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Élargir l’accès à l’école et aux apprentissages chez les enfants défavorisés des zones rurales haïtiennes

25 novembre 2013

Le don de l’Association internationale de développement (IDA) pour le Projet Education pour Tous permet à près de 200 000 enfants désavantagés des zones rurales d’Haïti d’être scolarisés, grâce à une subvention à la scolarisation et à des mesures de soutien à l’apprentissage.
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Plus de 190,000

enfants défavorisés ont bénéficié de dispenses de frais de scolarité.

CARTE DES PROJETS

Défis 

Haïti a l’un des taux de scolarisation les plus bas au monde. Avant même le séisme de 2010, près d’un demi-million de jeunes Haïtiens n’étaient pas scolarisés, ce chiffre correspondant vraisemblablement à plus d’un quart des 6-14 ans issus de milieux défavorisés. 

Par ailleurs 84 % des enseignants ne sont pas qualifiés. Les écoliers en troisième année d’enseignement fondamental lisent en moyenne moins de 23 mots par minute, tandis que près d’un adulte sur quatre ne sait ni lire ni écrire. Ces problèmes sont exacerbés dans les zones rurales, du fait d’un niveau de pauvreté plus élevée et de la difficulté d’accès aux écoles. 

Autre obstacle à la scolarisation des enfants : plus de 80 % des établissements scolaires sont privés et les frais de scolarité représentent parfois près de 60 % du revenu des familles. 

Solution 

En collaboration avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID), la Banque de Développement des Caraïbes (CDB), l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et le Partenariat mondial pour l’Education (GPE), la Banque mondiale finance un projet destiné à doter Haïti d’un dispositif durable pour améliorer l’accès à l’éducation et la qualité de l’enseignement. 

Ce projet inclut un volet d’exemptions de frais de scolarité pour près de 200 000 enfants d’écoles privées dans huit départements sur les dix que compte le pays. L’exemption se fait sous la forme de subventions d’un montant de 90 dollars par élève, accordées aux écoles à la condition qu’elles fournissent au moins trois manuels scolaires par enfant, recrutent des enseignants qualifiés et améliorent les infrastructures et la gestion des écoles. Le programme prévoit également que des cabinets d’audit indépendants vérifient les inscriptions enregistrées chaque année. 

La Banque mondiale finance par ailleurs un programme de cantines scolaires qui offre quotidiennement des repas chauds à plus de 80 000 enfants, tout en veillant à la fourniture de matériel pédagogique et à la mise en place de mesures incitatives liées aux résultats scolaires afin que les établissements améliorent l’apprentissage des élèves. 

Résultats 

Voici les principales réalisations du programme : 

  • Dispenses de frais de scolarité pour plus de 190 000 enfants défavorisés dans plus de 900 écoles. 
  • Chaque matin et chaque midi, une collation et un repas chaud sont servis à plus de 80 000 écoliers ; les écoles distribuent également de la vitamine A et assurent des traitements vermifuges. 
  • 63 écoles communautaires fonctionnent dans quatre départements et une formation a été dispensée aux comités de gestion scolaire ; 
  • Formation de plus de 2 600 enseignants fraîchement diplômés ; 
  • Élaboration d’un guide pour enseignants, d’un programme de lecture et d’outils pédagogiques grâce au soutien de donateurs ; 
  • Plus de 2 800 écoles privées ont bénéficié d’une subvention destinée à les aider à rouvrir leurs portes aux élèves au lendemain du tremblement de terre. 

Contribution du Groupe de la Banque mondiale 

La Banque a financé 70 millions de dollars sous la forme d’un don de l’IDA. Elle assure également la gestion des fonds provenant du Partenariat mondial pour l’Education (GPE), qui s’élèvent à 22 millions de dollars. 

Bénéficiaires 

Le projet a favorisé la scolarisation de plus de 190 000 enfants par an depuis 2007.