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Maroc Présentation

  • Après la hausse des cas de coronavirus durant l’été et l’automne 2020, le nombre de nouvelles infections a commencé de régresser en décembre. Le 28 janvier 2021, le Maroc a lancé sa campagne nationale de vaccination, qui sera déployée en plusieurs phases. Conformément aux instructions du roi Mohammed VI, cette campagne entend vacciner gratuitement tous les citoyens et résidents marocains âgés d’au moins 17 ans, soit au total 25 millions de personnes environ. La durée de l’opération dépendra du rythme des livraisons de vaccins, le Maroc ayant passé un contrat avec le britannique AstraZeneca et le chinois Sinopharm.

    Sur le front économique, le gouvernement a engagé les mesures annoncées par le souverain en juillet 2020 dans sa feuille de route pour impulser le redressement du pays. En plus de la réforme des entreprises publiques, il a adopté une loi instituant les cadres techniques et institutionnels nécessaires à l’extension de la couverture sociale aux segments de la population menacés de basculer dans la pauvreté. Le texte prévoit notamment un accès universel aux services publics de santé. Le décret correspondant ayant été approuvé, le fonds d’investissement Mohammed VI verra bientôt le jour. Il est destiné à soutenir de grands projets d’investissement, à l’instar des partenariats public-privé, et à contribuer à la capitalisation des petites et moyennes entreprises (PME) marocaines. La commission mise en place en décembre 2019 pour porter la vision de développement du royaume devrait orienter le débat politique sur les réformes attendues dans la perspective des élections générales du pays, fixées pour l’instant à septembre 2021.

    Le choc causé par la pandémie de COVID-19 a plongé l’économie marocaine dans une profonde récession — la première depuis 1995. La production s’est contractée de 15,1 % au deuxième trimestre 2020, principalement sous l’effet du confinement. Mais la forte régression des exportations due à la perturbation des chaînes de valeur mondiales et la chute des recettes du tourisme y ont aussi contribué. Les chocs sur l’offre et la demande induits par la pandémie ont été aggravés par la contre-performance du secteur agricole imputable à une grave sécheresse. Malgré la reprise de l’activité au dernier semestre 2020, la contraction du PIB réel devrait s’établir à 7 % en 2020 selon les premières estimations du gouvernement, avec pour effet une hausse du chômage de 9,2 à 11,9 %.

    Pendant la pandémie, les autorités marocaines ont adopté diverses mesures pour amortir le choc sur les ménages et les entreprises : transferts directs aux travailleurs de l’économie formelle et informelle, apport de garanties partielles aux banques pour les prêts aux entreprises, réduction du taux directeur de la banque centrale de 75 points de base (avec un niveau historiquement bas de 1,5 %) et injections directes de liquidités dans le système financier.

    Par ailleurs, le gouvernement a enclenché un ambitieux processus de réforme, qui pourrait améliorer le potentiel de croissance sur le moyen et le long termes.

    La pandémie a eu néanmoins un impact significatif sur les finances publiques, le déficit budgétaire ressortant à 7,8 % du PIB en 2020, ce qui, conjugué à la récession, a conduit à une hausse du ratio de la dette publique par rapport au PIB de 64,9 à 77,8 %. Sur le plan extérieur, le compte courant a mieux résisté que prévu au départ, avec un déficit de 3 % du PIB en 2020, contre 4,1 % l’année précédente. Jusqu’à présent, l’économie marocaine a su préserver son accès à des financements extérieurs, bénéficiant d’importants décaissements de la part d’acteurs multilatéraux et de flux nets d’investissements directs étrangers relativement stables. Le royaume a par ailleurs lancé avec succès deux émissions obligataires sur les marchés internationaux en septembre et en décembre 2020 (de respectivement 1 et 3 milliards d’euros). Ses réserves de change ont augmenté de 26,6 % en 2020, pour atteindre pratiquement 30 % du PIB (l’équivalent de plus de sept mois d’importations).

    Après la forte contraction enregistrée en 2020, la croissance du PIB devrait rebondir à 4 % en 2021. Dans ce scénario de référence, la production agricole renoue avec ses tendances historiques à la faveur de conditions météorologiques plus propices, sur fond de maintien d’une politique monétaire accommodante et des mesures de relance budgétaire, la campagne de vaccination se déroulant par ailleurs comme prévu. Mais dans les industries manufacturières et le secteur des services, la reprise devrait être plus progressive, freinée par le ralentissement économique des partenaires commerciaux du pays et la lente reprise des recettes touristiques. Dans les années à venir, le PIB réel devrait se maintenir à un niveau légèrement supérieur à sa tendance pré-pandémie, l’économie marocaine comblant peu à peu son retard de production tandis que les réformes engagées par les autorités commenceront à porter leurs fruits. Le déficit du compte courant devrait se stabiliser sous la barre des 4 % du PIB, conforté par le redémarrage des exportations et des importations. Quant au déficit budgétaire, il ne devrait régresser que lentement, le gouvernement ayant choisi d’attendre que la reprise soit confirmée avant d’engager des mesures d’assainissement budgétaire.

    Dernière mise à jour: 25 mars 2021

  • S’appuyant sur les atouts conjugués de la BIRD, d’IFC et de la MIGA, le cadre de partenariat avec le Maroc, qui couvre les exercices 2019-24, intègre les objectifs de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) ainsi que du programme et de la stratégie à moyen terme du gouvernement pour la période 2017-21. Il a pour finalité d’améliorer les conditions de la croissance et de la création d’emplois, et s’articule autour de trois grands axes stratégiques : 1) favoriser la création d’emplois dans le secteur privé ; 2) renforcer le capital humain ; et 3) promouvoir un aménagement du territoire résilient et profitant à tous.

