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Washington, le 4 juin 2021 — La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un prêt de 450 millions de dollars en soutien à la stratégie à long terme du Maroc visant à renforcer le capital humain. Ce prêt, qui a pour objectif d’améliorer le développement de la petite enfance dans les zones rurales du pays, financera la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), avec pour axe central le développement des jeunes enfants.
« Au Maroc, un enfant né aujourd’hui n’atteindra que 50 % de son potentiel de développement et de productivité à l’âge de 18 ans. La trajectoire sociale et économique future du Maroc dépendra de sa capacité à accélérer les progrès dans le développement et la répartition équitable du capital humain, souligne Jesko Hentschel, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb. Le programme soutiendra des interventions essentielles pour renforcer l’accès des populations rurales à des services de développement de la petite enfance de qualité. »
Le programme est conçu pour accompagner les stratégies adoptées par les autorités marocaines en vue de promouvoir le développement des enfants, en s’appuyant sur des données probantes. Il apparaît en effet que les disparités observées au détriment des enfants des zones rurales du Maroc sont liées à leur manque d’accès à des programmes de développement de la petite enfance de qualité et à leur éloignement des services centrés sur la nutrition, la santé et la stimulation cognitive précoce.Le programme s’attachera par conséquent à soutenir cette palette complète de services en milieu rural.
« Les premières années de la vie constituent une période de croissance cognitive, sociale et affective intense. Les expériences vécues par les enfants au cours de cette phase de développement sont déterminantes pour leur santé et leur bien-être futurs, explique Fadila Caillaud, économiste principale et co-chef d’équipe du projet. Investir dans la santé, la nutrition et l’éducation des jeunes enfants est le meilleur investissement qu’un pays puisse faire, et nous sommes heureux d’appuyer cette initiative stratégique. »
Le suivi, l’évaluation et la coordination des services de développement de la petite enfance seront renforcés à l’aide des mécanismes institutionnels déjà en place. « Il est indispensable de surveiller l'épanouissement global des enfants depuis la naissance jusqu’à leur entrée à l’école primaire pour faire en sorte que les systèmes de développement de la petite enfance, dans le monde entier, viennent efficacement en aide aux enfants vulnérables », ajoute Samira Nikaein, spécialiste de l’éducation et co-chef d’équipe du projet.
« Les inégalités dans le développement des enfants des zones rurales sont liées à un manque d’accès aux services et à un degré d'exposition réduit aux soins nutritionnels et médicaux ainsi qu’à l’éducation de la petite enfance.Le programme soutiendra par conséquent le développement des services d’éducation, de santé et de nutrition en milieu rural », indique Luc Laviolette, chef de programme pour le développement humain et co-chef d’équipe du projet.
Dernière mise à jour: 04 juin 2021
Ibtissam Alaoui
Serene Jweied
À propos du Groupe de la Banque mondiale
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