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Maroc Présentation

En avril 2022, le nombre de nouvelles infections à la COVID-19 a atteint son plus bas niveau depuis le début de la pandémie. Alors que le Maroc a lancé sa campagne nationale de vaccination gratuite en janvier 2021, 64 % des Marocains (et près de 100 % des plus de 60 ans) avaient reçu les deux injections au 1er mars 2022, contre une moyenne de 40 % dans l’ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Le Royaume a annoncé qu’il commencerait à produire ses propres vaccins à partir de juillet 2022.

Le gouvernement poursuit les réformes annoncées dans le plan de relance économique lancé en juillet 2020 et mises en exergue dans le Nouveau modèle de développement dévoilé en mai 2021. Il s’agit notamment de la réforme des entreprises publiques et de l’universalisation de l’accès à l’assurance maladie et aux allocations familiales (programme de transferts monétaires). En outre, le Fonds Mohammed VI a été créé pour catalyser l’investissement privé à travers : i) la capitalisation des petites et moyennes entreprises viables opérant dans les secteurs stratégiques de l’économie marocaine (agriculture, tourisme, fabrication, innovation et croissance) ; ii) des partenariats public-privé destinés à financer des projets d’infrastructures commerciaux.

En ce qui concerne l'état de l'économie marocaine, la croissance du PIB a rebondi à 7,4 % en 2021, après un repli de 6,3 % en 2020. Plusieurs facteurs expliquent ce rebond : une récolte céréalière exceptionnelle après deux années consécutives de sécheresse (la valeur ajoutée agricole a augmenté de 19 %), des politiques macroéconomiques favorables, de solides exportations manufacturières, une augmentation des transferts d'argent des migrants et la progression de la vaccination contre la COVID-19. Toutefois, l’économie marocaine subit actuellement un double choc, avec une grave sécheresse et les répercussions de la guerre en Ukraine sur les prix des produits de base et de l'énergie. La croissance devrait ainsi ralentir à 1,1 % en 2022, tandis que le déficit du compte courant devrait s’alourdir pour atteindre 5,5 % du PIB, compte tenu de la hausse de la facture énergétique et du coût des importations alimentaires. Le déficit budgétaire devrait se creuser à 6,2 % du PIB, en raison de l’augmentation des subventions au GPL et à la farine et du coût des réformes de la santé et de la protection sociale.

Si l’inflation est restée globalement contenue en 2021 (à 1,4 % en moyenne), les coûts à l’importation ont commencé à exercer une pression accrue sur les prix à la fin de l’année 2021, qui s’intensifie en 2022. L’indice des prix à la consommation a ainsi enregistré une hausse annuelle de 3,6 % en février 2022. Malgré ces pressions inflationnistes, la politique monétaire reste accommodante et la banque centrale a maintenu son taux directeur à un plancher historique de 1,5 % depuis juin 2020.

Dernière mise à jour: 11 mai 2022

FINANCEMENTS

Maroc: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA
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