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Djibouti Présentation

  • Djibouti est l’un des plus petits pays d’Afrique. D’une superficie de 23 200 kilomètres carrés, le pays compte environ 900 000 habitants. Du fait de la faible taille de son économie, Djibouti ne peut guère diversifier sa production et est d’autant plus dépendant des marchés étrangers, ce qui le rend plus vulnérable aux aléas conjoncturels et entrave son accès aux capitaux. Avec moins de 1 000 kilomètres carrés de terres arables (soit 0,04 % de la superficie totale du territoire) et des précipitations moyennes de 130 millimètres seulement par an, Djibouti est presque totalement tributaire de ses importations pour nourrir sa population. 

    Son atout réside néanmoins dans sa position géographique stratégique, à l’entrée méridionale de la mer Rouge, qui en fait un pont entre l’Afrique et le Moyen-Orient. Situé à proximité de certaines des voies maritimes les plus fréquentées du monde, au carrefour de l’Asie et de l’Europe, Djibouti abrite des bases militaires françaises, américaines, japonaises, chinoises et de l’OTAN, ainsi que d’autres forces étrangères installées dans le pays pour soutenir la lutte mondiale contre les actes de piraterie. 

    Son économie repose sur un complexe portuaire qui figure parmi les plus modernes du monde. Le commerce par le port de Djibouti devrait connaître un développement rapide, parallèlement à l’expansion économique de l’Éthiopie, principal voisin et partenaire commercial du pays. Djibouti dispose par ailleurs d’un patrimoine naturel qui se prête au tourisme, de ressources marines inexploitées qui pourraient lui permettre d’accroître la pêche artisanale, et d’une infrastructure de câbles de télécommunications sous marins qui pourrait servir de socle au développement de nouvelles activités numériques et de services. Les énergies renouvelables pourraient également devenir une source de croissance pour le pays, étant donné son potentiel géothermique, solaire et éolien. 

    L’économie djiboutienne a moins souffert de la pandémie de COVID-19 qu’anticipé. La contraction de la production a été jugulée : la croissance a ralenti à 0,5 % en 2020, à la faveur de la vigueur des activités de réexportation en zone franche, de et vers l’Éthiopie, et des exportations de services de transport, de logistique et de télécommunications aux troisième et quatrième trimestres. Ce dynamisme s’est appuyé sur l’existence de stocks importants, et dont le niveau a été de ce fait quelque peu réduit. La hausse des exportations, conjuguée à la baisse des importations (de biens d'équipement), a entraîné une augmentation de l’excédent des comptes courants. 

    Malgré les effets de la pandémie, les perspectives économiques à moyen terme restent positives : la croissance devrait atteindre 5,5 % en 2021 et s’établir en moyenne à 6,2 % en 2022, grâce au rebond des réexportations dans les zones franches et au redressement de l'activité et des exportations dans les services de transport, de logistique et de télécommunications vers l’Éthiopie. Cependant, Djibouti reste exposé aux répercussions d’une chute plus persistante que prévu de l'activité économique en Éthiopie. Les projets d’infrastructure en cours, notamment la construction d’un chantier naval, d’un nouveau terminal pétrolier dans le port de Damerjog et de nouveaux équipements hôteliers, devraient, sauf retards importants, doper la croissance et la création d'emplois. Les nouvelles capacités de réparation et d’entretien du chantier naval devraient permettre d’attirer un plus grand nombre de navires vers Djibouti et de conférer un avantage concurrentiel au principal port du pays par rapport aux autres installations voisines, consolidant ainsi sa position de plateforme commerciale et logistique régionale.

    Dernière mise à jour: 14 avr. 2021

  • Le futur cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec Djibouti s’inspirera des conclusions de l’examen à mi-parcours de la stratégie 2014-2017 : approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale en mai 2016, ce document appuie la Vision 2035 portée par les autorités djiboutiennes afin de réduire l’extrême pauvreté et de jeter les bases d’une croissance partagée en valorisant le potentiel humain et économique du pays. Le nouveau cadre de partenariat, attendu pour la mi-2021, viendra conforter les activités de la Banque en faveur de la création d’emplois, du développement du capital humain et du renforcement des capacités de l’État. 