    La gouvernance et la participation citoyenne constituent le socle de ce cadre de partenariat, qui intègre également les thèmes transversaux de l’égalité hommes-femmes et de la technologie numérique.

    Soutien en lien avec la pandémie de COVID-19 :

    Le Groupe de la Banque mondiale a adapté son programme de soutien au Maroc à la suite de la pandémie, pour privilégier quatre piliers d’action : 1) la santé, pour sauver les vies menacées par le virus ; 2) la protection des populations pauvres et vulnérables ; 3) la croissance durable des entreprises et la création d’emplois ; et 4) le renforcement des politiques, des institutions et des investissements pour reconstruire en mieux.   

    • Soutenir le secteur de la santé pour sauver les vies menacées par le virus : la Banque mondiale a approuvé à la mi-juin 2020 l’octroi d’un financement additionnel et la restructuration d’un programme de soutien à la santé axé sur les résultats (35 millions de dollars) dans le but de renforcer le dépistage, la surveillance et la gestion des cas de COVID. Parallèlement, un prêt à l’appui des politiques de développement assorti d’une option de tirage différé en cas de catastrophe (ou Cat DDO) a été restructuré pour ajouter une condition de déclenchement relative à la situation sanitaire, ce qui a permis de décaisser 275 millions de dollars début avril 2020.
    • Protéger les populations pauvres et vulnérables : l’un des axes de soutien repose sur une série de prêts à l’appui des politiques de développement en faveur de l’inclusion financière et numérique, dont le premier (500 millions de dollars) a été approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale en juin. Planifiée avant le déclenchement de la pandémie, cette série a été restructurée pour y faire face. Le premier prêt a ainsi intégré des mesures permettant la constitution d’un fonds spécial pour la gestion de la pandémie, qui finance des transferts monétaires aux employés du secteur formel et informel et aux ménages. Il a également accompagné la création de systèmes d’identification numérique afin de favoriser l’inclusion financière et étendre les programmes de protection sociale ; une réforme réglementaire destinée à mettre en place une assurance pour tous ; et l’élargissement de l’accès au haut débit dans les zones rurales et urbaines mal desservies. Un projet de réponse d’urgence pour la protection sociale, destiné à appuyer l’action du gouvernement en matière de filets sociaux et à jeter les bases d’un programme d’allocations plus complet et plus vaste, a été approuvé par la Banque mondiale en décembre.
    • Favoriser une croissance durable des entreprises et la création d’emplois : la Banque mondiale a restructuré le projet de financement des start-up et des PME innovantes afin de soutenir les jeunes pousses et les incubateurs touchés de plein fouet par la pandémie. Alors que la crise devrait accentuer la place centrale des services numériques dans l’activité commerciale, le projet à l’appui des politiques de développement en faveur de l’inclusion financière et numérique promeut l’accès aux services numériques mondiaux, le financement participatif de start-up innovantes et les paiements dématérialisés. Pour lever les obstacles au financement par la pandémie, le prêt soutient aussi la réforme du cadre juridique régissant la protection des investisseurs minoritaires et l’investissement dans des petites entreprises. Enfin, ce prêt soutient la réforme du cadre réglementaire des marchés publics en ligne et de la participation des PME, des autoentrepreneurs et des coopératives dans les appels d’offres publics.
    • Renforcer les politiques, les institutions et les investissements pour reconstruire en mieux : la Banque mondiale soutient ce pilier à travers son appui au comité de haut niveau pour la veille économique face à la COVID-19 ainsi qu’à plusieurs ministères, sous forme de travaux de recherche et d’analyse des données, et par l’accompagnement des réformes visant à promouvoir la concurrence et l’investissement dans les marchés des infrastructures numériques et la commande publique. En novembre 2020, un financement additionnel pour le programme de transport urbain axé sur les résultats (150 millions de dollars) a été approuvé dans l’objectif de renforcer les capacités des institutions responsables des transports urbains à planifier, déployer et surveiller les infrastructures et les services mais également à améliorer la qualité des services dans certains couloirs urbains situés dans la zone couverte par le programme. Un programme pour une production verte axé sur les résultats (250 millions de dollars) a été approuvé en décembre afin d’améliorer la participation des jeunes à l’activité économique en milieu rural et d’optimiser l’efficacité commerciale et la durabilité environnementale des chaînes de valeur agroalimentaires.

    Dernière mise à jour: 25 mars 2021

  • Le cadre de partenariat avec le Maroc devrait contribuer à l’obtention des résultats suivants dans les trois axes stratégiques :  

    • Favoriser la création d’emplois dans le secteur privé : efficacité accrue de l’environnement pour les entreprises et la compétitivité ; multiplication des débouchés pour le développement du secteur privé, en mettant l’accent sur les micro, petites et moyennes entreprises et l’employabilité des jeunes ; et accès amélioré aux financements. 
    • Renforcer le capital humain : qualité et efficacité accrues des services de développement de la petite enfance ; qualité et efficacité accrues des systèmes d’éducation et de santé ; et renforcement de la protection sociale pour les populations pauvres et vulnérables. 
    • Promouvoir un aménagement du territoire résilient et profitant à tous : performance améliorée des services d’infrastructure essentiels dans les villes et les agglomérations ; accès amélioré à des ressources en eau durables ; adaptation au changement climatique et résilience aux catastrophes naturelles renforcées.  

    Dernière mise à jour: 15 mars 2021


FINANCEMENTS

Maroc: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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