

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9. En quoi l’Indice du capital humain se distingue-t-il de l’Indice de développement humain du PNUD ?

L'Indice de développement humain du PNUD est un indicateur synthétique précurseur qui mesure le niveau moyen atteint dans les dimensions essentielles du développement humain — vivre longtemps et en bonne santé, acquérir des connaissances et avoir un niveau de vie décent.

Bien que les deux indices attirent l’attention sur l’importance cruciale des capacités humaines pour le développement d’un pays, l’Indice du capital humain insiste également sur les raisons économiques d’investir dans le capital humain. Il existe une grande complémentarité entre les deux indices mais ils sont formulés différemment.

L’Indice du capital humain du Groupe de la Banque mondiale établit un lien entre certains résultats relatifs au capital humain et les niveaux de productivité et de revenu. C’est une mesure prospective de l’incidence de l’état de santé et du niveau d’instruction actuels (y compris une nouvelle mesure des années de scolarité corrigées en fonction de l’apprentissage) sur la productivité de la prochaine génération de travailleurs.

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10. Comment l’Indice du capital humain s’articule-t-il avec les objectifs de développement durable (ODD) ?

Les composantes de l’Indice (survie, scolarité et santé) ont un lien direct avec au moins trois des objectifs globaux que les pays du monde entier se sont fixés à l’horizon 2030.

Survie jusqu’à 5 ans : En intégrant la mortalité des enfants de moins de 5 ans, l’indice du capital humain s’articule avec la cible 2 de l’ODD 3 : ramener la mortalité néonatale à 12 décès pour 1 000 naissances vivantes au plus, et la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 25 décès pour 1 000 naissances vivantes au plus.

Années de scolarité corrigées en fonction de l’apprentissage : L’indice du capital humain intègre cette mesure novatrice de l’apprentissage qui contribue à la réalisation de la cible 1 de l’ODD 4 : assurer, entre autres, l’achèvement d’un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire de qualité, sur un pied d’égalité. En suivant l’évolution du nombre d’années de scolarité escomptées, corrigées en fonction de la qualité, les pays pourront surveiller la réalisation de cette cible dans le domaine de l’éducation.

Santé : L’Indice du capital humain intègre le taux de survie des adultes et la prévalence des retards de croissance chez les enfants. Le taux de survie des adultes représente la probabilité qu’un adolescent de 15 ans atteigne l’âge de 60 ans. Pour améliorer cet indicateur, les pays devront principalement s’attacher à réduire les causes de mortalité prématurée, ce qui aidera à atteindre la cible 4 de l’ODD 3. La prévalence des retards de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est l’un des principaux indicateurs de réalisation de la cible 2 de l’ODD 2, qui vise à mettre fin à toutes les formes de malnutrition d’ici à 2030.

L’Indice vise à attirer l’attention sur un large éventail de mesures pouvant être prises dans différents secteurs pour développer le capital humain et atteindre plus rapidement les ODD.

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11. L’Indice du capital humain prend-il en compte tous les aspects du capital humain ?

Dans sa première mouture, l’Indice met l’accent sur la productivité de la prochaine génération. Comme tous les projets de ce genre, il a ses limites et peut être amélioré et élargi. On pourrait par exemple y incorporer d’autres données qui permettront de couvrir d’autres aspects du capital humain.

Pour le capital humain, comme pour toutes les données ayant trait au développement, le Groupe de la Banque mondiale collabore étroitement avec ses pays membres pour aider à développer les capacités et à améliorer la qualité des données.

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12. Comment un pays peut-il participer au Projet pour le capital humain ?

Tous les pays clients du Groupe de la Banque mondiale peuvent participer au Projet pour le capital humain afin d’accélérer les efforts déployés à l'échelle mondiale pour développer le capital humain. Ce projet vient renforcer la collaboration de longue date entre les pays et le Groupe de la Banque mondiale dans les secteurs qui contribuent au développement humain.

En juillet 2019, plus de 63 pays participaient au Projet pour le capital humain. Ces pays se sont engagés à améliorer leurs performances nationales en cette matière et devraient élaborer à cette fin un plan d'action intégré.

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Veuillez adresser vos questions à : humancapital@worldbank.org