Maroc Présentation

  • Depuis sa nomination en avril 2017, la coalition gouvernementale marocaine conduite par le Parti de la justice et du développement (PJD) a poursuivi l’avancée des réformes et des politiques de lutte contre la pauvreté lancée sous la précédente mandature, en mettant principalement l’accent sur les programmes de protection sociale, la création d’emplois et la réduction des disparités économiques dans le pays. 

    Le gouvernement s’emploie à élaborer un nouveau modèle de développement économique pour le pays reposant sur le renforcement de l’éducation et des programmes de formation professionnelle et l’adoption de politiques plus audacieuses pour créer des emplois et promouvoir une croissance inclusive à travers un système de protection sociale modernisé.  

    La coalition gouvernementale constituée par six partis tend à se fissurer progressivement dans la perspective d’élections législatives déterminantes prévues en 2021. Les crises sociales persistantes, à l’instar de la grève récente des enseignants, mettent le gouvernement sous pression, sommé d’assurer des services sociaux adaptés et de promouvoir un développement équitable.

    À la suite d’une intervention du roi Mohamed VI, un nouveau gouvernement composé de 24 ministres, contre 38 précédemment, a été annoncé le 9 octobre 2019.  

    Sur le plan économique, la croissance marocaine a ralenti pour s’établir à un niveau inférieur à son potentiel, plombé par la volatilité du secteur agricole non irrigué et par la baisse de l’activité dans le secteur tertiaire. La croissance du PIB réel devrait continuer de ralentir pour atteindre 2,7 % en 2019, tandis que la croissance non agricole progresse à un taux de 3,4 % (contre 3 % en 2018), à la faveur de l'amélioration de la performance des secteurs des phosphates, des produits chimiques et du textile. Grâce à une politique monétaire saine et à une offre abondante de produits alimentaires frais, l’inflation est restée inférieure à 0,6 %. Le taux de chômage a diminué légèrement pour s’établir à 9,3 % au premier semestre 2019 (contre 9,8 % sur la même période de 2018), sur fond de baisse persistante du taux d’activité, qui est tombé à 46,1 %.

    En raison du poids des dépenses publiques et d’une hausse des recettes inférieure aux prévisions, le déficit budgétaire ne diminuera pas comme prévu et devrait stagner autour de 3,6 % du PIB en 2019 (contre 3,7 % en 2018). Une situation imputable à l’augmentation de la masse salariale due à la mise en œuvre de l’accord sur le dialogue social adopté en avril 2019 ainsi qu’à la hausse des subventions liée à la consommation accrue de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Une conférence nationale sur la fiscalité a été organisée en mai 2019 afin de dégager un consensus autour d’une réforme du régime fiscal. La prochaine étape sera l’approbation de la loi-cadre de programmation pluriannuelle qui rassemblera toutes les recommandations pertinentes issues de la conférence et servira de référence pour les prochaines lois de finances.

    La position extérieure du Maroc reste viable, mais elle présente certaines vulnérabilités découlant des déficits commerciaux structurels dus à la faible compétitivité des exportations et à la dépendance à l’égard des importations énergétiques. Le solde du compte courant devrait tomber à environ 4,3 % du PIB en 2019 contre 5,5 % l'année passée, à la faveur de la baisse des prix à l’importation, notamment en ce qui concerne l’énergie, mais aussi en raison de la diminution des importations de biens intermédiaires et de consommation.

    La croissance devrait s’accélérer progressivement à moyen terme, principalement sous l’impulsion d’un rebond des activités secondaires et tertiaires étayé par de substantiels investissements étrangers. En particulier, d’importants flux d’investissements directs étrangers continuent d’alimenter l’industrie automobile, notamment la nouvelle usine Peugeot, qui doublera à terme la capacité de production du secteur, ainsi que les services logistiques et commerciaux liés à l’extension du port de Tanger. Les perspectives à moyen terme supposent des réformes soutenues, notamment pour maintenir la rigueur budgétaire, augmenter les recettes fiscales, améliorer la gouvernance et la surveillance des entreprises d’État, accroître la flexibilité des taux de change et réformer l’environnement des entreprises et les marchés du travail. 

    En matière budgétaire, la politique de subvention se poursuivra, notamment pour la consommation de GPL. Un système de couverture sera mis en place pour protéger le budget de l’État contre d’éventuelles flambées des prix pétroliers. Pour maîtriser la masse salariale, le gouvernement entend rationaliser la création de nouveaux postes de fonctionnaires, notamment en optant pour des redéploiements de ressources humaines aux niveaux sectoriel et territorial. Il s’ensuit que le déficit budgétaire devrait légèrement se resserrer pour atteindre en moyenne 3,5 % du PIB en 2020-2021. Le solde du compte courant devrait s’améliorer progressivement au cours de la période de prévision à la faveur de la croissance des exportations de produits manufacturés — automobiles, électronique et produits chimiques, notamment — et de la hausse des recettes touristiques, soutenue par la baisse des prix des principaux biens et produits importés. 

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

  • Le Groupe de la Banque mondiale travaille aux côtés du gouvernement à l’élaboration d’un nouveau cadre de partenariat-pays destiné à promouvoir la cohésion sociale par l’amélioration des conditions de création d’emplois et la réduction des disparités sociales et territoriales.

    Les domaines d’intervention de ce nouveau partenariat répondent aux priorités définies par le Maroc, à savoir : i) relancer la croissance et la création d’emplois ; ii) transformer le capital humain ; et iii) promouvoir un développement territorial inclusif et résilient. La bonne gouvernance constitue en outre le socle de ce cadre de partenariat, qui intègre également les thèmes transversaux de l’économie numérique et de l’égalité hommes-femmes.

     

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019


FINANCEMENTS

Maroc: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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