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Djibouti Présentation

  • Djibouti est l’un des plus petits pays d’Afrique. D’une superficie de 23 200 kilomètres carrés, le pays comptait 865 000 habitants en 2011. Du fait de la faible taille de son économie, Djibouti ne peut guère diversifier sa production et est d’autant plus dépendant des marchés étrangers, ce qui le rend plus vulnérable aux mauvaises conjonctures et entrave son accès aux capitaux. Avec moins de 1 000 kilomètres carrés de terres arables (soit 0,04 % de la superficie totale du pays) et des précipitations moyennes de 130 millimètres seulement par an, Djibouti est presque totalement tributaire de ses importations pour nourrir sa population. 

    Son atout réside néanmoins dans sa position géographique stratégique à l’entrée Sud de la mer Rouge, qui en fait un pont entre l’Afrique et le Moyen-Orient. Situé à proximité de certaines des voies maritimes les plus actives du monde, Djibouti abrite des bases militaires françaises, américaines, japonaises, chinoises et de l’OTAN, ainsi que d’autres forces étrangères installées dans le pays pour soutenir la lutte mondiale contre la piraterie. 

    Avec un PIB de 2 milliards de dollars, l’économie de la ville-État repose sur un complexe portuaire qui figure parmi les plus modernes du monde. Le commerce par le port de Djibouti est appelé à connaître un développement rapide, parallèlement à l’expansion économique de l’Éthiopie, principal voisin et partenaire commercial du pays. Djibouti dispose par ailleurs d’un patrimoine naturel qui se prête au tourisme, de ressources marines inexploitées qui pourraient lui permettre d’accroître la pêche artisanale, et d’une infrastructure de câbles de télécommunications sous-marins qui pourrait servir de socle au développement de nouvelles activités numériques et de services. Les énergies renouvelables pourraient également devenir une source de croissance pour le pays, étant donné le potentiel géothermique, solaire et éolien dont il dispose. 

    Djibouti a enregistré une croissance économique rapide et soutenue ces dernières années, avec une progression moyenne du PIB par habitant et du PIB réel de 3 % par an et 6 % respectivement, les prévisions tablant en outre sur une croissance de 7,5 % en 2019. Ces performances doivent beaucoup à des investissements publics massifs dans l’infrastructure, qui sont financés par l’emprunt et ont pour effet de porter la dette à plus de 70 % du PIB. Le taux d’extrême pauvreté, évalué sur la base d’un seuil fixé à 1,90 dollar par jour, était estimé à 17,1 % en 2017, mais il devrait reculer à la faveur des retombées des investissements d’infrastructure. Djibouti n’est actuellement pas lié à un programme du FMI, mais a fait l’objet d’une consultation au titre de l’article IV dont le rapport a été soumis au Conseil d’administration du Fonds en septembre 2019.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

  • La stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec Djibouti pour la période 2014-2017 mutualise les ressources et l’expertise de l’Association internationale de développement (IDA), de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Elle appuie la vision stratégique à long terme du pays (« Djibouti 2035 »), qui vise à réduire l’extrême pauvreté et poser les fondations d’une croissance partagée en valorisant le potentiel humain et économique du pays. La stratégie de la Banque repose sur deux piliers : la réduction des vulnérabilités et l’amélioration de l’environnement économique. Elle s’articule en outre autour de deux axes transversaux : le renforcement institutionnel et l’égalité hommes-femmes.  

    Cette stratégie a fait l’objet d’un examen à mi-parcours approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque en mai 2016 et qui servira de base au prochain cadre de partenariat avec Djibouti. Ce nouveau cadre stratégique, dont le lancement est prévu pour le début de l'année 2020, approfondira les activités de la Banque en faveur de la création d’emplois, du développement du capital humain et du renforcement des capacités de l’État. 