    En mars 2021, Djibouti bénéficiait de 14 projets en cours financés par l’IDA, pour une enveloppe globale d’environ 240 millions de dollars. Les équipes de la Banque mondiale se sont employées à utiliser le levier des ressources de l’IDA à travers des fonds fiduciaires exécutés par le bénéficiaire et dont la valeur nette totale s’élève à environ 8,4 millions de dollars. Les activités relatives à ces fonds sont alignées sur le portefeuille de projets financés par l’IDA. Ce portefeuille est axé sur l’éducation, la santé, les filets de protection sociale, l’énergie, le développement des communautés rurales, la lutte contre la pauvreté urbaine, la modernisation de l’administration publique, la gouvernance et le développement du secteur privé, en accordant une importance particulière aux femmes et aux jeunes.

    Dernière mise à jour: 14 avr. 2021

  • Le projet intégré de transferts monétaires et de développement du capital humain, en cours, a concouru au déploiement rapide d’allocations, en espèces et en nature, pendant la première vague de la pandémie, début 2020, et le confinement qui a suivi : à Djibouti-Ville, et principalement dans le quartier de Balbala, 27 567 ménages pauvres et vulnérables (pratiquement 154 000 personnes) ont reçu pendant trois mois des bons alimentaires pour une valeur de 30 000 FD (170 dollars). Dans le même temps, les transferts monétaires à 12 300 ménages (dont 4 888 financés par la Banque mondiale) vivant en milieu rural et urbain se sont poursuivis. Le projet a également lancé des mesures d’accompagnement pour les bénéficiaires de ces allocations afin de renforcer le développement du capital humain : séances d’information sur des aspects essentiels, comme la nutrition, l’éducation, la santé et les violences sexistes, et prise en charge médicale assurée sur place au moment du versement des allocations trimestrielles, grâce à un partenariat avec le ministère de la Santé.

    Ce projet aide le gouvernement à poursuivre la constitution du registre social national, qui sert de point d’entrée à neuf programmes sociaux différents, y compris l’assurance médicale subventionnée, les logements sociaux, l’assistance alimentaire et les transferts monétaires. Le registre social couvre désormais 85 147 ménages, soit plus d’un tiers des habitants. Le projet accompagne les efforts des autorités pour y intégrer les réfugiés, afin de définir leur éligibilité aux programmes sociaux. À ce jour, 756 familles de réfugiés ont été ajoutées au registre, l’objectif à terme étant de parvenir à 1 500 ménages.

    Enfin, le projet introduit un nouveau programme de développement piloté par les communautés afin d’améliorer l’accès aux infrastructures de renforcement du capital humain dans l’intérieur du pays. Pour permettre aux communautés d’identifier et mettre en œuvre leurs propres sous-projets, un programme de formation est en cours d’élaboration dans le cadre d’un processus d’échange de connaissances avec des experts du Bénin et du Sénégal. Les premiers sous-projets devraient démarrer d’ici quelques mois dans 60 sites sélectionnés. Ce programme est mis en œuvre en partenariat avec le secrétariat d’État chargé de la décentralisation, les autorités régionales et l’Agence djiboutienne de développement social dans le but d’encourager une décentralisation plus transparente et participative des fonctions gouvernementales. 

    Les actions engagées au titre du projet régional d’aide au développement en réponse aux conséquences des déplacements de population dans la Corne de l’Afrique ont amélioré l’accès aux services sociaux et économiques et aux infrastructures de 97 000 bénéficiaires (ressortissants du pays et réfugiés dans les régions d’Ali-Sabieh et Obock), sachant que 65 % des 33 000 bénéficiaires dans les communautés d’accueil sont des femmes. Plus de 1 300 bénéficiaires des activités de développement économique ont indiqué avoir vu leurs revenus augmenter.

