Maroc Présentation

  • Depuis sa nomination le 5 avril 2017, la coalition gouvernementale marocaine conduite par le Parti de la justice et du développement (PJD) a poursuivi l’avancée des réformes lancées sous la précédente mandature, en mettant principalement l’accent sur les programmes de protection sociale, la création d’emplois et la réduction des disparités économiques dans le pays. Au cours des derniers mois, le gouvernement a été confrontée à d’importantes manifestations dans la province de Jerada (dans le nord-est du pays), appelant à une « économie alternative » pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion dans la région. Sur proposition du gouvernement, un plan économique a été élaboré afin de lever les freins au développement dans ce territoire.

    Le gouvernement travaille plus généralement à une refonte du modèle de développement du pays sur le long terme, conformément au souhait du roi Mohammed VI. Le souverain avait décidé de licencier plusieurs hauts fonctionnaires en octobre dernier, à la suite de la publication du rapport de la Cour des comptes qui pointait des lacunes dans l’exécution des programmes de développement de la région du Rif, qui a également été le théâtre d’une vague de protestations sociales ces dix-huit derniers mois.

    Sur le plan économique, le taux de croissance du PIB réel est remonté à 4 % en 2017 grâce à la forte augmentation de la production agricole, après être tombé à 1,2 % en 2016. La production de céréales a été supérieure à la moyenne, ce qui a permis au secteur agricole d’afficher de solides résultats et un taux de croissance de 15,1 %. Le PIB non agricole n’a toutefois augmenté que d’environ 2,8 %. 

    Ce sont les activités extractives qui ont, après l’agriculture, le plus contribué à la croissance, par suite de la reprise de la production de phosphates. Le taux d’inflation est resté faible (0,7 %). Le chômage continue de s’accroître, et est passé de 9,9 % à 10,2 % en 2017 ; il continue de toucher plus particulièrement les jeunes (26,5 %), les personnes instruites (17,9 %) et les femmes (14,7 %), ce qui montre que l’économie n’a pas les capacités nécessaires pour générer une croissance inclusive.

    Le déficit budgétaire a diminué en 2017, tandis que le faible accroissement des exportations n’a pas suffi à compenser le gonflement des importations et, partant, à réduire le déficit commercial. La poursuite d’une politique de finances publiques prudente a permis de ramener le déficit budgétaire à 3,5 % du PIB en 2017, et de stabiliser le ratio de la dette de l’administration centrale à environ 65,1 %. Selon les estimations, le déficit du compte courant serait tombé à 4 % du PIB en 2017 (contre 4,4 % en 2016). Le déficit commercial s’est accru de 2,8 % malgré l’augmentation des exportations de phosphates. Les exportations ont globalement grimpé de 9,4 % tandis que les importations n’ont augmenté que de 6,4 % (par rapport toutefois à un niveau de base plus important) en raison de l’envol des cours du pétrole. Les recettes du tourisme et les envois de fonds des migrants demeurent stables.

    La banque centrale marocaine a finalement adopté la réforme visant à assouplir le régime de change, en laissant la monnaie fluctuer dans une bande plus large de ± 2,5 %, contre 0,3 % auparavant.

    Selon les projections, le taux de croissance du PIB n’atteindra que 3 % en 2018. La production céréalière retombera à son niveau moyen et le taux de croissance du PIB non agricole demeurera de l’ordre de 3 % en l’absence de réformes structurelles plus décisives. Le déficit budgétaire continuera de se réduire, en s’établissant à 3,3 % du PIB en 2018, dans le droit fil de l’engagement pris par l’État de ramener ce dernier à 3 % du PIB d’ici 2019-2021 et la dette publique à 60 % du PIB d’ici 2021. 

    Compte tenu du rééquilibrage des finances publiques et des projections des cours du pétrole, le déficit du compte des transactions courantes devrait se stabiliser à 4,3 % du PIB en moyenne sur la période 2018-2020, un calcul qui intègre également la croissance soutenue des exportations, les recettes du tourisme et les envois de fonds des migrants qui contrebalanceront les importations d’énergie.

    Les perspectives économiques du Maroc devraient s’améliorer à moyen terme à condition que les autorités demeurent déterminées à poursuivre des réformes approfondies et générales. Ces perspectives continuent de dépendre de la poursuite du rééquilibrage des finances publiques, de la souplesse de la gestion du régime de change et de la mise en œuvre de réformes structurelles dans des domaines essentiels comme l’éducation et le marché du travail pour réduire le chômage, en particulier chez les jeunes, améliorer le cadre de l’activité économique et renforcer le capital humain de manière à assurer une croissance plus rapide et inclusive.

    Dernière mise à jour: 16 avr. 2018

  • L’ancien cadre de partenariat stratégique (CPS) du Groupe de la Banque mondiale pour le Maroc, qui portait sur la période 2014-2017, a fait l’objet d’un examen de fin d'exécution, destiné à évaluer les réalisations du programme et à en tirer des enseignements. Ce programme était globalement aligné sur les priorités stratégiques du gouvernement, et traduisait à ce titre les termes de la nouvelle Constitution marocaine ainsi que le contenu du programme gouvernemental.

    La stratégie de la Banque prévoyait d’accroître le soutien apporté aux programmes des autorités en matière de gouvernance ouverte et de croissance verte, d’améliorer la compétitivité par le secteur privé, de soutenir l’intégration à l’économie mondiale et de mettre davantage l’accent sur la responsabilisation et la capacité des institutions publiques.

    Ce cadre de partenariat stratégique, dont l’élaboration a reposé sur une collaboration inédite entre la BIRD, l’IFC et la MIGA, s’est révélé d’une grande pertinence pour le pays. Il portait principalement sur trois domaines : a) la promotion d’une croissance compétitive et inclusive ; b) la construction d’un avenir vert et résilient ; et c) le renforcement de la gouvernance et des institutions, pour de meilleurs services publics au profit de tous les citoyens. Le programme avait pour thèmes transversaux l’égalité hommes-femmes, la jeunesse, ainsi que le droit d’expression et la participation citoyenne.

    Afin de lancer les travaux d’élaboration de son prochain cadre de partenariat avec le Maroc, le Groupe de la Banque mondiale, en coordination avec le gouvernement et en étroite consultation avec les parties prenantes concernées, a réalisé un diagnostic systématique de la situation du pays. Cet exercice vise à mettre en évidence les principaux freins au développement et à définir les priorités du prochain cadre de partenariat.

    Le Groupe de la Banque mondiale mène actuellement des consultations avec le gouvernement et d’autres interlocuteurs afin de déterminer ses futurs axes d’intervention prioritaires. Il s’agit de prioriser les domaines dans lesquels il pourra apporter une valeur ajoutée et une expertise internationale en vue d’appuyer les objectifs de développement stratégiques du Maroc. Une série de consultations est prévue dans les mois à venir avec divers acteurs (universitaires, parlementaires, groupes de jeunes, société civile, secteur privé, etc.) pour que soient recueillis des recommandations et des points de vue sur le futur programme de partenariat du Groupe de la Banque mondiale en appui au gouvernement marocain. 

    Dernière mise à jour: 16 avr. 2018

  • Les opérations engagées depuis le lancement de la stratégie 2014-2017, globalement conformes au programme, ont couvert un large éventail de domaines clés. L’aide aux politiques de développement (54 % des nouveaux financements au cours des exercices 2014 à 2016) a essentiellement porté sur la compétitivité économique, les compétences et l’emploi, la croissance verte, la gestion des déchets solides, les marchés financiers et le financement des PME. En plus de son soutien à l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), la Banque a fait plus systématiquement appel à son nouvel instrument de « programme pour les résultats », pour appuyer de vastes programmes de développement exigeant de mettre l’accent sur les résultats et le renforcement des capacités institutionnelles. Trois opérations (correspondant à 16 % des nouveaux financements) ont été approuvées dans ce cadre, visant les soins de santé primaire en milieu rural, la mobilité urbaine et la gestion intégrée des risques de catastrophes naturelles. L’accent mis sur les projets d’investissement (30 % des nouveaux financements) a privilégié les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, les routes rurales, l’adduction d’eau et les systèmes d’irrigation à grande échelle.

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FINANCEMENTS

Maroc: Engagements par exercice (en millions de dollars)*

*Les montants comprennent les engagements de la BIRD et de l’IDA


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