    En octobre 2019, Djibouti bénéficiait de 15 projets en cours financés par l’IDA, pour une enveloppe globale de 207 millions de dollars. Les équipes de la Banque mondiale s’emploient à utiliser le levier des ressources de l’IDA à travers des fonds fiduciaires exécutés par le bénéficiaire et dont la valeur nette totale s’élève à environ 14 millions de dollars. Les activités relatives à ces fonds sont alignées sur le portefeuille de projets financés par l’IDA. Les programmes de la Banque à Djibouti sont axés sur les filets de protection sociale, le développement des communautés rurales, la lutte contre la pauvreté urbaine, la santé, l’éducation, la gouvernance, l'énergie et le développement du secteur privé. Tous les projets accordent une place particulière aux femmes et aux jeunes. 

    Voici un aperçu des résultats obtenus :

    • 10 092 personnes ont reçu un complément de revenu en participant à des programmes de travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre ;  
    • 20 409 femmes enceintes et mères d’enfants en bas âge ont bénéficié de services de nutrition préventifs ; 
    • 56 857 ménages pauvres ont été inscrits dans un registre conçu pour mieux cibler les bénéficiaires sociaux, dont 14 605 personnes enregistrées grâce à un système d’identification biométrique ;
    •  692 ménages et 132 379 têtes de bétail ont bénéficié d’installations fournissant 1 745 000 mètres cubes d’eau, au profit notamment des femmes qui, soulagées de la corvée d’eau, peuvent se consacrer davantage à leurs enfants ou à des activités productives ; 
    • la création/remise en état de 96 hectares de surfaces irriguées a permis d'améliorer la productivité agricole ; 
    • entre 2016 et 2018, Djibouti a progressé du 171e au 99e rang dans le classement Doing Business sur l'état des réformes pour l'amélioration de l’environnement des affaires. 

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

  • Protection sociale 

    Un projet de filets sociaux novateur a fait bénéficier plus de 20 409 femmes et enfants d’un programme de nutrition, et procuré plus de 500 000 jours de travail de courte durée. Environ 17 900 bénéficiaires ont pu accéder à des services nutritionnels de base à visée préventive. En outre, le projet soutient la mise en place d’un registre social et d’un système de protection sociale nationaux. Ce registre contient des informations sur 56 857 ménages, contre un objectif initial de 20 000. Le processus de collecte des données biométriques a été lancé, tandis que les données du registre sont actuellement partagées entre six programmes. Le projet contribue à la diversification alimentaire et à l’amélioration de la nutrition au sein des foyers qui en bénéficient, de même qu’à l’autonomie des femmes.  

    Développement rural 

    Le projet de développement rural communautaire et de mobilisation des eaux (PRODERMO, 2012-2019) a permis d’accroître l’accès à l’eau et aidé les populations à mieux gérer cette ressource ainsi que les terres de pâturage. Quelque 7 000 ménages ont en bénéficié, tandis que 60 890 têtes de bétail disposent désormais d’une alimentation en eau plus fiable. En outre, près de 2 300 personnes ont reçu une formation à la gestion des ressources hydriques et agropastorales, et des installations fournissant environ 1,5 million de mètres cubes d’eau ont été construites ou remises en état. 

    Lutte contre la pauvreté urbaine 

    Le programme de lutte contre la pauvreté urbaine vise à moderniser l’infrastructure et les services dans le Quartier 7 de la capitale. Les résultats déjà obtenus sont remarquables : 37 400 personnes bénéficient directement de l’accès à des services de base, de la mobilité urbaine et de la gestion des crues ; des emplois à court terme représentant 61 725 jours de travail ont été créés ; et 3,7 kilomètres de routes urbaines ont été construits. 

    Amélioration de la performance du secteur de la santé 

    Le projet d’amélioration de la performance du secteur de la santé, toujours en cours, vise à renforcer le recours à des services améliorés en matière de santé maternelle et infantile. Plus de 1,5 million de personnes ont reçu des soins de qualité, 61 180 femmes ont bénéficié de deux à quatre consultations prénatales, tandis que 45,5 % des enfants ont bénéficié d’une vaccination complète avant leur premier anniversaire. Cinq établissements de santé primaire ont été modernisés en centres hospitaliers pouvant prendre en charge des urgences 24 heures sur 24, des accouchements et des soins aux patients externes au profit d’une population d’environ 100 000 habitants.

    Dernière mise à jour: 01 oct. 2019

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FINANCEMENTS

Djibouti: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA