Djibouti Présentation

  • Djibouti est l’un des plus petits pays d’Afrique. D’une superficie de 23 200 kilomètres carrés, le pays comptait 864 617 habitants en 2011. À l’instar d’autres petits États, du fait de la faible taille de son économie, Djibouti ne peut guère diversifier sa production et est d’autant plus dépendant des marchés étrangers, ce qui le rend plus vulnérable aux mauvaises conjonctures extérieures et entrave son accès aux capitaux étrangers. Avec moins de 1 000 kilomètres carrés de terres arables (soit 0,04 % de la superficie totale du pays) et des précipitations moyennes de 130 millimètres seulement par an, Djibouti est totalement tributaire de ses importations pour nourrir sa population.

    Stratégiquement situé à l’entrée Sud de la mer Rouge, Djibouti constitue un pont entre le Moyen-Orient et l’Afrique. Le pays se trouve sur certaines des voies maritimes les plus actives du monde. Il abrite des bases militaires françaises, américaines, japonaises et de l’OTAN, ainsi que d’autres forces étrangères installées dans le pays pour soutenir la lutte contre la piraterie. 

    L’économie de Djibouti repose actuellement sur un complexe portuaire qui figure parmi les plus modernes du monde. On prévoit que le commerce par le port de Djibouti se développera rapidement, parallèlement à l’expansion économique de l’Éthiopie, principal partenaire commercial du pays. De plus, Djibouti dispose d’un patrimoine naturel qui se prête au développement du tourisme, de ressources marines inexploitées qui pourraient lui permettre de développer la pêche artisanale, et d’une infrastructure importante de câbles de télécommunications sous-marins dont il pourrait tirer parti pour développer de nouvelles activités de services. Le commerce de l’énergie pourrait également être une source de croissance pour le pays.

    Djibouti a enregistré une croissance économique rapide et soutenue au cours des 15 dernières années, avec un PIB par habitant qui a progressé en moyenne de 3,1 % par an sur la période 2001-2017. Environ 16 % de la population du pays vivait toutefois sous le seuil international de pauvreté (1,90 dollar par jours) en 2017. Le taux d’extrême pauvreté national officiel s’établissait à 21,1 % selon une enquête de 2017.

    Dernière mise à jour: 01 avr. 2019

  • La stratégie de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec Djibouti pour la période 2014-2017 mutualise les ressources et l’expertise de l’Association internationale de développement (IDA), de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Elle appuie le projet porté par les autorités nationales à l’horizon 2035, à savoir réduire l’extrême pauvreté et poser les fondations d’une croissance partagée en valorisant le potentiel humain et économique du pays. La stratégie repose sur deux piliers : la réduction des vulnérabilités et l’amélioration de l’environnement économique. Elle s’articule en outre autour de deux axes transversaux : le renforcement institutionnel et l’égalité hommes-femmes. 

    Ce document stratégique a fait l’objet d’un examen à mi-parcours et d’une actualisation approuvée par le Conseil des administrateurs de la Banque en mai 2016. La version actualisée fait état des avancées réalisées jusqu’ici. Il s’agit d’intensifier l’action du Groupe de la Banque mondiale dans les domaines où les opérations précédentes ont donné des résultats probants, mais aussi de répondre aux priorités du pays conformément à sa stratégie de long terme « Djibouti Vision 2035 ». 

    En mars 2019, Djibouti bénéficiait de 11 projets en cours financés par l’IDA, pour une enveloppe globale de 150 millions de dollars. Les équipes du Groupe de la Banque mondiale s’emploient à utiliser le levier des ressources de l’IDA à travers des fonds fiduciaires exécutés par le bénéficiaire et dont la valeur nette totale s’élève à environ 17 millions de dollars. Les activités financées par ces fonds fiduciaires sont totalement conformes et complémentaires au portefeuille financé par l’IDA. Le programme de financements (IDA et fonds fiduciaires confondus) est axé sur les filets de protection sociale, l’énergie, le développement des communautés rurales, la réduction de la pauvreté urbaine, la santé, l’éducation, la gouvernance et le développement du secteur privé. Tous les projets accordent une place particulière aux femmes et aux jeunes.