    Le projet permet par exemple d'étendre le réseau d’électricité principal dans la localité de Holhol, au profit de 2 700 ménages (soit plus de 10 000 personnes). Les 100 nouveaux réverbères nouvellement installés incarnent ce progrès et la fin d’une attente longue de 40 ans pour les habitants de la localité. Environ 356 logements, 24 boutiques et différents services publics et administratifs, tels que le centre de santé communal, les établissements primaires et secondaires ou encore le centre de développement communautaire sont progressivement raccordés au réseau. Parmi les principaux investissements consentis, la réhabilitation et la modernisation du dispensaire d’Ali-Addeh, qui prodigue sur un pied d’égalité des soins de qualité aux réfugiés et aux membres des communautés d’accueil. L’endroit, propre et aux salles bien éclairées, a été suffisamment doté en personnel et en équipement — lits, appareil de radiographie et matériel chirurgical.

    Le projet d’amélioration de la performance du secteur de la santé, en cours, a généralisé le recours à des services de santé maternelle et infantile de qualité. À ce jour, plus de 300 000 personnes ont reçu des soins de qualité, plus de 90 000 femmes enceintes ont bénéficié de deux à quatre consultations prénatales et 85 % des enfants ont fait l’objet d’un programme complet de vaccination avant leur premier anniversaire. Cinq établissements de santé primaire ont été modernisés et servent désormais de centres hospitaliers pouvant prendre en charge des urgences 24 heures sur 24, des accouchements et des soins ambulatoires au profit d’environ 100 000 habitants.

    • Projet de riposte à la pandémie de COVID-19 et lutte contre les retards de croissance 

    Le premier cas de COVID-19 à Djibouti a été signalé à la mi-mars 2020. Près d’un an plus tard, en février 2021, le bilan s’élève à plus de 6 000 personnes infectées et 63 décès. À la suite d’un confinement général de sept semaines, de la fermeture des frontières terrestres et aériennes et d’une campagne rigoureuse de dépistage, qui a donné lieu à la réalisation de plus de 100 000 tests, Djibouti est parvenu à juguler globalement la première vague épidémique. Le projet de riposte à la pandémie de COVID-19 a contribué à ces efforts et produit des résultats conséquents en un laps de temps très court. 

    Voici quelques-uns des résultats obtenus :

    - Pendant la première vague de la pandémie de COVID-19 et le confinement qui a suivi, 27 567 ménages (pratiquement 154 000 personnes) ont reçu des bons alimentaires tandis que 4 888 ménages (environ 29 000 personnes) ont bénéficié de transferts monétaires.

    - 4 305 patients atteints de la COVID et 125 agents de santé ont directement bénéficié des produits et équipements obtenus grâce à deux projets de l’IDA : le projet de riposte à la pandémie de COVID-19 et la composante d’intervention d’urgence conditionnelle (CERC) du projet « En marche vers zéro retard de croissance ».

    - 97 000 personnes (ressortissants du pays et réfugiés dans les régions d’Ali-Sabieh et Obock) ont profité d’un accès amélioré aux services économiques et sociaux, ainsi qu’aux infrastructures.

    - Dans la localité de Holhol, 10 000 personnes ont pu accéder à l’électricité grâce à l’extension du réseau principal national.

    - Dans cinq quartiers pauvres de la ville d’Obock, 1 000 personnes ont obtenu un raccordement électrique individuel. 

    - 667 personnes (328 femmes et 339 jeunes) ont bénéficié d’un programme de soutien aux moyens de subsistance, qui dispense des formations complètes et des aides.

    - Plus de 300 000 personnes ont eu accès à des services de soins de santé de qualité et plus de 90 000 femmes enceintes ont pu effectuer entre deux et quatre consultations prénatales.

    - La remise en état de deux structures de santé (hôpital Bouffard et site de PK13) est financée par les projets de l’IDA.

    - 241 agents de santé ont été formés à la prévention et au traitement des infections, et plus généralement à la prise en charge de la COVID-19, grâce au projet de riposte à la pandémie.

    - Sept structures de soins ont reçu du matériel médical, des fournitures et d’autres produits financés par les projets de l’IDA : trois d'entre elles ont bénéficié du projet COVID-19, une autre du projet de lutte contre les retards de croissance, et les trois dernières des deux projets à la fois.

    - Le taux de positivité aux tests, qui avait atteint près de 16 % en mai 2020, a été ramené à moins de 2 % seulement ces derniers mois. 

    Dernière mise à jour: 14 avr. 2021

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FINANCEMENTS

Djibouti: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA