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ARTICLE 20 avril 2018

Le Groupe de la Banque mondiale et le HCR signent un protocole d’accord pour la création d’un centre commun de données sur les déplacements forcés

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La directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, et le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, signent l’accord de création d’un centre commun de données sur les déplacements forcés.


La directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, et le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, ont signé aujourd’hui un protocole d’accord portant sur la création d’un centre commun de données sur les déplacements forcés. Ce nouveau centre devrait être opérationnel dans le courant de l’année. Sa mise en place répond à une demande croissante de données plus nombreuses et de meilleure qualité pour améliorer la réponse mondiale au phénomène des déplacements forcés ainsi que les politiques et programmes d’aide aux personnes qui en sont victimes.

Le nombre de déplacements forcés atteint actuellement des sommets historiques, avec environ 66 millions de réfugiés, de personnes déplacées et de demandeurs d’asile dans le monde. Le Groupe de la Banque mondiale et le HCR ont resserré leur collaboration sur ce sujet ces dernières années, en menant notamment des travaux d’analyse conjoints dans la Corne de l’Afrique, le bassin du lac Tchad et au Moyen-Orient.  

La création du nouveau centre, qui s’inscrit dans la continuité de ces initiatives, a pour objectif d’optimiser la collecte, l’analyse et la diffusion de micro-données primaires, en exploitant les atouts respectifs et complémentaires des deux institutions : la collecte, l’enregistrement et la protection des données pour le HCR, et l’exploitation des données sur les ménages, le dialogue sur les politiques à mener et le travail d’analyse pour le Groupe de la Banque mondiale. Le centre sera aussi un catalyseur qui favorisera le travail entre les deux institutions, de même que le soutien aux gouvernements, aux banques multilatérales de développement, au secteur privé, à la société civile, aux chercheurs, etc. Il s’attachera également à développer la collaboration avec d’autres organisations possédant une large expérience en matière de données sur les déplacements forcés, afin de renforcer les complémentarités et les synergies.

Le périmètre d’action du centre couvrira les données démographiques et socioéconomiques — informations détaillées sur le revenu, la consommation, les compétences, la santé et l’activité économique, entre autres — qui seront rendues anonymes pour protéger la vie privée et empêcher l’identification des individus. Ces données porteront sur les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, les apatrides, les rapatriés, les demandeurs d’asile et les populations d’accueil.

Depuis l’annonce de la création du centre en octobre 2017, une équipe commune a réfléchi à différents projets : la constitution d’une bibliothèque de données, la conception d’outils méthodologiques conformes aux travaux de la Commission de statistique des Nations Unies, la réalisation d’évaluations de la pauvreté des réfugiés et des communautés d’accueil, la mise en œuvre de programmes de renforcement des capacités pour la collecte de données dans les pays d’accueil, et l’exploration du potentiel des nouvelles technologies pour disposer de davantage de données.

Bien que des efforts considérables aient déjà été déployés pour collecter des données et des éléments probants sur les déplacements forcés, d’importantes difficultés subsistent en matière de méthodologie, d’accès, de capacités et d’utilisation des systèmes nationaux.    

Le Pacte mondial sur les réfugiés en cours d’élaboration par le HCR a pour but de renforcer la réponse internationale aux déplacements forcés. Il devra pour cela s’appuyer sur des données de qualité optimale pour orienter la conception de politiques et de programmes efficaces, en particulier dans un contexte où les ressources sont limitées. Pour soutenir ces objectifs, le nouveau centre s’attachera à :

  • assurer la collecte et l’analyse systématique des données démographiques et socioéconomiques ;
  • faciliter le libre accès aux données sur les déplacements forcés, tout en assurant l’intégrité du cadre de protection juridique ;
  • promouvoir l’innovation pour améliorer les données sur les déplacements forcés en exploitant des technologies comme l’imagerie satellitaire et la téléphonie mobile ;
  • renforcer le système de collecte de données mondiales, en établissant des normes, des définitions et des méthodologies communes, et soutenir les efforts menés pour consolider les systèmes nationaux, si nécessaire.

Les dispositions relatives à l’emplacement et à la dotation en personnel du nouveau centre sont actuellement à l’étude.



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