    • 10 092 personnes ont reçu un complément de revenu en participant à des programmes de travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre. 
    • 20 409 femmes enceintes et mères d’enfants en bas âge ont bénéficié de services nutritionnels de base à visée préventive. 
    • 56 857 ménages pauvres ont été inscrits au registre social, dont 14 605 personnes enregistrées selon un système d’identification biométrique qui améliore le ciblage des bénéficiaires. 
    • 9 692 ménages et 132 379 têtes de bétail ont bénéficié d’installations fournissant 1 745 000 m3 d’eau, au profit notamment des femmes qui, soulagées de la corvée d’eau, peuvent se consacrer davantage à leurs enfants ou à des activités productives. 
    • La création/remise en état de 96 hectares de surfaces irriguées ont permis d'améliorer la productivité agricole. 
    • Entre 2016 et 2018, Djibouti a progressé du 171e au 99e rang dans le classement Doing Business sur l'état des réformes pour l'amélioration de l’environnement des affaires.

     

    Dernière mise à jour: 01 avr. 2019

  • Protection sociale :

    Un projet de filets sociaux novateur a fait bénéficier plus de 20 409 femmes et enfants d’un programme de nutrition, et procuré plus de 500 000 jours de travail de courte durée. Sa composante « nutrition » a permis à quelque 17 900 femmes enceintes et mères d’enfants en bas âge d’accéder à des services nutritionnels de base à visée préventive. En outre, le projet soutient la mise en place d’un registre social et d’un système de protection sociale nationaux. Ce registre contient des informations sur 56 857 ménages, contre un objectif initial de 20 000. Le processus de collecte de données biométriques sur ces ménages a récemment été lancé. Les données de ce registre sont actuellement partagées entre six programmes. Le projet contribue à la diversification alimentaire et à l’amélioration des pratiques nutritionnelles dans la population, et il a renforcé l’autonomie des femmes. 

    Développement rural :

    Le projet de développement rural communautaire et de mobilisation des eaux (PRODERMO, 2012-2019) a permis d’accroître l’accès à l’eau au profit de quelque 7 000 ménages, tandis que 60 890 têtes de bétail disposent désormais d’une alimentation en eau plus fiable. En outre, environ 2 282 personnes ont reçu une formation à la gestion des ressources hydriques et agropastorales, et des installations fournissant 1,5 million de mètres cubes d’eau ont été construites ou remises en état.

    Lutte contre la pauvreté urbaine :

    Le programme de lutte contre la pauvreté urbaine vise à moderniser l’infrastructure et les services dans le Quartier 7 de la capitale. Les résultats déjà obtenus sont remarquables : 37 400 personnes bénéficient directement de l’accès à des services de base, de la mobilité urbaine et de la gestion des crues ; des emplois à court terme représentant 61 725 personnes-jours ont été créés ; et 3,7 kilomètres de routes urbaines ont été construits.

    Amélioration de la performance du secteur de la santé :

    Le projet d’amélioration de la performance du secteur de la santé, toujours en cours, vise à renforcer le recours à des services améliorés en matière de santé maternelle et infantile. Plus de 1,5 million de personnes ont reçu des soins de qualité, 61 180 femmes ont bénéficié de deux à quatre consultations prénatales, tandis 45,5 % des enfants ont bénéficié d’une vaccination complète avant leur premier anniversaire. En outre, cinq établissements de santé primaire ont été modernisés en centres hospitaliers pouvant prendre en charge des urgences 24 heures sur 24, des accouchements et ses soins aux patients externes au profit d’une population d’environ 100 000 habitants.

    Dernière mise à jour: 01 avr. 2019

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FINANCEMENTS

Djibouti: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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